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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 22:10

Même la Diaspora ne veut pas investir au Congo

Voici comment le Ministre Alain AKOUALA a soldé le Congo à un centime en France

Par Amos COLOMBE (Talassa)

diaspora_codicord.jpgAprès la mascarade du 28 mai 2011 au Palais des Congrès de Paris organisée par l'association Synergies Développement Afrique (SDA) pour disait-on permettre à la diaspora congolaise d'accompagner le pays "dans le carré des pays émergents à l’horizon temporel 2025, grâce à la diversification de son économie qui dépend fortement encore du pétrole", et le fiasco en terme de retombée qui s’en était suivi, (c’est vrai que la classe dirigeante du Congo Brazzaville n’aime pas les bilans).

En dépit des moyens financiers mis à contribution, le séjour de travail, en France du ministre des zones économiques spéciales, M. Alain AKOUALA ATHIPAULT, a été un fiasco. Plutôt que de donner une bonne image du Congo afin d’inciter et encourager plus d’une personne à entreprendre dans notre pays, la rencontre organisée en France par M. Alain AKOUALA n’a pas produit les résultats escomptés d’après des témoignages concordants.

Pour commencer, la salle retenue pour la circonstance ne répondait guère à un événement aussi capital (80 places maximum) dans un coin reculé. Selon nos informations, la stratégie adoptée par M. Alain AKOUALA n’est pas de nature à booster l’économie congolaise et à motiver la diaspora congolaise.

Comment comprendre, qu’à la place de plusieurs personnes qui étaient attendues à ce rendez-vous   environ 40 personnes seulement ont été présentes à ces assises notamment, les congolais en poste à l’Ambassade du Congo en France, les griots du pouvoir de Brazzaville et quelques rares personnes qui ont fait baver notre cerveau bleu. 

A en croire certains observateurs, la manière dont cette rencontre a été organisée ne saurait encourager ni investisseur étranger et moins encore la diaspora congolaise à faire le déplacement du Congo. Un pays qui excelle dans la médiocrité et dans l’amateurisme qui dénotent du manque de sérieux de certains dirigeants politiques. Lesquels s’illustrent dans le m’as-tu-vu et les voyages onéreux visant à justifier les dépenses publiques.

Pourquoi le ministre Alain AKOUALA ne s’est-il pas fait accompagner par d’autres membres du gouvernement ou des experts des secteurs comme prévu ?

Comment comprendre qu’après les efforts de pacification et la sécurisation du pays à la suite des conflits armés qui l’ont déchiré, le Congo Brazzaville peine toujours à susciter l’engouement des investisseurs et de la diaspora malgré toutes les potentialités dont il dispose ?

En réalité, pour davantage assainir le climat des affaires au Congo Brazzaville, il ne suffit pas de rassurer les bailleurs de fonds. Encore faut-il faire montre de sérieux et de bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques tel que cela est prôné par les institutions financières internationales. Cela dit, il ne sert à rien de faire de l’esbroufe.

La bienfaisance et la rigueur dans la gestion des affaires publiques ou la négociation des contrats à intérêt national seules aideront notre pays à trouver sa place aux rangs des pays émergents.

Bref ! Plus d’une personne se demande pourquoi M. SASSOU NGUESSO accepte de se fait rouler chaque jour ?

Du Rififi dans les Expropriations à Brazzaville

Les Ministres N’SILOU, BOUYA, ITOUA et MABOUNDOU cités dans le pillage et la violence qui ont failli endeuiller Brazzaville

Au sortir de la guerre civile qui a opposé les partisans de Pascal LISSOUBA à ceux de Denis SASSOU NGUESSO, le Congo Brazzaville s’est engagé dans les chantiers de BTP et à travers un vaste programme de modernisation des grandes villes du pays. Pour réussir ce programme, le ministre de la construction et des affaires foncières s’était fait le devoir de rédiger d’abord un cadre juridique y afférant.

Par la suite, la loi n° 11-2004 du 26 mars 2004, portant procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique fut examinée et adoptée par l’Assemblée nationale et le Sénat, avant d’être promulguée par le président de la République, M. Denis SASSOU NGUESSO, le 26 mars 2004.

Se fondant sur cette loi citée supra, la Délégation générale des grands travaux ainsi que le ministère de la construction et de l’urbanisme procèdent, de temps à autre, à des expropriations qui deviennent sujet à controverse entre l’État et les habitants qui se disent abusés par les pouvoirs publics s’agissant des indemnisations devant être versées en leur faveur, au point d’indexer, à tort ou à raison, les initiateurs de ce vaste programme de construction de ces logements dits sociaux sur l’ensemble du territoire national à savoir, Jean-Jacques BOUYA, Claude N’SILOU, Bruno Jean Richard ITOUA et NGANGUIA.

Tenez ! Il y a quelques temps, plus d’une personne s’est indignée du comportement de Jean-Jacques BOUYA et sa direction qui se sont permis à poser des poteaux électriques dans plusieurs zones sans au préalable discuter avec les propriétaires des lots. Mais plus grave encore, ces propriétaires n’ont pas été éloignés de plusieurs mètres, comme l’exige les règles de l’art, en matière de transport d’électricité dans le cadre des lignes haute tension.

