Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:37

 Meeting

Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel Et Sauvons le Congo

Discours de Gilda Rosemonde MOUTSARA-GAMBOU

 

Chers citoyens,

Gilda MoutsaraLe Président de la République s’est exprimé à Washington, lors d’une conférence de presse et sur RFI. A la question de savoir si la Constitution va être changée ou non, le Président de la République répond que le débat se développe au niveau du peuple, qu’il s’agit d’un débat en vue d’un changement de Constitution pour l’intérêt du pays, pour que les institutions du pays progressent.

Mais il est clair pour nous tous que le changement de la constitution voulu par la majorité présidentielle n’a pour seul but que celui de permettre au Président de la République de pouvoir prétendre à un mandat supplémentaire.

Oui, chers citoyens, avec le changement de la Constitution, le Président de la République veut ouvrir la porte d’une nouvelle candidature en 2016. Il l’exprime clairement en évoquant l’exemple de l’Allemagne où les allemands ont voulu d’un troisième mandat pour Mme Angela Merkel, à cause, dit-il, de l’efficacité de son travail.

Nous rejetons cet argument pour la simple raison que Madame Angela Merkel est Chancelière de la République d’Allemagne, de ce fait, les allemands peuvent lui accorder autant de mandats possibles sans jamais avoir le sentiment d’enfreindre aucune loi et remettre en cause l’avancement de la Démocratie dans leur pays.

Il faut aussi noter que si les allemands ont accordé un troisième mandat à Angela Merkel, c’est sûrement parce qu’ils ont estimé que la politique sociale menée par la Chancelière a été à la hauteur de leurs attentes. Est-ce le cas pour notre pays ?

Nous ne le dirons pas assez : la mise en application du projet de société « Le Chemin d’Avenir » du Président de la République, a été un échec sur le plan social. Ceci s’explique par la non- application des dispositions comprises dans le Titre II de la Constitution du 20 janvier 2002. Il s’agit notamment des Droits et Libertés fondamentaux des citoyens.

Il faut dire que de nombreux problèmes sociaux persistent depuis plus d’une décennie. Si le Président de la République affirme avoir donné la priorité au système éducatif, à la scolarisation devenue gratuite dans les écoles publiques et rendue obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans, la réalité est malheureusement tout autre.

En effet, la plupart des établissements scolaires publics sont délabrés. Les écoles primaires manquent de tables-bancs, certaines salles de classe n’ont ni portes ni fenêtres alors que le Congo est un pays producteur de bois. Les collèges et les lycées ne sont pas mieux équipés. Ce qui est contraire à l’article 16 de la Constitution qui dispose que le droit à l’éducation est garanti. A ceci, il faut ajouter le manque criard d’enseignants dans le système primaire et secondaire.

La dégradation du système éducatif oblige les parents à se tourner vers les écoles privées. Certains les parents font même le choix d’envoyer leurs enfants au Sénégal, au Maroc, en France ou même à Kinshasa. De telles initiatives coûtent cher aux familles et accroît l’appauvrissement de celles-ci. Le niveau d’études est en baisse comparé aux années 80, beaucoup d’enfants quittent l’école avant l’âge de 16 ans, les jeunes filles se livrent à la prostitution, se marient très tôt, leur avenir est hypothéqué par des grossesses précoces.

Le non –accès de la grande majorité des congolais à l’eau potable et la consommation d’une eau non traitée a de conséquences graves sur la santé des populations. En effet, beaucoup de congolais, surtout les enfants, meurent suite à des diarrhées provoquées par cette eau impropre à la consommation. Les femmes et les enfants sont de corvée à longueur de journée, ils transportent des bidons d’eau de 25 litres sur de longues distances. Ce qui les expose à une malformation de la colonne vertébrale, par exemple.

Le Congo-Brazzaville présente une situation sanitaire très préoccupante. Les hôpitaux sont mal équipés, manquent d’eau, de lits, de médicaments. Le congolais se soigne mal ce qui justifie le taux de mortalité constamment en hausse dans notre pays. Pourtant l’article 30 de la Constitution dispose que « l’Etat est garant de la santé publique, les personnes âgées et les personnes handicapées ont droit à des mesures de protection en rapport avec leurs besoins physiques, moraux ou autres, en vue de leur plein épanouissement ». 

Les personnes souffrant de maladies mentales et de névroses se retrouvent dans la rue, sont mal vêtues ou pas du tout, malpropres, se nourrissent dans les décharges publiques, dorment au carrefour de grandes avenues ou au pied des arbres, boivent dans des caniveaux.

Elles ont perdu leur dignité. Or l’article 7 dispose que « La personne humaine est sacrée et a droit à la vie. L’Etat a l’obligation absolue de la protéger et de la respecter ». Tous les citoyens étant égaux devant la loi (article 8), l’Etat a donc le devoir de créer des structures d’accueil permettant à ces citoyens de jouir de leurs droits fondamentaux et de retrouver leur dignité humaine.

Le taux de chômage est de plus en plus important surtout en milieu jeune. De nombreux jeunes diplômés peinent à trouver un emploi en rapport avec leur formation. Ce qui est contraire aux dispositions de l’article 24 : « L’Etat reconnaît, à tous les citoyens, le droit au travail et doit créer les conditions qui rendent effective la jouissance de ce droit ».

