Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 12:15

Trans-Air-Congo TACAvec des dettes de plusieurs centaines de millions voir des milliards vis à vis de l'ANAC et de l'ASECNA, la compagnie Trans Air Congo (TAC) ne prend même pas la peine de payer les redevances aéronautiques. Si les deux entités qui veillent sur le transport aérien au Congo Brazzaville et vivent de ces redevances (ANAC et ASECNA) veulent bloquer cette compagnie voyou, un simple coup de fil suffirait pour assainir la situation.

Le gérant de cette compagnie voyou (un libanais qui n'est qu'un sous fifre) fait ce qu'il veut au niveau de l'aviation, enfreignant à sa guise la réglementation qui est très peu suivie par l'ANAC, surtout à cause de la mainmise politique sur cette entité (un ancien ministre - actuellement au tourisme - s'était permis de recruter plus de 300 personnes non qualifiées en quelques mois, ce qui est suicidaire dans un domaine aussi spécifique et technique que l'aviation et qui requière des spécialistes formés et aguerris).

Ce qui est malsain, c'est de cacher la vérité car il y a eu plus de morts que ce qui est annoncé. Au décollage de Brazzaville le 21 mars 2011, il y avait au moins une vingtaine de personnes qui avaient embarquées dans cet avion-cargo dont on n'a pas voulu faire état car embarquer dans les avions cargos est interdit depuis plusieurs années mais, la télévision congolaise n'a annoncé qu'une dame avec un enfant comme passager.

Comment Peut-on penser une seule seconde que si quelqu'un avait un ami ou un parent à bord, cela ne pourrait être connu de la population ? D’autre-part, la réfection de cet avion-cargo aurait dû intervenir avant le voyage mais le responsable a préféré que l'équipage aille sur Pointe-Noire sans effectue les travaux nécessaires.

Une autre "idiotie" c'est que le pilote qui s'est retrouvé blessé aurait été emmené au commissariat de Mvoumvou pour être entendu par la police avant d'être conduit à l'hôpital.

Ce qui est inepte, c'est le journaliste de la DRTV qui, le soir de l'accident, annonce que "le pilote et le co-pilote auraient sauté en parachute" ce qui laisserait envisager qu'ils auraient donc prémédité l'accident car un avion civil n'a pas de parachute et s'il en ait le cas, on peut se poser des questions.

Pourquoi fait-on garder tout le secteur du crash de l’Antonov par l'armée, bien après le crash ne permettant même pas aux riverains d'évoluer et même d’interdire à une école proche du lieu du crash de poursuivre ses activités ! Si enquête il y a ou il y aura, depuis quand a-t-on déjà mené jusqu'à terme ce genre d'enquête au Congo Brazzaville ?

Les maux de l'aviation au Congo Brazzaville sont politiques et connus de tous, la mauvaise gouvernance, la corruption la cleptomanie le favoritisme au détriment de la compétence etc….

Depuis le soi-disant avènement de la démocratie dans les années 90 tout n'a fait que péricliter. L'accentuation s'est produite après le retour de Denis SASSOU NGUESSO qui a vu même des gens revanchards saboter en coulisse l'un des rares domaines dans lequel le Congo Brazzaville pouvait se vanter d'avoir exceller durant des décennies.

Le Congo Brazzaville est ainsi tombé dans des aberrations telle que la construction d'une seconde piste à 200 mètres à peine d'une première ce qui va occasionner à coup sûre une cacophonie dans l'exploitation et donc du danger potentiel pour les opérations.
Les aberrations des responsables politiques au Congo Brazzaville résident dans le fait qu'ils font des choix incohérents résultats des appels d’offres pipés d’avance au détriment même du bon sens ce qui conduit à une perte d'argent pour l'état au bénéfice de quelques privilégiés qui profitent des dysfonctionnement des structures.

