Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 11:34

Marché Total de BrazzavilleLe terme "capitalisme" se réfère non seulement aux marchés où sont échangés des biens et services et qui ont existé depuis des temps immémoriaux, mais au système d’innovation, de création de richesses, et de changement social qui a apporté à des milliards d’humains une prospérité qui était inimaginable pour les générations précédentes.

Le capitalisme est un système juridique, social, économique et culturel qui embrasse l’égalité des droits et des "carrières ouvertes au talent" et qui dynamise l’innovation décentralisée ainsi que les processus d’essais et erreurs, ce que l’économiste Joseph Schumpeter appelait la "destruction créatrice", à travers le processus volontaire d’échange marchand.

La culture capitaliste célèbre l’entrepreneur, le scientifique, le preneur de risques, l’innovateur, le créateur. Bien que tourné en dérision comme étant matérialiste par des philosophes (notamment marxistes) qui sont eux-mêmes adeptes du matérialisme, le capitalisme est en son cœur une entreprise spirituelle et culturelle.

Le capitalisme est un système de valeurs culturelles, spirituelles et éthiques. Comme les économistes David Schwab et Elinor Ostrom l’ont observé dans une étude de théorie des jeux sur le rôle des normes et des règles dans le maintien des économies ouvertes, les marchés libres reposent fermement sur les normes qui nous contraignent à ne pas voler et qui "renforcent la confiance".

Loin d’être une arène amorale où s’affrontent les intérêts, comme est souvent dépeint le capitalisme par ceux qui cherchent à le saper ou à le détruire, l’interaction capitaliste est fortement structurée par des normes éthiques et des règles.

En effet, le capitalisme repose sur un rejet de l’éthique du pillage et de l’accaparement, c’est à dire le moyen par lequel la plupart des richesses dont jouissent les riches ont été acquises dans d’autres systèmes économiques et politiques.

En fait, dans de nombreux pays aujourd’hui, et tout au long de la plupart de l’histoire humaine, on pense largement que ceux qui sont riches le sont parce qu’ils se sont servis chez d’autres, et surtout parce qu’ils ont accès à la force organisée – en termes contemporains, à l’État.

Ces élites prédatrices utilisent cette force pour obtenir des monopoles et confisquer le produit des autres à travers les impôts. Ils se nourrissent au Trésor de l’État et ils bénéficient de monopoles et de restrictions à la concurrence imposés par l’État. C’est seulement sous les conditions du capitalisme que les gens généralement deviennent riches sans être des criminels.

Le capitalisme met la créativité humaine au service de l’humanité en respectant et en encourageant l’innovation entrepreneuriale, ce facteur insaisissable qui explique la différence entre la façon dont nous vivons aujourd’hui et celle dont vivaient nos ancêtres, génération après génération avant le XIXe siècle. Les innovations qui ont transformé la vie humaine pour le meilleur ne sont pas seulement scientifiques et technologiques, mais aussi institutionnelles.

De nouvelles entreprises de toutes sortes coordonnent volontairement les efforts productifs d’un nombre impressionnant de personnes. De nouveaux marchés financiers et de nouveaux instruments financiers connectent l’épargne et les décisions d’investissement de milliards de personnes vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

De nouveaux réseaux de télécommunications connectent des hommes et des femmes venant de tous les recoins de la planète. (Aujourd’hui, j’ai eu des conversations avec des amis en Finlande, en Chine, au Maroc, aux États-Unis et en Russie, et des commentaires et tchats de Facebook avec des amis et des connaissances des États-Unis, du Canada, du Pakistan, du Danemark, de France, et du Kirghizistan.)

De nouveaux produits nous offrent des opportunités de confort, de loisir et d’éducation totalement inimaginables pour les générations précédentes. (J’écris ceci sur mon Apple MacBook Air).

À d’innombrables égards, ces changements ont rendu nos sociétés radicalement différentes de toutes les sociétés humaines qui les ont précédées. (…)

Capitalisme de libre marché contre capitalisme de copinage

Afin d’éviter la confusion causée par l’utilisation équivoque du terme "capitalisme" par les intellectuels socialistes, le "capitalisme de libre marché" doit être clairement distingué du "capitalisme de copinage", c’est à dire du système qui a plongé tant de nations dans la corruption et l’arriération.

Dans de nombreux pays, si quelqu’un est riche, il y a de fortes chances qu’il (plus rarement elle) détienne le pouvoir politique ou soit un proche parent, ami, ou un partisan, en un mot, un "copain", de ceux qui détiennent le pouvoir, et que la richesse de cette personne est venue, non pas du fait d’être un producteur de marchandises générant une valeur, mais du fait de jouir des privilèges que l’État peut conférer à certains au détriment des autres.