La baisse du pouvoir d’achat des ménages, surtout dans des familles à revenu unique augmente la précarité des populations. Quant aux retraités,  quelle misère après avoir servi la nation ! La situation  des étudiants au Congo comme à l’étranger devient de plus en plus préoccupante à cause des paiements irréguliers de leurs bourses d’études.

L’allègement quotidien du panier de la ménagère dû à l’augmentation incontrôlée des prix sur le marché,  obligent de nombreuses familles à se contenter d’un seul repas par jour. Un œuf coûte aujourd’hui 200 F CFA.

Le système de transport est médiocre. A cause du mauvais état des routes, les congolais sont confrontés au quotidien au phénomène de « demi-terrain », dépensant en moyenne 1000 F CFA par jour.

L’environnement insalubre dans lequel vivent les congolais s’expliquent par l’absence d’une politique d’assainissement des lieux publics comme les marchés, les hôpitaux, les avenues… Ce qui va à l’encontre de l’article 35 de notre Constitution qui dit que « Tout citoyen a droit à un environnement sain, satisfaisant et durable. L’Etat veille à la protection et à la conservation de l’environnement ».

Conformément à l’article 34, l’Etat a le devoir de protéger les enfants et les adolescents contre l’exploitation économique ou sociale. Combien d’enfants travaillent, vendent dans les marchés ou dans les coins de rues ? Combien d’entre eux parcourent de longues distances à pieds parce qu’ils ont la responsabilité d’accompagner un parent handicapé ou aveugle ?

Notre Constitution dispose aussi en son article 31 que l’Etat doit assister la famille dans sa mission de gardienne de la morale et des valeurs compatibles avec l’ordre républicain. On assiste malheureusement à la perte des valeurs, de la morale, du respect. Les mineurs accèdent librement aux débits de boissons, ils consomment de l’alcool à outrance, fument et déambulent dans les rues jusqu’à des heures tardives.

De nombreux citoyens détenus dans les postes de police et les prisons subissent des actes de tortures, des traitements cruels, inhumains et dégradants, actes interdits par l’article 9 de la Constitution.  

L’absence de salles de cinéma, des théâtres, des maisons d’édition porte atteinte au droit à la culture garanti à tous par l’article 22.

Le droit de propriété et le droit de succession garantis aux citoyens par l’article 17 sont constamment violés. On ne compte plus le nombre de veuves et d’orphelins chassés du domicile familial après le décès de l’époux ou du père.

Chers citoyens,

Au regard de toutes les situations évoquées ci-dessus, dont la liste n’est pas exhaustive, il n’y a aucun doute sur le fait que la Constitution du 20 janvier 2002 n’a pas été appliquée. Par conséquent, son changement n’est pas justifié. Bien au contraire, elle doit être maintenue et appliquée afin de permettre au peuple Congolais de jouir des droits et libertés fondamentaux qu’elle lui garantit.

Peuple Congolais,

Reconstruire une nation, c’est avant tout reconstruire les hommes. Mais le constat est que toute action politique, tout projet, tout investissement a jusqu’ici laissé les congolais au bord de la route. Sinon comment expliquer cette pauvreté criarde des familles ? Comment expliquer l’inexistence  d’une classe moyenne et ce grand fossé entre les riches et les pauvres ?

Nous sommes une nation, de ce fait, nous avons en partage un territoire, une histoire, une culture et des traditions, mais surtout les richesses et les ressources naturelles de notre pays. La mission de tout citoyen élu à la tête de notre pays devrait être celle de faire en sorte que chaque citoyen congolais retrouve sa part de richesse dans sa vie quotidienne.

Vivre dans un environnement sain et salubre, fréquenter des écoles publiques bien équipées, être accueilli et soigné dans des hôpitaux modernes, trouver un emploi, se loger, se nourrir…C’est ce à quoi nous devrions tous avoir droit.

La non-application de notre Constitution a remis en cause notre patriotisme et l’unité nationale. En effet, beaucoup de congolais n’aiment plus le Congo, ils n’ont plus d’amour pour leur pays. Qu’ils vivent sur le territoire national ou ailleurs, les congolais ne sont plus fiers d’être citoyens du Congo-Brazzaville parce que ce leurs espoirs ont été trahis par les politiques. 

Je veux vous dire aujourd’hui que ce n’est pas la Constitution du 20 Janvier 2002 qui a montré ses limites et ses insuffisances, mais c’est le système actuel qui n’a pas su répondre à nos attentes. La mauvaise gouvernance a plongé la plupart des congolais dans une détresse extrême et une solitude profonde.

Notre responsabilité aujourd’hui consiste à être exigent sur le fait qu’à l’avenir qu’aucun Président ne se maintienne à la tête de notre pays en faisant sauter le verrou de la limitation du nombre de mandats présidentiels par le changement de la Constitution, et ce quel que soit son bilan.

Si en ce jour, 3 août 2014, il y a dans cette salle du Palais des Congrès, un citoyen, un jeune, une femme, un enfant, un homme qui, après la déclaration du Président de la République, a le sentiment que  les jeux sont faits, qu’un référendum aux apparences démocratiques aura lieu, et que de ce fait, le président de la République obtiendra un troisième mandat malgré le serment qu’il a prêté de défendre et de respecter la Constitution, d’assurer la continuité de l’Etat, qu’il trouve ici sa réponse.

