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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 08:36

Les articles du journal LE GLAIVE du Jeudi 17 Octobre 2013

Mobondé Siméon, maire de Ouesso, toujours dans les geôles de la DGST !

luvuentendu.jpgMr Mobondé Siméon, président du conseil communal de Ouesso, maire de Ouesso a été arrêté en Mai 2013 par les services de police du général Jean François Ndenguet à Pointe-Noire alors qu’il était en mission de service. Le motif : Mobondé serait le commanditaire des crimes et assassinats commis à Ouesso, dans l’affaire dite kata-kata.

 

Par Gérard Tombé

Après son arrestation, il a été placé dans les geôles de la direction générale de la surveillance du territoire du général Philippe Obara. Mais force est de constater que cela fera bientôt 5 mois qu’il n’a toujours pas été mis à la disposition du parquet de Brazzaville dans l’optique d’un procès qui établira les responsabilités de chacun dans cette affaire. A noter que ce procès est attendu de pied ferme par les populations de Ouesso qui ont vécu la psychose des kata-kata.

Après recoupements, il ressort des services de la DGST que Mr le maire de Ouesso a été jusqu’à présent maintenu dans les locaux pour les besoins d’enquêtes. Pour la petite histoire, lors de la perquisition de son domicile, une bouteille de sang avait été retrouvée chez lui. Celle-ci, de sources policières, avait été acheminée en France et soumise à l’expertise d’un laboratoire afin de déterminer s’il s’agissait bel et bien du sang humain ou animal. Les résultats seraient positifs, il s’agirait bien du sang humain ! Reste donc à la DGST d’obtenir des aveux de la part de Mr Mobondé pour semble-t-il débouter le réseau auquel il appartiendrait, qui serait lié à une secte : ¨Fraternité et lumière¨. Et les mêmes sources de poursuivre ; les services ont l’impression que le maire de Ouesso protège certaines personnes d’autant plus qu’il est resté depuis de marbre. Du côté juridique, c’est-à-dire, de ses avocats, une démarche a été entreprise, celle d’écrire au procureur général près la cour suprême, Mr Akiera, afin que la DGST mette le maire de Ouesso à la disposition du tribunal pour, disent-ils, l’ouverture d’une enquête en bonne et due forme. Pis, les avocats de Mobondé opposent à cette détention l’article 9 de la constitution qui stipule : « la liberté de la personne humaine est inviolable, nul ne peut être arbitrairement accusé, arrêté et détenu. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d’une procédure lui garantissant les droits de la défense ». Enfin, nombreux sont ceux des proches du maire de Ouesso qui plaignent l’attitude silencieuse du préfet de la Sangha et du ministre de l’intérieur, Zéphirin Mboulou, quant à la longue durée de la garde à vue de Mr Mobondé Siméon dans les geôles de la DGST.

 

Sassou ne contrôle plus rien : un « cancre » à la direction du Port de Pointe-Noire

Quelle mouche a donc piqué Denis Sassou-N’guesso pour nommer Serge Bouya comme directeur général adjoint du port autonome de Pointe-Noire ? Au-delà de l’équilibre géopolitique (les deux directeurs étant ressortissants de la même région) dont les dividendes rapportent généralement gros aux décideurs, la promotion de Serge Bouya, concluent hâtivement certains observateurs, prouve que le chef de l’Etat ne contrôle plus rien

 Par Christelle Mitia   

Depuis la nomination de Serge Bouya au poste de directeur général adjoint du port autonome de Pointe-Noire, les travailleurs de cette structure publique font grise mine. Comment le président de la république, qui a un meilleur jugement de la qualité des ressources humaines, peut-il se tromper autant de fois dans le choix des personnes à des postes jugés sensibles ? S’interroge-t-on aussi bien à Brazzaville qu’à Pointe-Noire. Depuis le retour aux affaires de Denis Sassou-N’guesso en 1997, il est des nominations contestables que le chef d’Etat a avalisées, mais celle de Serge Bouya soulève plus de passions et de déchirements  qu’aucune autre. Non parce que le port autonome de Pointe-Noire est une affaire juteuse. Mais parce que le « malheureux » nominé est reconnu pour son manque d’aptitudes intellectuelles à assumer une telle responsabilité, disent de lui ses détracteurs. « C’est un cancre », concluent-ils sans sourciller. Une accusation d’autant plus fondée que Serge Bouya serait taxé d’infatué.

