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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 09:58

lagriffeSanctionné par erreur pour une durée indéterminée par le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, le directeur du journal LA GRIFFE attend la levée de la sanction en vain. Ce, malgré sa requête déposée au cabinet de Philippe Mvouo, Président de ce conseil.

 

Pour avoir publié « un article séditieux » en décembre 2013, LA GRIFFE, le journal satirique paraissant à Brazzaville, avait écopé d’une interdiction de parution. Cette sanction infligée par le Conseil supérieur de la liberté de communication, au sortir d’une réunion extraordinaire a fait monter au créneau Monsieur Sébastien Patrick DZEBA directeur de publication de ce journal.

Ce dernier estime que, son journal est injustement sanctionné et le titre pour lequel le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication tire la légitimité de sa sanction n’avait jamais été publié par son journal.

Le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (CSLC) avait tripatouillé le titre de son journal. Monsieur Sébastien Patrick DZEBA a déposé une requête sur demande du président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, mais la réponse ne vient pas, voici plus d’un mois.

Nous l’avons rencontré pour en savoir un peu plus

 

 Propos recueillis Patrick Eric Mampouya


Question : Nous avons entendu parler de votre sanction écopée par erreur. Qu’en est-il exactement.

Sébastien Patrick DZEBA : Effectivement, notre journal LA GRIFFE fut sanctionné le 5 décembre 2013 par le Conseil Supérieur de la Liberté de communication. A cette date, trois journaux furent interdits de parution au Congo Brazzaville pour publication d’articles séditieux.

En ce qui nous concerne, le collège des membres du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication réunie en session extraordinaire nous avait accusés d’avoir publié un titre sur lequel nous traitions, d’après lui, quatre chefs d’Etat africains de dictateurs et tortionnaires.

Pour nous, nous plaçons cette sanction dans le cadre d’une erreur commise par le Conseil supérieur de la liberté de communication et nous attendons que LA GRIFFE soit rétablie dans ses droits.

Question : Comment ces éminents conseillers sont-ils arrivés à cette erreur sans le savoir et vous avez laissez-faire ?

Sébastien Patrick DZEBA : Ce sont des humains. On peut être Chef de l’Etat, ministre, magistrat, docteur, journaliste, étudiant, élève, cultivateur, menuisier, maçon et qui sais-je encore, pour moi l’erreur est humaine. Le Conseil supérieur de la liberté de communication a commis une erreur. Un point c’est tout.

Question : Parlez-nous de cette erreur. Que s’est-il réellement passé ?

Sébastien Patrick DZEBA : Dans sa délibération du 5 décembre 2013, le collège des membres du Conseil supérieur de la liberté de communication, siégeant en session extraordinaire avait, à cet effet, interdit de parution trois journaux dont LA GRIFFE notre journal pour avoir publié, semble-t-il, dans notre édition n° 193, un article séditieux intitulé : « Les dictateurs et tortionnaires africains (Robert Mugabe, Paul Biya, Denis Sassou Nguesso et Idriss Deby,)  sont-ils sauvés ? »

Seulement, force est de constater que le numéro 193 dans lequel se trouverait ce titre n’existe pas dans la série des éditions publiées par mon journal d’autant plus que la dernière parution des éditions du journal LA GRIFFE est le numéro 192.

Plus grave encore, ce titre pour lequel nous avions été sanctionnés n’avait jamais été publié dans nos éditions. Nous avions publié dans notre édition n°192 un texte sur la nouvelle procédure de la Cour Pénale Internationale (PCI) à l’endroit des autorités africaines jouissant de l’immunité de hautes fonctions. Cette nouvelle procédure de la CPI faisait état de l’usage désormais de la visioconférence… Ce qui veut dire, les autorités africaines, jouissant de l’immunité présidentielle, ministérielle etc., devraient désormais être entendues sur vidéo.

Sur la base donc de ce texte de la CPI, nous avons fait un article intitulé : « Les dictateurs et tortionnaires africains sont-ils sauvés ? » le Conseil a ajouté les noms des chefs d'Etat sur ce titre.

Le comble est que ni notre titre, ni le corps de notre article ne citent les noms des chefs d’Etat tels qu’ils ont été ajoutés par le Conseils supérieur de la liberté de communication dans sa délibération proclamant la sanction.

Je suis allé personnellement chercher la délibération dans lequel était mentionné ce titre. J’ai repris mon journal et je me suis rendu compte que le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication avait fauté en ajoutant les noms de ces chefs d’Etat sur notre titre. Ce qui est très grave pour une institution qui se respecte. Mais, j’ai classé cette appréciation dans le cadre de l’erreur parce que, traiter des éminents chefs d’Etat de dictateurs et tortionnaires ne relève pas de la culture des journalistes de mon organe.

J’en ai parlé aux militants des droits de l’homme, à bien des confrères et à certains amis exerçant au secrétariat du Conseil supérieur de la liberté de communication dans l’espoir de voir les membres de ce Conseil annuler cette sanction prise par erreur.

Seulement l’attente a été vaine. J’ai pris un exemplaire du n° 192 qui justifie notre dernière édition et la copie de la délibération du conseil, je suis allé voir monsieur Philippe MVOUO, le Président du Conseil supérieur de la liberté de communication, qui est aussi l’un des signataires de cette délibération pour lui signifier l’erreur commise par le collège des membres de l’institution dont il a la charge de diriger les destinées.

Ce dernier constatant, sans doute l’erreur, m’a demandé de vive voix de déposer une requête dans lequel je devais tout expliquer afin que le Conseil statue dans un bref délai sur cette sanction. Mais, voici plus d’un mois, cette requête est restée sans suite.

Question : Le Conseil supérieur de la Liberté de Communication respecte-t-il une durée préétablie pour statuer sur une requête ?

