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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 00:09

Discours du Colonel Marcel NTSOUROU le 03 mars 2012 lors de son anniversaire à la veille du drame du 04 mars 2012

Chers amis, mes dames, messieurs, chers enfants, 

Marcel-NtsourouNous voici de nouveau honoré par votre présence en ces lieux. Quand je parle de nous, il s’agit de mon épouse, de ma famille et moi-même, et de tous ceux qui nous sont proches. J’avais décidé en février 2006, lorsque j’atteignais mes 50 ans, que désormais jusqu’à ce jour, jusqu’à ce que la nature décide de me retirer la vie, je m’offrirais les moyens de célébrer cet anniversaire tous les 5 ans.

J’étais prêt à le faire l’année dernière, année de mes 50 ans lorsque dès mi-février, des circonstances inattendues liées à tous ce que vous pouvez imaginer de pervers, m’ont empêché de le faire – Je ne vous ferais pas de photo – J’avais dû alors prendre certaines initiatives qui ont emmené vers des circonstances que vous avez connues. Mais il faut qu’on laisse aux scorpions le temps de mourir en se piquant eux-mêmes avec leurs dards, tant l’adversité à vernir sera la flamme qui les y obligera.

Je suis né, je suis venu au monde le 28 février 1956, nous sommes le 03 mars, vous comprenez pourquoi c’est la journée d’aujourd’hui qui a été choisie. Dans la maison de ma mère au village Nkana dans le District de Lékana ; je suis un Batéké du groupe Koukouya, issus du plateau du même nom.

De par ma naissance, comme toute la progéniture de ma mère, je suis de la noblesse rurale de mon coin, je le suis par tous mes parents et tous mes grands parents. Ils étaient soit chef traditionnel, soit propriétaire foncier. Pour ceux qui se posent jusqu’ici la question sur ma personne, qu’ils sachent que de par ma naissance, je suis un peu un chef. Je suis né avec toutes les qualités et les défauts itinérants à ce mot.

Ma vie scolaire a été limpide, j’ai ici des amis, NGAMPIKA MPERE, qui venait de nous égayer, c’était l’un de mes plus grands amis à l’école primaire d’Akana ; je dois avouer qu’en français et en science naturelles je n’arrivais pas à le battre mais qu’en dehors de ça, j’étais toujours le meilleur. OKUYA Ben, NTSEKE Bernard, NGAMI Louis et d’autres sont mes promotionnels à l’école d’Akana. Ils peuvent vous dire ce que j’ai été. Quand nous étions enfants, il a dit tout à l’heure que les grands nous frappaient parce qu’on était intelligents.

Ma scolarité, je disais a été limpide. Ecole primaire exemplaire, cycle secondaire sans problème à l’école Leclerc ; huit ans de séjour à l’étranger pour terminer le cycle supérieur militaire de manière brillante à l’académie militaire des blindés. Une solide formation politique à l’école de la jeunesse. 

Je voudrais ici en ces lieux et maintenant, au moment où ma vie, ma carrière touche à sa fin, je voudrais remercier tous mes amis qui créèrent l’ambiance de réussite dans toutes les écoles par les quelles je suis passé, tous mes amis. Je voudrais remercier tous les maîtres d’Akana, tous les professeurs de l’école Leclerc, tous les professeurs de l’école militaire inter-armes de Sybi en Roumanie, de l’école militaire des blindés à Ablitech en Roumanie, de l’Académie militaire des blindés à Moscou.

Mes remerciements encore s’en vont vers mes parents qui, sans relâche m’ont accompagné tout au long de cette étape bénie. je voudrais tout particulièrement remercier mes oncles qui sont ici présents, lorsque j’ai quitté mon père à 12 ans, se sont eux qui se sont occupé de moi.

       Tonton BAMBA, je me souviens des chèques qu’il envoyait lorsqu’il était gendarme dans un coin de ce pays.

       Tonton NKOUA, tonton NGOUALALI qui vécurent avec moi, en ce temps là on dormait à sept ans une chambre, à tonton, malheureusement décédé, YAOU chez qui je débarquais et qui me soutint toute la vie. Autres oncles, tonton MBANI, tonton NGANGOUE et tant d’autres, que ceux que je n’ai pas cité m’excusent tant ils m’ont fait du bien.

Je voudrais aussi remercier tout le monde pour m’avoir aidé à traverser ces scolaires.

Alors que je grandissais dans l’estime, la candeur et l’amitié de mes amis de toutes les origines de ce pays, j’ignorais totalement que la vie active serait un combat au cours du quel même les valeurs étiques les plus nobles que l’école nous avait inculquées allaient parfois être reniées pour voir triompher des faits et des choses à l’opposé de l’honneur, de l’équité et de la dignité. 