Recruté en 2004-2005 au port de Pointe-Noire, sur la base de son baccalauréat, Serge Bouya a dû bénéficier du coup de pouce de son frère ainé, Jean Jacques Bouya, alors président du conseil d’administration du port autonome de Pointe-Noire cumulativement avec ses fonctions de délégué général aux grands travaux. Tel un météore, la nouvelle recrue est envoyée en France dans le cadre d’une bourse que lui accorde illico presto la direction générale du port. Jean Marie Agnielé, son directeur général, s’assouplit devant Jean Jacques Bouya tel un enfant de cœur devant le prêtre, pour inscrire le benjamin de la famille Bouya à l’institut de gestion portuaire de Dunkerque. Comme on ne triche pas avec la connaissance, le jeune Bouya Serge est renvoyé à ses chères études dès son premier contact avec les rudiments de sa spécialité. Là-bas, on ne connaît pas la fameuse formule en vogue dans les laboratoires de tricheries au Congo : « l’aide aux pays amis, madesou ya bana, coopération sud-sud… ». Pauvre Bouya ! « Je ne veux plus aller à leur école », ainsi aurait-il repris en refrain le ver cher à Aimé Césaire, l’un des pères de la négritude. En avait-il le choix, d’autant qu’il ne comprenait rien aux exposés des professeurs blancs ? Le congolais avec son sens de l’humour spécule que Serge Bouya prenait l’exposé de son professeur pour la langue indigène, tandis que ce dernier prenait ses écrits pour du charabia. C’est un peu exagéré lorsqu’on sait que le nouveau Dga du port de Pointe-Noire parle français, peut-être pas comme un français de France, mais comme un jeune congolais qui a épousé une kinoise comme deuxième femme. Après avoir longtemps flâné dans les rues de Dunkerque, le jeune Bouya est obligé de rebrousser chemin. Une contrainte rendue d’autant plus possible que l’institut de gestion portuaire de Dunkerque, sur la base de l’incapacité intellectuelle de son étudiant congolais, notifie à la direction générale du port quelle est dans le regret de constater son inefficacité à assurer la formation de Serge Bouya. La queue entre les jambes, ce dernier rentre à Brazzaville sans tambour ni trompette. Invisible du côté de Pointe-Noire, il s’improvise homme politique auprès de Christel Denis Sassou-N’guesso pour animer le PJR (pôle des jeunes républicains). On le voit, écharpe autour du cou et arborant un sombrero mexicain, occuper les feux de la rampe aux côtés de Privat Germain Ndeket (actuel maire de Talangaï) et de Henri Zouniaba (actuel député). Eux au moins peuvent se targuer, d’être nantis d’une maîtrise en sciences économiques pour le premier, et d’une licence en communication pour le deuxième. Entretemps, le capitaine de vaisseau (colonel à la marine) Jean Marie Agnielé suspend le salaire du déserteur tout en essuyant, au passage, le courroux redoutable de son président du conseil d’administration. N’empêche. Serge Bouya bénéficie de l’onction de son parrain Denis Christel Sassou-N’guesso pour s’offrir la circonscription de Ouenzé 2 dont-il devient député en 2007. Il se présente à nouveau dans la même circonscription en 2012 et proclame haut et fort « que vous me votiez ou pas, je serai toujours député ». Peine perdue ! Serge Bouya est battu à plate couture ! « Sassou n’a-t-il pas trouvé une autre compétence que ce cancre là ? », s’interroge-t-on dans certains salons huppés de Brazzaville. Cette question vaut son pesant d’or, surtout qu’en matière d’équilibre départemental, le chef de l’Etat, affirment certains observateurs, aurait été peu sourcilleux voire moins précautionneux. D’autres, plus critiques, vont même jusqu’à se demander si le chef de l’Etat contrôle encore les nominations des hauts cadres chargés de l’administration publique. Par l’affirmative, l’unanimité semble se dégager sur la fausse mais vraie nomination de Serge Bouya au port autonome de Pointe-Noire. Ainsi va la république sous Sassou-N’guesso où les cancres sont récompensés et les compétents obligés de vendre des cacahouètes ou de devenir les mendiants de la république, s’enflamme, sous couvert d’anonymat, un homme politique proche du PCT.

 

Les services évoquent à voix basse la préparation par Ntsourou ou Okombi des bruits de bottes à Brazzaville 

A peine a-t-il été libéré de la Maison d’Arrêt de Brazzaville que le colonel Marcel Ntsourou se trouve à nouveau dans le collimateur des services de sécurité congolais. Une autre enquête aurait été ouverte le concernant sur son éventuel achat d’armes de guerre et connexité avec le pasteur Ntumi, ou du moins avec quelques de ses éléments incontrôlés, pour, semble-t-il, déstabiliser les institutions républicaines. Se trouve également dans le viseur des services, l’ancien ministre Okombi Salissa.

 

Par Roméo Mbala

En séjour à Kinshasa, le général Jean François Ndenguet a été rappelé d’urgence à Brazzaville. Et pour cause, les services de renseignements congolais gèrent de nouvelles informations selon lesquelles, une milice privée serait en formation à Lékana, dans les plateaux. Cette allégation est certes vieille comme le monde depuis que pèsent sur les cadres téké des soupçons de coups d’Etat, mais, ce qui l’a confortée ces dernières heures, à en croire des sources policières, ce sont les éléments nouveaux obtenus par les services. Entre autres constats, des coups de feu seraient de façon récurrente entendus dans les encablures de Lékana, ce qui donne tout l’impression d’un entrainement militaire ou d’une formation de milice dans les parages. Sur ces entrefaites, décision a été prise au cours d’une réunion du haut commandement d’ouvrir une information judiciaire à ce sujet et de constituer une équipe d’enquêteurs qui se serait déjà rendue sur place, cette fois-ci mandatée par le procureur de la république, le colonel Oko Ngakala.

 

Ntsourou achète-t-il réellement des armes de guerre ?

 

Une opération d’achat d’armes de guerre par Ntsourou n’est pas impossible, selon certains fins limiers sécurocrates de Brazzaville. Nul n’est censé ignorer que le colonel Marcel Ntsourou est coutumier d’achats d’armes, si l’on s’en tient simplement au fait qu’il avait reçu du conseil national de sécurité, la mission de racheter les armes incontrôlées par la Force publique à l’issue des guerres fratricides connues par le Congo. Une mission, à en croire certains, qu’il avait réussi avec brio. Eu égard à cela, les services de sécurité congolais redoutent la reprise de façon clandestine et à ses propres fins par le colonel Marcel Ntsourou d’une opération d’achat d’armes dans le pays. D’autant que depuis sa sortie de la Maison d’Arrêt de Brazzaville, à la lecture et audition de ses déclarations, Marcel Ntsourou jure d’en découdre, cette fois-ci, avec le pouvoir. Au dernières nouvelles, son homme de main, le commandant Pikinza, avec lequel il était à la Maison d’Arrêt, a été arrêté ce Lundi 14 Octobre 2013, soi-disant en flagrant délit, à en croire une source policière, avec en sa possession un PMAK avec des documents justifiant un achat d’armes. Le commandant Pikinza, avec son chauffeur, ont été écroués  à la DGST.