Malheureusement, "capitalisme de copinage" est un terme qui peut, avec une justesse croissante, également être appliqué à l’économie des États-Unis, un pays dans lequel les entreprises en faillite sont communément "renflouées" avec l’argent pris aux contribuables, dont la capitale nationale n’est rien de plus qu’une ruche gigantesque palpitant de lobbyistes "chercheurs de rente", de bureaucrates, de politiciens, de consultants et de militants, et dans laquelle les fonctionnaires nommés du département du Trésor et de la banque centrale (Federal Reserve System), peuvent décider de récompenser certaines entreprises et nuire à d’autres.

Ce copinage corrompu ne doit pas être confondu avec le "capitalisme de libre marché", qui renvoie à un système de production et d’échange fondé sur l’état de droit, l’égalité des droits pour tous, la liberté de choix, la liberté de commercer, la liberté d’innover, la discipline des profits et des pertes, et le droit de jouir des fruits de son labeur, de son épargne et de ses investissements sans craindre la confiscation ou la restriction de ceux qui ont investi, non pas dans la production de richesses, mais dans le pouvoir politique.

Les vagues de changement générées par le capitalisme de libre marché ne plaisent souvent pas aux élites bien établies. Dans la manière dont ils voient le monde, les minorités deviennent arrogantes et les classes inférieures ne connaissent plus leur place. Plus choquant, de leur point de vue, est qu’avec le capitalisme de marché libre des femmes affirment leur propre valeur. La notion de statut est sapée. Les gens créent des relations fondées sur le choix et le consentement plutôt que sur la naissance ou le statut. La haine des conservateurs à l’égard du capitalisme de libre marché, qui était très bien résumée et intégrée par Marx dans ses écrits, reflète la colère face à un tel changement, et souvent la colère face à la perte de privilèges. (…)

Embrasser le capitalisme de libre marché signifie embrasser la liberté de changer, d’innover, d’inventer. Cela signifie s’adapter aux changements et respecter la liberté des autres de faire comme il leur plaît avec ce qui leur appartient.

Cela signifie faire place aux nouvelles technologies, aux nouvelles théories scientifiques, aux nouvelles formes d’art, aux nouvelles identités et aux nouvelles relations.

Cela signifie embrasser la liberté de créer de la richesse, qui est le seul moyen d’éliminer la pauvreté. (La richesse a des causes, mais la pauvreté n’en a pas ; la pauvreté est ce qui résulte lorsque la production de richesses n’a pas lieu, alors que la richesse n’est pas le résultat de la production de pauvreté qui n’a pas lieu).

Cela signifie célébrer la libération humaine et la réalisation du potentiel humain.

Africapitalisme et futur de l’Afrique

L’Afrique a fait la charité pendant trop longtemps. L’histoire traditionnelle à son propos a été celle d’un continent si pauvre qu’il ne peut pas par lui-même se libérer du carcan de la pauvreté, celle d’un continent frappé par la peste de la corruption et de situations économiques dramatiques.

La solution habituelle à ce bourbier, colportée par nos gouvernements à la communauté internationale a été celle de l’aide étrangère.

Dans un Policy briel du Bureau du Conseiller Spécial pour l’Afrique aux Nations Unies (OSAA) et de l’Initiative NEPAD-OCDE sur l’investissement en Afrique pour les décideurs africains et leurs partenaires de développement on peut lire : "L’Afrique reçoit environ 36% de l’aide mondiale totale, plus que toute autre partie du monde".

Au cours des quatre dernières décennies, l’aide à l’Afrique a quadruplé, passant de près de 11 milliards à 44 milliards de dollars, avec une augmentation nette de près de 10 milliards de dollars au cours de la période 2005 – 2008 seulement. Nos gouvernements ont tendu la sébile de l’Afrique, passant d’un pays développé à l’autre comme un pauvre demandant l’aumône. En tant qu’africain qui aime son continent, je trouve cela ignoble et déshumanisant.

Malheureusement, ce récit-là n’a relaté qu’un côté de l’histoire. Dans une conférence TED en 2009 l’écrivain nigérian Chimamanda Adichie expliquait la catastrophe d’une "histoire unique", une histoire d’autant plus catastrophique lorsque les gouvernements africains sont les conteurs.

Je considère que notre histoire, notre identité en tant qu’africains, n’est pas en sécurité entre les mains de bureaucrates globe-trotters et préfère me tourner vers la nouvelle génération d’intellectuels africains que l’économiste ghanéen George AYITTEY appelle "la génération guépard".  

