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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 21:37

Un Cadre Conceptuel pour la Libération

Par Gene SHARP

Institution Albert Einstein

SIX : LA NÉCESSITÉ DE PLANIFICATION STRATÉGIQUE

gene sharpLes campagnes de défiance politique contre les dictatures peuvent commencer de différentes manières. Dans le passé, ces luttes ont presque toujours été imprévues et quasiment accidentelles.

Les griefs spécifiques qui ont déclenché les premières actions spontanées ont beaucoup varié, mais correspondirent souvent à des brutalités nouvelles, à l’arrestation ou à l’assassinat de personnalités en vue, à un ordre ou à une nouvelle politique répressive, à une pénurie de nourriture, à l’irrespect de conviction religieuse ou à l’anniversaire d’un évènement important.

Parfois, un acte précis de la dictature a mis la population en fureur et celle-ci s’est lancée dans l’action sans avoir aucune idée de la façon dont cela se terminerait. D’autres fois, un individu ou un petit groupe courageux a entrepris une action et s’est attiré des soutiens. Un grief spécifique peut être reconnu par beaucoup comme l’injustice qu’ils ont eux-mêmes subie et les conduira à rejoindre la lutte. Parfois, un appel à résister venant d’un petit groupe ou d’un individu peut rencontrer une réponse étonnamment forte.

Bien que la spontanéité ait des côtés positifs, elle a souvent des inconvénients. Fréquemment, les résistants démocratiques n’avaient pas prévu la brutalité de la réaction de la dictature. Ils en souffrirent profondément et la résistance s’effondra. D’autres fois, l’absence de planification des démocrates avait laissé au hasard des choix cruciaux ; cela conduisit à des résultats désastreux.

Souvent, même après la disparition du système oppressif, le manque de planification sur la manière de conduire la transition démocratique contribua à l’émergence d’une nouvelle dictature.

Une Planification Réaliste

À l’avenir, la spontanéité de l’action populaire jouera sans doute un rôle important dans le début des luttes contre les dictatures. Néanmoins, il est maintenant possible de définir rationnellement, analytiquement et à l’avance la façon la plus efficace d’abattre une dictature, d’évaluer le moment où la situation politique et l’humeur de la population se prêteront à la mise en œuvre du plan.

On doit aussi choisir la façon d’initier la campagne. Une réflexion approfondie, basée sur une évaluation réaliste de la situation et des capacités de la population est indispensable pour choisir les voies efficaces qui mèneront à la libération dans les circonstances présentes.

Si l’on veut aboutir à quelque chose, la planification s’impose. Plus le but est important, ou les conséquences probables de l’échec graves, plus la planification est essentielle. La planification stratégique augmente la probabilité de mobiliser toutes les ressources disponibles ainsi que l’efficacité de leur utilisation.

C’est particulièrement vrai pour un mouvement démocratique – aux ressources matérielles limitées et exposé au danger – qui essaie d’abattre une dictature puissante. Par contre, la dictature a le plus souvent accès à de vastes ressources matérielles, à la puissance organisationnelle, et à la capacité de commettre des brutalités.

"Planifier une stratégie" signifie ici étudier et déterminer les moyens d’action qui permettront d’aller le plus sûrement de la situation présente à la situation désirée, c’est-à-dire, pour nous, de passer d’une dictature à un système démocratique. Un plan pour atteindre cet objectif consiste généralement en une série de campagnes et autres activités organisées destinées à renforcer la population opprimée et la société, et à affaiblir la dictature.

Notons bien ici que l’objectif n’est pas simplement de détruire la dictature existante mais d’installer un système démocratique. Une stratégie globale qui limiterait ses objectifs à la simple disparition de la dictature risquerait de produire un autre tyran.

Les Obstacles à la Planification

Certains défenseurs de la liberté ne se servent pas de tous leurs moyens pour parvenir à la libération. Ces dirigeants ne reconnaissent que rarement l’extrême importance d’une planification stratégique bien préparée. Du coup ils la négligent.