Tenez, la nouvelle piste de l'aéroport Maya-Maya, ne répond pas aux normes dans la mesure où une première piste est située à 200 mètres. Une piste pour ce que dans le jargon aéronautique on intitule "destinée à un atterrissage aux instruments" ne peut pas être construite à moins de 900 à 960 mètres d'une première piste.

A départ, on envisageait de réfectionner la première piste mais, comme on ne voulait pas la "fermer en exploitation" ne fut-ce que quelques minutes, on a simplement jeté plus de 200 milliards dans l'eau pour construire cette deuxième piste.

Techniquement, la construction de cette seconde posera des problèmes surtout pour des atterrissages car les deux pistes sont comme confondues. Si un avion se trouve en stationnement sur l'une des pistes alors que l'autre piste est dévolue à un avion en atterrissage, ce dernier peut confondre les deux pistes et prendre l'une pour l'autre, fonçant ainsi sur l'avion qui est stationné.

Prenez pour exemple deux gros véhicules de transport de 24 tonnes sur la même voie mais roulant en sens inverse à une vitesse de 90 Km/h chacun. Le courant d’air que cela va provoquer lorsqu'ils vont se croiser peut faire basculer l’un des deux véhicules sinon les deux véhicules. Cela est ce qu'on appelle en aviation "le phénomène de turbulence de sillage" qui va influer beaucoup sur la circulation des avions au décollage comme à l’atterrissage car comment faire évoluer deux avions sur les deux pistes en même temps.

Des mono moteur oui. Mais quand un gros avion décolle ou atterrit, la présence d'un autre sur l'autre piste va être problématique, les vitesses étant situées à près de 400 KM/H au moins.

La nécessité de la construction d'une seconde piste est l'accélération du trafic. La réparation de la première piste s'imposait depuis le milieu des années 90. Dans tous les autres aéroports du monde, cela se fait et on n’a jamais été obligé de construire une seconde piste et surtout dans un espace aussi réduit que le site de Maya Maya.

Pour le cas de Brazzaville, cela est une utopie car déjà, la première piste et celle de Kinshasa sont considérées comme étant parallèles et donc influent directement l'une sur l'autre. Si l'on ne supprime pas la première piste, cela va causer des tas de problèmes ne fut-ce que dans la réalisation des trajectoires d'atterrissage et de décollage on finira par mettre en cause le travailleur qui s'occupe de la tour de contrôle.
Partout dans le monde on réfectionne les pistes sans pour autant en construire une seconde. Faire cette dépense pour une piste et sur un terrain qui est situé en pleine ville n'a pas du tout été réfléchie à moins qu'à la longue on vise la fermeture de cet aéroport pour non convenance aux normes d'exploitation car il faudrait, soit marquer continuellement cette vielle piste pour l'éliminer dans le trafic, soit la détruire, ce qui correspond à du gaspillage.
Les autres problèmes de l'aviation congolaise sont bien connus de tous les congolais qui devraient bénéficier de plus de facilités pour voyager.

On a ainsi maintenu sciemment les prix les plus exorbitants (surtout par TAC) qui par les manigances perpétrés dans les coulisses, a empêché l'ouverture de beaucoup d'autres compagnies aériennes concurrentes tels que Kouilou Airways qui voulait baisser le prix du billet Pointe-Noire-Brazzaville à moins de 23000FCFA, WAC qui a eu plein de déboires, et d'autres compagnies dont on oublie les noms, dont les avions loués, pourtant de belle facture, ont été sciemment bloqué au sol sous des prétextes fallacieux, alors que TAC visait les mêmes avions mais non concédés par les propriétaires.

Ce n'est pas Kénya Airways qui pourra contredire ces assertions eux qui n'ont pas compris comment on a pu leur fermer la porte au nez pendant des mois sous de fallacieux prétextes.

