Samedi 11 septembre 2010 6 11 /09 /Sep /2010 21:36

Comment Eviter les Tensions ?

Par Sylvestre NDOUMOU

famille-africaineNous allons parler ce jour des relations conflictuelles entre la belle mère et la belle fille. Dans la plupart des cas, ces relations ne sont pas toujours cordiales. Nous allons essayer de comprendre pourquoi.

Dans nos familles, parmi les conflits les plus difficiles à gérer, l’on peut citer sans hésiter, celui qui oppose très souvent la belle-mère à la belle fille. Une situation très embarrassante pour l’homme, un bras de fer que l’on ne peut gérer sans frustrer l’une ou l’autre partie, sans blesser moralement l’un des deux protagonistes.

Dans ce schéma, l’homme se retrouve au centre d’un dilemme pénible, car il est à la fois, le fils de sa mère et l’époux de sa compagne. Souvent, par faiblesse humaine, il devient alors  difficile de rester neutre, sauf peut-être pour les plus astucieux. D’une manière ou d’une autre, l’on peut être poussé  à prendre position, soit en faveur de sa mère, soit en faveur de son épouse.

Tout cela contribue malheureusement  à raviver les tensions et la zizanie dans la famille.

D’où vient le malaise ?

Le plus souvent, le conflit est interne à la famille de l’homme. Peut-être que le fils a refusé d’épouser la femme que voulait sa mère. Ensuite, la mèche du conflit peut-être allumée dans la plupart des cas, par la belle-mère frustrée qui entend se défouler sur cette belle-fille qu’elle n’a pas choisie. Et très rarement, par la belle fille pour une raison ou d’une autre.

Selon M. TCHOUMI T. père de famille âgé de 60 ans qui a déjà eu à gérer ce genre de conflit : "Parfois, l’on découvre qu’il n’y a aucune raison fondamentale susceptible de provoquer des tensions. C’est tout simplement l’instinct naturel de possession de la femme qui s’exprime. La mère veut garder son fils, et la belle-fille veut que son époux soit à elle".

Un point de vue que confirme  l’analyse  de Maryse VAILLANT, psychologue et écrivain française : "C’est une question de pouvoir et de rivalité féminine pour le pouvoir d’un homme, de régner sur le cœur d’un homme. C’est l’enjeu : le même homme pour deux femmes, une mère qui ne veut pas le voir partir, et l’épouse qui ne veut pas le partager. Donc, dans cet enjeu de pouvoir, il y a un risque de conflit qui peut venir des deux, mais quand même, bien souvent, de la belle-mère... Car la plupart du temps, la belle-mère n’est pas prête à accueillir une belle-fille, sauf si elle est soumise à sa volonté. Et il y a aussi des belles-filles qui rentrent d’emblée en conflit avec leurs belles-mères, même si celle-ci est charmante, à cause d’une mauvaise éducation reçue des parents".

Voici deux témoignages, l’un d’une belle-mère, et l’autre d’une belle-fille. Chacune  essaye de tirer la couverture de son côté. "J'ai une belle-fille depuis 20 ans et elle ne m'aime pas. J'étais heureuse de voir mon fils avec cette personne. Le lendemain de leur mariage, elle a changé totalement sans savoir pourquoi ni comment. Je ne connais pas mes petits enfants dont l'aîné a 19 ans. Mon fils a coupé les ponts avec ses sœurs et son frère jumeau, et toute la famille, sans savoir pourquoi.  Donc voyez-vous, ce n'est pas toujours  la faute de la belle-mère. Cette belle fille était la première dans la famille, et je l'aimais plus que ma propre fille. Que s'est-il passé. Elle a eu la tête montée, et je connais cette personne qui a monté la tête à mon fils ainsi qu'à ma belle-fille. Mais je suis obligée de me taire pour toujours".