Pour finir, je vais vous raconter une histoire. Un jour, dans cette même salle s’est tenue la Conférence Nationale Souveraine, à l’issue de laquelle nos aînés, assis sur ces mêmes sièges,  ont pris le courage et la responsabilité de donner une nouvelle orientation politique à notre pays. Ils ont fait le choix de la Démocratie. Ils ont décidé ensemble, en toute responsabilité, que plus jamais, il ne sera permis à quiconque de conserver le pouvoir indéfiniment.

Ils ont traduit cette résolution dans la Constitution de Mars 1992 à travers la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels. Cette disposition a été reprise dans la Constitution du 20 janvier 2002, mettant ainsi notre pays sur la voie de l’alternance démocratique.

Il nous appartient, aujourd’hui, jeunesse congolaise, de prendre notre part de responsabilité. C’est à notre tour de décider de l’avenir de notre pays. Oui, le moment est venu pour nous de défendre ces acquis. Pour que notre pays avance, défendons ensemble la Constitution du 20 janvier 2002, malgré les limites et les insuffisances qui lui sont reprochées. Oui, nous y arriverons, avec détermination et courage, parce que le Congo passe avant tout, parce que nous sommes le Congo, parce que nous sommes une Nation.

Je vous remercie.

-----------------------------------------------------------------------------

Intervention de Monsieur Clément MIERASSA
 

Mes Chères Sœurs, Mes Chers Frères, Chers Citoyens Congolais.

Clément MiérassaJe vous salue et vous souhaite la bienvenue dans cette salle du Palais des Congrès pour prendre part à ce meeting, rencontre au cours de laquelle nous allons exprimer notre opposition au projet du pouvoir de Changer la Constitution afin que le Président Denis Sassou Nguesso reste au pouvoir.

Nous avons beaucoup de chance aujourd’hui parce que le Président Sassou s’est exprimé aux Etats-Unis et s’est dévoilé en donnant clairement sa position. Ce qui nous permet de nous attaquer à son point de vue.

C’est pour cela que je vais commencer par vous demander si vous voulez que le Président Sassou Nguesso reste au pouvoir après 2016.

Pour ce faire, nous allons, après avoir entendu le Président Sassou Nguesso sur RFI, tenter d’apporter des éléments de réponse aux points qu’il a abordés.

I- Changer la Constitution dans l’intérêt du pays.
Selon lui, il s’agit du débat pour changer la Constitution, pas pour qu’un Président par une volonté de puissance veuille changer la Constitution pour lui, mais pour le pays, pour que les institutions progressent.

S’il en est ainsi, qu’il suive les conseils de son ami et Conseiller le Professeur Maylin à savoir qu’il sorte par la grande porte en 2016 et qu’il laisse son successeur s’occuper de la modification de la Constitution.

Pour ce qu’il dit de la progression des institutions, c’est malheureux.
Cela veut tout simplement dire que nos dirigeants et responsables politiques ne lisent pas la Constitution. L’article 86 permet d’adapter la Constitution à l’évolution des choses.

II- Referendum et Elections.
Nous le savons déjà, Dénis Sassou Nguesso détient par devers lui un projet de Constitution depuis 2013. Il a depuis, projeté d’organiser un referendum début 2015.
Tout ce qui a été organisé c’est de la mise en scène, du folklore, de l’instrumentalisation et de la manipulation.

Il a poussé même certains congolais à élaborer des projets de Constitution : ce qui est grave. C’est dans cette logique qu’il a organisé le Recensement Administratif Spécial dans le but de s’assurer une majorité confortable en s’asseyant sur une fraude massive minutieusement organisée.

Cette opération est un véritable fiasco et tout le monde le reconnait maintenant ! Il veut aller aux locales mais avec quel corps électoral ?

Le Recensement Administratif Spécial doit être purement et simplement annulé.
Comment expliquer que les départements de la partie sud du pays (hors Pointe-Noire et Brazzaville) la plus peuplée aient un corps électoral inferieur à celui des départements de la partie nord du pays, zone la moins peuplée.

Comment expliquer que la Likouala qui a la moitié de la population de la Bouenza ait un corps électoral supérieur à celui de la Bouenza.
Bref c’est simplement scandaleux.

III- La Constitution a atteint certaines limites.
Cette question a déjà été abondamment abordée par les collègues qui m’ont précédé.
Je dirais simplement, comment peut-on dire qu’une Constitution qui n’a ni été appliquée ni respectée a atteint ses limites ?

De surcroit comment peut-on demeurer dans l’impunité après les graves violations dont cette Constitution a été l’objet ?

IV- A la question de savoir si aujourd’hui il ne ferme pas la porte à une nouvelle candidature en 2016.

Il répond que la question n’est pas à l’ordre du jour. Mais les choses sont claires dans la Constitution du 20 Janvier 2002, Constitution élaborée par lui et pour lui.
Nous lui rappelons que le Président est élu pour un mandat de sept ans au suffrage universel direct. Il est rééligible une seule fois. La Constitution ne peut pas être révisée en ce qui concerne le nombre de mandats.

