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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 17:01
CONFERENCE DEBAT DE DOLISIE : DU 05 AVRIL 2015

Thème : Le dialogue citoyen, une nécessité républicaine ( ?)

Par le Docteur Serges IKiémi

(Seul le prononcé fait foi)

 

1-Introduction

Monsieur le Président du Cercle de Réflexion des Ecrivains sur DSN,

Très chers amis de l’évolution du savoir  et de la connaissance,

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités en vos rangs, grades et qualités,

Avant tout propos, permettez-moi d’exprimer ma profonde gratitude au Cercle de Réflexion des Ecrivains sur Denis Sassou Nguesso d’avoir porté son dévolu sur ma modeste personne pour aborder le thème de ce jour qui fait couler tant d’encre et de salive.

C’est pour moi un honneur et un plaisir de prendre la parole à une occasion aussi noble que la rentrée scientifique d’une société savante. 

Mon plaisir ne se limite pas à la prise de la parole mais il est surtout lié à la pertinence du thème qui a été choisi pour le débat de ce jour. Pertinence parce que le Congo notre pays se trouve une fois de plus à la croisée des chemins, entre l’impasse institutionnelle et la nécessité de réformer les institutions pour s’adapter à l’ère du temps, entre la méfiance et la possibilité de trouver des conditions de confiance.

En choisissant le thème : Le dialogue citoyen, une nécessité républicaine ( ?), vous avez confirmé votre attachement à ce qui est devenu pour nous une tradition : la volonté de privilégier le dialogue pour résoudre les conflits internes et externes de notre pays.

Cela revient à dire par-dessus tout, il importe de dialoguer car le dialogue a des vertus qui sont essentielles pour la construction d’une paix durable et la consolidation de la démocratie au Congo. Même les crises les plus graves parce que meurtrières n’ont pas empêché aux Congolais de dialoguer, de trouver des solutions, de sortir des conflits, de signer des accords, de changer de République dans une salle comme ce fut le cas à la Conférence Nationale Souveraine en 1991.

Cher amis,

Le dialogue, parlons-en…

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

Chers amis de l’évolution du savoir et de la connaissance,

  • Le mot «dialogue» défraie la chronique, et, comme je l’ai déjà dit, fait couler tant d’encre et de salive actuellement dans notre pays. Cependant !
  • C’est quoi le dialogue ?
  • Pourquoi le dialogue ?
  • Qu’exige-t-il ?
  • Que vise-t-il ?
  • Pourquoi le dialogue dans la République ?

Pour ouvrir les hostilités sur ce débat, nous allons répondre aux questions suivantes :

  • Qu’est-ce que le dialogue ?
  • Qu’est-ce qu’un citoyen ?
  • Qu’est-ce que la République ?
  • Qu’est-ce qu’un dialogue citoyen ?

Au sujet de la première question à savoir :

I/ QU’EST-CE QUE LE DIALOGUE ?

Dans sa genèse le mot dialogue vient du latin « dialogus » qui veut dire entretien. Selon le petit Larousse le dialogue implique une conversation, un échange de propos entre deux ou plusieurs personnes. Une discussion visant à trouver un terrain d’entente.

II/ S’AGISSANT DU CITOYEN ?

La Citoyenneté c’est la qualité de citoyen. Parlant de la Rome antique, citoyen se dit non seulement de celui qui était né à Rome, mais aussi de celui qui avait acquis le droit et les privilèges de citoyen romain, quoiqu’il fût d’un autre pays. De nos jours, le citoyen est le membre d’un Etat considéré du point de vue de ses devoirs et de ses droits civils et politiques.

La citoyenneté est donc le fait pour une personne, pour une famille ou pour un groupe d’être reconnu comme membre d’une cité (aujourd’hui membre d’un Etat) nourrissant un projet commun auquel ils souhaitent prendre une part active  La citoyenneté comporte des droits civils et politiques et des devoirs civiques définissant le rôle du citoyen dans la cité et face aux institutions. Au sens juridique, c’est un principe de légitimité : un citoyen est un sujet de devoir.

III/ QU’EST-CE QUE LA REPUBLIQUE ?

Du latin res publica, chose publique, la République est un système politique dans lequel, la souveraineté appartient au peuple qui exerce le pouvoir politique directement ou par l’intermédiaire de représentants élus. Ceux-ci reçoivent des mandats pour une période déterminée et sont responsables devant la nation. Par ses représentants, le peuple est la source de la loi. L’autorité de l’Etat qui doit servir le "bien commun" s’exerce par la loi sur des individus libres et égaux. Nuls est au-dessus de la loi.   

