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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 03:05

logo fcdA l’occasion de la fête nationale du 14 juillet 2010, le président Nicolas SARKOZY vient de sortir de sa boite à idées, un projet dans la droite ligne de la présidence médiatique dont il est le symbole assumé : s’entourer des chefs d’Etats africains dont des unités militaires devraient défiler sur les champs Elysées aux côtés des troupes françaises, dans une communion mêlant cinquantenaire des "indépendances" des "ex" colonies françaises d’Afrique noire et 14 juillet. 

Le mariage incestueux entre ces deux figures irréductibles (prise de la Bastille, symbole de la fin de la monarchie absolue et pas de l’oie d’armées de répression au service de monarchies avérées), véritable insulte pour l’esprit, n’est pourtant pas un obstacle pour le show man Sarkozy décidé avant tout de se mettre en valeur. De l’évocation de Jean JAURÈS à Guy MOQUET en passant par le discours de Dakar, Nicolas SARKOZY a montré jusqu’à plus soif, un penchant indiscutable à la mise en scène controversée des symboles.

Le 14 juillet prochain, il sera sous les feux de la rampe. Médias de l’hexagone et de l’espace francophone seront braqués sur lui. Ca vaut bien ce dévoiement de symboles. Les satrapes africains consolideront le décor. 

Il ne s’en trouve bien entendu aucun pour s’interroger sur le sens du rapprochement de ces deux moments d’histoire. Sans risque de se tromper, on peut même affirmer leur ignorance du premier. Ils le sauraient que ça ne changerait en rien leur désir quasi-compulsif d’être présents. Leur symbole à eux est d’être là, en invités du grand chef blanc. Une reconnaissance qui sanctionne leur appartenance à la famille, celle de la françafrique. Voilà qui est important.

 Au niveau local, les préparatifs vont bon train. Un peu partout en Afrique francophone, des comités de préparation du cinquantenaire des indépendances ont vu le jour. On se dispute les places au sein de ces comités regardés comme source de revenus potentiels. Les militaires piaffent d’impatience de fouler de leurs bottes couvertes du sang de leurs concitoyens,  l’asphalte des champs Elysées. Il y va du Congo Brazzaville comme du Cameroun, du Tchad ou de la Centrafrique.

Petit rappel historique : Ce 14 juillet 1789, les parisiens qui prennent d’assaut la Bastille, affrontent les soldats de Louis XVI qui défendent la célèbre citadelle, symbole du despotisme royal. Leur reddition sonnera le glas de l’ancien régime et annoncera la révolution, les temps nouveaux.

A deux cent ans de distance, les revoilà, ces soldats, venant d’Afrique, prêts à chauffer le macadam des champs Elysées, sous les applaudissements nourris de parisiens ignorant tout de la nature de ces armées dont les médias exalteront à n’en pas douter, l’application et l’exotisme des pas. Inutile également de s’attendre à l’évocation de combats qu’elles auraient livrés pour défendre les frontières nationales, leur ennemi dédié et permanent étant intérieur. Et puis, on ne froisse pas les hôtes de marque, les invités du roi. Ça fait mauvais genre. L’armée congolaise en est un exemple parfait.

Armée ? Elle n’a d’armée que le nom ! Sa mission avérée est la défense d’un homme qui l’a façonnée et d’un système qui est son placenta. L’homme (SASSOU NGUESSO) et le système (Klepto-dictature-familiale) étant rejetés par la population, son ennemi est intérieur. Contre cet ennemi, s’exerce toute la puissance d’un appareil répressif implacable.

Près de 30 000 hommes s’y attèlent pour un budget de 108 milliards de FCFA (164 644 938.62 €), supérieur à celui de la santé (106 milliards) et talonnant de près celui de l’enseignement (146 milliards). Deux domaines à la dérive. Les hôpitaux sont des mouroirs. Le plus grand hôpital du pays ne dispose ni de médicaments (à la charge des patients), ni d’ascenseurs (il comporte 5 étages dont on gravi les marches à dos d’hommes à raison de 1000 FCFA l’étage soit 1,52€ !), ni même de toilettes, les patients étant contraints de faire leurs besoins dans des seaux que les familles vident dans la cour attenante en creusant des trous vite rebouchés. 

L’enseignement n’échappe guère au désastre. A "l’Université" (la seule dont dispose le pays), faute de places, les étudiants retardataires suivent les cours dehors, debout, à travers les fenêtres des  amphis. Dans les collèges, lycées et écoles primaires, 100 élèves par classe est une bonne moyenne. Un reportage diffusé sur télé Congo a même récemment montré un collège de 600 élèves avec…. un professeur ! Multicartes sans doute.