Meeting.Denis Sassou Nguesso est Médiateur International, Premier Magistrat, Général d’Armée. Il a prêté le serment par lequel il a juré solennellement de respecter et de défendre la Constitution. Il a violé dans l’impunité totale notre loi fondamentale.
Nous disons assez et lui répétons ce qu’il a dit à nos frères centrafricains :
Plus jamais ça, plus jamais ça…

Il se place dans la situation de haute trahison et nous n’avons plus besoin de turbulences dans le pays.
Il n’est pas irremplaçable. Il finit en 2016 et qu’il sorte en paix et laisse le Congo en paix.
Il est inacceptable, connaissant notre Constitution qu’il puisse dire que cette question n’est pas à l’ordre du jour créant ainsi la confusion.

V- Renouvellement de la Classe Politique.

a) Dans son livre Parler vrai pour l’Afrique, la question lui a été posée de savoir si les plus âgés font la place aux plus jeunes.

Sa réponse c’est :
« Sans aucun doute, ceux de nos dirigeants politiques qui peuvent être considérés comme des anciens commencent à quitter la scène qu’il s’agisse de Kolélas, Yhombi, Lissouba et d’autres. Moi-même d’ailleurs, à soixante-six, soixante-sept ans, je commence à envisager la sortie, parce que notre Constitution stipule que, à plus de soixante dix ans, on ne peut plus être candidat à la présidentielle. »
- Cela veut-il dire si vous êtes réélu en juillet 2009, ce sera votre dernier mandat ?
Réponse :
« En tout cas, la Constitution précise que le Président de la République ne peut effectuer plus de deux mandats. »

b) La même question lui a été reposée hier par RFI.
En partie, il a répondu en se référant aux exemples allemand et luxembourgeois déclarant qu’en Allemagne lorsque les Allemands ont voulu d’un troisième mandat pour Madame Merkel, à cause de l’efficacité de son travail, le peuple allemand lui a donné un troisième mandat et pourrait même peut-être lui en donner un quatrième.
Il cite également le cas du Premier Ministre luxembourgeois Jean Claude Juncker qui est resté longtemps à son poste (mais il faut préciser de Premier Ministre).
Comme pour dire mon bilan est positif et j’attends demeurer là où je suis.c) Pensez-vous que le bilan de Denis Sassou Nguesso est positif ?

Au-delà de tout ce qui a déjà été dit, nous pouvons nous interroger :
- Qui a dit : « Autosuffisance alimentaire d’ici à l’an 2000. » Nous sommes en quelle année : 2014, avons-nous atteint cela ? Non bien sûr.
- Qui a dit : « Qu’un peuple qui ne consomme pas ce qu’il produit n’est pas un peuple libre ? »
Le peuple Congolais est-il libre ? Non
- Qui a dit : « Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain ? »
Est-ce que les Congolais vivent mieux aujourd’hui ? Chacun peut apprécier.

Mes Chères Sœurs, Mes Chers Frères,
Le Bilan de Dénis Sassou Nguésso est préoccupant.
Le fait même de déclarer que le Parti Congolais du Travail (Parti au pouvoir depuis près de 45 ans) n’a pas de cadres capables de prendre en main les destinées du pays après lui, est l’illustration flagrante de l’échec de son bilan. On aime nous parler de bons taux de croissance.

Celle-ci ne crée pas d’emplois, n’améliore pas les conditions de vie des Congolais.
Le Smig au Gabon est de 150.000 F et au Congo il est de 90.000 F.
Le Congo est classé parmi les pays les plus corrompus du monde avec un indice de perception de la corruption inferieur à 3/10.
Le Congo est classé parmi les pays à régime autoritaire avec un indice de démocratie inférieur à 3/10.

Cela, vous le savez puisqu’aucune élection libre, démocratique n’a été organisée dans le pays depuis le retour au pouvoir de Denis Sassou Nguésso par les armes en 1997.
Après près de 30 ans du pouvoir du Président Sassou on peut noter avec regret qu’il n’aura pas été capable de réduire la dépendance du pays vis-à-vis du pétrole, c’est-à-dire de réaliser la diversification économique.

On peut relever avec force la déclaration qu’il a faites dans son discours d’investiture le 14 aout 2009, dans laquelle il relevait que le Congo n’était pas exempt de corruption, de fraude, de concussion, de détournements de deniers publics et autres et il précisait que là c’étaient les dirigeants qui étaient interpellés.

Avec l’argent qu’on a, on ne veut pas payer l’allocation d’urgence à 7.000 familles qui en ont véritablement droit. On ne peut que déplorer la déclaration faite à l’issue du 16 juillet 2014, selon laquelle il n’est plus permis à quiconque d’évoquer cette question. Quelle est la situation des retraités ?

Comment peut-on expliquer qu’à Dakar et dans bien d’autres pays, les étudiants boursiers aient perdu une année scolaire parce que les frais de scolarité n’ont pas été payés.
Le Canard enchainé a récemment révélé qu’un puits de forage d’eau coutait au Congo près de 49 millions de cfa dans un pays gorgé d’eau soit de 5 à 7 fois plus chères selon plusieurs ONG de développement que la réalisation d’un puits dans le sahel. Ce qui est triste pour ce beau pays le Congo.

