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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 01:44

Montages et Parodies de Procès Sophistiqués au Congo

Par Ghys Fortune DOMBE BEMBA (Talassa) 

Marcel-NtsourouLe colonel Marcel NTSOUROU va-t-il subir le sort de Thystère TCHICAYA, les innocents des procès sur la mort de Marien NGOUABI ou les disparus du Beach ?

Depuis le lundi 7 mars 2012, les vingt-trois personnes détenues dernièrement à la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST) ont été déférées officiellement au Palais de justice devant le procureur de la République, ESSAMI NGATSE, puis devant le doyen des juges, OKO NGAKALA. Ce dernier les a placées en détention préventive à la Maison d’arrêt de Brazzaville, après leur avoir notifié leurs chefs d’accusation et après les avoir auditionnées.

Il nous souviendra que ces vingt-trois personnes ont été détenues à la DGST pendant près de deux mois pour les besoins, selon Aimé Emmanuel YOKA, le coordonnateur du pôle de la souveraineté, ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice et des droits humains, d’enquête administrative relative à l’explosion de munitions d’armes lourdes de guerre survenue le 4 mars 2012 au régiment blindé de Mpila et à la Direction Centrale des Armes et des Munitions (DCAM).

Suite aux chefs d’accusation qui leur ont été signifiés, plus d’une personne interrogée se demandent si ce n’est pas l’histoire qui risque de se répéter, lorsque l’on se réfère aux détentions illégales et aux procès sophistiqués liés aux affaires brûlantes de ce genre que le Congo Brazzaville a connues dans un passé très récent dont l’assassinat du président Marien NGOUABI en 1977 ; les explosions à Brazzaville en 1982 des bombes à l’aéroport de Maya-Maya et au cinéma Star et les disparus du Beach en 1999.

Dans toutes ces affaires, plusieurs personnes naïves avaient été instiguées par les régimes de l’époque afin que les noms des innocents soient délibérément cités dans le but de les condamner, mais aussi de les écarter de leurs fonctions au sein du pouvoir. Quelques officiers extrémistes et comploteurs ayant fait partie des commissions d’enquête mises en place dans ce cadre avaient utilisé la torture, les traitements dégradants et inhumains pour arracher les aveux à certains pauvres innocents.

La corruption à coup de millions de francs CFA et la proposition de nominations avaient également figuré parmi les méthodes qui étaient employées pour faire parler d’autres innocents naïfs. 

Quel est le lien entre les chefs d’accusation et le drame du 4 mars 2012

Plusieurs de ces chefs d’accusation ont été notifiés à l’une des vingt-trois personnes déférées le 7 mai 2012, en l’occurrence le colonel Marcel NTSOUROU, l’ex-secrétaire général adjoint du Conseil National de Sécurité (CNS) parmi lesquels l’atteinte à la sûreté de l’Etat, la détention illégale d’armes de guerre, la contrefaçon de billets de banque, les arrestations, les détentions et les séquestrations arbitraires, la complicité de coups et blessures volontaires.

Voilà pourquoi le commun des mortels se pose la question de savoir où se trouve donc le lien entre le drame du 4 mars 2012 et toute cette litanie de chefs d’accusation ? Et pourquoi y a-t-il tant d’acharnement contre le colonel Marcel NTSOUROU ?

L’infatigable recherchiste-maison qui s’est évertué pour l’intérêt commun à fouiner dans les coulisses et autres débarras des officines juridico-policières afin d’éclairer la lanterne des uns et des autres, est convaincu que l’histoire pourrait se répéter encore pour le cas de la catastrophe du 4 mars 2012.

Comme pour les précédentes affaires de triste mémoire survenues dans un passé très récent dans le pays, il faut, concernant le drame de Mpila, mettre, coûte que coûte, la responsabilité de cette explosion sur les épaules de certains compatriotes, dont le colonel Marcel NTSOUROU, afin que la colère du peuple congolais soit dirigée contre lui.

Il faut également comme toujours trouver des boucs émissaires qui doivent être présentés à ceux qui ont perdu des parents et des biens, mais aussi à l’opinion publique comme des putschistes ou comploteurs contre le régime actuel.

Selon certaines indiscrétions, le colonel Marcel NTSOUROU, après avoir entendu les explosions de Mpila du 4 mars 2012, avait pris sa voiture, suivi de sa garde, pour se rendre vers Mpila puisqu’il assumait lors de cet événement les fonctions de Secrétaire Général Adjoint du CNS. Mais ne connaissant pas très bien la cause de ces explosions, il avait longé la bordure du fleuve pour y parvenir en vue de constater si cela provenait réellement du régiment blindé de Mpila, en feu et inaccessibles.

Il avait résolu de revenir le lendemain à Mpila afin de parler avec les chefs et tous les témoins de l’événement. Quelques jours après, il avait participé à la mise en place de la commission d’enquête dont il rédigea le texte. Le dimanche 25 mars 2012, il prit tranquillement l’avion pour se rendre à Pointe-Noire, pour un séjour privé de 48 heures.

Le sergent-chef NGAMI Kévin aurait-il reçu la mission de noyer Marcel NTSOUROU ?