 

L’implication supposée d’Okombi dans un éventuel coup d’Etat    

 

Quant à André Okombi Salissa, sa rupture peu à peu avec ce qui convient d’appeler le système, fait de lui un postulant au poste de président de la république en 2016. Ses dernières sorties médiatiques et son article dans ¨Afrique Education¨ le témoignent bien. Cependant, tout laisse penser que ce dernier se prépare également à barrer militairement la route à Denis Sassou-N’guesso s’il s’aventurait à changer la constitution du 20 janvier 2002. Pour s’en convaincre, d’après les services de renseignements congolais, Okombi qui se trouve actuellement à l’étranger y a emmené toute sa famille et inscrit à l’école tous ses enfants ! En plus, plusieurs de ses maisons, seraient en vente au Congo. Toute chose porte à croire que, pendant que le citoyen lambda vaque le plus paisiblement à ses occupations, certains dignitaires politiques et militaires du pays prennent déjà des précautions pour mettre à l’abri leurs familles et leurs sous. Question pour eux de ne rien perdre de précieux, ni aucun membre familial, ni aucun bien immobilier. Redoutent-ils au finish un conflit armé avant 2016 ? Une chose est sûre, à mesure que cette date de tous les dangers s’approche, la tension va crescendo entre les cercles qui désirent ardemment diriger le pays après 2016. ¨Tout bouge¨, comme l’appellent ses affidés, à en croire les services de sécurité, prendrait déjà contacts avec ses anciens amis cobras de Poto-poto appartenant au front 400 pendant la guerre de 1997 pour former le noyau de la contestation populaire avant 2016.   

 

Brazzaville, une ville devenue presque policière depuis la libération du colonel Marcel Ntsourou

 

De même, Brazzaville, la ville capitale est désormais placée sous haute surveillance policière. A la nuit tombée, des gaillards sont postés aux entrées et sorties de la capitale politique congolaise (Pont du Djoué et Djiri) où ont lieu des fouilles systématiques des véhicules. De l’avis de certains, ce sont les dispositions prises par les services pour que le colonel Marcel Ntsourou ne quitte pas la capitale : soit pour une éventuelle fuite ou un repli tactique qui peut coûter cher au pouvoir ou encore pour une prise de contact avec des gens comme le pasteur Ntumi avec qui, le pouvoir de Brazzaville le soupçonne de fricoter un mauvais coup. D’ailleurs, pas seulement avec ce dernier mais aussi avec d’autres cadres de l’armée tapis dans l’ombre au sein du dispositif sécuritaire du pays. Toujours selon des sources sécuritaires, le colonel reçoit la visite et le soutien de certains cadres militaires presque en porte à faux avec le pouvoir, lesquels cadres lui auraient recommandé de renforcer sa sécurité et promis de lui prêter main forte le moment venu. Les services seraient en possession de toutes ces informations. Et d’annoncer que le colonel Marcel Ntsourou et sa famille sont présentement sous haute surveillance policière. A quelques encablures de son domicile sont souvent postés des hommes en treillis ou en civil payés pour meubler leurs fiches de renseignements en surveillant les entrées et sorties. Même Jordi, le fils du colonel Marcel Ntsourou, est fliqué pendant ses déplacements. Aucune voiture ne sort du domicile de Ntsourou sans être suivie. « Il peut toujours fuir en embarquant dans la voiture de son fils ou dans celle de sa femme », se disent-ils. Pour sa part, le colonel Marcel Ntsourou déclare haut et fort qu’il ne fuira jamais le pays mais s’organise pour répondre avec force à une autre arrestation arbitraire et soutient : « si j’avais une milice et achetais les armes, je le dirais sans craindre quoi que ce soit ».

 

Lancement de l’opération uppercut ?

 

Pour d’autres par contre, les fouilles qui ont lieu dans les zones nord et sud de Brazzaville, sont simplement dues à la remise sur table par le haut commandement, il y a une semaine, de l’opération uppercut qui prévient les braquages et autres rackets la veille des fêtes de noël et de nouvel an. C’est de la pure diversion, a mitraillé une source sécuritaire qui confirme que c’est pour prévenir un coup en préparation dans la capitale.

 

Giscard Minichelot alias Le Blanc encore indexé !

 

Dans cette veine de la prétendue déstabilisation des institutions par le colonel Marcel Ntsourou, une source policière qui a requis l’anonymat, et pas des moindres, cite Giscard Minichelot alias le Blanc, comme chargé par Ntsourou de lui ramener pour sa sécurité et son éventuel coup de force, des jeunes courageux moyennant 5.000 Fcfa chacun ! Vrai ou faux ? Cet agent des services de renseignements proche de la DGP raconte comment le Blanc débarque dans divers taxis avec des hommes au domicile du colonel Marcel Ntsourou. Sans compter que Le Blanc a été visité chez lui, en son absence, par des inconnus, visiblement venus pour l’arrêter, ce Mardi 15 Octobre 2013.  Seule sa femme était sur les lieux.

 

LA TRAGÉDIE DU 4 MARS : UN COMPLOT D’ETAT SUIVI D’UNE PARODIE DE JUSTICE DANS LE BUT DE CONDAMNER UNE SEULE PERSONNE : LE COLONEL NTSOUROU

 

Ntsourou parle du complot militaro-politico-judiciaire de Sassou-N’guesso contre sa personne

 

Dans l’histoire des procès mémorables, on se souviendra de celui qui s’est déroulé en France en 1661 sous le roi Louis XIV et qui, en ce temps là, a scandalisé profondément le peuple français. Interloqué et stupéfait de voir un roi recourir à de la bassesse comme un vulgaire malfrat en organisant sans vergogne un complot contre son super intendant, Mr Fouquet. Le peuple français n’en revenait tout simplement pas et fut pris de sympathie pour ce pauvre intendant devant lequel le roi Louis XIV, encore dans sa jeunesse et nouvellement arrivé au pouvoir, manifestait un complexe d’infériorité, une jalousie maladive et une haine implacable, sentiments enfouis au plus profond de lui-même, qu’aucun français ne comprenait en considérant sa grandeur.