Bref, malgré les 30.000 milliards de francs CFA engrangés depuis 2002 par le budget de l’Etat, le Congo n’a pas été transformé. Certes quelques travaux ont été réalisés. Cela reste très en deçà de ce qui devait se faire. Cela n’est pas étonnant puisque nous avons battu des records avec le bout de route bitumée de 2.8 km entre le rond-point des 10 Maisons et l’aéroport de Maya Maya qui nous a couté près de 3 milliards de franc cfa le kilomètre ;

d) Parlant de Madame Merkel et de Monsieur Jean Claude Junker.
Nous pouvons dire que l’Allemagne et le Luxembourg sont des démocraties dans lesquelles des élections sont libres, démocratiques et transparentes, dans lesquelles les pouvoirs sont indépendants.

Le Congo par contre est un pays à régime autoritaire, qui se caractérise par la violence pour accéder au pouvoir.

Est-ce que Madame Angela Merkel est arrivé au pouvoir par les armes ?
Est-ce qu’elle a changé la Constitution pour rester à son poste. Il est d’ailleurs bon de noter que Madame Merkel est Chancelière et qu’elle est là comme Chef de la partie ou de la Coalition des partis tenant une majorité de sièges dans le Bundestag.
Elle n’est pas la première à avoir eu trois mandats en Allemagne ; ceci parce que la Constitution allemande le permet.

Avant elle, il y’a eu Konrad Adenauer, Helmut Schmidt et Helmut Kohl qui ont eu trois mandats. Angela Merkel viole t-elle la Constitution ? Non. C’est impensable en Allemagne. Ce qu’il faut dire c’est que la Constitution Allemande date de 1949. Elle a été adaptée à l’évolution de la situation lorsqu’il y a eu la réunification du pays en 1990. Mais elle n’a pas été changée.

Il est important de signaler qu’il y a un Président de la République en Allemagne qui ne fait pas plus de deux mandats de cinq ans. Ce qui signifie en termes clairs qu’il bien limitation des mandats Présidentiels en Allemagne.
e) Quant à la situation du Luxembourg, il faut dire que c’est un Grand-duché et que la Couronne du Grand-duché est héréditaire.

La Constitution du Luxembourg a été promulguée en 1868, maintes fois modifiée mais toujours en vigueur. Elle n’a jamais été changée.
Selon l’article 33 de cette Constitution, c’est le Roi Grand-duc qui exerce seul le pouvoir exécutif. L’article 77 dispose que c’est le Roi Grand-duc qui nomme et révoque les membres du Gouvernement. Le cas de Monsieur Juncker ne peut pas surprendre le Président Denis Sassou Nguesso puisqu’il a des Ministres qui sont en poste depuis plus de 20 ans.

Ce qu’il ne dit pas c’est que plus proche de nous au Ghana, au Benin, au Mali et autres, il y a la limitation à deux des mandats et ce cela ne pose pas des problèmes.
Aux Etats-Unis, ce principe est bien respecté.
Savez-vous combien de temps le Président Denis Sassou Nguésso a mis au pouvoir ? 30 ans. En 2016 ça fera 32 ans.
Connaissez-vous des pays dans le monde occidental où une personne est restée aussi longtemps au pouvoir ?
Il faut que vous sachiez que lorsque le Président Sassou Nguesso arrive au pouvoir en 1979, c’est Jimmy Carter qui est Président des Etats-Unis d’Amérique.

Celui-ci a fait un mandat, Ronald Reagan en a fait 2, Bush père 1, Bill Clinton en a fait 2, Bush fils 2 et actuellement Barack Obama est à son deuxième mandat.
Au Congo c’est toujours Dénis Sassou Nguesso qui est là malgré l’intermède de Pascal Lissouba. Pendant ce temps, en France on a vu passer Giscard d’Estaing, Mitterrand, Chirac, Sarkozy et actuellement François Hollande. Au Congo, c’est toujours Dénis Sassou Nguésso qui est là.

VI- La situation est grave, en déclarant ce qu’il a dit à Washington, Denis Sassou Nguésso a porté atteinte à l’image et au crédit de notre pays. Il a voulu en fait dire à l’opinion nationale et internationale que pour le pouvoir, il ne respecte aucune loi ni nationale ni internationale. Il veut faire passer un message clair : Je suis venu par les armes et j’entends y rester par la force. Ce que les Congolais qui aspirent à la paix, la véritable paix ne veulent plus.

Il a fait passer le message selon lequel dans mon pays je ne respecte et ne défends pas la loi fondamentale. Je ne la respecterai pas non plus. Il le fait où, aux Etats-Unis.

C’est pour cela que nous interpellons la Communauté Internationale maintenant que les faits sont là et qu’elle réalise que le Président Sassou Nguésso ne veut pas respecter les lois et Règlements de la République et qu’il ne veut pas quitter le pouvoir, nous l’interpellons disons-nous pour qu’elle suive avec une attention particulière la situation du Congo. Vaut mieux prévenir que guérir.

