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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 22:58

Par Philippe BERNARD (Le Monde)

obian_sassou_bongo.jpgLes menaces liées à l'instruction judiciaire en cours sur leurs éventuels "biens mal acquis" en France n'ont pas tempéré leur goût du luxe. Les trois présidents africains visés par la plainte déposée à Paris en 2008 par l'organisation Transparence International France (TIF) pour "recel de détournement de fonds publics" ont continué depuis lors, comme s'ils se sentaient intouchables, à amasser objets de luxe et voitures d'exception.

Révélée par des documents dont Le Monde a pris connaissance, la liste des acquisitions effectuées récemment par les familles BONGO (Gabon), SASSOU NGUESSO (Congo Brazzaville) et OBIANG (Guinée équatoriale) donne le vertige. Ces achats somptuaires prennent une dimension politique nouvelle dans le contexte des révolutions arabes où l'enrichissement personnel des dictateurs a alimenté les colères populaires.

Les policiers de l'Office Central pour la Répression de la Grande Délinquance Financière (OCRGDF), mandatés par les juges d'instruction parisiens Roger Le LOIRE et René GROUMAN, ont ainsi établi que Ali BONGO, fils de feu Omar BONGO, a acquis en France, en 2009, une Bentley, quelques mois avant d'être élu président du Gabon, à la suite du décès de son père en juin de cette année-là. Les policiers précisent que le choix de M. BONGO, actuel chef d'un État dont 20 % de la population vivent avec moins de 2 dollars par jour, s'était porté sur le modèle "Continental Flying speed". Ce bolide de 2,5 tonnes, capable d'atteindre 322 km/h, est facturé plus de 200 000 euros.

La famille de Denis SASSOU NGUESSO, président du Congo Brazzaville, n'est pas en reste : son épouse Antoinette a acquis en France, début 2010, une Mercedes classe E immatriculée "corps diplomatique". De son côté, Wilfrid NGUESSO, neveu du chef de l'Etat et patron de la Société congolaise de transports maritimes chargée par Brazzaville de prélever les taxes sur les tankers de pétrole congolais, a, en octobre 2009, jeté son dévolu sur une Porsche Panamera turbo (prix constaté : 137 000 euros).

Mais le constat policier le plus stupéfiant concerne Teodoro NGUEMA OBIANG, 41 ans, fils et quasi homonyme de Teodoro OBIANG NGUEMA, 69 ans, qui règne d'une main de fer depuis 1979 sur la Guinée équatoriale et se trouve être le président en exercice de l'Union africaine (UA). Les enquêteurs des douanes ont établi qu'en novembre 2009 "26 voitures de luxe et 6 motos (…) d'occasion d'une valeur de près de 12 millions de dollars ont été acheminées à l'aéroport de Vatry [Marne] en provenance des Etats-Unis [par Teodoro NGUEMA OBIANG] pour réexportation vers la Guinée équatoriale".

Le lot comprenait "7 Ferrari, 4 Mercedes-Benz, 5 Bentley, 4 Rolls-Royce, 2 Bugatti, 1 Aston Martin, 1 Porsche, 1 Lamborghini et 1 Maserati".

Au total, les douaniers ont repéré "28 exportations de marchandises depuis 2008 via l'aéroport de Vatry". M. Obiang est "déjà défavorablement connu des services douaniers, notent-ils, pour une importation sans déclaration de véhicules en provenance de Suisse". En 2010, son parc automobile s'est enrichi d'une nouvelle Ferrari et d'une Bugatti dont "le prix d'achat est estimé entre 1,5 et 2 millions d'euros", ajoutent, de leur côté, les policiers. Les goûts de M. OBIANG junior ne se cantonnent pas aux voitures de luxe.

Un signalement Tracfin, la cellule gouvernementale anti-blanchiment, en date du 7 mars 2011, rapporte que le fils du dictateur de Malabo "s'est porté acquéreur de 109 lots pour un montant total de 18 347 952,30 euros [lors de] la vente de la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé [actionnaire du Monde]" organisée en février 2009 par Christie's France.

L'interminable inventaire des objets d'art anciens acquis laisse pantois : depuis le "taureau en vermeil" du XVIIe siècle à 298 604 euros jusqu'à la "coupe en noix de coco" à 112 724 euros, en passant par la "figure d'Hermaphrodite en bronze" à 744 716 euros. "Fait atypique", souligne la note de Tracfin, "c'est la société Somagui Forestal, société d'exploitation forestière sous le contrôle de Teodoro Obiang [par ailleurs ministre de l'agriculture et des forêts de son père], qui est à l'origine des virements ayant servi au règlement" des 109 lots d'objets d'art. D'autres documents révèlent que la Barclays Bank a, en France, géré ces transactions.