Voilà le témoignage que nous a donné Mme T. Marie Paule. Quant à Mme Françoise M. voici son histoire : "J'ai une belle-mère depuis 6 ans, et tout se passait bien jusqu'à ce qu'elle vienne vivre avec nous. Elle ne venait que pour un mois, histoire de se reposer après une grave maladie, mais elle est là depuis 6 mois, et ce que je craignais s'est produit... Restauratrice, elle transforme le chez moi en restaurant. Avec elle, il faut toujours cuisiner, et cela nous coûte cher. En effet, elle ne se sent bien que lorsque les marmites sont au feu. Elle trouve son fils trop maigre et moi très grosse. Elle m'a dit : « Maintenant que je suis là, il mangera bien ». Elle me reprend sur tout, me critique sur tout, avec des propos du genre « c'est comme ça que je faisais avec son père... » C'est terrible. Lorsque je m'emporte, elle boude et mon mari me dit de lui demander pardon. C'est très humiliant. Il m'a fait comprendre que je ne peux pas me comparer à sa mère, elle est bien trop supérieure à moi. Un jour après un échange de mots durs avec mon époux, celui-ci a décidé de lui donner l'argent des courses, pour la ration et l'entretien de la maison. Histoire de bien me montrer que je ne suis pas indispensable".

La position de l’homme

Dans notre souci d’en savoir plus, nous avons interrogé une trentaine de personnes mariées, pour connaître quelle serait leur position en cas de conflit entre leur mère et leur femme. Les réponses  recueillies montrent que beaucoup d’hommes ne sont pas assez armés pour juguler cette crise.

Alors qu’ils devraient jouer les arbitres impartiaux, nous avons été plutôt surpris par leurs réactions : "Quand on épouse un homme, on épouse aussi sa mère" ; "Peut-elle être contente si je me comporte mal envers sa mère ?" ; "Ma femme doit être le prototype de ma mère. Elle doit représenter tout ce qu’est ma mère"; "Je dois tout à la mère", etc.

On découvre donc avec surprise que les hommes sont d’éternels adolescents. Même mariés, ils restent  affectueusement attachés à leurs mères à travers un cordon ombilical qui n’est en réalité jamais coupé. Si donc une mère met le foyer de son fils en péril, c’est le signe que son fils est encore "marié" avec elle, et que celui-ci n’est pas encore mature pour couper ce lien qui n’a plus lieu d’être à l’âge adulte.

Dans ce cas, il faut mettre le fils face à ses responsabilités : veut-il encore être "le fils à sa maman" ou être un homme, un père, un époux ? Finalement, l’épouse n’est en réalité que la deuxième femme dans le cœur de son mari, et c’est bien évidemment sa chère maman qui a toujours raison.

Si la belle fille tente alors d’acquérir son indépendance, cela est parfois ressenti comme une guerre ouverte avec la belle-mère qui ressent cela comme une frustration. Avec le soutien  de son fils, qui pour la circonstance, désapprouve la résistance de son épouse, la mère peut alors monter au créneau, car  c’est elle qui l’a porté, nourri, élevé de la naissance à l’âge adulte.

Cet enfant, devenu aujourd’hui époux, a été le centre de ses préoccupations durant toute sa vie et le restera. Mais avant d’être une belle-mère, elle est surtout une mère, avec tout ce que cela  implique. Et de fait, elle cherche avant tout à protéger celui qui restera toujours son enfant. Même si cela implique une certaine ingérence dans le couple du fiston, et des tensions larvées avec sa belle-fille.

En général, l’homme se sent bien souvent dépassé par les événements. Quand il ne peut soutenir aucun camp, il tient alors un discours d’impuissance qui montre clairement qu’il refuse de trancher. Pour lui,  l’amour qu’il porte à ces "deux femmes" (maman et l’épouse) se situe au même degré, et c’est une erreur. Il doit pourtant  "quitter" sa mère pour choisir une épouse, une autre femme.

Priorité à la paix en famille

Dans cette situation conflictuelle, le maintien de la paix familiale ne doit pas être négligé. Lorsque le couple vit avec la mère, même pendant une courte durée, celle-ci perçoit les besoins de son fils, et cherche à les combler immédiatement. Le fils la laisse faire sans aucune objection. Mais il devrait, s’il pense à la situation de sa femme, expliquer à sa mère qu’elle n’aurait pas dû intervenir, dans une situation que l’épouse est à mesure de gérer. Malheureusement, le fils est trop peu souvent laxiste.

