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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 09:02

eauLa peur est une émotion ressentie généralement en présence d'un danger ou d'une menace. La peur est aussi la capacité de reconnaître le danger et de le fuir ou de le combattre.

Les congolais ont peur, peur de celui qui est censé les protégé et qui les maltraite comme cet enfant battu par son père et qui a pourtant besoin de ce même père pour le protéger. Le syndrome de Stockholm pensez-vous ? Non, ici la victime déteste cordialement son bourreau, et le bourreau le lui rend bien.

Les congolais transpirent la peur, ces grandes gueules qui ont des stratégies à revendre, ces théoriciens du dimanche qui ont réponse à tout, ne pensent qu’à se planquer dès que ça sent un peut le souffre. Les derniers évènements du 15 et 16 décembre 2013 l’ont encore démontrés.

Tous les Brazzavillois se souviennent de la capture du Colonel Marcel Ntsourou le 16 décembre 2013 en pleine journée avec des armes lourdes et des hélicoptères de combat en plein centre ville, un véritable délire d’une violence inouïe destinée à faire un carnage mais aussi à faire peur aux populations.

La peur commande "qu'il faut toujours se tenir du côté de celui qui tient le caillou...". Comprenez : "il faut toujours se tenir du coté de celui qui a les armes même quand celui-ci a l'odeur du cadavre et de la mort".

Les congolais ont l’odeur de la peur, il suffit de les regarder droit dans les yeux en leur posant les bonnes questions pour s’en rendre compte.

Tous les congolais veulent vivre, (effectivement l’instinct de conservation est génétique chez tous les mammifères), et pourtant il y a quand même régulièrement plus de 500 décès par mois rien qu'à Brazzaville et tous les cimetières sont quasiment pleins.

Cette peur indicible, quasi maladive les rend incapable de changer leurs conditions et, cette incapabilité les fait tournés vers Dieu, en croyant que celui-ci est encore capable de faire des miracles pour eux.

Fait curieux, ceux qui disent croire le plus en Dieu et qui ne ratent jamais une occasion pour se référer à lui sont ceux là même qui ne respectent pas ses préceptes ou ses commandements puisqu’ici au Congo Brazzaville le mensonge, le vol, l’arnaque, les détournements, la corruption, la concussion, les abus des biens sociaux et autres crimes et délits ont été baptisé par un mot anachronique qui ne figure dans aucun code pénal et qui ne veut rien dire : "Antivaleurs".

Antivaleur signifie : (…), qui s’oppose aux valeurs. Qu’est ce qu’une valeur ? Les valeurs représentent des principes moraux auxquels doivent se conformer les manières d'être et d'agir, ces principes sont ceux qu'une personne ou qu'une collectivité reconnait comme idéales et qui rendent désirables et estimables les êtres ou les conduites auxquelles elles sont attribuées. Les valeurs sont des principes moraux qui se classent différemment en fonction des particularités de l’individu ou de la société.

L’abolition de la peine de mort par exemple est devenu à la faveur de l’élection d’un Président la République une valeur admise par toute la société française, de même pour l’homosexualité ou le mariage pour tous jadis rejeter.

Tous les cadres et les politiciens congolais qui se respectent n’ont plus que ce barbarisme "d’antivaleurs" (comprenez mauvaises valeurs) dans la bouche depuis que les conseillers du chef de l’Etat avaient fait cette trouvaille en 2009. Cette trouvaille permet de ne pas punir les coupables de mensonge, de vol, d’arnaque, de détournement, de corruption, de concussion, d’abus des biens sociaux et autres crimes et délits. Le français est une belle langue fantastique qui permet beaucoup de fantaisie et surtout de la belle poésie ; d’un mot et d’un seul on a réussit à transformer des actes délictueux en déviations mineures.