Le soir du dimanche 25 mars 2012, le capitaine SAH (Mbelantsié), originaire de Lékana comme lui, l’appela au téléphone, en lui disant qu’il ne comprenait plus rien de ce qui se passait au village. On lui parlait des séjours fréquents effectués à Lékana à bord véhicules Hilux par le sergent-chef NGAMI Kévin, en compagnie des personnes inconnues. Ces inconnus se faisaient passer pour des agents du PAM.

NGAMI Kévin, qu’il connaissait très bien parce qu’il était du même village que lui, tenait des propos surprenant, arguant même que le colonel Marcel NTSOUROU avait envoyé un capitaine ou un sergent pour former une milice dans le district de Lékana. Le capitaine SAH expliqua aussi au colonel Marcel NTSOUROU que ce Kévin NGAMI achetait des sacs d’arachides et d’autres produits. Selon lui, où avait-il eu tout cet argent ?

Le colonel Marcel NTSOUROU lui répondit calmement qu’il ne comprenait rien lui aussi de tout cela, avant de l’informer qu’il lui avait donné à NGAMI, il y a un peu longtemps, une somme de 200 000 francs CFA afin qu’il aille se reposer au village, après enlèvement du capitaine NGAMBOU, monté par un général avec M. Philippe OBOUANDE. Le capitaine SAH avait insisté, en disant au colonel Marcel NTSOUROU que la fréquence des voyages faits à Lékana par le sergent-chef Kévin NGAMI n’avait rien avoir avec des simple séjour de repos.

Après sa conversation téléphonique à 20 heures avec le capitaine SAH, le colonel Marcel NTSOUROU appela son chauffeur, Maxime ONONO pour lui demander de retrouver son ami afin de débattre avec lui sur sa présence régulière au village ces derniers temps, mais aussi sur les spéculations et les propos mensongers tenus à l’encontre de sa personne. Il avait dit également à son chauffeur qu’il souhaitait rencontrer Kévin NGAMI pour un entretien avec lui.

Un peu plus tard, Maxime ONONO informa le colonel Marcel NTSOUROU que Kévin NGAMI avait nié d’avoir effectué un déplacement hors Brazzaville, balayant ainsi du revers de la main les accusations sur les différents voyages faits au village pour calomnier Marcel NTSOUROU. En réalité, le sergent-chef Kévin NGAMI avait menti d’après Maxime ONONO qui n’avait pas hésité de le signaler au colonel Marcel NTSOUROU.

Par la suite, la nécessité de rencontrer le soir du dimanche 25 mars 2012 le sergent-chef Kévin NGAMI avait été relevée pour une énième fois. Le colonel Marcel NTSOUROU aurait aussi mis au parfum Maxime ONONO concernant certaines informations que lui avaient rapporté le capitaine SAH, sur le sergent-chef Kévin NGAMI qui avait quitté le village et qui était probablement vers Djambala, sur le chemin du retour pour Brazzaville, certainement dans le but d’honorer de sa présence le rendez-vous comme convenu. Le colonel Marcel NTSOUROU aurait finalement décommandé ce rendez-vous, pour qu’il ait lieu à son retour. Il souhaitait vivement rencontrer Kévin NGAMI afin qu’il soit édifié sur les soi-disant milices chargés de former des gens dans le district de Lékana.

De retour à Brazzaville, le matin du mardi 27 mars 2012 à 9 heures, au lieu du lundi 26 mars 2012 par le vol de 18 heures, le colonel Marcel NTSOUROU, comme convenu, avait pris contact avec le capitaine SAH, afin de lui fournir de plus amples informations à ce sujet. Ce dernier lui donna encore quelques précisions sur les activités de Kévin NGAMI, tout en lui citant également les noms des personnes qui l’appelaient depuis le village et qui s’interrogeaient à propos de ses fréquents séjours au village et de ses propos séditieux. Grâce à ces informations, le colonel Marcel NTSOUROU demanda une fois de plus à son chauffeur Maxime ONONO d’appeler Kévin NGAMI, qui lui répondit qu’il était en train de percevoir son salaire et qu’il rencontrerait le colonel dès que possible. Malheureusement, il n’avait jamais tenu parole.

Le lundi 26 mars 2012 vers 18 heures, le capitaine SAH, à qui le colonel Marcel NTSOUROU avait dit qu’il attendait Kévin NGAMI, lui avait appris que le sergent-chef Kévin NGAMI qui était reparti au village, s’était rendu avec son groupe chez le chef du village avant de le quitter précipitamment et de reprendre la route pour revenir à Brazzaville.

Le colonel Marcel NTSOUROU lui aurait répondu que sa garde était à sa recherche et confirmé que Kévin NGAMI était déjà de retour à Brazzaville. Cette information lui sera finalement confirmée par les chefs du village qui lui diront que les collaborateurs de Kévin NGAMI qui avaient réalisé seuls le déplacement du village, prétextaient vouloir faire signer un papier à un chef du village.

N’y a-t-il pas là un flou artistique pour une commission d’enquête qui veut obtenir la signature d’un chef de village à Lékana ? Ce document pourrait-il servir de pièce à conviction pour noyer le colonel Marcel NTSOUROU, comme ce fut le cas de la lettre qu’aurait envoyé Alphonse MASSAMBA-DEBAT à Marien NGOUABI qui avait été brandi au procès ?