Quant au Président Sassou Nguésso, nous lui disons ceci :
Mon Frère, en 2016 vous aurez exercé 32 ans de pouvoir. Situation exceptionnelle et cas rare au Monde. Ce cas est introuvable maintenant aux Etats-Unis, en Allemagne, au Ghana, au Benin et autres.
Vous aurez fait ce que vous aurez pu. Ne nous attardons pas sur cela. Respectons nos lois et règlements de la République.
Personne d’entre nous ne veut se débarrasser de vous. Mais notre loi dit que vous exercez votre deuxième, ultime et dernier mandat.

Vous n’avez pas de décision à prendre. On comprend que ce soit dur de quitter là où vous êtes, mais c’est la loi. Le Congo notre pays a besoin de la Paix et cela passe par le respect des lois et règlements de la République particulièrement de la Constitution de notre pays.

Ensemble, préparons dans la joie et la sérénité la tenue d’une élection Présidentielle libre, démocratique et transparente en 2016 ainsi que votre sortie le 14 aout de la même année.

Quant aux Congolais, au nom de la Plate-forme Sauvons le Congo et du Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel, Mettons-nous debout pour barrer la route au Coup d’Etat Constitutionnel.

Ensemble disons :

- Non au Référendum ;
- Oui à l’annulation du Recensement Administratif Spécial ;
- Non au Changement de Constitution ;
- Non à la révision de la Constitution ;
- Non au 3eme mandat de Denis Sassou Nguésso.

Sortons de la peur, le Moment est grave.
Nous lançons un vibrant appel à toutes les forces, à tous les Partis, à tous les Congolais qui pensent comme nous de nous rejoindre. Unis, nous serons plus forts.
Debout. En avant pour le Combat ! La victoire est certaine.
Je vous remercie.

Fait à Brazzaville, le O3 Aout 2014.

-----------------------------------------------------------------------------

Discours de Marion Michel Madzimba Ehouango

MarionBonjour chers amis, mes chers compatriotes parmi les plus courageux….
Je suis heureux de prendre la parole en cette circonstance grave, devant vous qui avez osé braver toutes les barrières que ce pouvoir félon a dressé entre notre conscience collective et le bon sens le plus élémentaire. 

Les circonstances qui nous amènent à improviser, en l’espace de trois jours , ce meeting sont graves en effet, car notre Président de la République s’est enfin dévoilé….

Nous nous réservions d’intervenir dans cette insidieuse cacophonie orchestrée par le pouvoir, entre les ministres du gouvernement, le président de l’assemblée nationale, les commerçants en faillite, les assassins que les commanditaires désormais réunis au sein de ce gouvernement de brigands voudraient « civiliser » avec des appellations de triste mémoire : « cobras, mambas, cocoyes »…comme si cela était suffisant pour les absoudre des crimes imprescriptibles dont ils auront à répondre un jour en droit, par obligation et par devoir de mémoire.

A présent que celui à qui la Constitution donne l’initiative d’un tel exercice s’est prononcé, il n’y a plus aucune raison de ne plus intervenir en éclairage de notre peuple qui doit comprendre l’escroquerie à laquelle on voudrait l’inviter.

Le débat constitutionnel auquel le Président de la République nous a convié depuis les USA est grave !

 Aucun congolais sérieux, aimant ce pays, ne peut rester indifférent devant la forfaiture que ce pouvoir félon s’apprête à commettre, pour le seul avantage d’un seul homme et de sa famille, entourés de laquais ,… de gens sans scrupules qui ne se laissent guider que par leurs seuls intérêts égoïstes et mesquins.

On veut nous faire croire que la Constitution du 20 janvier 2002, sur laquelle j’avais déjà attiré tant de fois leur attention quant à ses aspects nocifs pour notre démocratie en construction, a atteint ses limites ! 

D’après un ministre et un parlementaire, passés sur les antennes de R F I, cette constitution serait donc provisoire….Donc, le mal étant déjà accompli, il faudra la changer et « donner au peuple une constitution qui nous permettra un meilleur développement socio économique … » !

Voilà des gens qui ont usé et abusé d’un texte de droit, en toute connaissance de cause, et à présent que le principal bénéficiaire, leur « couverture », arrive au terme de son mandat en âge et en exercice, ils reconnaissent sans gêne, sans aucun remord, que le texte était mauvais dès le départ et cela, malgré les avis éclairés des spécialistes en la matière.

 Dites donc ! ….De qui se moque-t-on ? Ces gens qui prétendent avoir fait de brillantes études de droit ne savent-ils pas qu’une constitution comporte toujours des dispositions permettant de l’adapter aux circonstances nouvelles ? 

Le Président de la République, depuis les U S A a évoqué l’Allemagne et le Luxembourg pour justifier ses velléités à s’éterniser au pouvoir …( Rire…) .

Meeting….Mes chers amis, dont certains collègues, qui entourent le Président Sassou….Pourquoi ne lui aviez-vous pas fait comprendre que l’Allemagne a une Constitution qui date de 1949 et que malgré l’unification, on n’a pas changé de constitution, mais les allemand ont adapté leur gouvernance aux nouvelles circonstances à travers une loi constitutionnelle tirée de la constitution existante ?

L’autre modèle évoqué, le Luxembourg, qui est un Duché (donc à ranger dans le cadre des monarchies) a une constitution qui date du 19 è siècle (1848) et on l’a toujours adaptée aux nouvelles circonstances : même son intégration à l’Union Européenne n’a pas commandé son abrogation…

Dites au Président de la République qu’une constitution, même mauvaise, comporte toujours des dispositions qui permettent de la corriger !!!! Et que la constitution du 20 janvier 2002 n’échappe pas à la règle !