Ce qui est encore plus dangereux, c'est le fait que presque tous les travaux effectués (piste de Pointe-Noire, d'Impfondo, de Dolisie, d'Ollombo et même aérogare de Maya) sont inaugurés et mise en service sans qu'aucune commission technique n'en valide les travaux parce que dans ce no mans land qu’est devenu le Congo Brazzaville cela ne se fait pas de vérifier ou de contrôler les travaux effectués par un ami.

C’est une insulte pour les congolais qui deviennent la risée du monde entier car "n'ayant pas de techniciens appropriés en la matière" (les vrais techniciens étant souvent délaissés parce qu’ils ne sont pas compatibles avec le chemin d’avenir). Se dire Congolais et être fier de l’être est devenu une véritable gageure quel que soit le lieu où l’on réside.

Selon le rapport d’Aout 2010 de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), "… parmi les compagnies aériennes africaines à risque ne remplissant pas les normes de sécurité internationales, l'on peut citer Air jet et Angola Air service d'Angola, société nouvelle Air Congo, Trans Air Congo du Congo, Ceiba Intercontinental, Guinea Airways, Sudan Airways, Sudanese states aviation Company et des dizaines d'autres sociétés de transport aérien qui ne peuvent, exercer leurs droits de trafic qu'en louant des avions auprès des compagnies remplissant les conditions requises pour survoler et atterrir en Europe..."

"Les Falcon 50 et 900 de la compagnie gabonaise sont les seuls autorisés à mener des opérations aériennes dans l'espace aérien européen ; seul le Boeing B-767-200 de Gabon Airlines est autorisé à atterrir dans les aéroports européens. Les trois 777 de la compagnie angolaise Airlines Angola peuvent eux aussi exercer leur droit de trafic dans l'espace aérien européen".

Le "riche" Congo Brazzaville n’a aucune compagnie aérienne aux normes internationales de sécurité contrairement au Burkina Faso, pays pauvres d’Afrique.

Quand on regarde simplement en brousse après avoir lu l'article sur l'eau, il y a dans un village à 79 Km de Brazza (NKO) sur la nationale 2 où il existe 2 forages. Les propriétaires avaient trouvé bon de ne facturer qu'au maximum 100FCFA le bidon de 25 litres.

Cependant, le préfet au cours d'une réunion a imposé pour le même bidon 200FCFA. Donc c'est une politique concertée de ne pas accorder des facilités au peuple afin qu'il croupisse dans des difficultés et la misère pour vite se retrouver dans la tombe afin de mieux asseoir certainement une couche sociale de nantis et mieux dominer le reste.

Il faudrait aussi savoir que c'est au Congo Brazzaville que la compagnie Air France fait ses meilleurs bénéfices du monde car les prix du billet sont souvent 4 à 5 fois ce qu'ils sont ailleurs, prétextant "l'assurance à cause de la guerre".
Ainsi, faire de la politique ne peut être tentant pour qui veut vraiment travailler honnêtement car quand on est technicien, on ne peut comprendre qu'un milliard sont soi-disant offert par SASSOU NGUESSO pour la réfection au CHU, et que trois ans après, on ne voit même pas une amélioration dans les travaux envisagés et stipulés comme prioritaires.

Des tronçons de route (parfois moins de 400 mètres) sont souvent bloqués pendant plus de 5 mois pour soit disant des travaux de réfection, mais cela ne contribue qu'à asphyxier le trafic dans la ville comme Brazzaville qui ne possède même pas le cinquième des routes de Cotonou, construite à l'aide de l'argent en provenance du Congo Brazzaville et notamment de Pointe-Noire.

Un exemple concret est la route de la maison d'arrêt allant vers le rond-point de la corniche qui est bloquée depuis Septembre 2010.
C'est un malin plaisir de bloquer le système et de venir s'en accaparer par la suite avec l’aide d’une soi-disant entreprise "mieux structurée" pour mieux gérer.

Par PatrickEric - Publié dans : Culture - Communauté : Les Amis du Congo Brazza
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