Dans le laps de temps, le colonel Marcel NTSOUROU ordonna à sa garde qui avait pu repérer Kévin NGAMI, de le lui amener de gré ou de force, tout en ne comprenant pas pourquoi ce dernier ne voulait pas le rencontrer. Il fut présenté au colonel Marcel NTSOUROU à 20 heures.

A cette occasion, le sergent-chef Kévin NGAMI qui aurait été manipulé, comme dans l’histoire de DZON Mathias, s’expliqua devant le colonel Marcel NTSOUROU en ses termes : "Je vis certaines choses anormales, je suis harcelé parce que j’avais hébergé un ami qui travaillait à l’ECRAMU et qui avait fui au village après les événements du 4 mars 2012. En fait, moi-même je vais au village à la recherche de cet ami, un certain NTSOUMOU. J’étais même enfermé à Brazzaville au commissariat de Ouenzé Mandzanza pour cela". Le colonel Marcel NTSOUROU, à l’issue de cette rencontre, décida d’appeler le capitaine SAH pour lui parler de cette affaire afin que tout soit mis en œuvre pour présenter le fameux ami de Kévin NGAMI à la commission d’enquête.

Arrivé au domicile du colonel Marcel NTSOUROU, le capitaine SAH, mettant devant le colonel son téléphone à main levée, avait appelé directement ce chef du village et bien d’autres, qui avaient démenti, sur toute la ligne, tout ce que Kévin NGAMI avait dit. Devant des preuves si évidentes de son mensonge, il avait été demandé à Maxime ONONO de sortir de la salle, car le sergent-chef Kévin NGAMI ne voulait pas dire toute la vérité en sa présence.

Sur ce, il confirma donc qu’il se rendait fréquemment au village à bord des véhicules de marque Hilux avec un certain capitaine NGAKOSSO. Selon lui, il lui était strictement interdit de rendre public l’objet de sa mission et même d’en parler.

A la question du colonel Marcel NTSOUROU de savoir si le capitaine NGAKOSSO auquel il faisait allusion, n’était pas en réalité le colonelNGAKOSSO de la gendarmerie, le sergent-chef Kévin NGAMI aurait répondu par l’affirmative. Se souvenant qu’un certain colonel NGAKOSSO faisait partie de la commission d’enquête, le colonel Marcel NTSOUROU avait dit au sergent-chef Kévin NGAMI que c’était donc, s’il en était ainsi, la mission de cette commission, de rechercher son ami, puisque, tous ceux qui travaillent à ECRAMU devaient s’y présenter pour dire ce qu’ils avaient vu le 4 mars 2012.

Le sergent-chef Kévin NGAMI, tout en affirmant avoir reçu des instructions fermes de ne jamais dire un mot là-dessus, avait en outre ajouté : "Puisque je ne vous ai pas accusé, je peux donc partir ?"

Le colonel Marcel NTSOUROU qui accéda à sa demande, s’excusa également de la brutalité dont il avait été victime lors de son interpellation, avant de lui donner un peu d’argent pour se soigner.

Le lendemain, le capitaine SAH appela le colonel Marcel NTSOUROU pour l’informer que le sergent-chef Kévin NGAMI avait l’intention de porter plainte contre lui. Le colonel répondit alors à son interlocuteur qu’il était libre de le faire.

Dans l’après-midi du mercredi 28 mars 2012, les parents de NTSOUMOU, l’ami du sergent-chef Kévin NGAMI, étaient venus voir le colonel Marcel NTSOUROU, pour lui révéler que leur fils NTSOUMOU avait été arrêté le 19 mars 2012 à 21 heures 30, à Brazzaville.

Le colonel Marcel NTSOUROU se rendit compte que le sergent-chef Kévin NGAMI qui avait menti sur toute la ligne, se rendait régulièrement au village pour d’autres fins. Le 28 mars 2012, au lendemain de l’entrevue entre le colonel Marcel NTSOUROU et le sergent-chef Kévin NGAMI, des militaires venus de Gamboma qui avaient été instruits dans la nuit et déployés au village avec, pour mission la recherche "des centres de formation des mercenaires, entretenus par le colonel Ntsourou". Tout cela confirmait la mission réelle du sergent-chef Kévin NGAMI.

SASSOU NGUESSO aurait-il donné lui-même cet ordre au chef de zone militaire de Gamboma

L’ordre aurait-il été donné directement par SASSOU NGUESSO au chef de zone militaire de Gamboma ? Le même jour, le colonel Marcel NTSOUROU fut informé de cette mission par NSALOU et le lieutenant PEMBA. Ces représentants de la Cour royale de Mbé avaient été reçus le 13 mars 2012 à Brazzaville par le ministre MBOULOU qui leur avait affirmé sans détour que les événements du 4 mars 2012 étaient d’origine criminelle, il estimait également que les auteurs de ce drame étaient leurs parents, "les Batéké qui cherchaient le pouvoir la nuit".

