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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 23:18

 

 

LES ANTI-CORRUPTEURS CORROMPUS

Par ELVIS NGATSE

bopaka el hadl djibrilL'observatoire anticorruption (OAC) a été crée par la loi n°16-2007 du 19 septembre 2007. L’OAC est une structure indépendante chargée de mettre notamment en œuvre pour le compte du Gouvernement congolais,  un plan d’action en matière de lutte contre la corruption.

Le 1er novembre dernier, sur la chaîne de la TV nationale congolaise, un reportage sur l’évolution des travaux du siège de cet organisme, a montré que ceux-ci étaient arrêtés, du fait des manœuvres d’une société véreuse.

Cette société aurait perçue en totalité l’argent pour exécuter ses travaux. Depuis, elle  n’arrive plus à avancer, laissant le siège de l’OAC attaqué par les eaux de pluie et empêchant partant les anti-corrupteurs de travailler dans les bonnes conditions.

Le reportage est revenu sur le cri de colère du vice-président de l’OAC, Mr Djibril BOPAKA, qui n’a pas manqué de menacer de poursuites judiciaires la société attributaire de ce marché si l’exécution des travaux ne reprend pas dans les délais.

Coup de tonnerre le matin du 7 novembre 2011. La société attributaire de ce marché a réagi,  à travers une mise au point parue dans la presse écrite congolaise. En effet, la société Babylone,  puisque c’est d’elle qu’il s’agit, reconnaît avoir obtenu le marché portant réhabilitation du siège de l’OAC, et celui de la construction d’une salle de réunion. Le coût total de ses deux chantiers est de 257 746 000 FCFA.

Seulement, les travaux selon la susdite qui ont été réalisés à 75% ne peuvent se poursuivre au motif que l’observatoire anti corruption via ses dirigeants auraient demandé et obtenu d’elle le versement de pots de vin d’un montant de 24 000 000 FCFA. Ce qui serait,  poursuit le texte de la mise au point, à l’origine de l’arrêt brutal des travaux,  et la Société Babylone demande par conséquent à l’OAC de lui rembourser cette somme afin de lui permettre de finir les travaux objets du contentieux.

Mais dans quel pays vivons-nous ?

Voilà un anti-corrupteur corrompu qui crie au corrompu. La fameuse histoire du voleur qui crie au voleur ou encore de celle du pyromane qui crie au feu. Voilà un organisme mis en place par l’Etat pour lutter contre la corruption, qui se fait prendre au piège du mal qu’il est censé combattre.

Cette histoire semble tellement belle pour être vraie. Nous espérons qu’il s’agit d’un mensonge professé par la Société Babylone pour gagner du temps, histoire de s’organiser financièrement afin de relancer les travaux ou tout simplement d’un malentendu.

Autrement, cette histoire sera révélatrice des liens ambigus qui existent entre l’Etat et certaines entreprises. Ce qui corroborerait, l’idée que les marchés publics ne sont attribués et payés à certaines entreprises chez nous, que dans le but de faire débloquer les fonds au trésor public afin d’enrichir les hommes politiques et non pour assurer la construction nationale.

Laurent TENGO,  qui anime la commission nationale anti-corruption, a publié un rapport en octobre dernier, qui fait ressortir une perte pour l’Etat d’un montant de 82 milliards de FCFA au titre des marchés publics attribués aux opérateurs économiques qui n’ont pas été exécutés.

A côté, aucun opérateur économique n’est toujours inquiété après la publication de ce rapport. Est-ce parce que l’argent débloqué par le Trésor public va en réalité dans la poche des hommes politiques en empruntant le canal des entreprises privées ?

En tout cas, c’est le circuit que l’argent semble prendre au pays de Marien. Babylone a servi de courroie de transmission financière entre le Trésor public et les responsables de l’anti-corrupteur.

Une chose est certaine, nous sommes désormais édifiés sur la réalité du circuit que prend l’argent chez nous. Vous avez dit anti-corrupteur corrompu ?

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Gilbert ONDONGO DOIT COMPRENDRE QUE LE PEUPLE EST MÛR

Où est Passé la loi de Règlement et le Collectif Budgétaire ?

Par Ghys Fortune DOMBE BEMBA (Talassa)

La série des questionnements suscités au sein des populations congolaises par le budget de l’Etat exercice 2012, fait toujours couler l’encre et la salive. Les gros chiffres, rendus publics par le gouvernement dans le cadre de ce budget très bien garni de 3. 645 milliards 575 millions de francs CFA, donnent des vestiges à la majorité des Congolais qui se pose pour une énième fois la question de savoir à quoi va encore servir tout cet argent, alors que tout manque dans le pays ?