IV/ QU’EST-CE QU’UN DIALOGUE CITOYEN ?

Nous venons de dire que le dialogue est une conversation, une discussion, une négociation entre deux ou plusieurs personnes. Pour qu’il soit citoyen, il faut qu’il implique des personnes faisant partie d’un Etat organisé, jouissant des mêmes droits et obéissants aux mêmes lois.

Le dialogue n’est pas un monologue (du latin monologues) qui étymologiquement parlant veut dire parler seul (discours qui se tient à lui-même). Ce que les acteurs de chaque camp disent seul, n’est pas le dialogue, c’est du théâtre.

Mes chers amis

Vous conviendrez avec moi que le monologue n’est pas une vertu contrairement au dialogue.

Dans un dialogue citoyen nul ne doit estimer avoir plus de droits que les autres ou être au-dessus des lois. Un dialogue est forcément la recherche d’un terrain d’entente, de modus vivendi, autrement dit de compromis.

Le dialogue implique, l’écoute de l’autre, le respect de son point de vue, l’humilité, l’acceptation de perdre tout ou partie de ses acquis au nom de l’intérêt général.

La dialogue implique le savoir être et le savoir vivre ensemble.

Dialoguer c’est sortir de son égo, c’est se surpasser et mettre en avant le Pays, la Nation, la République.

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités et chers amis du savoir et de la connaissance,

Une manipulation de l’opinion publique est très facile dans un contexte socioculturel où l’exercice de la citoyenneté est très diffus et hanté par des cauchemars des conflits fratricides. Les gesticulations médiatiques et les manifestations populaires ne sont pas non plus des éléments pertinents d’appréciation. Ainsi, pourquoi rechercher un consensus national alors qu’il suffirait d’appliquer la règle majoritaire issu d’un processus électoral, peu importe ses défauts contextuels ? Qu’est-ce à dire que parvenir à un consensus politique ? Quels sont les principes de base et l’agenda d’un tel consensus ? Le consensus s’opposerait-il à la démocratie électorale ou serait-il une voie de contournement de celle-ci ? Le consensus est-il un compromis ou une compromission ?

La recherche du consensus au Congo est un travail laborieux qui emprunte de singuliers détours depuis l’indépendance du pays en 1960. Est-il besoin de rappeler le nombre de concertations, de conférences, de dialogues et de forums organisés dans le pays depuis plus de cinquante ans pour se convaincre du travail récurrent à accomplir en la matière ?

Sans se tromper, on peut dire que le dialogue est une vertu pratiquée  de manière légendaire au Congo.

V/ HISTORICITE DU DIALOGUE AU CONGO

Depuis son accession à l’indépendance, le Congo compte plus d’une dizaine de "dialogues" : une moyenne d’un dialogue chaque deux ans.

Tenez :

  1. 1972 : Conférence Nationale sous le Président Marien Ngouabi ;
  2. 1991 : Conférence Nationale Souveraine destinée à ouvrir le pays vers la démocratie à travers le multipartisme et des élections libres et transparentes ;
  3. 1997 (du 27 au 30 Mai) : Forum pour la paix au Congo organisé par l’UNESCO sous l’égide de son Directeur général : Frederico Mayor ;
  4.  1998 : Forum National pour la paix et la reconstruction du Congo ;
  5. 1999 : (Novembre) : Accords de Pointe-Noire sur le cessez-le-feu et la cessation des hostilités : « la Paix des braves » ;
  6. 1999 : (Décembre) : Accords de Brazzaville sur le cessez-le-feu et la cessation des hostilités ;
  7. 2002 : Dialogue Nationale Sans Exclusive dans les départements et à Brazzaville ;
  8. De 2001 à 2006, par le dialogue, le Président Denis Sassou Nguesso réussi à persuader plusieurs de ses anciens adversaires les plus tenaces tels que Christophe Moukouéké, Victor Tamba-Tamba, Claudine Mounari, Bernard Kolélas, etc., à regagner le pays dans un esprit de paix, de démocratie et de partage de pouvoir ;
  9. 2003, toujours par le dialogue, le gouvernement du Président Denis Sassou Nguesso et le CNR du Pasteur Ntoumi aboutissent à des engagements croisés ;
  10. 2009 : Concertation politique de Brazzaville entre la Majorité présidentielle et l’Opposition ;
  11. 2011 : Concertation politique d’Ewo ;
  12. 2012 : Concertation politique de Dolisie.