 

Par le colonel Marcel Ntsourou

 

Le roi Louis 14 complota pour organiser son arrestation en l’attirant loin de Paris. Ordonna à D’Artagnan, chef des mousquetaires, de garder secrete l’information sur l’arrestation et lorsqu’il le fit arrêter, il ordonna qu’il soit transporté loin de l’endroit d’arrestation et gardé au secret sans aucune visite. Pendant ce temps, il demanda à Colbert de perquisitionner ses domiciles et de recueillir des preuves nécessaires à un procès en vue de l’éliminer par une condamnation à mort. Sous la pression de l’opinion après avoir voulu éloigner sa famille de Paris, le roi consentit à ce que sa femme et ses avocats puissent lui rendre visite. C’est avec eux que Fouquet commença à organiser sa défense. Quant à Colbert, par divers artifices, truquages et falsifications à partir des domiciles de Fouquet, il eut à réunir un dossier truqué pour intenter un procès à Mr Fouquet sous la direction du roi. Colbert nourrissait envers Fouquet une haine viscérale, un complexe d’infériorité sans limite, une jalousie sans borne et pire, voulait prendre sa place. Alibi dont le roi avait besoin en sa personne pour détruire Fouquet. Soutenu par l’opinion publique et par ses amis, Fouquet engagea sa défense et la procédure d’instruction dura deux ans, irritant le roi Louis XIV qui voulait à tout prix un procès pour le condamner à mort et qui suivait pas à pas l’instruction du dossier en donnant des ordres aux magistrats. Le roi par l’intermédiaire de Colbert, lorsqu’arriva le procès, désigna lui-même les juges qui brillaient par une animosité vorace contre Fouquet. Soutenu par ses avocats, ses amis, et par l’opinion publique, Fouquet se défendit avec courage et droiture et mit à mal l’accusation et les juges de la cour. Désespéré le roi Louis XIV s’en prit plusieurs fois au président de la cour et finit par nommer deux juges rapporteurs pour proposer les peines. Un des juges conclut en l’absence de preuves pour la première infraction et à l’insuffisance des preuves directes pour la deuxième infraction, rejetant la condamnation à mort et proposant le bannissement. Le juge sera suivi par la cour et ainsi au grand dam du roi, Fouquet échappa à la potence et devait aller en exil selon le verdict de la cour. Le roi dans sa colère inconsolable refusa le verdict du bannissement et comme il avait en ce moment là ses prérogatives, communia cette peine en réclusion à perpétuité. Pour éviter que Fouquet ne s’en prenne à lui depuis l’étranger, il s’en prit à tous ceux qui, au sein de la cour, n’avaient pas suivi ses instructions et aux juges rapporteurs qui avaient rejeté la peine de mort. Fouquet mourut en prison et le roi à qui il faisait ombrage put poursuivre son règne et rayonner comme le soleil qui devint son nom et son emblème.

 

C’est l’histoire d’un complot d’Etat organisé par un roi  

 

Cette histoire est l’histoire d’un complot d’Etat organisé par un roi contre son super intendant qui ne lui avait fait que du bien et aussi à la France. Mais, qui, aux yeux du roi, par ses manières, sa façon d’être, sa richesse, son savoir faire et son sens d’organisation l’étouffait et lui faisait ombrage et dont-il fallait, par conséquent, se débarrasser à travers un complot d’une bassesse inouïe visant son arrestation, le trafic des preuves, son procès à tout prix et sa condamnation à mort. Que son épouse, ses amis, avocats et intellectuels de tous genres réussirent à éviter à travers une bataille acharnée à l’intérieur de la France en mobilisant l’opinion publique et à travers toutes les cours d’Europe  tout ce qu’il y avait comme intellectuels. Ce complot du début de règne de Louis XIV aura marqué les français. Malgré toute la grandeur postérieure de ce dernier, ils se sont souvent posés la question suivante : comment un roi de France du haut de toute sa grandeur et sa noblesse a-t-il pu descendre si bas pour organiser avec tant de fourberie, tant d’ignominie, comme un vulgaire conspirateur, un complot contre son super intendant alors qu’il était tout simplement facile de le relever de ses fonctions. A cette époque, il était difficile pour le plus simple des français de comprendre une telle affaire. Avec le recul du temps, cette histoire a fait comprendre à l’humanité que l’on peut être le plus grand des hommes, mais que les tares tout aussi humaine que le complexe, la jalousie, l’envie, la haine, le mépris peuvent vous habiter et vous inciter à comploter pour vous débarrasser d’un plus petit que vous. Un siècle après, le temps de deux générations, lorsque son descendant, Louis XVI, voulut repeter la même chose dans l’affaire d’un cardinal pour faire suite à la haine de son épouse contre ce dernier, il connut un échec retentissant et fut balayé par la révolution française de 1789. Au moment de son procès, les révolutionnaires, lui rappelèrent ce complot qui fut un des chefs d’accusation qui l’amenèrent à la guillotine.

 

L’affaire du 4 mars 2012, l’alter égo de l’affaire Fouquet en 1661

 

Cette évocation historique avait pour but de rentrer dans le vif du sujet concernant l’affaire du drame du 4 mars qui n’est en réalité que le prétexte suprême pour qu’un chef d’Etat, au 21ème siècle et en république du Congo, guidée par la Constitution du 20 janvier 2002, puisse, au mépris de la douleur des familles congolaises et du peuple congolais entier, en faire un tremplin pour chercher à rebondir et s’attirer la sympathie des citoyens, profitant de leur choc psychologique en leur offrant sur un plateau d’or, la tête d’un collaborateur qui, en réalité, comme pour le cas de Louis XIV, lui faisait ombrage par l’envergure de sa personnalité, par sa popularité au sein des forces armées et au niveau du peuple congolais, par la simplicité de son comportement, par son mépris du faste et de l’arrogance affichés par le cercle et les familles du pouvoir, par le haut niveau de ses connaissances, tant militaires qu’intellectuelles, par son sens de l’organisation et contre qui ce chef et son entourage nourrissent un complexe d’infériorité, une jalousie maladive et tribale, une haine viscérale et dont-ils souhaitent la mort au point de ne pas se gêner de la demander aux termes d’une procédure judiciaire subjective et macabre.