Les enquêteurs de Tracfin concluent logiquement : "Compte tenu des fonctions occupées par l'intéressé en Guinée équatoriale et de la particularité consistant à faire payer ses achats d'œuvres d'art par la société Somagui [dont il est le directeur], la présence de “biens mal acquis” pourrait être suspectée."

La profusion d'œuvres d'art acquise par M. OBIANG s'éclaire lorsqu'on découvre qu'il possède pas moins de six domiciles, dont l'un à Malibu (Californie), un autre à Ville-d'Avray (Yvelines) et un autre avenue Foch (Paris 16e).

Selon un témoignage cité par Sherpa, un groupe de juristes en pointe dans le dossier, cette dernière demeure s'étendrait sur quatre niveaux et comprendrait plusieurs dizaines de pièces dont "une salle à manger en corail et une turquerie en panneaux Lalique". La police attribue à la famille OBIANG trois sociétés administrant ces biens dont seraient propriétaires quatre autres sociétés domiciliées en Suisse.

Les policiers ont aussi commencé à démêler l'écheveau des sociétés immobilières contrôlées par les familles BONGO et SASSOU NGUESSO. Sept entités ont été attribuées aux BONGO, dont l'une, associant feu le président gabonais Omar BONGO et son épouse, fille du président congolais SASSOU NGUESSO, elle aussi décédée, a permis l'acquisition en 2007 d'un hôtel particulier parisien de 18 millions d'euros.

Après avoir complété l'inventaire dressé dès 2007 des biens possédés en France par les trois familles visées, les juges d'instruction devraient chercher à connaître auprès des notaires et des banques l'origine, éventuellement frauduleuse, des fonds ayant permis de les acquérir. Les éléments récents établis par les policiers de l'OCRGDF, les douaniers et Tracfin témoignent de la persistance du phénomène qui a motivé cette enquête sensible, placée sous haute surveillance politique.

Mais les magistrats avaient besoin du feu vert du parquet pour étendre leurs investigations aux biens acquis postérieurement au dépôt de la plainte de 2008 dont ils sont aujourd'hui saisis.

Le 13 avril 2011, les juges Le LOIRE et GROUMAN ont donc sollicité un réquisitoire supplétif visant les faits nouveaux comme la Bentley de Ali BONGO ou les objets d'arts de Teodoro OBIANG.

En toute logique, cette démarche n'aurait pas dû soulever d'objection du parquet, puisque ce dernier avait lui-même transmis aux juges d'instruction les notes policières et douanières compromettantes.

Pourtant, Michel MAES, Vice-Procureur de la République à Paris, qui dépend hiérarchiquement du ministère de la justice, a signifié par écrit dès le lendemain son refus de délivrer un réquisitoire supplétif.

"Si l'on doutait que le parquet est le bras armé du pouvoir politique, ce refus en est le reflet absolu", tonne Maître William BOURDON, avocat de TIF et président de Sherpa. Il rappelle que la France a ratifié la Convention des Nations Unies contre la corruption de 2003, qui fait de la restitution des avoirs frauduleux un principe fondamental du droit international. Maître William BOURDON indique qu'il a déposé une nouvelle plainte visant les faits récemment établis.

De notoriété publique, l'arrêt de la Cour de cassation qui, en novembre 2010, a, contre toute attente, autorisé l'ouverture de l'instruction visant les "bien mal acquis" n'a cessé d'alimenter la colère dans les palais présidentiels de ces trois pays producteurs de pétrole et "amis" de la France.

Biens mal acquis : l'enquête empêchée

Le printemps arabe en a amplement témoigné : l'enrichissement illicite et les frasques des dirigeants politiques ne sont plus acceptés par les peuples, en particulier ceux qui, dans des pays potentiellement riches, croupissent dans la misère.

Les détournements d'argent opérés par les familles Ben ALI, MOUBARAK et KADHAFI ont alimenté les révoltes au nord de l'Afrique, et une colère similaire se développe sur le reste du continent - comme Le Monde le rapporte dans cette édition. Ces réflexes légitimes sont encouragés par les discours occidentaux prônant la "bonne gouvernance".

C'est pourquoi le refus que vient d'opposer le parquet de Paris, soumis statutairement au pouvoir exécutif, à la demande de deux juges d'instruction d'élargir leurs investigations dans l'affaire des "biens mal acquis" par les familles de trois chefs d'Etat africains est incompréhensible.