Après 26 ans de pouvoir sans partage, de régime SASSOU NGUESSO, c’est le grand bond en arrière. Sauf  pour lui et sa famille dont une  enquête de la police financière engagée en mars 2007 sur une plainte des associations SHERPA, Survie et la Fédération des Congolais de la Diaspora, pour recel de détournement de fonds publics, a révélé le fabuleux patrimoine (24 biens immobiliers de luxe et 112 comptes bancaires répertoriés en France).

Rappelons qu’au Congo Brazzaville, 70% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, que ni l’électricité ni l’eau potable n’y sont pleinement assurés et que ce pays traversé par le deuxième fleuve (le Congo) le plus grand du monde après l’Amazonie et irrigué par d’innombrables cours d’eaux, est le 4ème producteur d’or noir en Afrique.

Dans un tel contexte de désastre généralisé, "l’armée", véritable pilier du régime, fait figure d’enfant gâtée. Du moins, en ce qui concerne la caste des généraux lesquels n’hésitent guère à étaler leur "réussite".

DRTV, la plus grande des chaînes de télévision privée, est détenue par le général Norbert DABIRA, Inspecteur général des armées de son état. D’autres s’adonnent aux joies bien connues de l’élevage, du transport de matériaux ou de personnes lorsqu’ils ne sont pas à la tête de sociétés de gardiennage. 

Pour plus de sécurité, de son noyau central ont été expurgés tous les allogènes. En clair, tous ceux, non issus de la famille du chef ou non cooptés par lui.

Fortement clanisée, son ossature est formée d’anciens miliciens qui se sont illustrés par des actes de barbarie sans égal lors des guerres de reconquête du pouvoir par SASSOU NGUESSO en 1997, et de répression-consolidation du pouvoir de 1998 à 2002, mettant à feu et à sang des régions entières jugées non SASSOU NGUESSO compatibles. On dénombre alors de 200000 à 300000 morts et disparus (chiffres Cimade).

Génocidaires Hutus rwandais en fuite, pilleurs invétérés, auteurs de viols massifs, repris de justice, criminels de guerre écument cette "armée". Nombre de ses généraux sont actuellement poursuivis par la justice française pour crimes contre l’humanité dans la terrible affaire des "disparus du Beach".

On se souvient qu’entre avril et juin 1999, des Congolais (du Congo-Brazzaville) réfugiés du fait de la guerre civile en République démocratique du Congo, décident de rentrer au pays. Ils répondent à l’appel à la réconciliation nationale lancé par le Général dictateur. A leur arrivée au port fluvial de Brazzaville ("le Beach"), 353 d’entre-deux seront enlevés par les sbires de Sassou Nguesso et discrètement massacrés.

Les familles des disparus vivant en France et des ONG portent alors plainte contre plusieurs hauts responsables congolais, dont le président SASSOU NGUESSO. En raison de la domiciliation en France d'un des protagonistes présumés de l'affaire, le général Norbert DABIRA (qui sera entendu avant de disparaître dans la nature), la plainte est déposée devant le tribunal de Meaux. L’affaire des "disparus du Beach" est lancée.

Neuf ans après, la procédure initiée en décembre 2001 piétine étrangement et demeure au stade de l’instruction, notamment, en l’absence de prévenus. Or, s’essuyant la semelle des rangers sur le mandat d’arrêt international délivré à leur encontre par la justice française, ces généraux, assurés de l’impunité que leur garantissent les autorités françaises, paradent sans état d’âme dans les grands hôtels de Paris. Une loi en cours  d’adoption au Parlement français leur garantit même l’immunité totale et l’assurance qu’ils ne seront plus jamais inquiétés en territoire français. Une humiliation pour la justice française et le peuple français. Une gifle pour les familles des victimes renvoyées à leurs classiques de realpolitik.

En effet, 5 ans plus tôt (le 17 août 2005), un jugement de la Cour criminelle de Brazzaville rendu à l’issue d’un procès organisé par les autorités congolaises dans le but de court-circuiter la procédure judiciaire engagée en France, concluait à l’innocence des 18 militaires dont 4 généraux, tout en reconnaissant la disparition de plus de 85 personnes lors des événements de 1999. Depuis lors, les autorités congolaises arguant de l’autorité de la chose jugée, ne se lassent pas de réclamer l’abandon des poursuites engagées en France contre ces officiers méritants. On y est presque.

En effet, pour ménager et sanctuariser les intérêts français et de la françafrique, Nicolas SARKOZY vient de décider que la France doit être un paradis pour les dictateurs africains et les criminels contre l’humanité qui les ont fidèlement servis. Il n’y a pas lieu de contrarier d’avantage un homme (SASSOU NGUESSO) qui a toujours manifesté de bonnes dispositions à l’égard de la France.