Comment se fait-il que ceux qui ont cette vision de liberté politique pour leur peuple préparent aussi rarement un plan clair pour atteindre leur but ? Sans doute, malheureusement, n’en comprennent-ils pas la nécessité ou ne sont-ils pas habitués ou formés à penser stratégiquement.

C’est une tâche difficile. Harcelés sans cesse par la dictature et débordés par des responsabilités immédiates, les meneurs de la résistance n’ont souvent ni la sécurité ni le temps pour initier une réflexion de niveau stratégique. Leur schéma habituel est simplement de réagir aux initiatives de la dictature.

L’opposition se trouve alors toujours sur la défensive et cherche à maintenir quelques libertés limitées ou quelques bastions. Au mieux, elle tente de ralentir la progression des contrôles dictatoriaux ou de perturber la mise en œuvre des nouvelles politiques du régime.

Certains groupes ou individus peuvent ne pas voir la nécessité d’une planification d’envergure sur le long terme pour un mouvement de libération. Ils peuvent naïvement se dire que s’ils épousent leurs desseins avec insistance, fermeté et persévérance, ils finiront par se réaliser. D’autres estiment que s’ils se contentent de vivre et de témoigner selon leurs principes et leurs idéaux dans l’adversité, ils auront fait le maximum pour les appliquer.

Il est admirable d’embrasser des buts humanitaires et d’être loyal vis-à-vis de ses idéaux, mais c’est absolument insuffisant pour mettre un terme à la dictature et parvenir à la liberté.

D’autres opposants à la dictature peuvent s’imaginer, naïvement là aussi, qu’à condition d’y mettre assez de violence, la liberté viendra. Mais, nous l’avons déjà dit, la violence ne garantit pas le succès. Au lieu de libérer, elle peut conduire à la défaite, à la tragédie collective, ou aux deux à la fois. Dans la plupart des cas, la dictature est mieux équipée pour le combat violent et les réalités militaires sont rarement, sinon jamais, en faveur des démocrates.

Il y a aussi des activistes qui agissent en fonction de ce qu’ils "sentent" devoir faire. Non seulement cette démarche est égocentrique, mais elle n’offre aucune ligne directrice pour développer une stratégie globale de libération.

Une action basée sur la "brillante idée" de quelqu’un a ses limites. On a plutôt besoin d’actions basées sur une réflexion sérieuse, sur la prise en compte de "l’étape suivante" qui sera nécessaire pour abattre le dictateur.

Sans analyse stratégique, les meneurs de la résistance ne savent pas très bien ce que devrait être l’étape suivante, par manque d’études sérieuses des chemins de la victoire et de ses étapes spécifiques.

La créativité et les bonnes idées sont très importantes, mais elles doivent être utilisées dans le but de faire avancer la situation stratégique des forces démocratiques. Étant très au fait de la multitude d’actions qui pourraient être entreprises contre la dictature, mais ne sachant par lesquelles commencer, certains conseilleront de "faire tout à la fois".

Cela serait plus facile, mais n’est évidemment pas possible, notamment pour les mouvements relativement faibles. De plus, cette approche ne fournit aucun indice pour savoir où commencer, où concentrer ses efforts et comment utiliser des ressources souvent limitées.

D’autres personnes ou groupes saisissent le besoin de planification mais ne savent pas y réfléchir autrement qu’à court terme ou sur des bases tactiques. Ils ne peuvent pas concevoir qu’une planification à long terme soit nécessaire ou même possible. Ils peuvent parfois être incapables de réfléchir et d’analyser en termes stratégiques, ce qui les conduit à s’égarer constamment dans des questions peu signifiantes, le plus souvent pour répondre aux actions de l’adversaire, au lieu de garder l’initiative pour la résistance démocratique.

En dépensant tant d’énergie dans des activités à court terme, ces dirigeants négligent l’exploration d’autres possibilités d’action qui pourraient rediriger l’ensemble des efforts du mouvement toujours vers son but.