Le même 28 mars 2012, certainement en conformité avec les plans nocturnes ficelés par tous les  partisans patentés œuvrant pour étouffer la vérité sur la tragédie de Mpila, le capitaine SAH qui était appelé à la commission d’enquête pour s’expliquer sur l’affaire du sergent-chef Kévin NGAMI, avait rendu compte au colonel Marcel NTSOUROU de cette audition.

Le matin du jeudi 29 mars 2012, ce fut Maxime ONONO qui appela le colonel Marcel NTSOUROU pour le mettre au courant qu’il avait été convoqué à la commission. Dans l’après-midi, le colonel Marcel NTSOUROU alla voir le colonel Philippe OBARA, le président de la commission d’enquête, pour lui annoncer que c’était lui qui avait fait interpeller le sergent-chef Kévin NGAMI et que, sur ce point précis, il ne servait à rien de questionner d’autres personnes que lui. Puisque le sergent-chef Kévin NGAMI avait tenu des propos calomnieux, tout en véhiculant des allégations mensongères à son encontre.

Comme la commission d’enquête était encore en plein travail, le colonel Marcel NTSOUROU et ses collègues Philippe OBARA et Philippe OBOUANDE qui s’étaient mis d’accord pour le principe, se seraient entendus de se retrouver le vendredi 30 mars 2012 à 8 heures pour consigner cela sous forme de mise au point écrite. Le colonel Marcel NTSOUROU adhéra à cette proposition sans arrière-pensées.

Dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 mars 2012, le colonel Marcel NTSOUROU avait mis côte à côte les éléments concordants qui lui avait permis d’élucider le mensonge du sergent-chef Kévin NGAMI, qui avait effectué de nombreuses missions à Lékana à la recherche de NTSOUMOU.

Pourtant, c’est avec l’aide de Kévin NGAMI que l’on a pu interpeller NTSOUMOU à Brazzaville le 29 mars 2012.

-      Le colonel Marcel NTSOUROU avait aussi planché sur l’information que diffusait Kévin NGAMI s’agissant de l’engagement par le colonel NTSOUROU d’un proche de NTSOUMOU, un capitaine, pour former des mercenaires dans le district de Lékana ;

-      L’envoi surprenant le matin du 28 mars 2012 des militaires dans le district de Lékana à la recherche des camps de formation des mercenaires, sur ordre, dit-on, du président SASSOU NGUESSO ;

-      L’information du capitaine SAH à propos du véhicule à bord duquel se trouvait le colonel ATIPO de la commission d’enquête, qui était arrivé le soir 27 mars 2012 dans le village aux de fins de vouloir faire signer au chef d’un village un document, ce que le chef de village refusa de faire ;

-      la convocation du capitaine SAH à la commission d’enquête pour un problème qui n’avait rien à avoir avec la commission et la convocation à la commission le 29 mars 2012 de Maxime ONONO, son chauffeur, pour se justifier dans l’affaire NGAMI.

Pourquoi l’affaire Kévin NGAMI était soudain devenue les 27, 28 et 29 mars 2012 une préoccupation majeure de la commission ?

Pour le colonel Marcel NTSOUROU, il était clair que les gens voulaient, sans autre forme de procès, sa peau. Mais fallait-il laisser les gens capturer son chauffeur Maxime ONONO, afin de lui soutirer des aveux de force ou se présenter lui-même, pour mettre fin à tout cela ? Voilà le dilemme auquel il était confronté.

Ainsi, il avait opté de se présenter lui-même à la commission le vendredi 30 mars 2012 au matin, pour faire une mise au point dans le but d’en finir avec l’affaire Kévin NGAMI, qui n’avait rien à avoir avec la commission d’enquête qui avait la charge de travailler sur la tragédie du 4 mars 2012. Le colonel Marcel NTSOUROU ne pouvait donc pas imaginer un seul instant qu’un groupe d’extrémistes de la hiérarchie sécuritaire pouvait être si lâche, si malhonnête pour prendre le risque, la nuit du 29 au 30 mars 2012, de concevoir une embuscade militaire réalisée en pleine ville le matin du 30 mars 2012 contre lui.

Au regard de ce qui précède, plusieurs observateurs se posent la question de savoir si le peuple congolais qui a vécu la tragédie du 4 mars 2012, pourrait accepter les manœuvres de manipulation visant à trouver, coûte que coûte, des bouc-émissaires parmi lesquels des simples soldats, des sous-officiers, en général, mais aussi le colonel Marcel NTSOUROU, en particulier.

Est-ce que voler les documents et des armes au niveau des domiciles du colonel Marcel NTSOUROU et utiliser une commission d’enquête chargée de faire la lumière sur les causes réelles du drame de Mpila, comme un instrument de montage d’intrigues contre un officier, en l’occurrence le colonel Marcel NTSOUROU, permettront-ils de faire éclater la vérité comme le souhaitent tous les Congolais ? 

Il faut aller très bas dans la lie de l’humanité pour trouver des tels hommes à savoir des manipulateurs et des manipulés.

C’est donc en considérant que des personnes ne pouvaient pas descendre si bas que le colonel Marcel NTSOUROU avait dû décider après réflexion, la nuit du 29 au 30 mars 2012, d’aller faire cette mise au point avec le colonel Philippe OBARA, le vendredi 30 mars 2012 au matin.

