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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 20:54

générations

Ce problème de la responsabilité des générations est en fait un faux problème. Il marque, relève même, la légèreté des analyses sur les causes des difficultés que connait notre pays. Ces courtes analyses montrent combien le combat politique de ceux qui en ont fait leur cheval de batail ne marque aucune consistance.

Ces analyses accusent le caractère fragile du socle des convictions. Elle est le résultat d’une vue étriquée des causes du recul de la situation de notre pays. A cette allure, notre pays n'avancera pas et ne sortira jamais de l'impasse dans lequel l'a poussée régime actuel.

D'ailleurs, depuis Pascal LISSOUBA, les gouvernements du Congo Brazzaville impliquent un peu plus les jeunes générations dans la gestion de notre pays. Et ces jeunes sont ceux parmi les membres de ces gouvernements qui brillent par l'incivisme, les malversations, l’incompétence, la méchanceté, le mauvais exemple.

Malheureusement, les meilleurs sont, chaque fois écartés quand ils ne sont pas mis sous la responsabilité des médiocres. Les personnages brillantes se taisent ou baissent la tête soit pat lâcheté, soit par peur, soit encore pour conserver leur positions ou leurs besoins mercantiles, préférant ainsi s’asseoir sur leurs convictions et leurs savoirs en se trouvant des boucs émissaires pour se donner bonne conscience.

C’est à ce fait qu’il faut s’attaquer. Il faut dénoncer ces choix qui ne répondent qu’au clientélisme et qui tirent toutes les générations vers le bas. Ces gens qui crient, insultent, critiquent, se sont eux qui sont les plus mauvais quand ils arrivent aux affaires, quand ils sont mis à l’épreuve des caisses noires, du pouvoir sans contrôle et de la loi du plus fort (la force étant de leur coté). Des exemples, il y en a une pléiade OSSEBI, MOUNGALA, AKOUALA, OKIEMY, ONDONGO, GAKOSSO, ITOUA, GOKANA etc.

Aujourd'hui, M. Denis SASSOU ne fait pas le contraire de Pascal LISSOUBA en matière d’utilisation de jeunes. D’ailleurs le premier fait mieux. Il dirige plus avec son clan, pour éviter d'être contrarié dans sa gestion. Il aligne en dessous ses enfants et des personnes qui ont l'âge de ses enfants ou encore l'âge de ses petits enfants, les bénis oui-oui, des personnes qui, malgré leur âge adulte se veulent tous des jeunes soutenus au sommet par près de 4 poteaux de la vieille génération d’avant la naissance du PCT...

Sous Pascal LISSOUBA, regardons lesquels ont été amenés au gouvernement. Parmi lesquels certains, après avoir embrouillé le daron, se sont empressés d’abandonner le navire. Certains ont vite fait de changer de locomotive. Ils sont entre autres des ministres, des ambassadeurs, tous des soit disant jeunes, pourtant ! Peut-on en cités quelques uns dans l’ensemble et apprécier leurs âges !

Commençons par ceux de Pascal LISSOUBA : NGUIMBI, OYALI, LEFOUOBA, TSATI-BOUNGOU, TSATI-MBIALA, IMPOUMA (...) étaient-ils des vieillards ceux-là ? Disons tout de même que Pascal LISSOUBA avait eu aussi ses quatre poteaux.

Sous SASSOU-4, des ministres ou des jeunes au pouvoir : KOLELAS, MOYEN, OSSEBI, ITOUA, KOUSSOU, MABIALA, OKIEMY, GAKOSSO, OKOMBI-SALISSA, ONDONGO etc. Ces gens là qui tirent le Congo Brazzaville vers le bas, sont-ils des vieillards, ces gens là ?

Comparativement aux membres du gouvernement Français, Américains, ils sont bien très jeunes. Non ? Avez-vous une vue des parlementaires Français et Américains. Connaissez-vous la moyenne d'âge de ces parlementaires là ?  

Ne sont-ils pas pour certains d’un certain âge que vous diriez d’une autre génération, du passée ! Ces gens là, sont plutôt bien rompus à certaines épreuves. Ils ont un parcours éloquent dans la vie. Ils ont déjà eu à affronter quelques épreuves : des combats politiques, des affrontements des convictions, des idéologies, des mœurs, des contradictions des exigences des responsabilités politiques, sociales, physiques, professionnelles, morales. De l'histoire de leur pays ; ils en ont un certain vécu. De celle du monde: ils en ont certaines références.