Beaucoup de ces "guépards" sont de jeunes Africains qui ne sont pas satisfaits du statu quo et sont prêts à raconter une autre version de l’histoire : leur histoire. Ces gens-là voient l’entreprenariat et l’innovation comme des moyens de réussite pour l’Afrique, soit un changement radical par rapport au paradigme de la centralisation et du contrôle étatique, qui a été la norme depuis trop longtemps. Ils racontent leur histoire de l’Afrique, celle d’une réussite économique, soulignant l’importance de l’entreprise privée et du capitalisme dans la réalisation de la croissance économique.

Ces Africains créent des entreprises et lancent des groupes d'étudiants défendant une vision dans laquelle le capitalisme est une alternative viable au contrôle de l’État, insistant sur la capacité du marché à tirer des millions de gens de la pauvreté. Voilà à qui je peux faire confiance pour raconter notre histoire.

Depuis 2010, l’entrepreneur nigérian Tony ELUMELU a raconté son histoire : celle d’une Afrique ayant le potentiel pour répondre à ses défis économiques et sociaux récurrents par l’entreprise privée et l’entrepreneuriat plutôt que par l’aide ou la charité inter-étatique. Il fait la promotion de ce qu’il appelle l’Africapitalisme.

Selon lui, "alors que l’entreprise privée et l’esprit d’entreprise prennent racine en Afrique, ils démontrent leur capacité à résoudre les problèmes sociaux. C’est un départ radical par rapport à l’ancien modèle d’États centralisés gérant des industries primaires, avec, en complément, l’aide étrangère et la charité".

Dans son manifeste, Africapitalism : The Path to Economic Prosperity and social Wealth (Africapitalism : La voie de la prospérité économique et de la richesse sociale), il défend sans équivoque l’entreprise privée et le capitalisme, encourageant "les investissements de long terme qui créent de la richesse qui aident à bâtir des ‘communautés’ et créent des opportunités pour sortir de l’extrême pauvreté".

Il plaide pour des solutions de marché pour résoudre les problèmes sociaux de l’Afrique et promeut le capitalisme en tant qu’approche pour "reconstruire l’Afrique et en faire une ‘marque’, comme terre d’investissement, d’innovation et d’esprit d’entreprise".

Je suis d'accord avec lui sur ce point et pense que cette approche de stratégie de marque pour l’Afrique est plus utile que n’importe quelle campagne étatique. À côté du travail de Tony ELUMELU, des organisations comme AfricanLiberty.org ainsi que d’autres innombrables organisations et individus prêtent leurs voix à la promotion du capitalisme en Afrique.

Je suis optimiste quant à l’avenir du continent.

Partager cet article

Repost 0
Published by PatrickEric
commenter cet article

commentaires

  • : Mampouya.com
  • Mampouya.com
  • : Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo
  • Contact

  • Patrick Eric Mampouya
  • Patrick Éric Mampouya
  • Patrick Éric Mampouya

Recherche

Mes Héros : Mort Pour un Autre Congo

bruno-ossébighislin_simplice_ongouya.jpg

Congo : Textes Divers

2306_Bourses_etudes.pdf 2306_Bourses_etudes.pdf bilan matondo congo bilan matondo congo Bruno-OSSEBI.doc Bruno-OSSEBI.doc Budget-de-l-Etat-Exercice-2007.pdf Budget-de-l-Etat-Exercice-2007.pdf Budget-de-l-Etat_Exercice-2008.pdf Budget-de-l-Etat_Exercice-2008.pdf Code-des-Investissements-Miniers-du-Congo.pdf Code-des-Investissements-Miniers-du-Congo.pdf Code-Forestier-du-Congo.pdf Code-Forestier-du-Congo.pdf Constitution-du-15-mars-1992 Constitution-du-15-mars-1992 Constitution du 29 novembre 2001 Constitution du 29 novembre 2001