Expliquez-lui que l’article 86 dont le libellé suit : « Le Président de la République peut, après consultation des Présidents des deux chambres du Parlement, soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, les garanties des droits et libertés fondamentaux, l’action économique et sociale de l’État ou tendant à autoriser la ratification d’un traité »…, lui permet d’adapter notre loi fondamentale aux circonstances qu’il trouve nouveaux …

(un ministre a parlé de la nécessité de prendre en compte les « handicapés physiques » ... Mdr…peut-être croit-il qu’ils ne sont pas compris dans le terme « citoyen » que vise la constitution ?).

En français facile, ce texte veut dire que "si vous considérez que la constitution ne correspond plus aux « réalités » que vous visiez au départ, vous pouvez toujours, par le moyen d’une loi (puisque vous vous êtes attribué la majorité absolue au Parlement), mettre en œuvre le dispositif de l’article 86 de la constitution" ….

Le piège de votre propre boulimie s’est refermé sur vous ! Vous avez tous les moyens constitutionnels pour faire tous les aménagements voulus….Faites donc ! …..Mais ne touchez pas aux dispositions intangibles…Car même si des subtilités existent pour que vous y touchiez, vous ne saurez éviter de placer le bénéficiaire de votre turpitude devant un conflit d’intérêt.

« ..Le Président de la République a entrepris un vaste chantier, dites-vous, et il faudra lui permettre de les achever… ». Ceci est très amusant comme prétexte ! Vous voudriez écrire ce genre de connerie dans votre nouvelle constitution ?...

Le Chef de l’Etat qui est si féru d’exemples étrangers ne sait-il pas que le Président Lula du Brésil a transformé son pays et que malgré cela il a respecté le terme de son mandat ? Peut-il réaliser ce qu’a fait Mandela et justifier que nous lui accordions un « mandat à vie » , alors que Mandela pour qui il a tant d’admiration a tiré sa révérence, une fois son mandat accompli ?

De plus quand il parle de Merkel et de Junker… Ce sont des premiers ministres, et ils ne sont chefs de gouvernement que par le fait de leurs majorités parlementaires…
Leurs mandats en ces circonstances ne sont pas limités, mais le Président de la République a un mandat de deux (2) ans renouvelable une seule fois en Allemagne.

Peut-être le Président Sassou voudrait-il devenir Premier Ministre comme Junker et Merkel ? …Vous avez tous les moyens constitutionnels pour produire une loi organique qui créerait ce poste, mais je doute qu’un candidat du PCT gagne une quelconque élection présidentielle qui permettra à l’ancien Président de faire comme Poutine en Russie !

 De toutes les manières, même pour mettre en œuvre le dispositif de l’article 86 , il vous faut passer par un référendum. Or toute la classe politique, y compris l’opposition dite « modérée » conteste le dernier recensement. Nous n’avons donc pas un corps électoral fiable…

Le Président de la République aux USA a invoqué le référendum ? ...Nous demandons à la communauté internationale de nous assister dans la réalisation d’un recensement spécial qui nous présentera un corps électoral fiable susceptible de cautionner une votation incontestable.

Pour terminer , je voudrais prendre le peuple à témoin…Le débat constitutionnel étant désormais permis et public, je lance un défi à tous ceux de la mouvance présidentielle qui soutiennent la démarche annoncée par le président de la République de débattre avec nous au cours d’une séance publique et radio-télévisée afin que le peuple sache exactement de quoi il s’agit, et qu’il se comporte en toute connaissance de cause.

Je vous remercie 

Partager cet article

Repost 0
Published by PatrickEric
commenter cet article

commentaires

  • : Mampouya.com
  • Mampouya.com
  • : Restauration de la Démocratie de l'Etat de Droit et de la Républque au Congo
  • Contact

  • Patrick Eric Mampouya
  • Patrick Éric Mampouya
  • Patrick Éric Mampouya

Recherche

Mes Héros : Mort Pour un Autre Congo

bruno-ossébighislin_simplice_ongouya.jpg

Congo : Textes Divers

2306_Bourses_etudes.pdf 2306_Bourses_etudes.pdf bilan matondo congo bilan matondo congo Bruno-OSSEBI.doc Bruno-OSSEBI.doc Budget-de-l-Etat-Exercice-2007.pdf Budget-de-l-Etat-Exercice-2007.pdf Budget-de-l-Etat_Exercice-2008.pdf Budget-de-l-Etat_Exercice-2008.pdf Code-des-Investissements-Miniers-du-Congo.pdf Code-des-Investissements-Miniers-du-Congo.pdf Code-Forestier-du-Congo.pdf Code-Forestier-du-Congo.pdf Constitution-du-15-mars-1992 Constitution-du-15-mars-1992 Constitution du 29 novembre 2001 Constitution du 29 novembre 2001