Même si le fils est maintenant adulte, le lien qui l’attache à sa mère reste très fort. Il doit donc faire un effort conscient pour "quitter son père et sa mère, et s’attacher à sa femme".

Un mari qui sait régler les situations avec tact, cherche tout d’abord à connaître les sentiments de sa femme. Puis il parle à sa mère de ce qui fait l’objet du litige, en présence de sa femme. En assumant ainsi son rôle de conciliateur, un homme peut contribuer à créer au foyer des relations agréables entre les deux femmes qu’il aime, ou à défaut,  laisser pourrir la situation.

Conflit inexplicable

Ce conflit entre belle-mère et belle-fille a quelque chose d’assez irrationnel. "Psychologiquement parlant, explique le Dr japonais SAITO MAKOTO, la mère a l’impression que sa belle-fille lui a volé son fils.

Bien sûr, elle n’avoue pas ouvertement une pensée aussi puérile, mais, inconsciemment, cette sensation d’avoir été dépossédée de l’affection de son fils est profondément ancrée en elle".

Il en résulte des relations tendues, quand ce n’est pas une guerre ouverte, entre les deux femmes.

Cette tendance semble d’autant plus prononcée lorsque la famille est petite. Ayant eu à s’occuper de moins d’enfants, la mère se sent plus proche de son fils et, après avoir vécu avec lui pendant des années, elle connaît parfaitement ses goûts.

Bien que la jeune épouse fasse son possible pour plaire à son mari, au moins dans les premiers temps, elle en sait moins que sa belle-mère dans ce domaine. Un esprit de compétition peut donc facilement s’installer, pollué par de petites flèches pimentées du genre : "Tiens, je ne t’imaginais pas aussi petite, mon fils n'aime que les grandes femmes comme moi", etc.

Pas de recette miracle 

Il  n’y a pas de recette rapide pour résoudre ce genre de conflit (sauf si vous en possédez une). Les spécialistes des problèmes familiaux dont nous avons lu les études, suggèrent qu’il convient de  s’accepter. C’est un long chemin de vie.

Pour la belle-fille, elle ne trouvera la bonne distance que si elle accepte de négocier, de faire des concessions, et de savoir ce qui lui est essentiel.

Pour le mari, s’il est  mature, il faut qu’il grandisse, qu’il apprenne qu’une mère se quitte, mais que cela n’empêche pas de l’aimer, loin de là.

Et pour la belle-mère, souvent, ses réactions s’inscrivent sur des blessures infantiles et refoulées, car elle est persuadée qu’elle agit pour le bien de la famille. Alors, il faut qu’elle fasse l’apprentissage de l’évolution de la société, que les belles-filles d’aujourd’hui ne sont plus comme celles d’hier.

Que les belles-mères regardent leurs propres filles, pour prendre conscience qu’il n’y a pas de fille idéale, ni de belle-fille parfaite. Avec leurs belles-filles, elles doivent avoir la même attitude maternelle  qu’elles portent à leurs propres filles.

La belle-mère, votre mère

A nos sœurs nous prions d’accorder à votre belle-mère, la place qui lui revient dans votre foyer. Sachez  qu’elle est la grand-mère de votre enfant, elle représente ses racines, il est important de garder de bons rapports avec elle.

C'est bien pratique de pouvoir compter sur son aide de temps en temps. Cela vous aidera à supporter ses petits défauts. Confiez-lui votre bébé de temps en temps. Si elle doit le garder, indiquez-lui ses habitudes, mais ne lui donnez pas une foule de recommandations, faites-lui confiance. Ne la supervisez pas.

Elle peut faire différemment de vous, sans que cela traumatise votre enfant. Ecoutez ses conseils, même si vous les jugez d'un autre âge, ou pas du tout adaptés. Vous n'êtes pas obligée de les suivre. Ne la disqualifiez pas, elle vous en garderait une rancune tenace. Elle veut bien faire et, peut-être, certaines de ses idées seront-elles les bienvenues.

Comment entretenir une bonne relation entre belle-mère et belle-fille ?

Marie Ange NARDI, spécialiste des problèmes de famille, donne une série de conseils à propos : Mettez-vous chacune à la place de l’autre : en tant que belle-fille, comprenez qu’il est toujours difficile pour une mère de ne plus avoir l’exclusivité de l’amour de son enfant. Et qu’en tant que mère, il est normal qu’elle veuille protéger votre conjoint.