D’autres mouvements démocratiques omettent aussi de préparer une stratégie complète et ne s’intéressent qu’aux questions immédiates, mais ceci pour une autre raison : au fond d’eux-mêmes, ils ne croient pas que la dictature puisse être abattue par leurs propres efforts. Ils considèrent donc la planification comme une perte de temps romantique ou un exercice futile.

Un peuple en lutte pour la liberté contre une dictature bien établie est souvent confronté à des forces militaires et à une police si puissante que le dictateur leur paraît jouir d’un potentiel d’action illimité. En l’absence d’espoir réel, ces gens se mettent néanmoins à défier la dictature par principe et peut-être pour l’Histoire. Bien qu’ils ne l’admettent jamais, ou qu’ils n’en soient pas même tout à fait conscients, leurs actions leur paraissent sans espoir. C’est ainsi que pour eux, la planification stratégique n’a pas d’intérêt.

Le résultat de tels manques de planification stratégique est souvent désastreux : on dissipe ses forces, on gaspille son énergie à résoudre des problèmes mineurs, les avantages ne sont pas exploités et les sacrifices n’ont abouti à rien. Si les démocrates ne planifient pas une stratégie, ils n’atteindront probablement pas leurs objectifs.

De même, un mélange grossier d’activités mal planifiées ne suscitera pas la résistance. Au contraire, il permettra probablement à la dictature de renforcer son contrôle et son pouvoir. Malheureusement, comme des plans stratégiques clairs ne sont que rarement, – voire jamais – développés, les dictatures apparaissent plus durables qu’elles ne le sont en réalité. Elles survivent des années ou des décennies, bien plus qu’elles ne le devraient.

Quatre Termes Importants de la Planification Stratégique

Afin de mieux réfléchir de manière stratégique, nous devons clarifier le sens de quatre termes fondamentaux. La stratégie globale est la conception qui coordonne et dirige l’utilisation de toutes les ressources disponibles et nécessaires (économiques, humaines, morales, politiques, organisationnelles, etc.) pour un groupe cherchant à atteindre ses objectifs dans un conflit.

La stratégie globale, en se concentrant sur les objectifs et les ressources du groupe en conflit, détermine la technique d’action la plus appropriée dans un conflit (comme la guerre militaire conventionnelle ou la lutte non-violente). Pour programmer la stratégie globale, les chefs de la résistance doivent évaluer et prévoir les types de pressions et d’influences qui devront être utilisées pour peser sur l’adversaire.

De plus, la stratégie globale doit définir la nature des conditions propices au lancement des éventuelles campagnes de résistance, ainsi que leur déroulement dans le temps. La stratégie globale met en place le cadre fondamental dans lequel s’insèreront des stratégies de lutte plus limitées. Elle répartit les grandes tâches et alloue les ressources aux différents groupes.

La stratégie est le concept qui détermine les voies pour atteindre au mieux certains objectifs dans le conflit, tout en respectant la stratégie globale retenue. La stratégie définit quand et comment il faut se battre, ainsi que la manière d’obtenir l’efficacité maximale dans la lutte pour arriver à ses fins. Alors que la stratégie peut être comparée à l’œuvre de l’artisan, la stratégie globale est le projet global de l’architecte.

La stratégie peut aussi inclure les efforts pour parvenir à une situation stratégique très avantageuse, de manière à ce que les adversaires s’aperçoivent d’emblée que l’ouverture des opérations conduirait à leur défaite et qu’il vaut mieux capituler que de s’engager dans une confrontation ouverte. Si cela ne se produit pas, l’amélioration de la situation stratégique rend certain le succès des opposants. La stratégie comprend aussi la manière d’agir afin de faire bon usage des succès rencontrés.