Les parchemins universitaires ne suffisent pas pour faire de leurs détenteurs sans expériences, sans passé, sans histoire ; des gestionnaires habiles, compétents et exemplaires de la vie publique.

Pour lutter contre des valeurs "anti-progrès", "anti-bonne-gouvernance", "pro-inégalités", "pro-corruption", "hyper-scandaleuses" etc., il faut bien autre chose que d’être seulement jeunes et tout bardé de parchemins. Il faut un peu de culot, du courage, d’esprit d’abnégation, une identité bien affichée, un  besoin de dignité, d’éthique, de fierté nationale à l’abri de toute épreuve, de justice et de beaucoup d’amour de l’autre, de l’humilité, un peu d’humanité qui ne se confond pas avec de l’humanisme siphonné et profané (...)

Ni la jeunesse, ni les parchemins, rien de cela ne donne ce qui est attendu de ceux qui entendent diriger les autres, le pays qu’ils aimeraient plus que d’autres, un état démocratique dont seuls eux sont habilités en assurer la pleine émancipation.

Jeunes et moins jeunes, individuellement et collectivement, nous avons tous une part de responsabilité dans l’émergence de notre dictateur bien aimé, de sa pérennité, de sa prospérité et de celle de ces petits tyrans qui l’entourent en le nourrissant de leurs insuffisances :  

L’une des questions fondamentale, est celle de l’Homme ! Arriverons-nous à en apporter un début de réponse !

L'homme est le fruit de son héritage (inné), ce que lui lègue le naturel de ses parents.

L'homme est le fruit de son éducation (son acquis) qui est faite de :

de ce que lui transmet son milieu (la culture, l’histoire de son enivrement socioculturel : sa famille, son clan, sa tribu, son ethnie) ;

de ce qu'il reçoit de sa formation (formation scolaire, universitaire et professionnelle, son expérience, la vie) ;

de ce que lui donne la culture de base, celle que lui offre l'ensemble des biens socioculturels, historiques et techniques du peuple auquel il est issu, mieux appartient (...)

Il est donc ainsi le fruit de la société dans laquelle ont évolué ou évoluent ses parents, son clan, son ethnie, lui-même. Cette société, dans laquelle il a évolué et celle dans laquelle il évolue et affûte et consolide ses acquis, en y confrontant sa part de génie au réel et à l’irréel, aux mythes et aux idéologies tous azimuts est sa vraie école.

Pour qu'il arrive à exprimer une certaine sagesse dans sa vie, qu’il assume tant bien que mal les différentes fonctions que lui assigne la vie, la société et la gestion des hommes dans un Etat démocratique aux revendications multiples, il lui faut, à cet homme, se référer au grand maître : l’action, la douleur des exigences de la société en confrontation à celles des besoins de la chair souvent en contradiction avec les besoins de l’esprit.

L’homme, fait d’esprit et de chair, connait une profonde douleur de cette perpétuelle contradiction, de ce perpétuel conflit à travers lequel il doit trouver un équilibre pour une issue salutaire pour qu’il soit utile à la société, à l’humanité (…) Un homme digne de gérer une bonne part de la vie des hommes (…)

La société, il faut donc la connaître. Il faut y avoir été confronté, donc y avoir vécu un certain, disons, un bon bout de temps. Sauf si l’on est Roi. Là, tout vous est autorisé, du crime le plus abject à la clémence ou au pardon unilatéral (…).

Responsable, bon responsable ! Il faut donc avoir été, absolument, à un moment, en prenant appui sur un certain "passé-vécu" ou un "passé-raconté", confronté à un certain présent qui combiné au passé devenu fondement d'une certaine histoire, éclaire le chemin et nourrit le  futur.

C’est après y avoir pris quelques leçons pour se construire, selon la force et la faiblesse de ses armes (son inné et son acquis) d’homme agissant d'aujourd'hui, que peut enfin s’ouvrir le chemin des responsabilités que l’on peut prétendre assumer avec une certaine assurance.

Il faut donc aussi avoir été confronté aux réussites et aux échecs de l’action dans la grande école de la pratique. C’est en s’y appuyant consciemment ou inconsciemment, qu’on est capable de produire l'excellence, l'exceptionnel, l'acceptable, le normal, le progrès.