 

Qu’est-ce que l’affaire du 4 mars ?

 

C’est l’histoire toute simple d’un dépôt de munitions et d’explosifs négligemment stockés en plein quartier populaire et dans lequel depuis plus d’une décennie, malgré tous les avertissements des services, dans l’insouciance absolue du commandant en chef, du gouvernement, des plus hautes autorités de l’armée et des services de sécurité, des bombes d’avions, des feux d’artifices, des explosifs de tout genre d’origine coréenne, des fusées de tout genre et roquettes, des cordons détonnant, des nitrates et autres stockés dans une promiscuité totale, du fait de l’incompatibilité des lieux avec la garde d’un tel arsenal. La politique tendant à sortir de Brazzaville de tels instruments de la mort a longtemps relevé plus de la propagande que de la réalité : l’Etat n’ayant jamais été en mesure, de par les contraintes financières avec les organismes financiers internationaux, de mettre en œuvre cette politique. Dès lors, tout le monde savait à tous les échelons hiérarchiques jusqu’au gouvernement, qu’un incendie pouvait se déclencher et que se serait une catastrophe tant en dégât matériel et en vies humaines et voilà que cela survint le 4 mars 2012. Face a cette catastrophe qui, soudain en une mâtinée dominicale, arracha la vie à plusieurs citoyens , fit tant de victimes humaines, des blessés et endommagea tant de maisons des citoyens et d’immeubles divers, les réactions des hommes politiques étonnèrent  plus d’un, particulièrement celle du  ministre de la défense qui, sur  instruction du président de la république, alla annoncer sur les antennes de la télévision un bilan totalement ridicule de cette catastrophe (quelques tôles arrachées et blessés) et celle du président de la république lui-même qui, malicieusement et pour éviter de parler des dépôts de l’ECCRAMU comme il a toujours su le faire, préféra parler d’un court circuit dans le magasin du régiment blindé et Dieu seul sait de qui il tenait cette information dès lors que des témoins de l’événement lui avait déjà rendu compte de la réalité des faits. Le 06  mars, pour faire la lumière sur ce drame, la cellule de coordination du renseignement du CNS se réunit et sur recommandation du président de la république, par le truchement du chef d’état major général, met en place une commission d’enquête dont le texte fut rédigé par le colonel marcel ntsourou et dont l’objet était : mise en place d’une commission d’enquête au sein du conseil national de sécurité sur les événements du  4 mars 2012.  Elle prescrivait ce qui suit :

- Cerner de manière détaillée et précise les causes des explosions au niveau des casernes de Mpila et établir les responsabilités

- Dresser un bilan exhaustif des dégâts matériels et humains

- Proposer des mesures à prendre à court et moyen terme pour que pareille situation ne se répète plus.

Cette commission devait donc rendre compte à la cellule de coordination qui devait analyser le contenu de son travail, en débattre et ensuite adresser une fiche  au président de la république  qui devait en tirer les conclusions.  Malheureusement, à partir du moment où cette commission fut mise en place, un secret et un flou artistique entourèrent son travail.

 

Le complot de Sassou contre Ntsourou

 

Selon toute vraisemblance, cette commission fut reçue par le président de la république qui, à la lumière des événements aujourd’hui, eut à l’instruire de s’en tenir au secret le plus absolu mais aussi leur indiqua la direction des enquêtes à mener et certainement les résultats à attendre, comme Louis XIV instruisit D’Artagnan dans l’affaire Fouquet en 1661. C’est donc lui , le président de la république, qui a demandé de se départir de la piste de la responsabilité hiérarchique à dessein, parce que cette piste conduisait à la responsabilité du président en tant que commandant en chef et ministre de la défense (ce qui le discréditerait profondément au  plan militaire et politique) et de privilégier la piste criminelle, ce qui  lui donnerait l’avantage de résoudre certaines équations au plan politique, comme lors des procès des explosions du cinéma star et de l’aéroport qui lui permirent de régler l’équation Thystère et de s’en débarrasser temporairement en tant qu’adversaire politique. Dans le cas présent, il a eu tout un alibi préparé pour se débarrasser du colonel Ntsourou qui avait organisé le 3 mars la fête de son anniversaire et l’occasion était belle pour ses partisans ivres du pouvoir de déclencher une propagande inédite et totalement fausse sur les propos du colonel Ntsourou dont-il a ordonné que le sens soit déformé. Et pour cause, il était frustré de ce qu’il n’avait pas été encensé dans le discours du colonel Marcel Ntsourou et, surtout, de ce qu’il n’avait même pas été cité. Ainsi, secrètement, comme il a l’habitude de le faire, il avait ordonné à ce que l’enquête soit dirigée contre le colonel Ntsourou dont-il voulait se débarrasser. De ce fait, il est la tête pensante et l’organisateur du complot judiciaire qui a entouré les événements du 4 mars 2012. Les contours de ce complot étaient simples comme tout ce qui est conçu par le président Sassou et comme dans l’affaire Fouquet en 1661 avec Louis XIV.

- Trouver un incendiaire idéal.

- Lier à tout prix cet incendiaire au colonel Ntsourou, par la torture, la corruption ou par d’autres moyens.