Appliqué au combat lui-même, le plan stratégique indique les idées de base du déroulement de la campagne et la manière dont ses différents composants doivent être ajustés en vue d’atteindre le plus facilement possible les objectifs. Cela comprend le déploiement habile de groupes d’action particuliers dans de plus petites opérations. Une planification judicieuse doit prendre en considération les prés requis au succès propres aux techniques adoptées.

Chaque technique a ses exigences. Cependant, il ne suffit pas de s’en contenter pour assurer le succès. Des facteurs supplémentaires doivent être réunis.

Alors qu’ils conçoivent les stratégies, les démocrates doivent définir clairement leurs objectifs et évaluer l’efficacité des efforts déployés pour les atteindre. Cette analyse rigoureuse permet au stratège d’identifier ce qu’exige la sécurisation de chaque objectif sélectionné. Ce besoin de clarté et de définitions s’applique également à la planification tactique.

Les tactiques et les méthodes d’action sont utilisées pour mettre en œuvre les stratégies. La tactique est l’art d’utiliser ses forces de la manière la plus habile dans un cadre limité. Une tactique est une action limitée employée pour atteindre un objectif restreint.

Le choix des tactiques est guidé par la recherche de l’utilisation optimale des moyens disponibles dans une phase restreinte du conflit, ceci pour mettre en œuvre la stratégie. Afin d’être plus efficaces, les tactiques et les méthodes doivent être choisies et appliquées en gardant à l’esprit qu’elles s’inscrivent dans la réalisation des objectifs stratégiques. Les gains tactiques qui ne contribuent pas à la progression vers les objectifs stratégiques pourraient à la longue être un gaspillage d’énergie.

Une tactique s’inscrit donc dans une chaîne d’actions limitée et s’insère dans la stratégie, de la même manière qu’une stratégie s’insère dans la stratégie globale. Les tactiques s’inscrivent toujours dans la lutte, alors que les stratégies se rapportent à des considérations plus larges. Une tactique particulière ne peut se comprendre que comme partie de la stratégie d’ensemble d’une bataille ou d’une campagne.  Les tactiques s’appliquent sur des périodes plus courtes que les stratégies, ou dans des secteurs plus petits (géographiques, institutionnels, etc.).

Elles sont mises en œuvre par un nombre limité de personnes pour des objectifs limités. S’agissant d’action non-violente, la distinction entre un objectif tactique et un objectif stratégique recoupe partiellement celle entre un objectif mineur et un objectif majeur.

Les engagements tactiques offensifs sont sélectionnés afin qu’ils contribuent à ce que des objectifs stratégiques soient atteints. Les engagements tactiques sont les outils qui permettent aux stratèges de créer les conditions favorables pour livrer des attaques décisives contre l’adversaire.

Il est donc important que ceux qui reçoivent la responsabilité de la planification et de l’exécution des opérations tactiques soient capables d’évaluer la situation et de choisir en conséquence les méthodes les plus appropriées.

Ceux qui sont susceptibles de participer doivent être formés à l’utilisation de la technique choisie et des méthodes spécifiques au domaine de la lutte.

La méthode se réfère aux armes spécifiques ou aux moyens d’action. S’agissant de la technique de lutte non-violente, elle comprend d’innombrables formes d’action particulières (telles que les différentes formes de grèves, de boycotts, d’actions de non-coopération politique, etc.) citées au chapitre cinq (voir aussi l’Annexe).

Le développement d’un plan stratégique de lutte non-violente responsable et efficace dépend de la formulation et de la sélection rigoureuse de la stratégie globale, des stratégies, des tactiques et des méthodes.

La principale leçon à retenir de cette discussion est la suivante. Pour se libérer d’une dictature il faut une planification stratégique rigoureuse qui mette en œuvre toutes nos capacités intellectuelles.

L’incapacité à mener une planification intelligente peut conduire au désastre, alors qu’un travail intellectuel efficace permet une utilisation judicieuse des ressources disponibles pour porter la société vers la liberté et la démocratie.

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Published by PatrickEric - dans Culture
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