Ce jour-là, il se présenta à la DGST pour la fameuse mise au point, en prenant soin, par méfiance, de faire précéder une escorte de sept personnes pour prendre position, loin de la DGST, sans malheureusement faire état de ses réflexions nocturnes, mais en disant seulement au chef de sa garde de se positionner et d’attendre qu’il finisse son entretien à la DGST avant de rentrer à la maison.

Le colonel Marcel NTSOUROU est donc reçu par cette commission d’enquête et, lorsqu’il finit de rédiger sa mise au point, le colonel Philippe OBARA lui dit de rester à la DGST pour la suite des enquêtes. Le colonel Marcel NTSOUROU lui demanda alors, de quelle enquête s’agissait-il, précisant que la mise au point n’avait rien de commun avec le travail de la commission ou l’enquête sur la tragédie de Mpila ?

Une chaude discussion avait été engagée avant que le colonel Marcel NTSOUROU soit mis au courant par le chef de sa garde que le Général Jean-François NDENGUET avait fait attaquer son escorte. Ainsi, avec son chauffeur et le chef de sa garde, les deux qui étaient restés à ses côtés, le colonel Marcel NTSOUROU avait tenté une sortie en force de la DGST. Mais harcelé par une centaine d’hommes en armes qui étaient placés à l’intérieur de la DGST, il n’a pu le faire.

Des unités entières de police et de l’armée furent déployées pour empêcher une contre action de sa part.  Et, pour éviter son assassinat, les éléments restants de sa garde se sont abstenus d’intervenir. Le vrai but de cette arrestation serait donc de condamner le colonel Marcel NTSOUROU au silence et l’empêcher de s’exprimer sur ce qui s’est passé.

Le colonel Marcel NTSOUROU avait donc été piégé, attaqué et capturé, sur ordre de la hiérarchie, par un groupe d’hommes de la hiérarchie de sécurité, suite à un complot organisé contre sa personne et il était séquestré à la DGST depuis le vendredi 30 mars 2012 jusqu’au 7 mai 2012, privé de visites de son épouse et de ses avocats. La garde qui l’avait accompagné, fut également séquestrée. Des perquisitions illégales ont été aussitôt organisées au niveau de ses maisons. Certaines d’entre elles ont été victime de vandalisme. Du matériel et des documents ont été volés et amenés sans maîtrise de leur état et de leur contenu.

Selon de nombreux témoignages, plusieurs jeunes gens ou personnes faibles d’esprit de sa contrée ou d’ailleurs, auraient été aussi manipulés pour leur extorquer des aveux impliquant le colonel Marcel NTSOUROU dans ce drame, en usant pour les uns à la torture et en proposant à d’autres de grosses sommes d’argent ou des promotions sociales. La commission d’enquête serait aussi un instrument de fabrication des preuves mensongères parce qu’en réalité, les officiers détenus avec le colonel Marcel NTSOUROU ne sont que des paravents auxquels, par anticipation, rien n’est reproché puisque le criminel serait le colonel Marcel NTSOUROU.

La manœuvre de la commission qui consiste à transférer le colonel Marcel NTSOUROU à la Maison d’arrêt a pour but de le juger un jour pour crime, par un tribunal acquis et instruit pour le condamner. Plusieurs armes, par ailleurs, avaient été retrouvées aux domiciles du colonel Marcel NTSOUROU. Ces armes lui auraient été affectées dans le cadre de la dotation officielle depuis des années, les autres ils les auraient achetées avec l’aval de la hiérarchie.

Quant aux documents militaires et autres trouvés au niveau des domiciles du colonel pendant ces perquisitions illégales, en liaison avec l’activité opérationnelle, administrative et technique des troupes officielles ou officieuses, aucun homme sérieux ne peut reprocher au colonel Marcel NTSOUROU de les détenir puisqu’il occupait jusqu’à la tragédie de Mpila les fonctions de secrétaire général adjoint du CNS, au risque d’ignorer la capacité réelle des troupes. Il est donc normal qu’il ait à sa disposition des centaines et des centaines de ces documents, sur tous les domaines.

Concernant la présence de la fausse monnaie retrouvée au domicile privé du colonel Marcel NTSOUROU et qui était abandonnée depuis belle lurette, ceux qui ont voulu en savoir plus sur cette affaire, connaissent, dit-on, non pas seulement leur origine réelle, mais aussi la mission qui lui avait été prescrite à cet effet par le président de la République à ce sujet, celle de découvrir les faussaire ?

La mission avait été accomplie et le compte rendu fait et transmis à qui de droit. Le colonel Marcel NTSOUROU n’y serait donc pour rien, car il aurait reçu cette fausse monnaie de la plus haute autorité pour mener une enquête.

Au cours des perquisitions illégales, les membres de la commission d’enquête ont pénétré dans son bureau et ont ramassé des mots qui lui avaient été adressés par des personnes diverses et aux contenus divers. Il y a fort à parier que des manipulations diverses seront tentées pour extorquer des aveux divers. Il ne sera donc pas surprenant que des jeunes gens de la garde du colonel Marcel NTSOUROU, des personnes diverses ou des proches de lui ou pas, des personnes tierces soient soumis à toutes sortes de manipulations, de torture, de corruption, de propositions, etc, afin d’obtenir d’eux une seule chose : "Dire qu’ils ont reçu l’ordre du colonel Marcel NTSOUROU de brûler les magasins d’armes et qu’ils se sont exécutés". Ils recevront ainsi leur récompense, passeront quelques mois en prison pour être relaxés ensuite par leurs commanditaires, quelques mois plus tard et ne seront plus recherchés.