C’est ici l’occasion de rappeler à ces conseillers et à ces politiciens qu’il n’y a pas "d’antivaleurs" (de mauvaises valeurs) puisque les valeurs changent selon les lieux, le temps et les sociétés ; que chaque société ou chaque individu a le droit d’adopter les valeurs qu’elle croit bonne pour elle. Les crimes et les délits ne sont pas des "antivaleurs", les crimes et les délits sont sanctionnés par le code civil ou pénal ce qui n’est pas le cas des "antivaleurs".

Le monde appartient à ceux qui osent disait l’autre, et de renchérir, la peur de l’échec est paralysante à tel point qu’elle devient pathologique. Il faut donc oser, oser toujours et oser encore quelque soit les difficultés de la tâche.

Je m’amuse souvent dans les rues à regarder ces grands garçons et ces grandes filles qu’on fait vivre comme des animaux toute l’année et qui pourtant n’osent même pas tout simplement dire qu’ils ont mal.

Si ! ils le disent, mais à l’abri des oreilles indiscrètes dans leurs cercles fermés seulement après s’être assurés qu’il n’y a pas d’espions parmi eux. Dans l’intimité de leurs chambres à coucher ils se révèlent comme étant des grands combattants révolutionnaires qui bombent le torse en reconstruisant le monde.

A les regarder vaquer à leurs occupations, on pourrait penser que les congolais sont heureux, derrière leurs chaussures biens cirés, leurs cravates et leurs costumes, en dessous du vernis de leurs ongles, de leurs coiffures il y a encore et toujours la peur et donc l’impuissance. Même la diaspora a peur ; et ce n’est pas ma copine Aurelle Aimée A. de la diaspora qui me dira le contraire, elle qui n’ose plus passé ne fut ce que 3 jours à Brazzaville quand elle vient en vacance au Congo.

Ici, le port du costume et de la cravate est obligatoire pour tout agent de la fonction publique, le premier employeur du pays ; il faut toujours PARAÎTRE BIEN, quels que soient ses difficultés, ne surtout pas exposé sa misère.

Ces accoutrements et ces individus bien habillés font de la peine à regarder car non seulement il y a des formes (des corpulences) qui ne sied pas dans certains vêtements mais aussi et surtout on se rend bien compte que même en voulant à tout prix paraître beaucoup ne paraissent pas ce qu’il veulent.

Drôle de pays n’est ce pas ? Drôle de peuple, vous avez dit peuple ? Les congolais ne sont pas un peuple sauf peut-être sur le papier car le fait de vivre dans une même république délimité par des frontières ne fait pas forcément un peuple. Bizarre ! Vous avez dit bizarre ?

Les incongruités à Brazzaville, ce n’est pas ce qui manque mais, à bien y regarder, ces bizarreries sont des signes qui décrivent l’état d’esprit des populations. Tenez.

Une clôture est une construction qui est faite pour délimiter et protéger une frontière, un terrain, une parcelle ou une maison, à Brazzaville il en ait tout autre. Ces derniers jours j’étais surpris par une bizarrerie qui démontre que la peur à atteint son paroxysme dans les couches les plus aisées de la société congolaise.

Au quartier plateau ville près de la présidence, à quelques encablures du marché, des ouvriers étaient entrain de rehausser la clôture déjà très haute d’une maison. Je n’y comprenais rien, le mur qui protégeait cette maison faisait déjà  plus de 3 mètres, sur le haut du mur on avait disposer des épines et du fils barbelé, de la rue il était impossible de voir la toiture de la maison, la porte d’entrée de cette demeure (équipée de vidéo surveillance) était blindée et pourtant, ça ne semblait pas suffire au propriétaire des lieux qui avait engagé un entrepreneur de BTP pour rehausser la clôture de sa maison.

Les ouvriers étaient entrain de rehausser le mur d’au moins 1 mètre pour bien protéger cette demeure, après réflexion cette réfection du mur qui me semblait anodine et incongrue eu toute sa raison d’être au regard du dernier événement qu’avait connu la ville ; le quartier Plateau-ville est mitoyen du camp militaire 15 aout qui était l’épicentre de l’attaque au bazooka du domicile du Colonel Marcel Ntsourou.