Finalement, vos préoccupations ne sont pas très éloignées : elle veut, tout comme vous, ce qu’il y a de mieux pour lui. Votre propre mère doit d’ailleurs avoir les mêmes réactions à l’égard de votre gendre. Et vous belle-maman, rappelez-vous les rapports entretenus avec votre propre belle-mère.

Evitez de reproduire les mêmes erreurs de communication et de mésentente que vous avez pu vivre de votre côté. Apprenez à vous connaître : en dehors de votre relation et de l’homme qui vous unit, vous êtes aussi deux femmes.

Apprenez à vous connaître, à vous écouter. Ne considérez pas uniquement l’autre par sa fonction, mais prenez en compte sa personnalité. Cela vous aidera sans doute à mieux vous entendre et surtout vous comprendre. De quoi casser la symbolique opposition belle-mère / belle-fille, et pourquoi pas, à terme, devenir amies.

Ouvrez le dialogue : on ne le dira jamais assez, il faut communiquer ! Si vous ressentez des tensions, parlez-en avec l’intéressée. Rien de tel qu’une bonne explication pour éviter les malentendus, et surtout désamorcez une situation avant qu’elle n’explose. Soyez objective : évitez de vous enflammer pour des broutilles.

Ce n’est pas parce que votre belle-mère ou belle-fille n’est pas en accord avec vous qu’il faut nécessairement le prendre comme une attaque. En tant que belle-fille, sachez imposer vos choix, mais n’oubliez pas d’écouter les suggestions de votre belle-mère : elle essaye de vous épauler, et son expérience pourrait vous aider.

En tant que belle-mère, apprenez à respecter les décisions prises par votre belle-fille, sachez suggérer sans vous immiscer dans la vie privée du couple. Et surtout, évitez de mettre votre mari ou votre fils au centre de vos éventuelles querelles ! L’impliquer revient à lui demander de choisir entre sa femme et sa mère. Chose qu’il ne peut pas et ne doit surtout pas faire.

Ces sœurs qui détruisent les foyers de leurs frères

Dans nos familles, il est récurrent que nos sœurs rendent la vie dure à nos épouses. Qu’est-ce qui peut expliquer une telle animosité entre deux femmes dont les relations devraient être empreintes de fraternité ? C’est la réflexion que nous proposons à nos lecteurs dans cette édition.

La belle-sœur, c’est-à-dire la sœur de l’époux d’une femme, c’est le sujet qui est au centre de notre réflexion. Nos sœurs, nous le savons, et nous le supportons parfois la mort dans l’âme, deviennent parfois "embarrassantes", non pas tant parce qu’elles pèsent sur notre budget, mais parce que leurs relations avec nos épouses sont très souvent empreintes d’incompréhensions et des tensions en permanence.

Une situation qui ne favorise pas l’harmonie et la sérénité dans un foyer qui ne demande qu’à vivre dans la paix. Dans ces conditions, l’épouse a comme l’impression qu’elle n’est plus en mariage, mais plutôt dans une poudrière où les affrontements verbaux l’attendent à tout  moment.

Dans nos familles, de nombreuses épouses souffrent de vivre sous la pression permanente de ces belles sœurs qui contrôlent sans cesse leur standing de vie, leur garde-robe, la manière de cuisiner, leurs allées et venues, ainsi que la moindre parole.