Ainsi pourra-t-on parler de l’odyssée d’un complot ourdi contre un cadre, organisé par sa hiérarchie. Parmi les autres interrogations qui taraudent les esprits de nombreux Congolais, figure celle concernant la responsabilité dans cette affaire de Monsieur Jean Dominique OKEMBA. Est-il lié à tout cela volontairement ou malgré lui ? Si cela s’avère juste qu’il se souvienne seulement que dans cet univers, chaque chose ne produit que son genre puisque le mal ne produit que le mal, la trahison ne produit que la trahison.

Les déclarations de monsieur Emmanuel YOKA, ministre de la justice et des droits humains, selon lesquelles le colonel Marcel NTSOUROU n’est pas le seul dans ce cas, relèveraient encore d’une seconde mise en scène diabolique, consistant à enfermer des gens que l’on relâchera nécessairement, tout simplement pour maquiller la détention d’une seule personne cible destinée à être condamnée. Cette procédure est vieille comme le monde et a atteint son paroxysme lors de la période de la terreur de ROBESPIERRE et ses procès de l’amalgame (1789–1791) pendant la Révolution française.

Il sied de rappeler que lorsque le colonel Marcel NTSOUROU avait été traîné de force dans sa geôle de la DGST, il y avait déjà quatre officiers en l’occurrence le colonel AKINDOU Germain, Directeur général de l’équipement au ministère de la défense, le colonel SAHOUS, commandant du bataillon des chars de la 40ème Brigade ; le colonel MOPITA, Directeur de l’armement, le colonel INGANI, responsable des magasins d’armes. Ils y passaient certes une vie anormale, mais ils avaient cependant droit à des communications téléphoniques, des visites fréquentes, même ceux de leurs épouses et autres, alors que cela était interdit pour le colonel Marcel NTSOUROU.

Le colonel Marcel NTSOUROU qui a pêché en ordonnant la bastonnade de Kévin NGAMI, aurait pu présenter son provocateur devant les instances judiciaires habilitées pour diffamation au lieu de se faire justice lui-même. Comme tout le monde pense, il ne pouvait donc pas être incarcéré à la DGST pour cette affaire qui n’a rien avoir aussi avec le drame de Mpila.

S’agissant des armes qu’on aurait trouvées au niveau de ses domiciles, de nombreux Congolais se posent la question de savoir si le colonel Marcel NTSOUROU est le seul haut officier de notre armée à détenir chez lui des armes de guerre ?

Pourquoi, le Général Blaise ADOUA n’avait-il pas été interpellé quand l’explosion de munitions et d’armes de guerre s’était produite récemment chez lui ? Comme pour dire que les autorités politico-administratives et militaires ne devraient pas arrêter de se complaire à jeter l’huile au feu au regard de la délicatesse de la situation actuelle.

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Drame de Mpila : Eclairages & Dessous des Cartes

M. SASSOU contredit dans ses mensonges par le ministre ONDONGO, selon MIERASSA

Par Cécilia France MASHITA (Talassa)

clement_mierassa.jpgLe président du Parti social démocrate congolais (PSDC), M. Clément MIERASSA, n’est pas passé par quatre chemins pour citer le ministre des finances, du budget et du portefeuille public, M. Gilbert ONDONGO, qui a mis à nu les mensonges déversés par le président Denis SASSOU NGUESSO, à la suite de la catastrophe de Mpila du 4 mars 2012, s’agissant du déblocage de la somme de 300 milliards de francs CFA relative à la délocalisation des casernes qui n’était jamais inscrite dans le budget de l’Etat exercice 2012, parce que cette décision avait été prise le 9 octobre 1980, soit 32 ans avant ce drame, au cours d’une réunion du bureau politique du Parti Congolais du Travail (PCT) élargie aux membres du gouvernement de l’époque.

M. Clément MIERASSA l’a rappelé lors de la conférence de presse qu’il a animée le 4 mai 2012 à Brazzaville, pour décrypter plusieurs questions qui font toujours ces derniers temps la UNE de l’actualité dans le pays.

Il a dit également que le président Denis SASSOU NGUESSO avait dirigé le 9 octobre 1980 la réunion au cours de laquelle cette décision avait été arrêtée. Cette même réunion avait, d’après lui, focalisé une attention particulière sur la délocalisation de l’aéroport de Pointe-Noire à partir de l’an 2000, mais aussi celui de Maya-Maya en 2010, dont les sites qui étaient déjà à l’époque entourés de quartiers résidentiels, ne répondaient pas aux normes de sécurité pour les populations. L’implantation des casernes loin des grandes agglomérations dans notre pays avait été l’une des préoccupations importantes soulevées en 1991 lors de la Conférence Nationale Souveraine.

