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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 17:00

LA FORCE SANS LA VIOLENCE 2/3

Gene SHARP

Institution Albert Einstein

DEUX : IMPORTANCE DE LA PLANIFICATION STRATÉGIQUE DANS LA LUTTE NON-VIOLENTE

gene sharpL’emploi de la stratégie est surtout connu dans le cadre de conflits militaires. Pendant des siècles, des officiers militaires ont mis en œuvre des stratégies d’action pour des campagnes militaires, et des penseurs renommés comme Sun TZU, LIDDELL HART et CLAUSEWITZ, ont analysé et perfectionné la stratégie militaire.

Dans les guerres militaires conventionnelles ou les guérillas, l’utilisation d’une stratégie sophistiquée est considérée comme une des clés du succès. Mais, tout comme une lutte militaire efficace requiert stratégie, planification et mise en œuvre recherchées, l’action non6violente tire elle aussi son succès d’une parfaite organisation stratégique.

L’élaboration et la mise en œuvre de stratégies subtiles peuvent en effet augmenter considérablement l’efficacité de la lutte non6violente.

L’importance de la stratégie

Si l’on souhaite réussir quelque chose, les chances d’atteindre son objectif seront optimales si l’on utilise au mieux ses ressources et sa puissance disponibles. Cela suppose d’avoir une stratégie qui prenne en compte l’état présent (dans lequel l’objectif poursuivi n’est pas atteint) et qui vise l’état futur (dans lequel l’objectif est réalisé).

La stratégie consiste à prévoir au plus près les étapes qui permettront le plus sûrement de passer de la situation présente à la situation future avec les changements souhaités.

Par exemple, si l’on souhaite voyager d’un endroit à un autre, il faut prévoir à l’avance comment le faire. Souhaite-t-on s’y rendre en marchant, en prenant le train, en voiture, en avion ?

Même après avoir répondu à cette question, la planification du voyage n’est pas encore établie. Dispose-t-on de l’argent nécessaire pour payer le voyage et les autres dépenses ? Si le voyage est long, où va-t-on manger et dormir ? Faut-il des documents spécifiques, passeports, visas ? Et si oui, comment les obtenir ? Faut-il enfin que l’on prenne des dispositions pour pallier son absence durant ce voyage ?

Ce type de réflexion et de planification que les gens font pour des choses tout à fait ordinaires de la vie courante, représente exactement l’attitude que devraient adopter les représentants de mouvements politiques et sociaux. Malheureusement, pourtant, la planification stratégique retient rarement l’attention qu’elle mérite chez les représentants de ces mouvements.

Certains en effet croient naïvement qu’il suffit de déclarer leurs objectifs haut, fort et suffisamment longtemps pour que ceux-ci soient d’une manière ou d’une autre atteints.

D’autres pensent que, s’ils restent fidèles à leurs idéaux et principes et témoignent d’eux dans l’adversité, ils font là le maximum possible en vue de la réalisation de leurs objectifs.

Il est certes admirable d’affirmer ses convictions et d’y rester fidèle mais c’est une attitude qui en soi est entièrement inadaptée à un objectif de changement, pour sortir du statu quo et atteindre des buts bien définis.

Bien évidemment, il est beaucoup plus compliqué de changer une société, d’empêcher qu’une société change, de lutter contre une occupation étrangère ou de défendre une société contre une agression, que d’organiser un voyage.

Les gens engagés dans une lutte politique sont pourtant trop rares à reconnaître l’importance capitale d’une organisation stratégique aussi précise que possible avant d’engager toute action.

Très souvent, dans les mouvements sociaux et politiques, les individus et groupes impliqués se rendent compte de la nécessité de prévoir leur manière d’agir. Mais ils font généralement cela sur un très court terme, de façon limitée et tactique.