Si vous ne parveniez à ne produire, enfin de compte, que "tout-le-contraire" du bien, ce serait alors parce que votre nature n’est pas capable de rentabiliser vos réussites, ou de tirez le bien de vos échecs, somme toute de vos leçons. Votre instinct de mal ayant été, en vous, plus fort que tout.

Comme dans une bouteille dans laquelle il y aurait de l’eau (Dieu) et de l’huile souillée (le Satan),celle-ci, occupant toujours la place d’en haut, en vous,  vous aurez laissé plus de place à Satan qui, en chacun d’entre nous, se dispute la plus grande place à Dieu, alors que l’essence de notre vie pour être des hommes, est de chasser Satan en nous, et de faire plus de place à Dieu (cette parole est juste (…).

Les mauvais chefs, les mauvais gestionnaires, les mauvais responsables, non seulement accusent une certaine ignorance de la vie et de leur rôle, mais en plus, offrent trop de place à la part du mal qui les habite, ignorant complètement le bien qui est en eux. Ils sont eux-mêmes, l’ennemi de leur propre volonté de porter le bien.

Oui, "aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années". Mais voilà que "ces âmes biens nées" ne sont pas la panacée des sociétés que l'on veut toujours jeunes. Parce que, les citoyens de ces pays, en ne s'exerçant qu’à se défaire de leur propre culture, à récuser et à perdre les bases de celle-ci capitale pour leur devenir, ne s'emploient plutôt, quotidiennement, qu’à niveler par le bas leurs "valeurs-supports" de leur existence. Ils détruisent ce qui, en eux, produit en toute authenticité, ce que leur culture leur enseigne du bien pour leur digne existence.

Des valeurs qui, pourtant, feraient de leur société, une société mûre, de laquelle ils tireraient une forte dose de sagesse telle qu’elle est entendue et attendue dans le concert des nations imbues "d’humanisme", non, d’humanité.`

En récusant, en reniant leurs propres valeurs sur lesquelles ils devraient prendre appui pour se prémunir des agressions d’autres sociétés dont la puissance est faite de la consommation de leurs propre valeurs ; les congolais, toujours jeunes, habitant un pays qu’ils veulent aussi toujours jeunes, agissent toujours comme un peuple toujours en quête de valeurs, d’appui pour se construire, à l’image des pays vieux, autrement de culture protégées et exportées.

Parce qu’"enculturés*" ayant perdu leurs propres repères, ils ne s’organisent plutôt qu’à faire leurs, les valeurs d'autres sociétés. C’est là qu’ils vont se considérer comme appartenant à un pays jeune. Ils attendent de faire de leur pays, un pays mur, mature, vieux, quand ils auront achevé la maitrise de la culture d’emprunt. C’est la grande galère, la grande illusion. Le comble de la sottise.      Ils ignorent que la force du développement est en eux-mêmes, dans leur propre culture qu’ils détestent, qu’ils ignorent.

De ces valeurs étrangères, on sait qu’ils n’en n’ont aucune maîtrise. Se condamnant à vouloir, absolument, s’en approprier, voire même s’en accommoder, ils se rendent coupables des comportements propres aux sujets immatures. Des personnes toujours jeunes (que De GAULLE désigne comme des grands enfants), pour des sociétés, des pays toujours jeunes (en voie de développement) développer, c’est vivre en occidental).

L’indice de la jeunesse d’un pays, de son peuple, est évalué par la référence faite au bas niveau de leur émancipation, c’est-à-dire au bas niveau du mimétisme pratiqué dans la maitrise des valeurs occidentales. L’indice d’évaluation ici est le niveau d’imprégnation de la culture des sociétés étrangères à laquelle on veut assimiler son niveau de vie. C’est à ces valeurs que l’on fait absolument référence au quotidien pour apprécier si oui ou non, on est entré dans l’histoire.

Voilà, c’est dans l’appropriation des fondements de ces valeurs qu’il faut absolument apprivoiser et intérioriser pour atteindre la majorité, l’âge de se prendre en main.