En effet, quel long chemin qui fut celui qui eut à me conduire de 1978 jusqu’à aujourd’hui dans ma vie active ; sous lieutenant, chef des pelletons des chars au régiment blindé, fraîchement engagé dans le tumulte des circonstances du 05 février 1979 dont je garde des souvenirs divers, séjour au centre d’instruction de Makola, véritable école de survie à ces début, école d’initiation des jeunes cadres.

-      1980, Lieutenant, 20ème bataillon d’infanterie motorisée, commandant de l’escadron blindé de cette unité. Le renaissance de l’espoir, mais hélas ;

-      1982, commandant du bataillon des chars du 3ème régiment d’infanterie motorisée ;

-      1984, Capitaine, départ à l’académie des blindés jusqu’en 1988 ;

-      Nommé commandant du 15ème BIM à Pointe-Noire en 1988 ;

-      Traversée de la période éprouvante d’avant la conférence nationale 1990 – 1991 ;

-      En 1992, Monsieur André MILONGO me nomma Lieutenant Colonel ;

-      En 1994, Le professeur Pascal LISSOUBA me nomma Colonel.

J’eus à assumer des fonctions dans ce pays après le conflit de 1997 à Pointe-Noire commandant civil et militaire en 1998, lors de la guerre du Pool, successivement et dans le malheur, chef des renseignements des forces armées congolaises, très souvent pour remplacer ceux qui tombaient malades à cette époque, chef des opérations de l’Etat major général, commandant des blindés de Brazzaville, commandant des fronts plateaux, tant et tant de douleur pour que le pays se remette debout.

-      En 2003, Commandant des Ecole ;

-      En 2006, Conseil National de Sécurité.

Je voudrais en cette journée mémorable, remercier tous ceux qui m’aidèrent à faire cette carrière, chefs, subordonnés, cadres simples exécutant qu’au-delà des clivages tribaux me considèrent comme des leurs et permirent de bénéficier de toutes les promotions lorsque je le méritaient.

Je voudrais tout particulièrement remercier des hommes pour les quels je garde un souvenir mémorable.Il s’agit du défunt Colonel EBOUDI, du Général MOKOKO, du Colonel NTSA, du Colonel NGOMA, Colonel MOUNDZIKA, du Colonel DILOUNGOU et tout particulièrement, je dois ma vie à un Colonel qui doit être ici et qui refusa d’exécuter des ordres pour me protéger – je le remercie infiniment, je ne citerais pas son nom pour pas qu’il soit… Nous étions là en plein guerre du 05 juin à Pointe-Noire, il avait reçu l’ordre terrible de faire certaines choses contre moi, il ne s’est pas exécuté. Je le remercie, il est là présent.

Tous mes hommages référents, ma reconnaissance à Monsieur André MILONGO qui malgré mon refus de rejoindre le poste de Commandant du régiment blindé où il m’avait affecté à la place du Colonel Charles Richard MONDJO alors, Chef d’Etat Major Général d’aujourd’hui, a signé le discret qui me nomma Lieutenant Colonel malgré mon refus.

Tous mes hommages référents et ma reconnaissance fraternelle, et cela vous surprendra, au Président Pascal LISSOUBA qui malgré toute mes attitudes négatives même devant les émissaires mandatés par lui, signa de sa propre main, une note demandant au chef d’Etat Major Général d’alors que je sois remis au tableau d’avancement pour le grade de Colonel.

Je voudrais vous dire en toute sincérité, que c’est moi qui assume toutes les mésaventures qui suivirent puisque j’eus à persister dans mes attitudes négatives à son encontre alors que j’aurais dû faire preuve de gratitude, telles furent malheureusement les aléas de la nature. Ce sont des secrets, et je vous les livres parce qu’il s’agit de ma vie.

Ma reconnaissance tardive mais toujours fraternelle s’en va en direction du Colonel NGANGOUE, qui, secrétaire à la défense sous monsieur André MILONGO me nomma commandant du régiment blindé, poste que je refusais d’assumer, mes amis d’alors savent pourquoi et pour qui… 

Lorsque nous étions à nous expliquer (il n’est pas là et certainement on le lui dira), lorsque nous étions venu à nous expliquer sur cette situation, le Colonel me dira des paroles qui sont aujourd’hui, qui paraissent aujourd’hui prophétiques : "souviens toi, lorsque quelqu’un des tiens t’accorde une promotion il faut l’honorer, tu n’en verras pas beaucoup qui te rendrons ce service" ; paroles prophétiques, il faut l’avouer.