Le patron du PSDC a expliqué à cette occasion que les Congolais gardent en mémoire les propos tenus par le président de la République le 4 mars 2012, au sortir de la visite des blessés du CHU lorsqu’il déclare ce qui suit : "Depuis un peu plus de deux ans, nous avions pris la décision de sortir les casernes du centre de la ville. Ce projet est déjà mûr, les financements existent, les sites sont identifiés et les entreprises qui devront réaliser ces casernes en dehors de la ville sont identifiées. Le projet, nous devons le démarrer cette année. Comme nous le savions, nous pensons qu’il n’était pas bon de garder les casernes au centre de la ville. Aujourd’hui, l’irréparable s’est produit".

Dans cette optique, le président Clément MIERASSA s’est interrogé pourquoi diable les décisions prises au plus haut niveau en 1980, réitérées en 1991 et en 2009, n’ont-elles pas permis la réalisation de cette opération ? Où sont passés, selon lui,  les 300 milliards de francs CFA débloqués à cet effet et pourquoi existe-t-il toujours dans notre pays ce paradoxe entre les décisions prises et leur mise en exécution ? Au-delà de ces interrogations, a-t-il fait remarquer, ces aspects deviennent préoccupants lorsque le ministre Gilbert ONDONGO, devant les députés, a répété le 17 avril 2012, que "l’on n’a jamais sorti une somme de 300 milliards de francs CFA du budget de l’Etat pour la délocalisation des casernes".

En effet, comme il l’a fait observer à l’assistance pendant cette conférence de presse, "ce n’est que dans le projet de loi rectificative des finances de l’Etat présenté par le ministre Gilbert ONDONGO le 17 avril 2012 à l’Assemblée nationale que l’on trouve une prévision de 35 milliards de francs CFA pour la construction des nouvelles casernes".

Ce qui veut en fait dire, à son entendement, qu’aucune inscription budgétaire n’était faite à ce propos dans le budget de l’Etat exercice 2012. Il s’est également questionné si visiblement le gouvernement parle d’une même voix sur ce sujet, lui, qui a, assurément, choisi de faire le médecin après la mort ? Est-ce qu’en réalité des dispositions avaient été véritablement prises pour démarrer les délocalisations cette année ?

Tout en demandant à cette occasion la présentation devant la justice des officiers, sous-officiers et d’autres personnes qui avaient été incarcérés dans le cadre du drame du 4 mars 2012, il a aussi condamné la détention au-delà de 72 heures dont ils étaient victimes. Cette détention au-delà de 72 heures qu’il avait qualifié de violation des lois et règlements de la République est inacceptable.

Comme il l’a raconté à son auditoire, ces officiers, sous-officiers et bien d’autres personnes n’avaient pas, pendant leur incarcération, droit d’être en contact ni avec leurs parents, ni avec leurs avocats alors que le gouvernement dit qu’ils ne sont ni inculpés, ni appelés à comparaître.  Ce qui n’est pas normal, a-t-il rappelé, affirmant que, selon des rumeurs folles, ces suspects auraient été victimes de tortures, de traitements cruels, inhumains et dégradants.

Pour lui, tout cela ne pouvait "qu’inquiéter les uns et les autres, dans un pays où règnent la terreur, les suspicions, la méfiance. Car, depuis la Conférence Nationale, l’opinion nationale parle beaucoup d’assiettes roumaines, d’empoisonnement, de peintures toxiques et d’autres moyens d’élimination physique des gens".

Plaidant également pour la libération de Maître Ambroise Hervé MALONGA et de son collègue Gabriel HOMBESSA, M. Clément MIERASSA a souhaité l’arrestation des éléments de la force publique ou des bandits qui avaient perpétré l’enlèvement nocturne de Maître MALONGA afin qu’ils soient, obligatoirement et sans complaisance, punis pour cet acte crapuleux conformément aux textes réglementaires en vigueur, avant d’aborder les problèmes liés à la délocalisation des casernes, aux achats d’armes et à la catastrophe de Mpila. Ce qui, d’après lui, justifie l’appui de la communauté internationale au peuple congolais dans cette épreuve pour que la lumière soit faite sur cette tragédie.

Le leader du PSDC qui constate que depuis le 4 mars 2012, le Congo Brazzaville sombre chaque jour davantage dans un malaise très profond, exige, pour des raisons de transparence et pour l’éclatement de la vérité sur le drame du régiment des blindés survenu à Brazzaville, l’interpellation des principaux responsables concernés dans cette affaire, parmi lesquels les ministres de la défense nationale, M. Zacharie Charles BOWAO ; de l’intérieur et de la décentralisation, M. Raymond Zéphyrin MBOULOU ; des finances et du budget et du portefeuille public, M. Gilbert ONDONGO ; de la santé et de la population, M. Georges MOYEN ; du secrétaire général du Conseil National de Sécurité (CNS), M. Jean Dominique OKEMBA et tous les membres de la haute hiérarchie militaire.

Comme beaucoup de nos compatriotes, M. Clément MIERASSA s’interroge encore sur le mutisme des chefs militaires, alors que le Chef d’Etat-major Général (CEMG) des Forces armées congolaises (FAC) avait aussi, en pareille circonstance, l’obligation de prendre le taureau par les cornes, en animant des conférences de presse, des conférences-débats et autres pour éclairer l’opinion nationale et internationale sur les supputations plus ou moins réalistes, et sur les avancées dans la recherche des causes de cette catastrophe.