- Arrêter des personnes militaires et civiles qui ont un quelconque lien avec le colonel Marcel Ntsourou pour obtenir d’eux des aveux et arrêter le colonel Ntsourou lui-même. Ensuite, comme dans l’affaire Fouquet, isoler le colonel Ntsourou de tous les contacts et se rendre chez lui chercher les présumées preuves de son implication dans le drame du 4 mars comme le fit Colbert.

- Elaborer une théorie d’un complot visant le renversement du régime après l’incendie du dépôt : la fameuse atteinte à la sureté d’Etat.

- Sur la base de cette théorie, saisir la justice en préparant des magistrats chargés à la mettre en forme par la corruption et l’intégrisme tribal.

 - Arriver à tout prix à un procès non diffusé sur les antennes de la radio et télévision nationales afin d’éviter le cas du Beach où les congolais à travers les prestations de chacun avaient compris le complot, ce qui avait obligé la justice à se montrer transparente. Et, cette fois-ci, en refusant de diffuser le procès, se donner les moyens de falsifier le résultat par un verdict qui ne suit pas le cours du procès.

 

Jean François Ndenguet

 

C’est pour mettre en œuvre cette stratégie diabolique, qu’un groupe d’officiers fut responsabilisé afin de conduire cette enquête que Mr Sassou et Mr Yoka, ministre de la justice, qualifiaient d’enquête administrative et technique. Ce groupe était constitué de Jean François Ndenguet, présumé général de brigade, mais qui ne s’est jamais assis sur un banc d’école pour étudier la composante d’une brigade et dont le seul rôle est de proférer un militantisme béat au sein de la Force publique, ce qui est prohibé par la Constitution de janvier 2002. En plus, Mr Ndenguet se distingue par un tribalisme dangereux pour la Force publique. Organisateur des escadrons de la mort, il s’est toujours distingué par une brutalité policière sans égale, torturant très souvent à mort ses concitoyens dans les commissariats de police ou alors recourant à des exécutions sommaires des jeunes gens qualifiés de drogués ou de braqueurs ou alors de bandits, ceci à son initiative ou sous ordres de son mentor. Il affiche envers ses officiers, un comportement des plus exécrables, les privant de moyens financiers et matériels de travail, des moyens financiers qu’il consomme allègrement pour ses propres intérêts au vu et au su de ses commanditaires et de ses subordonnés pris de torpeur et incapables de réagir devant ses comportements cyniques. Ce monsieur qui n’a jamais un seul moment été membre de la commission, s’est illustré dans cette affaire par des arrestations illégales et arbitraires. Des enlèvements et séquestrations odieux, des tortures immondes qui ont été largement décriées au cours du procès et pour lesquelles il a refusé impunément de répondre devant la justice. Comment un tel homme peut avoir fait des choses si répugnantes et continuer à rester en poste après le procès. Comment des gens qui ont  subi ses violences et ont été acquittés pouvaient-ils accepter qu’il refuse de se présenter devant la justice pour ne serait-ce que s’expliquer sur ses comportements inhumains. Et, comment tout un Etat peut-il le laisser continuer à parader dans l’illégalité, défiant même la fameuse justice. Ce cas est typique du comportement des congolais dépassés par tant d’insolence et de mépris à leur encontre de la part de ceux qui se croient des hommes du pouvoir.   

 

Obara Philippe

 

Colonel de son état, il a accepté de jouer le mauvais rôle et par suivisme et manque de personnalité a plongé ses mains dans le complot le plus ignominieux organisé en ce début de siècle. Il est tombé dans le piège du président Sassou qui aime souvent à salir ses collaborateurs tandis que lui-même garde les mains propres, dans une enquête dirigée contre une personne en organisant des arrestations arbitraires et séquestrant en dehors de la loi pendant 30 à 60 jours des citoyens. En torturant sans ménagement, contre les articles de la Constitution du 20 janvier 2002, le caporal chef Oba, le sergent Tsoumou, le sergent chef Ngouolali, le sergent chef Mierré et le caporal chef Kakom. En proposant de l’argent pour que le nom du colonel Ntsourou soit cité. Et, en incitant les détenus à faire de faux témoignages, l’homme a franchi les limites raisonnables qui guident l’action d’un officier républicain pour verser dans le service privé d’une tierce personne, fut-il président de la république, utilisant ainsi la Force publique à des fins privées et donc dans l’illégalité absolue. Pour cette sale besogne jusqu’à donner l’illusion de l’élimination définitive du colonel Ntsourou, et pour ça seulement, Sassou l’a récompensé en le nommant général de police 1ère classe : c’est le salaire de la trahison de l’esprit républicain. Mais, il peut en être certain, ceux qui ont subi ses arrestations arbitraires, ses détentions illégales, ses tortures machiavéliques, cette enquête orientée, n’ont pas dit leur dernier mot. Pour lui, le véritable prix reste encore à payer et il sera lourd.

 

Alphonse Obouandé

 

Vice président de la commission, un officier brouillon, aux connaissances douteuses, à la compétence nulle, choisi pour être un simple faire valoir et qui a prêché des propos tribaux, incitant le jeune Oba à citer le colonel Ntsourou sur la base unique des liens tribaux. Spécialiste des basses besognes, il s’est illustré dans des jeux de couloirs infâmes. Un tel officier manquant totalement d’envergure et de personnalité n’aurait jamais dû dépasser le grade de caporal. Mais dans le cadre du marxisme sous l’équateur et sous la présidence de Sassou 1, la médiocrité à toujours eu ses jours de gloire. Voilà comment des gens de ce genre ont pu arriver jusque là. Et ce sont ceux-là qui représentent la compétence selon le président Sassou. A vrai dire, compétence et excellence dans l’accomplissement des basses besognes.