Chers frères, je voudrais ici, tout particulièrement remercier mon épouse, mes enfants qui subirent des peines terribles en sachant qu’à chaque instant, je pouvais mourir au service de la patrie pendant que certains se pavanaient dans les bureaux ou dans les rues de Brazzaville.

Après 1997 et pendant prés de 5 ans, vous le savez bien, il y a eut des terribles épreuves dans ce pays, moi, j’ai fait ce que je croyais être mon devoir envers la patrie, fort des convictions qui furent alors miennes, prés à sacrifier la vie des autres et la mienne propre. Je répète, pour ce que j’ai fait, j’ai soumis ma famille à la peur quotidienne, j’ai soumis mes amis à l’angoisse, des frères ont perdu leur vie. Je répète que je remercie ma famille pour avoir su vivre ses épreuves. Je répète que je remercie ma famille pour avoir su vivre ses épreuves.

Je voudrais dire que dans mes épreuves, à tout ceux à qui j’ai pu faire du mal, et j’avais veillé à ce qu’il n’en soit pas ainsi, je présente aujourd’hui toute mes excuses.

Je voudrais vous dire chers amis, chers frères, une épreuve terrible m’a été imposée. J’ai été particulièrement offusqué lorsque dans ce pays, j’ai dû aller répondre pour des Hommes et des Femmes disparus. Je voudrais que vous sachiez que j’ai dû me rendre devant les juges pour m’y défendre et pour éviter que l’on pense que je me soustrayais à la justice et je pense les avoir convaincu. En tout cas, jusqu’aujourd’hui, je me pose une question : je n’y ai jamais été, qui m’accusé ?

En tout cas je vous dis, jamais personne ne l’a fait avant ou pendant l’instruction, jamais personne.

Ma dignité et mon honneur ont été durement touchés, j’espère, seulement que le ciel rendra justice à ceux qui le méritent.

Chers frères, j’ai réservé cet anniversaire, je l’ai placé sous le signe culturel et fraternel. Les aléas de la vie m’ont transporté dans les terroirs congolais, partout.

J’ai parcouru des espaces immenses et constaté une chose : beaucoup d’Hommes qui peuplent les plaines herbeuses des collines boisées, des forêts galeries, des majestueux plateaux sont des frères qui aux moments difficiles n’ont jamais reniés les sources malgré l’adversité. Leur histoire a varié selon des zones d’habitation. Une culture forte dans leurs habitudes quotidiennes c’est à eux, c’est à vous que je dédie cet anniversaire, que je dédie cette cérémonie.

Avec espoir que vous saurez regarder l’avenir avec courage, dignité, honneur en vous inspirant de tout ce que vous avez entendu des deux conférenciers sur l’histoire d’une collectivité.

Dans l’histoire des collectivités mes chers frères, chaque génération doit assumer son rôle historique et ne doit jamais s’y dérober, quelque soit le prix. – Je répète, quelque soit le prix – sinon le destin de la collectivité est menacé. En tout cas au-delà de tout le vécu, en vous invitant à partager ce jour sacré avec moi, je pense avoir été compris, moi, j’accomplirai mon devoir vis-à-vis de tous, comme j’ai accompli celui vis-à-vis de la patrie.

Mes chers frères, je voudrais terminer en vous rappelant les dures leçons que j’ai tirées de l’histoire et de la vie.

A vous tous frères, je veux vous rappeler qu’un peuple ou une collectivité ne survit à travers l’histoire que par sa propre volonté d’assurer sa survie, - par sa propre volonté – jamais par la volonté d’autrui. Je voudrais vous rappeler que toute chose à ses limites, - même la peur doit avoir ses limites - La solidarité d’une collectivité, chers frères lorsqu’elle n’est dirigé contre personne n’est pas une mauvaise chose, si cette solidarité doit la rendre forte.

Je voulais terminer en vous demandant de retenir cette leçon, cette leçon de la vie : A chaque instant, il faut toujours savoir suivre sa voix.

La nature exige des Hommes une offensive résolue et tous azimut, pour atteindre leur idéaux, même devant l’impossible comme devant le danger, il faut avancer. La victoire appartient toujours aux audacieux, toujours aux audacieux, ceux qui ne recule pas.

Chers frères, chers frères, c’est par ces mots, par cette dernière leçon de la vie que je vais vous souhaiter bonne fête. Bonne et heureuse fête. Merci encore d’être venu.

Colonel Marcel NTSOUROU

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Published by PatrickEric - dans Politique
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