A qui peut profiter un budget qui ne prend pas en compte certaines aspirations des populations. Ces populations qui attendent depuis belle lurette l’amélioration de leurs conditions de vie. 

Ces derniers temps, on dit que les budgets de l’Etat dégagent des excédents prévisionnels évalués à des milliards de francs CFA qui sont, soi-disant, affectés à l’approvisionnement des comptes à termes du Trésor public. 

Mais les Congolais qui ne sont pas naïfs, ne croient pas à cet argument du gouvernement qualifié par eux de bluff. Pour preuve, jusqu’à présent, aucune réponse exacte n’est donnée à tous les parlementaires qui s’évertuent à connaître la somme d’argent déjà versée au niveau de ces comptes à termes du Trésor  public. Ne dit-on pas qu’un mensonge quel qu’il soit, finit toujours par être rattrapé par la vérité ? 

En effet, le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, M. Gilbert ONDONGO a dû constater le 28 octobre 2011 que des murmures ont fusé de tous les côtés de la salle quand il a parlé, lors de la présentation du budget 2012 à l’Assemblée nationale congolaise, de la ferme volonté du régime de SASSOU NGUESSO de focaliser pour l’année 2012, une attention particulière aux questions concernant l’accès à tous les Congolais aux soins de santé de qualité à bon prix, à l’eau potable, à l’électricité. 

Le ministre Gilbert ONDONGO a-t-il oublié que beaucoup de vaines promesses ont été déjà, depuis longtemps, faites dans ce sens ? Qui veut donc tromper qui dans ce pays ?

M. ONDONGO qui a embrouillé l’assistance lors de cette cérémonie, en se vantant que le Congo va respecter en 2012, comme il a été le cas pour 2011 et 2010, les quatre critères de convergence sous-régionale édictés par la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC)  à savoir le solde budgétaire de base supérieur à 0% du Produit Intérieur Brut (PIB) ; le taux d’inflation annuel inférieur à 3% ; l’encours de la dette publique inférieur à 70% du PIB et la non accumulation des arriérés extérieurs et intérieurs, fait-il express d’ignorer que derrière ces performances trompeuses qui ne sont que de la poudre blanche aux yeux, les Congolais vivent toujours dans la pauvreté avec moins d’un dollar par jour, soit moins de 550 francs CFA.

N’est-ce pas là où le bât blesse ? Le pouvoir de SASSOU NGUESSO avec ses ministres qui sont incapables d’apporter les vrais changements au profit du pays, ne devrait-il pas cesser d’être hypocrite parce que les populations en ont marre des fausses promesses bizarres ? 

Que peut-on nous dire du pouvoir d’achat des Congolais qui est à son plus bas niveau depuis plusieurs années malgré les milliards de francs CFA engrangés par le Congo Brazzaville. Si le régime se tape le luxe d’offrir des mallettes d’argent à des autorités politico-administratives françaises, comme l’a dénoncé dernièrement M. Robert BOURGI, c’est qu’il y a beaucoup d’argent chez nous. Mais pourquoi, on se complait donc  de ne pas le mettre à la disposition des populations qui végètent et pataugent dans la pauvreté et la misère. 

Comme le disent vulgairement nos compatriotes, si cette croissance économique nationale qui va osciller autour de 10% en 2012, n’apporte rien de spécial dans les ménages pourquoi devrait-on s’en vanter ? Ce qui est prioritaire pour les Congolais en ce moment, c’est l’accès pour tous au bien être, dans le strict minimum.  

Où est passé la loi de règlement et le collectif budgétaire ?

En matière des finances, on devrait cesser d’enfreindre les normes déontologiques. Nombreux sont nos compatriotes qui, vraiment fatigués de constater les mêmes irrégularités, ne comprennent pas pourquoi les choses dans notre pays ne se font pas selon les règles de l’art, comme dans les pays des autres ? 

En témoigne le manque depuis longtemps pendant l’examen et l’adoption des lois des budgets de l’Etat, des lois de règlement, alors que leur présence est très importante dans ce cadre. Les députés de l’opposition qui l’ont toujours fustigé, sont restés sur leur soif. Le chien aboie et la caravane passe. Comme on le constate, le pouvoir de SASSOU s’est toujours entêté de violer les lois et règlements en vigueur dans le pays.

Là où la pierre achoppe également, c’est le fait que malgré les changements positifs qui interviennent pendant l’exécution du budget, aucun collectif budgétaire n’est envisagé. N’a-t-on pas le droit de croire qu’il y a anguille sous roche ? Le gouvernement aurait-il des intentions de cacher certaines vérités face à ce manquement gravissime. 