En effet, à Brazzaville il n’est pas rare de commencer la construction d’une maison par la clôture du terrain, en fait ces clôtures en béton armé s’il vous plait, sont devenues des véritables remparts de protection contre toutes les agressions possibles.

Les gens se bunkérisent à Brazzaville. C’est cela le mot, les maisons cossues de Brazzaville sont devenues des véritables bunkers imprenables sans bazookas et chars d’assaut, avec des murs en béton armé haut d’au moins 4 mètres, gardés nuit et jour par les sociétés de gardiennage ou des maîtres chiens quand ce ne sont pas des militaires déterminés, près à tout avec des mitraillettes et des lances flamme pour vous dissuader de troubler la quiétude du chef (la tranquillité n’a pas de prix disait l’autre).

Interdiction formelle de voir ou de savoir ce qui se passe à l’intérieur de ces bunkers, à peine ouverte pour faire passer les maîtres des lieux engoncés dans des gros véhicules aux vitres fumées, le portail blindé doit se refermer aussitôt.

C’est à croire que tout le monde est exposé à Brazzaville car même le citoyen qui n’a rien à se reprocher adopte le même style de construction (maison cossue noyée sous une clôture d’au moins 4 mètres surmonté par du fil barbelé).

Le tableau décrit ici n’est pas loin de celui d’un pays en guerre. Brazzaville est un pays en guerre permanente, une guerre larvée contre un ennemi intérieur invisible qu’on ne saurait nommé, "il ne faut pas dérangé le pouvoir", disent certains. Sécurisé une zone, une fête, un mariage ou une réunion à Brazzaville veut dire neutraliser toutes les voies d’accès même si pour cela il faut coupé complètement la principale piste (boulevard) qui serpente le centre ville avec des chars d’assaut.

Le taux de criminalité à Brazzaville est marginal, pour preuve, il n’y a pas beaucoup de vol de véhicule ni de crime ou de cambriolage à main armé, la ville est tellement quadrillée par les forces de sécurité qu’il est vraiment difficile de se cacher à Brazzaville ce qui, d’une certaine manière tempère les velléité des délinquants. La grande délinquance est souvent le fait des étrangers en bande organisé facilement identifiable donc maitrisable.

Mais alors de quoi ont peur les Brazzavillois ?

Généralement quand ils sortent de leurs demeures bunkérisées, hyper sécurisées avec vidéo surveillance et gardiens munis de chiens méchants, comme des personnes qui ont quelque chose à se reproché, ceux ou celles qui se croient éternels sont dans des grosses véhicules aux vitres fumées avec leur chauffeur qui fait office de body guard. Il est rare de les voir trainer dans les rues, on les aperçoit à peine dans des clubs très sélects où il faut montrer patte blanche ; ils chuchotent plus qu’ils ne parlent, l’œil alerte comme si on pouvait les entendre (les murs semblent avoir des oreilles à Brazzaville).

Tout le monde se méfie de tout le monde et surtout du téléphone, même ceux qui travaillent dans le secteur de la téléphonie vous conseillent de ne pas trop parler au téléphone sans vous donnez la moindre preuve qu’il y a des écoutes téléphoniques au Congo. C’est le pays de la rumeur et de la suspicion, d’ailleurs certains médias de la presse écrite (suspendu ou interdit depuis) en ont fait leur fond de commerce.

Une ambiance de suspicion généralisée règne à Brazzaville. Alors on est mieux chez soit, on se bunkérise avec les siens. Du voisin, on ne veut surtout rien savoir en rehaussant les murs s’il le faut, d’ailleurs on ne le connaît pas, on ne le voit pas puisque lui aussi s’est bunkérisé.

Mais pourquoi et de quoi ont-ils peur ?