Comment donc juger la capacité de nos cadres à assumer les responsabilités dans un pays dont ils sont complètement étrangers (le cas d’OKIEMY). L’école étrangère, a repoussé l’âge de se sevrer des comportements étrangers qui, de nos cadres, en font les esclaves d’une consommation fondamentalement étrangère, et ceci au détriment de l’exploitation de leur propre culture, dont ils ont foncièrement la maîtrise.

L’attente de la maitrise de la culture étrangère, l’obligation d’en approprier absolument les fondements et les bienfaits, font de notre pays, un pays jeune, pour des cadres toujours jeunes, flottants, embrouillés; à la merci de prédateurs et manipulateurs coloniaux. Les Congolais et leur pays seront toujours des proies faciles et nécessaires pour la gratification des besoins de ces prédateurs ; bien sûr, si on ne s’y prend pas autrement.

Faire autrement, c’est aussi, surtout ne point opposer les générations entre elles. Il nous faut plutôt jouer en complémentarité, en murissant tous à la fois. En puissant les uns dans les autres ce qui est utiles pour le progrès tant spécifique, individuel que globale (général), sans créer la rupture, de fossé entre les générations.

Des adultes (de 30 ans 40 ans 50 ans) s’accrocheront au statut de jeunes (responsables de mouvements politique des jeunes devant être ceux des jeunes en dessous de ces âge … comme à UJSC) et continuer à se refugier dans ce statut de jeunes eternels, pour rejeter la responsabilité de leurs actes sur leurs ainés qu’ils considèrent comme des générations de vieux, ou de vieillards responsables de tous les maux dont ils sont victimes. C’est plus qu’une erreur monumentale. Tout ce qu’il y a d’inintelligent, voir d’indécent pour ceux qui croient à cette formule.

En conclusion, une question pratique s’impose : "Qui est donc vieux ou vieillard, de la vielle génération, parmi tous ceux dont les noms sont ci-dessous portés ? Ils sont, juste un échantillon de quelques personnes ayant assumé des responsabilités au sommet de l’Etat depuis Pascal LISSOUBA jusqu’à maintenant :

Jeunes ou vieux : MOUNGALA, OSSEBI, OUSSOU, MABOUNDOU, MBOULOU, OPIMBAT, MAMPOUYA Elot, COLINET-MAKOSSO, ABEGA, ANDELY, NIMAYOUNGA, BOUAWO, MOUNGANI, OYALI, MOYEN, LEFOUOBA, GAKOSSO, ONDONGO, NGUIMBI, TSATI-BOUNGOU, TSATI-MBIALA, IMPOUMA, KOLELAS, ITOUA, KOUSSOU, MABIALA, OKIEMY, OKOMBI-SALISSA. AKOUALA etc.…

Vieux ou vieillard :MOUSSA, IIKOUEBE, ADADA, TSIBA, YOKA, DAMBENDZET, MOUNARI, DJOMBO, OBA, IBOVI etc.

Par proportion d’âge, selon vous, à quelle génération appartiennent les uns et les autres ? Quelle est la tranche d’âge qui a plus servie ? A quelle tranche d’âge attribuerait-on la plus grande part de la mauvaise gestion de notre pays, si SASSOU seul n’en est pas responsable, du fait de ses mauvais choix aussi bien des hommes que des options, des orientations, des idéologies, des croyances ?

Lesquels doivent être exclus des affaires de l’Etat soit pour raison d’âge et d’appartenance à une génération révolue ; soit pour cause d’incompétence, de manque de civisme et du sens de la chose publique  etc.

Comme toujours, on connait ceux qui payent. Dans tous les cas, il y aura toujours quelqu’un pour payer.  Ainsi donc, SASSOU assumerait seul, les méfaits des gestions approximatives, pourtant le résultat quelques parts des insuffisances bien individuelles ? Eh Oui !

Certainement, parce que les petits tyrans zélés se nourrissent, grandissent, agissent et s’agitent à l’ombre de ses largesses, en considération de leur conception qu’il y a deux Congo ; Pas de Congo de vielles générations, pas de Congo des jeunes générations, pas de Congo du nord et pas de Congo du sud.

Il y a seulement un Congo d’en haut (le leur, les demi-dieux), et un Congo d’en bas (celui des non-invités au gala d’élus et d’illuminés).

La matière est inépuisable, la réflexion est inachevée, un débat s’impose en toute responsabilité en dehors de tout clivage.

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Published by PatrickEric - dans Politique
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