Le gouvernement parle de la baisse de la production pétrolière estimée en 2012 à 105 millions de barils contre à peu près 126 millions de barils en 2011, mais ce qui est plus intéressant pour les Congolais, c’est le fait que les recettes pétrolières  ne vont pas diminuer puisqu’elles seront de 2.407 milliards 575 millions de francs CFA contre 2.223 milliards 141 millions de francs CFA en 2011. 

Avec la conjoncture, les choses peuvent évoluer à la hausse. Comme pour dire qu’avec la flambée des prix du baril qui pourrait être observée, les prévisions des recettes pétrolières contenues dans le budget 2012, devraient de facto être en augmentation. Mais comme toujours, rien ne sera entrepris pour réviser le budget. 

Qui tire profit dans toutes ces jongleries ?  Et pourquoi, les élus du peuple ferment-ils les yeux devant ces manquements anticonstitutionnels, qui ne contribuent qu’à protéger les détournements des deniers publics qui sont perpétrés par une poignée de dignitaires du pouvoir de Brazzaville ? 

Le ministre ONDONGO peut-il avouer que ces fautes, considérées comme très graves en matière de gestion des finances de l’Etat, par les experts en finances, favoriseraient-elles la bonne gouvernance et l’orthodoxie financière tant recommandées, au profit de notre pays, par les institutions financières internationales à l’instar de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) ? Même quand des voix s’élèvent pour condamner toutes ces fautes blâmables, le ministre  ONDONGO et ses prédécesseurs, ont toujours trouvé des prétextes pour s’en défendre.

Il n’est pas également moins important de signaler que la comptabilité de l’exécution du budget de l’Etat doit être enregistrée dans deux documents à savoir le compte administratif pour l’ordonnateur et le compte de gestion pour le comptable. Ces documents devraient être conformes en écriture dans la loi de règlement, d’où l’importance de la mise à jour de cette loi de règlement qui pourrait favoriser des cas de tricherie éventuelle. Comme on le sait, au Congo Brazzaville, la gestion des finances publiques porte sur deux textes fondamentaux que sont la loi n° 1-2000 du 1er février 2000 portant régime financier de l’Etat et le décret n°2000-187 du 10 août 2000 portant règlement général sur la comptabilité publique. D’après, de nombreux observateurs de la vie économique du pays, on constate sur une longue période, une mauvaise exécution du budget général de l’Etat, notamment dans son volet investissement.

Dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale, les recommandations de la Cour des comptes, les interpellations du gouvernement et les enquêtes parlementaires rendues possibles par ces deux textes précités, se situent dans la logique du médecin après la mort, se réduisant donc le plus souvent à des dénonciations spectaculaires du reste sans suite positive.      

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BIENTÔT UNE SOCIETE DE BOURSE AU CONGO 

La première société de bourse au Congo, "La Financière", verra le jour en novembre prochain, a annoncé à Brazzaville le directeur général de la société, Innocent DIMI. "Il est légitime que le Congo Brazzaville ait sa bourse. Le Congo est un petit pays, mais il regorge d'importantes ressources et est en passe de devenir une place économique forte", a expliqué à la presse M. DIMI. 

"La Financière", qui démarrera officiellement le 21 novembre prochain ses activités à Brazzaville, est une société anonyme au capital d'un milliard de francs CFA, soit environ deux millions de dollars américains, détenu par des actionnaires Français, Congolais et Ivoirien. Selon M. DIMI, sa compagnie bénéficiera de la riche expérience en la matière de ses trois partenaires : Maréchal Associé de France, la société Du Bus SA de Lille, en France, et BN Finances de Côte d'Ivoire. La partie technique de "La Financière" sera basée à Lille, en France.

Selon M. DIMI, la faiblesse de la culture boursière au sein de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) rend l'approche commerciale spécifique centrée sur l'accompagnement des potentiels acteurs. Il a expliqué que "La Financière" représentait une alternative aux côtés des crédits classiques (banques et micro finances), un autre mode de financement de l'économie nationale en procédant par APE (Appel public à l'épargne), négociation de titres de propriété (actions) et de dettes à long terme (obligation).

"La Financière" exerce tous les métiers de la bourse, à savoir l'ingénierie financière, la compensation multiple, la négociation et placement, les études et analyses financières, la conservation de titres (dépositaire), la gestion sous mandat de portefeuille, l'animation de certaines valeurs (liquidity provider).

"La Financière" est également la troisième société de bourse dans la zone CEMAC, après celle du Cameroun et du Gabon. La CEMAC regroupe six pays : Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad.

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Published by PatrickEric - dans Politique
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