Les réponses à cette peur diffuse sont à rechercher dans le passé récent de cette ville et aussi dans le quotidien des Brazzavillois. Le sang a déjà coulé à Brazzaville, la ville a déjà connu des violences terribles et chacun s’en souvient encore comme si c’était hier, les coupables de ces crimes et les victimes se croisent dans les rues (chacun sait qui est qui et qui a fait quoi), les vainqueurs de la guerre avec leur mitraillette en bandoulière entretiennent d’une certaine manière ces souvenirs douloureux (pas un discours politique sans entendre des sornettes du genre "la paix durement acquises"), un pneu qui éclate et voilà que chacun cherche un abri, mieux vaut mourir chez soi avec les siens que dans la rue comme un animal. L’ennemi c’est l’autre, celui qu’on ne connaît pas et qu’on ne veut pas connaître.

Vivre aujourd’hui à tout prix, vivre maintenant coûte que coûte, telle est la préoccupation des Brazzavillois, "hier n’est pas mort, demain ne sera peut-être jamais, aujourd’hui je suis".

En effet, les congolais ont un passé douloureux et ils en parlent avec une certaine véhémence, aucun d’eux ne veux évoquer l’avenir (Dieu pourvoira), l’avenir des congolais est très noir parce qu’incertain, aucun projet fédérateur, aucune ambition nationale ne semble les concernés, une seule certitude : il faudra tout reprendre à zéro, absolument TOUT, en commençant par l’éducation.

Les mines et le pétrole sur lesquelles les autorités ont tout misé ne créent pas d’emploi, l’Etat ne crée pas d’emploi non plus (ce n’est d’ailleurs pas son rôle), l’école, haut lieu de l’éducation et de la formation est en ruine et personne ne semble prêt à commencer le travail de sa réhabilitation sauf dans les slogans. Année après année, budget après budget, plan après plan, le quotidien des congolais se durcit de plus en plus. Oui les congolais souffrent, ils sont tous sur la corde raide, ils n’ont plus d’épargne : "ça ira un jour", c’est le nouveau slogan à la mode au Congo.

Tous les troubles sociaux, les violences et les guerres dans le monde ont pour origine les mêmes causes : le chômage, la paupérisation, la misère, l’injustice, la corruption, les violences politiques etc. La ville de Brazzaville concentre tous ces maux depuis des décennies sans qu’aucun début de remède ne soit apporté. Tous les projets gouvernementaux dérapent ou n’arrivent jamais à terme ; les éléphants blancs (ces projets couteux qui ne servent à rien) se comptent par dizaine de millier au Congo.   

Personne ne croit à la paix chantée à toutes les sauces par ceux là même qui ont des mitraillettes dans leur attaché case, chacun est convaincu que le cycle des violences politiques n’est pas terminé et pourtant tout le monde prône la paix dans les églises, les partis politiques et les associations tout en usant des stratagèmes plus ou moins compliqués afin de ne pas être victime des prochaines violences.

C’est tellement facile et chic de parler de la paix, c’est plus difficile de la faire. La paix ne se décrète pas, la paix se négocie toujours avec l’adversaire ou l’ennemi, la paix c’est du donnant-donnant, les Européens l’ont démontré après la seconde guerre mondiale. Au Congo Brazzaville, villes des intellectuels pervers narcissiques personne ne semble avoir compris la leçon.

Ça va péter à Brazzaville, c’est une certitude, il ne peut pas en être autrement, tout le monde le sait et chacun se prémunie déjà, il ne peut en être autrement quand un petit nombre se goinfre et que la majorité crève la gueule ouverte. La seule question à se poser c’est : QUAND ? Le temps qui passe inexorablement en repoussant le moment fatidique est un allier pour certain (pourvu que ça dure chuchotent-ils sans y croire eux-mêmes) mais, le temps est aussi le pire des ennemis pour les laissé pour compte qui rogne leur frein et fourbissent des rancœurs en attendant leur jour... 

Tout le monde à peur à Brazzaville, même les très rares mercenaires étrangers du business qui viennent investir au Congo adoptent ces incongruités locales pour se tropicaliser. Le Congo Brazzaville est une zone à haut risque dans la zone rouge des pays des grands lacs et ce n’est pas prêt de changer en 2014.

Bienvenu dans un pays bizarre pourtant drôle.

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Published by PatrickEric - dans Culture
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