Contrat-Consulting-Longbeach-Bermuda-Elenga-LTD.jpg Contrat-Consulting-Longbeach-Bermuda-Elenga-LTD.jpg Contrat-Consulting2.jpg Contrat-Consulting2.jpg Contrat-Consulting3.jpg Contrat-Consulting3.jpg Contrat-Consulting4.jpg Contrat-Consulting4.jpg Contrat-Partage-HM-NKOSSA-Contrat-PP.pdf Contrat-Partage-HM-NKOSSA-Contrat-PP.pdf Contrat-Partage-Kouakouala.pdf Contrat-Partage-Kouakouala.pdf Contrat-Partage-Kouilou.pdf Contrat-Partage-Kouilou.pdf Contrat-Partage-Madingo.pdf Contrat-Partage-Madingo.pdf Contrat-Partage-MarineVI-VII-KITINA.pdf Contrat-Partage-MarineVI-VII-KITINA.pdf Contrat-Partage-MarineX.pdf Contrat-Partage-MarineX.pdf Contrat-Partage-Mer-TP-Nord.pdf Contrat-Partage-Mer-TP-Nord.pdf Contrat-Partage-Mer-TP-Sud.pdf Contrat-Partage-Mer-TP-Sud.pdf Contrat-Partage-PEX.pdf Contrat-Partage-PEX.pdf Contrat-Partage-PNGF-Contrat-PP.pdf Contrat-Partage-PNGF-Contrat-PP.pdf D-cret-n--2004-30-du-18-f-vrier-2004.doc D-cret-n--2004-30-du-18-f-vrier-2004.doc  D-cret-n--2008---5-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---5-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---56-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---56-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---58-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---58-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---60-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---60-du-31-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---64-du-3i-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---64-du-3i-mars-2008.pdf D-cret-n--2008---t5-du-n-f-vrier-2008.pdf D-cret-n--2008---t5-du-n-f-vrier-2008.pdf D-cret-n--2008--3-du-11-janvier-2008.pdf D-cret-n--2008--3-du-11-janvier-2008.pdf D-cret-n--2008-84--.-du-15-avril-2008.pdf D-cret-n--2008-84--.-du-15-avril-2008.pdf D-cret-sur-la-transparence.pdf D-cret-sur-la-transparence.pdf D-cret-sur-les-op-rations-des-services-de-l--tat.pdf D-cret-sur-les-op-rations-des-services-de-l--tat.pdf decret-election-presidentielle.jpg decret-election-presidentielle.jpg decret_du_09_10_2008.pdf decret_du_09_10_2008.pdf Enl-vement-des-Stocks-de-P-trole-2005.pdf Enl-vement-des-Stocks-de-P-trole-2005.pdf Facture-d-Hotel-de-Sassou---N-Y.pdf Facture-d-Hotel-de-Sassou---N-Y.pdf

Feuilledecomptabilit-1.pdf Feuilledecomptabilit-1.pdf Guide du journalisme indépendant Guide du journalisme indépendant Le Plan Mouébara au CMAS 1 Le Plan Mouébara au CMAS 1 Le Plan Mouébara au CMAS 2 Le Plan Mouébara au CMAS 2 Le Plan Mouébara au CMAS 3 Le Plan Mouébara au CMAS 3

Les-Sages-Mbochis.pdf Les-Sages-Mbochis.pdf Les-factures-du-fils-de-Sassou.pdf Les-factures-du-fils-de-Sassou.pdf Statuts de T. I. France Statuts de T. I. France LISTEOP_C2G-EY.pdf LISTEOP_C2G-EY.pdf Loi-Electorale-du-Congo.pdf Loi-Electorale-du-Congo.pdf Loi-du-24-novembre-2001.doc Loi-du-24-novembre-2001.doc Loi-176-2003-du-18-janvier-2003.doc Loi-176-2003-du-18-janvier-2003.doc LISTEOP_KPMG.pdf LISTEOP_KPMG.pdf Note-Circulaire-AdministrateurSNPC.pdf Note-Circulaire-AdministrateurSNPC.pdf okouna-petro jugement&plaidoirie okouna-petro jugement&plaidoirie PID-2006.pdf PID-2006.pdf Pland-actionBonneGouvernancePool2.pdf Pland-actionBonneGouvernancePool2.pdf R-echelonnement-de-la-Dette-du-Congo-par-le-Club-de-Paris.pdf R-echelonnement-de-la-Dette-du-Congo-par-le-Club-de-Paris.pdf Rapport-Cofipa.pdf Rapport-Cofipa.pdf Rapport-de-la-Cour-des-Comptes.pdf Rapport-de-la-Cour-des-Comptes.pdf Rapport-KPMG-09-2006.pdf Rapport-KPMG-09-2006.pdf Rapport-KPMG-12-2006.pdf Rapport-KPMG-12-2006.pdf Rapport-KPMG-du-16-avril-2007.pdf Rapport-KPMG-du-16-avril-2007.pdf Rapport-TOFE-2005.pdf Rapport-TOFE-2005.pdf RECOURNSo-0-132008-du-O3J-uin-2008.PDF RECOURNSo-0-132008-du-O3J-uin-2008.PDF Redevance-2006.pdf Redevance-2006.pdf Requ-te-en-annulation.PDF Requ-te-en-annulation.PDF Service-de-S-curit-.pdf Service-de-S-curit-.pdf SOCAPALM Exposé de la Situation SOCAPALM Exposé de la Situation Suivi-Bonus-2005.pdf Suivi-Bonus-2005.pdf