Ayant vécu dans cet enfer, Caroline T. témoigne : "Je me suis mariée alors que je n’avais que 18 ans. Mes relations avec mes beaux-parents ont toujours été bonnes. C’est avec leur fille que le courant n’est jamais passé. C’est une fille unique, qui a grandi comme une véritable petite diva. Mes beaux-parents ne lui ont jamais rien refusé. Du coup, elle a grandi dans un état d’esprit où tout lui est dû. En ce qui me concerne, elle m’a pris en grippe  dès la première fois que j’ai fait sa connaissance. Elle estimait que je m’habillais  un peu trop à la mode, et que son frère méritait mieux. Lorsque je l’ai connue, elle était déjà très malheureuse en couple. Son mariage était un véritable enfer, si bien qu’elle a transféré cette ambiance infernale dans sa famille. Du coup, elle est devenue la belle-sœur la plus aigrie et la plus mauvaise que l’on puisse avoir. Dès que l’occasion se présentait de me faire du mal,  elle ne la loupait pas. Et, plus sa vie de couple allait mal, plus elle s’acharnait sur moi. J’étais devenue son souffre-douleur. Ce qui n’arrangeait pas les choses, c’est que contrairement à elle, mon couple allait plutôt bien. En ce qui me concerne, j’ai essayé d’ignorer, d’autant plus que mon mari ne voulait pas entendre parler de ces problèmes. Pour lui, la famille était très importante, et il n’était pas question qu’il prenne parti contre sa sœur".  Comment une femme peut-elle s’épanouir dans un tel environnement ? Souvent, celles qui  sont psychologiquement fragiles, préfèrent quitter le foyer lorsqu’elles n’en peuvent plus.

Profil psychologique de la sœur nuisible

Pourquoi nos sœurs se comportent-elles ainsi ? Les  spécialistes des problèmes matrimoniaux ont dressé le profil psychologique de la belle-sœur nuisible. Ainsi, affirment –ils, ce sont généralement des femmes qui peinent à trouver un mari, qui rencontrent trop de déceptions amoureuses, ou dont les foyers ne marchent pas.

Par conséquent, elles supportent mal de voir une autre femme dans un foyer serein. Si celle-ci est l’épouse de son frère, elle n’hésitera pas à décharger sur elle tous ses ressentiments. C’est ce qui justifierait certaines tensions entre les belles sœurs.

 

Les épouses et les sœurs de leurs maris ont des relations très instables. Elles passent de la complicité à la douce haine au gré des humeurs. Elles sont nombreuses aujourd'hui ces sœurs qui sont de véritables sacs à problèmes dans nos foyers. Pourtant, le plus souvent, la vie conjugale de la nouvelle mariée débute dans une certaine amitié avec les sœurs de son conjoint. Confidente incontournable, alliée, complice et même amie, avant le mariage, la belle soeur est très sollicitée par les sœurs de son frère. Lors des  sorties avec son futur  époux, elle  le force  à acheter des cadeaux qu'elle offrira  à sa future belle-sœur qui encourage son frère à choisir comme épouse, celle qui lui apporte  des présents. Mais très vite, dès que l'épouse aménage chez son époux, les relations se détériorent.  Beaucoup de belles sœurs pensent avoir droit de vie et droit de divorce sur la femme du frère. Certaines épouses se voient ainsi  obligées de renoncer à leur personnalité pour faire plaisir à leurs  belles sœurs, malgré  les  frustrations morales qu’elle vit.  Pourtant, dans la tradition africaine, estime Mme Sylla Paye, conseillère familiale, la sœur et " l’épouse de  son frère"  devraient former un couple inséparable. Entre elles,  une grande intimité devrait prévaloir. Si elles ont le même âge, elles deviennent des confidentes. En cas de dispute avec  le mari, la belle-sœur intervient pour atténuer le différend", explique-t-elle.

Quelles relations entre belles sœurs ?

Dans certaines régions d’Afrique, la tradition veut que toute nouvelle mariée reçoive une aiguille et du fils. Ces instruments de couture devaient rappeler à la femme son rôle clé dans la consolidation d'un climat apaisé dans la famille.

Il revenait à la femme la délicate tâche d'unir les membres de la famille, aux risques qu'elle en souffre. C’est pourquoi l'épouse a la lourde responsabilité de maintenir la famille dans l’unité.

Il est courant de remarquer dans la cohabitation entre femmes, des relations très souvent orageuses. Pour une raison inexplicable, les femmes ont souvent la fâcheuse habitude de vouloir s'imposer, tout en voulant chacune être celle qui donne les ordres.

Parfois dans notre société, les sœurs cherchent à transformer l'épouse du frère en une bonne à tout faire dans le foyer. Elles se montrent même plus exigeantes que le mari. Les femmes instaurent très souvent entre elles une rivalité qui touche autant les choses matérielles que l'affection de l'homme qui est au centre, c'est-à-dire le mari pour l'une et le frère pour l'autre.