C’est ici le lieu de vous suggérer de lancer un vibrant appel à la classe politique du Congo toutes tendances politiques confondues qu’au-delà de leurs conviction et divergences de vues que le dialogue soit et demeure le mode de règlement de leurs différends.

Merci d’accueillir "l’Appel de Dolisie pour le dialogue citoyen".

Que dire alors en guise de conclusion.

Conclusion

Mesdames et Messieurs,

Chers amis de l’évolution du savoir et de la connaissance,

Distingués invités,

Tout observateur attentif de l’évolution historique du Congo se rendra aisément compte que des occasions diverses se sont offertes aux élites politiques de ce pays pour amorcer avec doigté, le virage qui le conduirait vers son développement. Mais on ne peut manquer de constater également que malgré une multitude de rencontres dites « dialogue », « conférence », « concertation », « forums » ou « négociation », aucune d’elles n’a pu durablement redresser la barre permettant de négocier le virage vers l’enracinement de la démocratie et le développement, ressenti comme une nécessité vitale pour la nation.

Le dialogue politique au Congo est finalement une routine qui finit par lasser de nombreux acteurs et observateurs à cause des difficultés récurrentes à mettre en œuvre les recommandations et les résolutions de ces concertations politiques.

Est-ce à dire que les élites politiques congolaises sont de piètres négociateurs ? Qu’ils sont totalement dépourvus de culture politique ? Qu’ils n’ont en vue que leurs intérêts personnels et partisans et que l’appréhension de l’intérêt général leur échappe ? Est-ce à dire que les acteurs politiques congolais n’ont que très peu de parole vraie et de conscience éthique ? Pour quoi les décisions et les mesures adoptées ne sont que faiblement mises en œuvre ou bien souvent ignorées ?

C’est une très bonne initiative que des hommes du savoir essayent de débattre et de dégager ce qui, à l’issue de toutes ces rencontre, n’a pas permis que soient appliquées correctement toutes les résolutions prises. Les échecs constatés jusqu’alors semblent provenir, à notre humble avis, du manque d’un consensus national véritable lors de ces « Forums », « dialogues », « concertations » et « négociations ».

Notre thèse principale est que l’absence de consensus national explique ainsi, dans une large mesure, les échecs des négociations ou de la mise en œuvre des mesures adoptées.

Il n’est pas nécessaire de revenir sur les difficultés éprouvées par la classe politique congolaise, depuis l’accession du Congo à l’indépendance, pour trouver des solutions de manière pacifique aux problèmes liés à l’exercice du pouvoir et aux modes de règlements des conflits sociopolitiques.

Plus de cinquante ans de lutte  fratricide pour le pouvoir ! Quel est le bilan qui peut en être tiré ?

Le rappel à notre histoire politique nous permet de retracer à la fois la dynamique de nos crises avec ses dérives ou épreuves violentes et les virtualités de solutions dont la constance fondamentale reste celle d’une classe qui n’a pas la maîtrise et qui fait du positionnement politique une préoccupation, pour assouvir les intérêts personnels au détriment de l’intérêt supérieur de la Nation.

C’est la politique du ôtes-toi que je m’y mette pour faire la même chose à mon tour : c’est la politique du ventre qui compte.

Pouvons-nous donc conclure que les crises congolaises ne sont nullement des moments pour donner conscience à des sursauts de vie, mais bien plutôt des points de cristallisation  des défaillances collectives et de déchéance fataliste ? Comment éviter le perpétuel cycle infernal des malheurs et des misères pour tout un peuple ?

Voici notre réponse : pour éviter cette fatalité, les acteurs politiques doivent prouver qu’ils sont capables d’initiatives portées vers des solutions concrètes aux problèmes posés pour la développement et le bien-être de la population.

Toute politique doit être pour assouvir l’intérêt général et non partisan.         

Chers compatriotes,

Après tout ce développement, il ne me reste plus qu’à vous dire une chose et que j’aimerais que vous reteniez toute votre vie, afin d’en faire notre engagement collectif : Tout Congolais digne de ce nom doit exiger de notre classe politique, toutes tendances confondues, opposition comme majorité, la préservation de la paix, la nécessité du dialogue citoyen pour le mieux-être et le vivre ensemble dans la République du Congo.

Adonnez-vous au triptyque : dialogue-consensus-République.

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

Chers amis de l’évolution du savoir et de la connaissance,

Le décor ainsi planté, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter, mieux à nous souhaiter, un bon débat, un bon échange, un bon dialogue (pour reprendre l’expression à la mode), pour notre grand profit et plaisir.

Je vous remercie.

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Published by Patrick Eric Mampouya
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