Ils ne tentent pas d’établir un plan d’action plus étendu, à visée plus durable et stratégique. Cela ne leur semble sans doute pas nécessaire. Il se peut aussi qu’ils soient parfois incapables de penser et d’analyser les choses en ces termes. Ou bien encore, ils se laissent distraire de leur objectif principal en se concentrant plutôt sur des aspects plus secondaires de la lutte, comme répondre aux attaques répétées de leurs opposants ou agir avec passion pour des actions de court terme.

Il se peut aussi qu’ils ne consacrent pas de temps à élaborer une stratégie, ou à rechercher diverses stratégies alternatives qui pourraient les aider à mener à bien leur objectif.

Il faut aussi reconnaître que parfois, les gens n’élaborent aucune stratégie d’action parce qu’au fond d’eux-mêmes, ils ne croient pas que la victoire soit possible. Ils se voient comme de faibles victimes démunies face à des forces invincibles. Ainsi, le mieux qu’ils puissent faire, pensent-ils, est de dire, de témoigner, voire de mourir, en restant fidèles à leurs convictions. En conséquence, ils n’essaient même pas de penser et de planifier leur lutte en termes stratégiques dans le but d’atteindre leur objectif.

Ce qui découle d’une telle incapacité à s’organiser stratégiquement est que les chances de réussite en sont gravement réduites et parfois annihilées. La force des militants est alors gaspillée. Leurs actions deviennent inefficaces.

Certains sacrifient leur vie pour rien et leur cause n’avance pas. L’incapacité à s’organiser stratégiquement risque alors de compromettre les chances de réussite de l’objectif poursuivi.

Sans établissement clair de la conduite stratégique à tenir :

-        l’énergie des activistes peut être détournée vers des objectifs mineurs ou utilisée de manière inefficace ;

-        les occasions de faire avancer leur cause risquent d’échapper des militants ;

-        le cours des événements sera laissé à l’initiative de l’oppresseur ;

-        la faiblesse des résistants augmentera et entravera la réalisation de leur objectif ;

-        les efforts mis en œuvre pour atteindre cet objectif auront très peu de chances d’être couronnés de succès.

Tout au contraire, l’établissement et l’adoption de stratégies intelligentes accroissent les chances de réussite. Mener une action intégrée dans un plan stratégique permet de concentrer ses forces et ses actions en direction du but visé.

Elle peut se concentrer pour servir les objectifs que l’on vise ou bien pour aggraver les faiblesses de son ennemi. Le nombre de victimes et toute autre perte peuvent être considérablement réduits et les sacrifices consentis peuvent l’être de manière beaucoup plus efficace. Ainsi, les chances de succès d’une campagne d’action non6violente sont multipliées.

Mise au point de stratégies intelligentes

Le choix ou la mise au point d’une stratégie intelligente exige :

-        de déterminer précisément le contexte dans lequel la lutte doit être menée ;

-        d’identifier la nature de la différence entre la situation présente et celle qu’on cherche à atteindre ;

-        d’évaluer les obstacles qui peuvent gêner la réalisation de l’objectif et les facteurs qui peuvent la faciliter ;

-        d’estimer les forces et les faiblesses de son opposant, du groupe de résistants auquel on appartient, et des tierces parties qui seraient susceptibles d’aider ou de gêner la lutte ;

-        d’évaluer les avantages et les limites des différents types d’actions envisageables ;

-        de choisir un plan réalisable parmi les options existantes ou en élaborer un entièrement nouveau ;

-        de mettre au point un plan d’action général qui détaille les actions à mener à plus petite échelle et les méthodes d’action spécifiques à utiliser dans le but de servir l’objectif principal (par exemple, quelles actions localisées ou de courte durée doivent être organisées en vue de servir la stratégie définie à un plan plus général).

Niveaux de planification et d’action

Lorsqu’on développe un plan d’action stratégique, il faut avoir présent à l’esprit qu’il existe différents niveaux de planification et d’action.

Au niveau le plus élevé se trouve la stratégie globale. Ensuite se trouve la stratégie elle-même, suivie de la tactique et des méthodes.