Ce trio infâme de Ndenguet, Obara et Obouandé, avec d’autres officiers, a été la cheville ouvrière de la mise en œuvre du complot au niveau de la commission d’enquête sous l’instruction directe du président Sassou. Le peuple congolais doit se souvenir des noms de ces gens qui ont vicié une enquête tendant à faire la lumière sur les morts et les dégâts matériels survenus le 4 mars 2012. Et ne devrait jamais les oublier car la véritable justice sera faite. Ceci étant dit, devant cette débauche du droit, des magistrats sans foi ni loi qui semblent être arrivés dans la justice non par vocation mais pour accomplir des basses besognes tribales, vont également s’activer.

 

Essamy Ngatsé

 

Alors procureur de la république, sans vergogne il a ordonné le 02 mars la perquisition au domicile du colonel Ntsourou. Il faut dire en outre qu’Essamy Ngatsé aurait dû rejeter sans ménagement ce dossier totalement illégal, venant d’une commission administrative placée sous la direction du président de la république qui n’avait absolument rien de judiciaire. Il s’est malheureusement abstenu de le faire et l’a traité comme un dossier ordinaire de police, ouvrant ainsi la voie à une démarche pseudo judiciaire des plus illégales. Il est possible que ce monsieur n’ait pas le sommeil tranquille aujourd’hui. Mais, le temps de répondre de ces faits est en train d’arriver, car ceux qui sèment le vent récoltent toujours la tempête. Sur cette terre des hommes, le mal ne produit que son genre tout comme le bien d’ailleurs.

 

Oko Ngakala

 

Alors juge d’instruction, une véritable canaille, un tribaliste fieffé et zélé, instrumentalisé par le politique comme l’a dit le ministre Bowao, instruisant uniquement à charge et débordant de malhonnêteté jusqu’à aller à Pointe-Noire, créer des infractions contre le colonel Marcel Ntsourou et à fabriquer les procès verbaux falsifiant les déclarations des jeunes gens et les signant lui-même ! De telles forfaitures, une telle perfidie auraient provoqué immédiatement la radiation de cet homme de la magistrature en le considérant comme une véritable peste. Mais, au lieu de cela, sous l’équateur et au Congo, de tels hommes représentent la compétence et l’excellence. Voilà qu’aujourd’hui, comme dans un film d’horreur, il est propulsé procureur de la république ! En vérité je vous le dis : c’est la récompense ultime d’un travail fait conformément à la volonté du prince. C’est dire qu’on est descendu plus bas qu’une république bananière.

 

Yoka Aimé Emmanuel

 

Le très honorable ministre de l’injustice et des droits humains. Ce monsieur considéré par le clan mbochi comme l’éminence grise, est en réalité un homme de peu d’envergure, aux connaissances juridiques douteuses qui joue en permanence à la grandiloquence, dans la plus part des cas ignorant le sujet qu’il aborde. Il a fait, dès sa première apparition à la télévision, un discours cousu de mensonges, reconnaissant au moins le caractère administratif de l’enquête menée par une commission du conseil national de sécurité mise en place a cet effet. Il n’a jamais pu justifier la détention illégale des personnes par cette commission gérant une enquête administrative (30 à 60 jours pour certains). Il a tenté de nier publiquement les tortures pratiquées par cette commission. Il a plébiscité l’arrestation et la détention des maîtres Malonga et Hombessa, avocats du colonel Ntsourou, et a justifié la thèse farfelue d’une conférence de presse dans une caserne. Heureusement, le Tribunal de Grandes Instances de Brazzaville l’a bouté de toutes ses élucubrations et a reconnu non fondées toutes ses accusations. Comment le dossier d’une enquête administrative s’est-il retrouvé au parquet, ça il n’a jamais pu l’expliquer, l’annonçant tout simplement de manière pompeuse au peuple congolais et vantant les mérites d’un procureur de la république et d’un juge d’instruction instrumentalisés par lui et qui ne se sont comportés que comme les instruments d’une justice privée et illégale. Après 6 mois d’une instruction subjective bâclée, le juge d’instruction va transmettre le dossier à la chambre d’accusation présidée par monsieur Apesse qui jugera inapte le dossier pour les juridictions de droit commun et va conclure en sa transmission à la haute cour de justice. Un peu plus tard, le ministre congolais de l’injustice va ordonner, en toute légèreté et sans se soucier de la loi, au juge d’instruction d’inculper le ministre de la défense Bowao et ouvrir avec ce dernier des débats par voie de presse écrite. Grâce à la combativité du ministre Bowao, il finira lui-même sur les médias nationaux à annoncer tout bêtement que ce dernier n’était pas inculpé, bien même avant que la nouvelle chambre d’accusation n’ait levé cette inculpation, chose témoignant sa connaissance douteuse du droit. En décembre 2012, il va s’aventurer sur un débat à propos de l’article 125 du code de procédure pénale et commettre une bourde inimaginable pour un homme de droit, arguant que cet article justifiait la prolongation de la détention des inculpés. Alors qu’il avait promis la tenue du procès en fin janvier 2013, il a dû à cette époque engager un pourvoi dans l’intérêt de la loi. Se référant pêle-mêle aux articles 558 et 559 du code de procédure pénale pour tenter de réviser l’arrêt du 29 novembre 2012 renvoyant le dossier à la haute cour de justice qui avait acquis l’autorité de la chose jugée (si chère à Yoka dans la procédure de Meaux). Se faisant accompagner dans cette pratique des plus illégales, tendant à renvoyer le dossier à une nouvelle chambre d’accusation, par le trio Akiera, Bouka et Lenga de la cour suprême qui, dans une tentative désespérée et purement illégale voulaient qu’il arrive à ses fins. Le 31 janvier 2013, ils rendirent un arrêt qui fera date dans l’histoire de la justice congolaise et qui, si l’on n’y prend garde, rentrera dans la jurisprudence permettant au ministre de la justice de faire réviser à son compte toutes les décisions des juridictions du Congo. Face à la détermination des avocats de la défense qui furent opposition à cet arrêt conformément à l’article 528 du code de procédure pénale, ils rendirent un autre arrêt le 9 avril d’une confusion totale et quand celui-ci fut contesté, toujours conformément à l’article 528, ils décidèrent contrairement à la volonté de la défense d’agir par délibération et de légiférer par ordonnance conformément à un article de loi qui n’a jamais existé et que le président de la cour a purement et simplement inventé dans le mépris des dispositions légales : une véritable forfaiture jamais vue dans la magistrature congolaise. Tout ceci a été fait sous instigation de monsieur Yoka qui, dans son avant dernière prestation médiatique à la télé-Congo en Avril 2013, s’est mis à s’embrouiller se référant pêle-mêle aux lois de certains Etats sur la durée des enquêtes. Oubliant qu’au Congo celle-ci est de 6 mois sans aucune possibilité de prolongation, 2 ans en France et une certaine durée dans le système anglo-saxon. Une prestation qui a étonné plus d’un congolais de par son manque de logique. L’intéressé réapparaîtra d’ailleurs sur les antennes de la télé pour annoncer, au plus grand étonnement de tous, que le procès aura lieu quand ça sera mûr, une expression que seul lui-même aura compris jusqu’à ce jour.