Il y a quelques années, à Poto-Poto dans le 3ème arrondissement de la ville capitale, M. SASSOU NGUESSO et N’SILOU ont rencontré une opposition très forte des populations, vivant dans les quartiers programmés pour une opération d’expropriation, soutenues par l’ancien député Nick Fila MFUMU Saint Eudes et les dragons rouges. A la même période, les premiers expropriés des quartiers 22 à Bacongo dans le 2ème arrondissement de Brazzaville, ont plus ou moins manifesté, avant de prendre l’argent de l’expropriation qui leur avait été proposé.

Tout récemment, la troisième vague des expropriations dans le quartier 23 à Bacongo a suscité des réactions négatives parmi les bénéficiaires. Avec la complicité de certains intrus, ils ont organisé le 9 juin 2011 à Bacongo, une marche de protestation, en vue de perpétrer des pillages, des cases qui ont failli être partiellement récupérés par certains gens qui cherchent la moindre étincelle pour allumer le feu.

Selon certains expropriés excédés par les montants proposés par la commission sur leurs habitations, il ressort que des retraits frauduleux auraient été effectués sur les estimations réelles et initiales calculées pour chaque parcelle. Ainsi, ils ont manifesté avec des pancartes pour humilier le ministre Claude N’SILOU, le qualifiant de voleur et de tout.

Ne voulant pas faire des choses à moitié, Talassa s’est rendu à la présidence de la république, au ministère de la construction et de l’urbanisme, dans plusieurs services spéciaux, à la Délégation générale des grands travaux, bref, dans toutes les entités concernées par les expropriations, afin d’essayer de tirer cette affaire au clair.

Parlant des expropriations de Bacongo, qui font couler tant d’encre et de salive, il sied de le dire haut et fort que certaines incompréhensions naissent surtout dans l’interprétation de la loi, mais aussi sur la cagnotte à se partager.

En effet, ayants droit ou autres héritiers de la première à la troisième génération, sans omettre les collatéraux, sont accrochés aux gains de provenant de l’expropriation, au même titre que les héritiers légitimes. Certains bénéficiaires se divisent déjà. Certaines personnes rusées concernées par l’expropriation vont jusqu’à donner des faux montants pour échapper à des multiples sollicitations. Conséquence, de nombreux expropriés sont incapables de se reloger dans les bâtisses qui seront reconstruites dans leur ancien site.

En effet, l’affaire de l’expropriation n’est pas spécifiquement un problème de Claude Alphonse N’SILOU, mais plutôt celui du gouvernement de la république et particulièrement celui du président de la république qui prend le décret pour fixer les conditions de l’organisation de l’enquête préalable à mener s’agissant des expropriations.

L’enquête est menée par une commission composée de l’autorité du département intéressé ou son représentant ; du représentant du ministère en charge des affaires foncières qui assure le secrétariat ; des membres représentant les administrations telles que les impôts, le cadastre, l’urbanisme, l’agriculture et la collectivité locale. A cela s’ajoutent les représentants des sociétés comme les sociétés en charge des télécommunications, de la distribution d’eau et de l’électricité.

L’expropriation est décidée en Conseil des ministres avec des directives bien précises qui sont contenus dans la loi n° 11-2004. Prélude de publier en intégralité la loi sur l’expropriation, pour fixer les populations, il est impérieux de signaler en passant que sur 42 familles concernées par l’expropriation au quartier 23 de Bacongo, 37 familles ont retiré leurs chèques d’indemnisation, sans pression des autorités administratives et politiques du pays.

Six familles ont déjà touché leur argent dans les banques de la place et quatre sont parties réclamer leurs chèques concernant le paiement de l’indemnisation, le mardi 14 juin 2011 au cabinet du ministre de la construction. Une seule personne a refusé de prendre le chèque, expliquant qu’il préférait porter plainte au Tribunal de grande instance de Brazzaville, comme le prévoit la loi.

Sur les rumeurs qui courent par rapport au montant proposé aux expropriés, grande est la surprise des uns et des autres, de constater que ces montants ont été calculé avec beaucoup de largesse, sur instruction du président SASSOU NGUESSO, qui a demandé à ses collaborateurs de tenir compte de la valeur de la propriété majorée de 10 % d’indemnité d’expropriation et de 12 mois de loyer, comptant sur l’indemnité de relogement.

Que dire de plus, si ce n’est pas remercier Dieu ? Comme pour dire que la sagesse des uns et des autres a permis d’éviter le désordre et d’autres actes de vandalisme que devaient perpétrer certaines personnes mal intentionnées, sur le dos des expropriés, le mardi 14 juin 2011.

Espérons que les mécontentements et la colère des expropriés ne se cèderont pas l’irréparable parce que la seule voie la plus recommandée, en de pareils cas, c’est celle de la justice.

 (Affaire à suivre)

 

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Published by PatrickEric - dans Culture
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