La stratégie globale correspond aux idées générales qui permettent de coordonner et diriger toutes les ressources disponibles et nécessaires (économiques, humaines, morales, politiques, organisationnelles, etc.) d’une nation ou d’un autre groupe en vue d’atteindre les objectifs.

La stratégie globale s’appuie sur des considérations concernant la justesse de la cause défendue, les influences susceptibles de s’exercer sur la situation, le choix de la technique d’action qui devra être employée (par exemple la lutte non-violente, la politique traditionnelle, la guérilla ou la guerre conventionnelle), la manière d’atteindre les objectifs recherchés et les conséquences à long terme de la lutte menée.

La stratégie globale définit le cadre dans lequel s’inséreront les stratégies locales du combat. À ce niveau de planification, il est aussi nécessaire de distribuer les tâches générales à accomplir à des groupes de personnes précis et de leur fournir les ressources qui leur permettront de combattre.

De même, il faut aussi se questionner sur la manière dont le combat se rapporte à la réussite des objectifs visés.

La stratégie, à l’intérieur de la stratégie globale, consiste à déterminer la meilleure manière d’atteindre les objectifs visés lors d’un conflit (qu’il soit violent ou non-violent). La stratégie consiste à se demander s’il faut combattre, quand, comment, et de quelle manière le faire avec le maximum d’efficacité pour atteindre certains buts.

La stratégie permet de déterminer la distribution, l’adaptation et l’utilisation des moyens dont on dispose en vue d’atteindre les objectifs poursuivis.

La stratégie peut aussi s’efforcer de créer une situation si favorable que la victoire soit acquise sans lutte ouverte. Lorsqu’elle s’applique à la lutte elle-même, la stratégie consiste à prévoir la manière dont la bataille va se dérouler et comment les différents éléments en jeu doivent s’organiser afin d’atteindre victorieusement les buts visés.

La stratégie oblige à prévoir les résultats probables des actions menées, le développement d’un large plan d’actions, le choix précis du déploiement des groupes sur telle ou telle action locale, et la prévision de ressources nécessaires à la réussite d’une opération menée selon telle ou telle technique.

La stratégie prévoit enfin de faire bon usage de la victoire.

La stratégie opère à l’intérieur de la stratégie globale. Tactiques et méthodes sont, elles, employées pour servir la stratégie. Pour être le plus efficace possible les tactiques et méthodes doivent être sélectionnées et employées dans le but de servir la stratégie choisie et de permettre le succès de la lutte.

Mettre au point une stratégie dans le cadre d’une lutte non-violente suppose de prendre en compte les éléments suivants : ses propres objectifs, ressources et forces, le rôle réel ou possible des tierces parties, les divers moyens d’action possibles de l’adversaire, ses propres moyens d’action tant offensifs que défensifs, les éléments nécessaires au succès de cette lutte non-violente, sa dynamique d’action, et sa capacité à créer du changement.

Une tactique est un plan d’action à court terme, fondé sur l’idée d’utiliser au mieux les moyens de lutte disponibles dans le but d’obtenir un succès limité mais partie prenante de la stratégie définie à plus grande échelle. Une tactique ne se soucie donc que d’une action à portée limitée mais qui s’insère dans le plan stratégique, tout comme la stratégie elle-même s’insère au cœur de la stratégie globale.

Ainsi, toute tactique singulière ne peut se comprendre qu’en appréhendant la stratégie supérieure d’une bataille ou d’une campagne. Les tactiques permettent de définir comment des méthodes d’action particulières doivent s’appliquer et comment des groupes de combattants doivent agir dans une situation particulière.

Les tactiques s’emploient sur des périodes de temps plus courtes, des zones plus réduites (zones géographiques, institutionnelles, etc.), avec un nombre plus restreint de personnes et des objectifs plus modestes que les stratégies.