 

Aimé Emmanuel Yoka semblable à Colbert

 

Il n’est donc pas étonnant que pendant que se déroulait le procès, ce ministre de la république se permette au grand dam de la population et à l’étonnement général de balancer un communiqué sur les antennes de la télévision demandant au peuple congolais de se calmer (en réalité, il le demandait à ses partisans), de ne pas prendre en considération les réquisitions du procureur général, qu’il traita à cette occasion avec les avocats de la défense, d’ennemis du peuple congolais. Encore une première dans l’histoire de la justice congolaise. Dans tous pays démocratiques, mêmes dans les républiques bananières, une telle grossière imixion dans le déroulement d’un procès de la part d’un ministre de la justice aurait immédiatement provoqué sa relève. Mais, au Congo sous la loi de Sassou un tel acte est normal puisque la justice est partisane, politique et dépend de monsieur Sassou. Voilà ce qu’aurait été le parcours odieux de ce ministre de la justice dans l’affaire du 4 mars. Depuis le début de cette affaire, dans le secret absolu et dans l’ombre, dans les oficines tribales et sur les médias publics, il a tiré les ficelles, voulant à tout prix la condamnation du colonel Marcel Ntsourou jusqu’à commettre publiquement des bourdes inexcusables et entraîner les magistrats de toutes les juridictions, à la forfaiture. Le tout sous pression du président Sassou, véritable manipulateur dans cette affaire.

Face à l’échec de cette politique et devant la libération du colonel Ntsourou, il a fait organiser des réunions tribales visant à demander à un avocat général de se substituer, hors de toute déontologie administrative, au procureur général et d’introduire un pourvoi en cassation alors que le parquet avait requis l’acquittement du colonel Ntsourou. Même la honte ne le dérange pas. Il a été dans cette affaire le deuxième élément central du complot contre le colonel Ntsourou et c’est lui qui a été à la manœuvre dans toutes les opérations comme Colbert dans l’affaire Fouquet contre le roi Louis XIV en 1661.

L’ordonnance illégale du 30 mai 2013 du président de la cour suprême basée sur un article faux à permis que soit saisie une nouvelle chambre d’accusation. Cette saisine a été par conséquent illégale et son arrêt du 11 juin frappé de ce fait en toute logique, d’illégalité. Malgré cela, sous la présidence du président Bayi, cette cour criminelle a conduit un débat honnête et transparent au cours duquel toutes les infractions reprochées au colonel Ntsourou ont été balayées. Ni le ministère public, ni les avocats de la partie civile, ni ceux de la défense n’ont apporté aucun élément de preuves susceptibles de le compromettre. Ce qui a amené le procureur général de demander son acquittement pur et simple. Comme il fallait s’y attendre, la cour criminelle a été minée à l’intérieur par monsieur Yoka Emmanuel, qui avait chargé monsieur Devilert de faire une plaidoirie à contre courant des débats (des aveux de Devilert lui-même), pour préparer et justifier une condamnation. De plus, Yoka est intervenu par un communiqué sur les ondes de la télévision congolaise dans le même but, à l’instar des autres juridictions qui ont prêché par la forfaiture à travers des comportements indécents des jurys et d’un juge ayant accepté de l’argent qui les a rendu insouciants, aveugles et sourds devant la loi et le manque de preuves. Votant comme des automates la condamnation du colonel Ntsourou. Heureusement pour ce dernier, ils en ont été empêchés par des magistrats restés insensibles à la corruption et fidèles au droit. Ce qui a occasionné un verdict qui lui a été favorable au-delà de tout.

Comme dans l’affaire Fouquet contre le roi Louis XIV, par le pourvoi de monsieur Elangui, le chef des comploteurs et son homme de main à la manœuvre, monsieur Yoka, veut changer le cours du procès et obtenir à tout prix une condamnation ferme du colonel Marcel Ntsourou. Peine perdue, nous ne sommes pas en France dans un royaume, sous un roi en début de règne en 1661, nous sommes au Congo dans une république, sous une constitution qui donne aux citoyens le droit de désobéir contre les actes illégaux. Le président de la république du Congo n’est pas un roi, il n’est pas Louis XIV, il n’est pas en début de règne mais vers la fin de son mandat. Le colonel Marcel Ntsourou n’est pas monsieur Fouquet. Cela doit être compris de tout le monde et très bien compris. Au 21ème siècle, en république du Congo, sous la Constitution du 20 janvier 2002, personne et alors personne ne peut impunément organiser un complot contre les citoyens et s’en sortir. Ceci doit être constant, car, la constitution donne le droit à tout citoyen de s’y opposer.   

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Published by PatrickEric - dans Politique
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