Saisis d'une plainte déposée en 2008 pour "recel de détournement de fonds publics" à l'initiative des organisations non gouvernementales Transparence internationale et Sherpa, les deux magistrats possèdent déjà un inventaire des achats suspects, notamment immobiliers, effectués en France par les familles des présidents du Congo Brazzaville, du Gabon et de la Guinée équatoriale avant le dépôt de la plainte.

Leurs investigations viennent de révéler que ces transactions s'étaient poursuivies depuis lors. Les juges d'instruction avaient besoin du feu vert du parquet pour enquêter sur ces opérations récentes et déterminer l'origine des fonds utilisés. Le refus du parquet est sans appel. Or policiers et douaniers ont établi de nombreux faits troublants.

Nicolas SARKOZY peut-il soutenir les peuples arabes en révolte contre leurs dirigeants corrompus, alors que son ministre de la justice couvre pareille interdiction d'enquêter sur les "biens mal acquis" un peu plus au sud ?

La France a ratifié la convention de l'ONU contre la corruption de 2003, qui fait de la restitution des avoirs frauduleux un principe du droit international. Il est temps qu'elle la mette en œuvre concrètement.

"C’est une décision ahurissante, contraire à l’efficacité de l’enquête et en ligne avec la logique d’obstruction du parquet depuis 2007" a déclaré Maître William BOURDON.

De leur côté, des ONG gabonaise et congolaise ont estimé que le parquet avait obéi à une "injonction politique" ou encore qu'il se faisait l'"avocat de la Françafrique".

"La France protège les chefs d'Etat africains dont ils (les dirigeants français) sont complices et dont ils encouragent le pillage des ressources", a estimé le gabonais Grégory NGBWA MINTSA, prix de l'intégrité Transparency International.

Articles 38 et 39 de la loi fondamentale (Constitution) de la République du Congo

ARTICLE 38 : Tout acte, tout accord, toute convention, tout arrangement administratif ou tout autre fait, qui a pour conséquence directe de priver la Nation de tout ou partie de ses propres moyens d’existence tirés de ses ressources ou de ses richesses naturelles, est considéré comme crime de pillage imprescriptible et puni par la loi.

ARTICLE 39 : Les actes visés à l’article précédent ainsi que leur tentative, quelles qu’en soient les modalités, s’ils sont le fait d’une autorité constituée, sont, selon les cas, punis comme crime de haute trahison ou comme acte de forfaiture.

Visitez le blog des biens mal acquis au Congo Brazzaville : http://congo-biensmalacquis.over-blog.com/

FMI : Pied de Nez à Gilbert ONDONGO pour son soutien à la candidature de Christine LAGARDE

L’Union Africaine s’est opposée jeudi 9 juin 2011 à la candidature de la ministre française de l’Économie, Christine LAGARDE, à la direction générale du Fonds Monétaire International (FMI).

L’Union Africaine a indiqué qu’elle préférait une personnalité issue des pays en développement pour succéder à Dominique STRAUSS-KAHN.

"Retenir un non-Européen, et particulièrement une personnalité issue du monde en développement, permettrait de franchir un grand pas dans l’accentuation de la voix et de la représentation de ces pays au sein du FMI", a-t-elle ajouté.

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Published by PatrickEric - dans Culture
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Makoubé 29/06/2011 20:29




Qu’est-ce qui vous dérange dans le long silence de Paul Biya à quelque mois des élections ? qui vous dit que rien n'est encore en place ? Qu’en savez-vous ? Pour le
recrutement de 25000 jeunes dans les fonctions publiques, il faut être patient et attendre. C’est en cours, les dossiers sont en train d’être authentifié (les diplômes). ce recrutement n’avait
pas été lancé pour remplir ses poches en vue de ces élections comme vous dites… c’est en cours, et vous ne perdez



theophile merimée 10/06/2011 12:25



bonjour mr patrick, je veux vraiment vous remercier pour votre site. mon souhait est que vous puissiez vous etendre et influencer nos leaders politique en afrique. pour ce qui est des
detournements des fonds; j'aimerai pointer du doigt la france qui est le malheur de toute l'afrique francophone, le premier ennemi à abattre. L'afrique a besoin des leaders autonome et
visionnaire, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. je prends l'exemple de mon pays le cameroun, à quelque mois des elections, rien n'est encore en place. quelques plutôt, paul biya a lancé le
recrutement de 25000 jeunes dans les fonctions publiques. mais jusqu'à ce jour nous n'avons aucun résultat, nous constatons que ce recrutement avait été lancé pour remplir ses poches en vue de
ces élections. ce n'est qu'un cas parmi tant d'autres. paul biya est un homme sans vision, un mauvais père de famille. merci et à la prochaine



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