La méthode désigne quant à elle les moyens d’action spécifique employés dans le cadre de la technique de lutte non-violente. Parmi ceux-ci figurent des dizaines de formes d’actions distinctes, telles que les différents modes de grèves, boycotts, non-coopérations politiques, et autres (voir l’Annexe 2 pour consulter la liste des 198 méthodes d’action non-violente qui ont été utilisées au cours de l’Histoire).

Le développement d’un plan stratégique efficace et responsable en vue d’une forme de lutte non-violente, dépend de la qualité de la formulation et de la sélection de la stratégie générale, des stratégies, tactiques et méthodes.

Quelques éléments-clés de la stratégie non-violente

Il n’existe pas de stratégie-type pour la lutte non-violente, qui permettrait de s’adapter à toutes les situations. En effet, la technique de l’action non-violente rend possible le développement de diverses stratégies permettant d’affronter plusieurs types de situations conflictuelles.

Par ailleurs, la lutte non-violente nécessite souvent d’être intégrée à l’intérieur d’une stratégie générale employant d’autres moyens d’action. Ceci ne signifie pas que la lutte non-violente est compatible avec tout autre mode d’action.

Par exemple, l’emploi de la violence dans le cadre d’une lutte non-violente détruit différents processus par lesquels fonctionne la lutte non-violente, et de ce fait contribue, au mieux à la rendre inefficace, et au pire à l’anéantir ou à conduire à la défaite.

Il est par contre évident que des méthodes d’action comme les enquêtes, les campagnes de sensibilisation, l’information et l’éducation du public, les appels à des personnes chez l’adversaire, les négociations ou tout autre outil d’action, peuvent être employés conjointement et utilement avec la lutte non-violente. Ces moyens d’agir sont fréquemment employés parallèlement à des boycotts économiques ou des grèves du travail par exemple.

Il y a un principe simple qui se révèle essentiel pour les campagnes de lutte non-violente : il consiste à concevoir son plan de lutte de sorte que le succès ne soit dû qu’à soi-même et à son propre camp. Tel était le message de Charles Stewart PARNELL aux paysans irlandais alors que ceux-ci étaient engagés dans une grève du paiement de leurs loyers en 1879-1880 : "Ne comptez que sur vous-mêmes", et sur personne d’autre.

Lorsqu’une lutte non-violente difficile est prévue puis engagée, il est évidemment bon de rechercher un appui limité et non-violent de la part des autres, mais la victoire ne doit dépendre que de son propre groupe.

De cette manière, si aucune aide extérieure n’est prodiguée et si la lutte a été stratégiquement bien préparée, il reste une chance de succès. Si au contraire la lutte s’est par trop appuyée sur une aide extérieure qui vient à manquer alors la lutte est perdue.

D’une manière générale, un soutien extérieur solide surviendra plus sûrement si la lutte, forte mais non-violente, est menée par une population oppressée agissant comme si l’échec ou le succès de l’opération ne dépendaient que d’elle.

La mise au point de stratégies et de tactiques intelligentes en vue de mener des actions non-violentes requiert une compréhension fine de la dynamique et des mécanismes à l’œuvre dans toute lutte non-violente ; ceci est détaillé dans le livre The Politics of Non-violent Action.

Il est important de sélectionner avec attention les plans et les actions qui seront utiles et de rejeter ceux qui nuiront au contraire à l’efficacité de la lutte.

Il faudra également prêter attention à des facteurs annexes tels que les aspects psychologiques, le moral, les éléments géographiques et physiques, l’organisation chronologique, les effectifs dont on dispose, leur force, le lien entre le but poursuivi et les forces à disposition, ainsi que le choix de méthodes d’action spécifiques susceptibles d’aider à atteindre les objectifs fixés par la stratégie et la tactique.

L’importance de la prévision stratégique ne saurait toutefois être exagérée. Elle ne garantit pas l’atteinte des objectifs de la lutte, mais elle est cruciale pour rendre plus efficaces des mouvements politiques et sociaux.

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Published by PatrickEric - dans Culture
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