Le Président Clément MIERASSA a fait siens les propos de M. Jean-Baptiste PLACCA qui disait au sujet du drame de Mpila : "… Et Voilà, le peuple congolais, une fois de plus piéger par ses dirigeants. Une poudrière en plein milieu des populations civiles ! Ne nous parlez pas d’accidents, non ! Si ce n’est par délibéré alors, c’est de l’inconscience, et c’est pire encore ! Ailleurs, le Chef d’Etat-major de cette armée là aurait été limogé. Le ministre de la défense aurait donné sa démission, et tous ses supérieurs seraient à genoux, en train d’implorer le pardon de la nation…".   

Le président du PSDC a en outre noté au cours de sa conférence de presse que le commentaire le plus cinglant sur la catastrophe de Mpila a été fait également par M. Jean-Baptiste PLACCA, lorsqu’il avait déclaré ce qui suit sur les antennes de la RFI : "Le scandale, ici, ne réside pas uniquement dans le fait que l’on investisse des centaines de milliards dans l’armement dans un pays qui n’a jamais été en guerre avec personne. Le scandale, c’est qu’un Etat pétrolier de ce rang, peuplé d’à peine 4 millions d’habitants, ne puisse pas investir quelques dizaines de millions dans les pansements, compresses et autres, à l’instar de la Bétadine, dont ont cruellement besoin les hôpitaux du Congo". Selon lui, comment expliquer que l’on ait dû réceptionner cinq ambulances et trois hôpitaux de campagne de la République Démocratique du Congo (RDC) pour faire face à l’urgence qui était la notre le jour de la catastrophe ?

M. Clément MIERASSA qui demande que toute la lumière soit faite sur ce drame, confirme qu’à ce sujet les Congolais dans leur ensemble, qui savent qu’aucune enquête n’a jamais abouti chez nous, pensent que tout doit être mis en œuvre pour que la vérité éclate au grand jour. Ce qui fait que notre pays accumule des contentieux de ce genre. Il a aussi déclaré que les Congolais qui ont été surpris par le silence observé par les autorités nationales suite à l’arrestation du chef des renseignements libyen en Mauritanie, estiment, concernant le crash du DC de l’UTA en septembre 1989, qu’elles auraient dû demander son extradition au Congo Brazzaville afin de connaître la vérité sur cet autre drame qui a touché le Congo ? Ceci, d’autant plus que le vol était parti de Brazzaville.

A cela s’ajoute encore l’affaire des disparus du "beach" qui est toujours présente dans les esprits des Congolais et rappelle à chaque fois que nous avons là, un exemple de crimes sans auteurs, a-t-il commenté, avant de faire remarquer que la mission de Nations Unies d’octobre 2011, a d’ailleurs recommandé au gouvernement de poursuivre cette affaire jusqu’à son terme afin d’établir les responsabilités pénales et individuelles.

Le président Clément MIERASSA a également fait savoir pendant cette rencontre que le pouvoir de Brazzaville avait violé la Résolution 1874 des Nations Unies adoptée au mois de juin 2009, qui interdisait à la Corée du Nord d’exporter des armes. C’est dans ce cadre que l’Afrique du Sud avait intercepté en novembre 2009 une importante cargaison d’armes en provenance de la Corée du Nord et à destination du Congo-Brazzaville.

Il n’a pas manqué de souligner que le journal français, "Le Canard Enchainé" avait révélé ces aspects dans un article paru en 2008, intitulé "Achats d’importants armes de guerre par SASSOU NGUESSO".

Cet hebdomadaire français écrivait : Le pouvoir de Brazzaville a fait une commande de sept BM-21 Ural ; quatre RM-85 de marque thèque ; quatre avions de chasse Sukhoi 47 ; deux MIG-27, un F-7 chinois, quatre nouveaux hélicoptères de combat MI-24 ; trois MI-28, et un hélicoptère WZ-10. En outre, une commande importante d’appareils de communication, des tenues militaires chinoises, une importante livraison d’armes de combat chinoises : des QBZ-95 et 97, des AK-47 et 74, ainsi que des Fanas de l’armée françaises achetées à Singapour en juin 2007, par son fils et son conseiller Jean Dominique OKEMBA, toutes ces armes seront acheminées au port de Pointe-Noire d’ici la fin de l’année 2008.

Ces importantes livraisons d’armes et appareils militaires seront livrées au Congo cette année 2008, des contrats ont été signés entre le pouvoir de Mpila et le gouvernement de Pékin et en contrepartie, le pouvoir de Mpila livrera d’importantes cargaisons de pétrole à la Chine, les livraisons ont débuté depuis mars 2004.

Voilà pourquoi, M. Clément MIERASSA qui ne comprend pas à quoi servent toutes ces armes, s’est demandé de quelle paix peut-on parler dans le pays, lorsqu’il est de notoriété publique que le pouvoir fait rentrer au Congo des grandes quantités d’armes de guerre ? Il s’est aussi interrogé sur les lieux où toutes ces armes sont entreposées et si elles sont conventionnelles ou non ?

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Published by PatrickEric - dans Politique
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