Contrat-Consulting-Longbeach-Bermuda-Elenga-LTD.jpg Contrat-Consulting-Longbeach-Bermuda-Elenga-LTD.jpg Contrat-Consulting2.jpg Contrat-Consulting2.jpg Contrat-Consulting3.jpg Contrat-Consulting3.jpg Contrat-Consulting4.jpg Contrat-Consulting4.jpg Contrat-Partage-HM-NKOSSA-Contrat-PP.pdf Contrat-Partage-HM-NKOSSA-Contrat-PP.pdf Contrat-Partage-Kouakouala.pdf Contrat-Partage-Kouakouala.pdf Contrat-Partage-Kouilou.pdf Contrat-Partage-Kouilou.pdf Contrat-Partage-Madingo.pdf Contrat-Partage-Madingo.pdf Contrat-Partage-MarineVI-VII-KITINA.pdf Contrat-Partage-MarineVI-VII-KITINA.pdf Contrat-Partage-MarineX.pdf Contrat-Partage-MarineX.pdf Contrat-Partage-Mer-TP-Nord.pdf Contrat-Partage-Mer-TP-Nord.pdf Contrat-Partage-Mer-TP-Sud.pdf Contrat-Partage-Mer-TP-Sud.pdf Contrat-Partage-PEX.pdf Contrat-Partage-PEX.pdf Contrat-Partage-PNGF-Contrat-PP.pdf Contrat-Partage-PNGF-Contrat-PP.pdf D-cret-n--2004-30-du-18-f-vrier-2004.doc D-cret-n--2004-30-du-18-f-vrier-2004.doc  D-cret-n--2008---5-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---5-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---56-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---56-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---58-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---58-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---60-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---60-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---64-du-3i-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---64-du-3i-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---t5-du-n-f-vrier-2008.pdf D-cret-n--2008---t5-du-n-f-vrier-2008.pdf D-cret-n--2008--3-du-11-janvier-2008.pdf D-cret-n--2008--3-du-11-janvier-2008.pdf D-cret-n--2008-84--.-du-15-avril-2008.pdf D-cret-n--2008-84--.-du-15-avril-2008.pdf D-cret-sur-la-transparence.pdf D-cret-sur-la-transparence.pdf D-cret-sur-les-op-rations-des-services-de-l--tat.pdf D-cret-sur-les-op-rations-des-services-de-l--tat.pdf decret-election-presidentielle.jpg decret-election-presidentielle.jpg decret_du_09_10_2008.pdf decret_du_09_10_2008.pdf Enl-vement-des-Stocks-de-P-trole-2005.pdf Enl-vement-des-Stocks-de-P-trole-2005.pdf Facture-d-Hotel-de-Sassou---N-Y.pdf Facture-d-Hotel-de-Sassou---N-Y.pdf

Feuilledecomptabilit-1.pdf Feuilledecomptabilit-1.pdf Guide du journalisme indépendant Guide du journalisme indépendant Le Plan Mouébara au CMAS 1 Le Plan Mouébara au CMAS 1 Le Plan Mouébara au CMAS 2 Le Plan Mouébara au CMAS 2 Le Plan Mouébara au CMAS 3 Le Plan Mouébara au CMAS 3

Les-Sages-Mbochis.pdf Les-Sages-Mbochis.pdf Les-factures-du-fils-de-Sassou.pdf Les-factures-du-fils-de-Sassou.pdf Statuts de T. I. France Statuts de T. I. France LISTEOP_C2G-EY.pdf LISTEOP_C2G-EY.pdf Loi-Electorale-du-Congo.pdf Loi-Electorale-du-Congo.pdf Loi-du-24-novembre-2001.doc Loi-du-24-novembre-2001.doc Loi-176-2003-du-18-janvier-2003.doc Loi-176-2003-du-18-janvier-2003.doc LISTEOP_KPMG.pdf LISTEOP_KPMG.pdf Note-Circulaire-AdministrateurSNPC.pdf Note-Circulaire-AdministrateurSNPC.pdf okouna-petro jugement&plaidoirie okouna-petro jugement&plaidoirie PID-2006.pdf PID-2006.pdf Pland-actionBonneGouvernancePool2.pdf Pland-actionBonneGouvernancePool2.pdf R-echelonnement-de-la-Dette-du-Congo-par-le-Club-de-Paris.pdf R-echelonnement-de-la-Dette-du-Congo-par-le-Club-de-Paris.pdf Rapport-Cofipa.pdf Rapport-Cofipa.pdf Rapport-de-la-Cour-des-Comptes.pdf Rapport-de-la-Cour-des-Comptes.pdf Rapport-KPMG-09-2006.pdf Rapport-KPMG-09-2006.pdf Rapport-KPMG-12-2006.pdf Rapport-KPMG-12-2006.pdf Rapport-KPMG-du-16-avril-2007.pdf Rapport-KPMG-du-16-avril-2007.pdf Rapport-TOFE-2005.pdf Rapport-TOFE-2005.pdf RECOURNSo-0-132008-du-O3J-uin-2008.PDF RECOURNSo-0-132008-du-O3J-uin-2008.PDF Redevance-2006.pdf Redevance-2006.pdf Requ-te-en-annulation.PDF Requ-te-en-annulation.PDF Service-de-S-curit-.pdf Service-de-S-curit-.pdf SOCAPALM Exposé de la Situation SOCAPALM Exposé de la Situation Suivi-Bonus-2005.pdf Suivi-Bonus-2005.pdf