Lui et son armée sont les garants de la mainmise française sur les richesses du Congo Brazzaville. Les chinois (nouvel épouvantail occidental) ne piqueront pas les rentes de situations traditionnelles de la France au-delà de marchés qui peuvent être importants, certes, mais ne remettent pas en cause la position monopolistique des entreprises françaises.

Total Elf conserve sa position dominante dans l’exploitation du pétrole congolais (plus de 80% du budget de l’Etat). L’ami BOLLORÉ vient d’obtenir la concession du terminal à conteneurs de Pointe-Noire, unique port en eau profonde en Afrique centrale et véritable poumon économique de la sous-région. Vincent BOLLORÉ contrôle également la seule voie ferrée (CFCO) reliant la ville du pétrole (Pointe-Noire), à la capitale, soit, 510 Kms. Un axe capital d’autant que la Centrafrique, pays enclavé, lui même ouvrant sur le Tchad également enclavé, est desservie par cette voie. La vocation du CFCO (construit par la Société de Construction des Batignolles entre 1920 et 1934) selon ses concepteurs français, était et demeure de couvrir à partir du Congo Brazzaville, la sous-région. Il serait surprenant que cet intérêt stratégique ait échappé aux stratèges de Bolloré. Veolia étend ses tentacules sans véritablement rencontrer de concurrence.

L’URSS où  les 3/4 des officiers ont été formés n’étant plus que l’ombre d’elle-même, l’industrie militaire française est devenue la principale pourvoyeuse d’armes de "l’armée" congolaise. Le prix du baril de pétrole ayant atteint des sommets inégalés, les commandes affluent avec les surfacturations habituelles qui remplissent les poches des différents intermédiaires au niveau de "l’armée".

Les relations armée française/armée congolaise sont si bonnes qu’une école à vocation régionale (ENVR) vient d’y être implantée. Au-delà du métier des armes, on y apprendrait les métiers du génie.

Malgré la proclamation d’une république populaire avec drapeau rouge, le Congo Brazzaville n’avait jamais dénoncé les accords monétaires et de défense avec la France. Les aides militaires et les soutiens politiques n’ont jamais fait défaut à SASSOU NGUESSO.

La longévité exceptionnelle au pouvoir de cet homme sans charisme aucun et plutôt calculateur que visionnaire, qui aura survécu à trois régimes dont le moins que l’on puisse dire est leur nature violente, en dit long sur la confiance que lui accorde la françafrique, et le degré de corruption de l’intéressé. La françafrique a misé sur lui, et il le lui rend au centuple. Un bon cheval, le jackpot.

Peu importe à cet homme le soutien de ses concitoyens. Il n’a pas besoin d’être aimé par eux et s’en est toujours passé. En revanche, il a besoin d’être craint. C’est à cela que servent cette "armée", la gendarmerie toute récente et la police, toutes tenues par des proches.

Ses opposants l’accusent régulièrement d’entretenir une milice fortement armée dans son fief natal (Tsambitcho). Et ils n’auraient pas tort de se méfier. Le 26 février dernier, l’Afrique du Sud informait le Conseil de sécurité des Nations unies qu’elle avait intercepté une cargaison d’armes en provenance de Corée du Nord et à destination du Congo Brazzaville en violation de la résolution 1874 des Nations unies qui interdit à la Corée d’exporter des armes. Le ministre de la défense ne semblait pas être au courant de cette commande secrète révélée malencontreusement.

Le 31 mai dernier, les habitants du quartier Talangaï, quartier populaire au nord de Brazzaville, se sont réveillés au rythme de violentes explosions au domicile du général ADOUA. Proche de SASSOU NGUESSO, ce chef redouté de la garde présidentielle, poursuivi dans l’affaire des disparus du Beach,  détenait un formidable arsenal militaire à son domicile pour des raisons que nul ne s’aviserait à lui demander.

Ce 14 juillet donc, les naïfs spectateurs français s’apprêtent à applaudir ce qu’il faut bien appeler des milices d’Etat (en tout cas au moins pour le Congo Brazzaville) sous couvert d’armées nationales. Prudent, le gouvernement français a pris grand soin d’éviter que les organes de presse "hostiles" rencontrent les membres des détachements militaires invités. Il y aurait-il des choses à cacher ?

Vaujours le 5 juillet 2010

 

Contacts

Benjamin MOUTSILA : 0683121292

Christian MANCKASSA : 0611672962

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Published by PatrickEric - dans Politique
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