Sébastien Patrick DZEBA : Je ne pense pas puisque le Président Philippe Mvouo avait parlé d’un bref délai. Il n’avait pas parlé d’«un bref délai d’une durée indéterminée. »

Question : Que compteriez-vous faire au cas où le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication ne levait pas la sanction ?

Sébastien Patrick DZEBA : Nous ne parlons pas dans ces termes. Notre requête avec le journal a été déposée de façon officielle au secrétariat du président du Conseil avec accusé de réception. Nous n’avons jamais publié un tel titre. La preuve matérielle de notre dernière publication est là.

Le Conseil supérieur de la Liberté de Communication possède, sans doute, une commission juridique en dehors des éminents journalistes qui y évoluent. Il revient donc aux membres du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication de dire si ces chefs d’Etat africains sont des dictateurs et tortionnaires. A eux de se justifier à propos.

Pour nous, nous sommes sur la thèse de l’erreur. Le Conseil doit lever sa sanction. Un point, c’est tout. Nous tenons compte des sages conseils du Président MVOUO qui m’avait demandé de déposer la requête.

Si et seulement si le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication refusait de lever sa sanction, je pense que nul n’est au-dessus de la loi dans notre pays. Il aura, à cet effet, l’obligation judiciaire de nous présenter l’exemplaire du journal LA GRIFFE n° 193 dans lequel il tire la légitimité de cette sanction. Une fois l’exemplaire présenté, nous poursuivrons les auteurs pour piraterie, tripatouillage et falsification d’un titre publié officiellement dans notre journal. Ces motifs nous conduiront ipso facto à la diffamation, à la fausse accusation et que sais-je encore.

N’oubliez pas qu’au 5 décembre 2014, nous totaliserons une année d’interdiction de parution. C’est une lourde sanction que nous subissons par erreur.

Question : La clameur publique indique que les autorités congolaises ne veulent pas voir paraitre les journaux dit de l’opposition. Confirmez ou infirmez-vous cette information ?

Sébastien Patrick DZEBA : D’emblée, je vous dis LA GRIFFE n’est pas un journal de l’opposition. Je suis désolé si notre ligne éditoriale fait trémousser des hommes du pouvoir ou ragaillardie ceux de l’opposition. 

Nous accompagnons notre jeune démocratie à l’apogée de gloire en respect de l’article 19 de notre constitution du 20 janvier 2002 qui donne le droit à tout citoyen d’exprimer et de diffuser librement son opinion par la parole, l’écrit, l’image ou tout autre moyen de communication.

Si s’exprimer en toute indépendance par écrits ou dénoncer les mauvaises pratiques courantes c’est collaborer avec l’opposition, je vous réponds tout de suite que cette définition, à mon entendement, n’émane que de ceux qui ont peur de la vérité, c’est-à-dire des flibustiers politiques.

Quant à la question de confirmer ou d’infirmer si les autorités de congolaises ne veulent pas voir des journaux dit de l’opposition. J’ignore s’il y a des journaux subventionnés par des opposants ou appartenant aux opposants au Congo.

En ce qui me concerne, LA GRIFFE n’est pas de l’opposition.

Question : La clameur publique indique que les journaux suspendus et interdits de parution par le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication depuis l’arrivée de l’actuel président à la tête de ce Conseil sont ceux dirigés par des ressortissants du sud. On peut, entre autres, citer les journaux comme LA GRIFFE votre journal, LA VOIX DU PEUPLE, LA VERITE, TALASSA, LE GLAIVE, LE TROTTOIR, SEL-PIMENT, LE NOUVEAU REGARD, ECHO NEWS etc. Que dites-vous à propos ?

Sébastien Patrick DZEBA : Votre constat peut-être fondé puisque tous ces journaux ont effectivement été suspendus et d’autres interdits de parution en moins d’une année.

Bien que tous ces journaux aient pour promoteurs des ressortissants du sud, il y a quand même d’autres journaux qui sont revenus sur la place publique sans changer leurs lignes éditoriales après leurs sanctions.

Question : Quel terme aimeriez-vous s’il vous était demandé si Votre journal était sanctionné de façon arbitraire, dictatoriale ou tribale?

Sébastien Patrick DZEBA : Pour l’heure, nous parlons d’une erreur occasionnée suite à une mauvaise lecture de notre journal. Ce titre qui cite les présidents Robert Mugabe, Paul Biya, Denis Sassou Nguesso et Idriss Deby comme dictateurs et tortionnaires africains est le fruit du conseil supérieur de la liberté de communication.

Nous n’avons jamais écrit cela dans notre journal et nous n’avons jamais publié le numéro 193 dans lequel se trouverait ce titre. Connaissant notre métier, les rédacteurs du journal LA GRIFFE ne peuvent en aucun cas plonger dans ces adjectifs contre ces chefs d’Etat  

Ce qui veut dire, nous ne sommes pas sur la théorie de l’arbitraire, de la dictature ou du tribalisme. Nous parlons d’une erreur que le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication doit déparer.

Question : Dans quelques jours vous totaliserez une année d’interdiction de parution. Comment vivez-vous cette sanction ?

Sébastien Patrick DZEBA : C’est très difficile de devenir brutalement chômeur quand vous êtes père de famille. Et, c’est très dur d’être chômeur imposé au 21e siècle où tout est à acheter et où tout est réglé avec l’argent.

Vous avez en face les frais du loyer, les frais de scolarité des enfants, la famine au quotidien, sans oublier les problèmes de santé… Je ne sais pas si les membres du Conseil supérieur de la liberté de communication qui avaient pris cette sanction contre nous, ont déjà vécu cet épisode. Moi, je suis rempli de dettes et je frôle le suicide. Arrêtons d’en parler.

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Published by PatrickEric - dans Politique
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