Seulement, si une épouse accepte facilement les reproches de sa belle-mère, rares sont celles qui sont prêtes à se plier aux remontrances parfois humiliantes des belles sœurs arrogantes. Et c’est pourquoi  des paroles du genre fusent souvent : "Je suis la maîtresse de ma  maison, je décide dans mon foyer. Elle n'a qu'à attendre quand elle aura  son foyer pour y faire ce qu'elle veut".

Quelques conseils

Pour apaiser les relations entre les deux parties, Mme Sylla PAYE, conseillère familiale, donne  quelques conseils à nos épouses et à nos sœurs :

Mettez-vous en tête que l'épouse, tout comme la belle-sœur, vous constituez dans l'esprit de votre homme "ses femmes".

Si nous essayons de résoudre cette équation, nous parviendrons à résoudre certains de nos problèmes. Des femmes d'une même famille qui s'entre déchirent à longueur de journée, constituent une source de malheur pour le mari. Il lui sera toujours difficile de départager ses sœurs et son épouse.

Faites donc de votre belle-sœur une complice, et non une rivale. Et si votre belle-sœur est belliqueuse, évitez les empoignades en public.

Si elle vous cherche des "poux sur la tête", mettez- vous au-dessus des provocations. Ainsi, si vous parvenez à éviter les pièges, vous aurez gagné en  maturité. Votre préoccupation étant la tranquillité d'esprit de votre conjoint, vous  devez savoir qu’il y a un tribut à payer pour cohabiter avec les belles-sœurs, même si "elles sont invivables et impossibles".

Si vous avez des différends, demandez dans l'intimité à votre mari de résoudre le problème avec sa sœur. Votre rôle n'est pas d'envenimer les choses. Car vous êtes mariée pour le meilleur et pour la vie, et vous ne devez permettre à personne d'empêcher l'épanouissement de votre foyer et la tranquillité de votre époux, le père de vos enfants. Surtout confiez ce problème à la Sainte Famille de Nazareth qui vous  aidera à avoir la bonne attitude.

Et la position de l’époux ?

En se mariant, l'homme se retrouve souvent dans des positions embarrassantes. D'un côté,  il a sa maman et ses sœurs pour qui il doit porter une affection, un respect et une tendresse irréprochables. D'un autre côté, il construit de nouvelles relations d'amour avec une femme encore étrangère.

Souvent la belle mère et les belles sœurs se croient investies d'une mission pour mettre en garde leur homme contre "l'étrangère".

Dans ce cas, il faut absolument que l'homme reste neutre, et trouve la bonne distance entre sa vie conjugale et ses relations familiales. Il ne doit pas prendre position pour sa famille ou sa femme, mais plutôt être un homme de paix et de réconciliation.

L’époux a le devoir de faire comprendre à sa sœur qu’il n’est pas opportun d’évoquer les détails de sa vie de couple dans le conflit. Vouloir préserver à tout prix les mêmes relations avec sa famille, se fera forcément au détriment de son épouse qui sera alors obligée d’intégrer une famille, et non de construire la sienne.

Entre belles sœurs, l’homme qui est à la fois l’époux et le frère, ne doit même pas chercher à savoir qui a raison, qui  est juste ou qui ne l’est pas, car, chacune d’elle sortira toujours une montagne d’arguments pour justifier sa position. Dans une pareille ambiance, la moindre réunion de famille tourne rapidement à l’invective. Le mari, parce qu’il est en train de construire une famille, n’est donc plus du tout avec les siens.

L’équilibre dans lequel a été la famille jusque-là est tout à fait compromis par l’existence de l’épouse qui va casser le système familial. Ce mari se doit forcément de tenir compte de cet aspect, et donc de la présence de son épouse pour protéger son couple en délimitant son territoire conjugal.

Il n’a pas le droit de dire à sa femme qu’il ne peut pas changer les choses, qu’il ne peut pas intervenir auprès de sa sœur. Il y va de la pérennité de son couple.

Par PatrickEric - Publié dans : Culture - Communauté : Les Amis du Congo Brazza
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