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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 22:47

SYNTHÈSE SUR LES MALVERSATIONS FINANCIÈRES AU BUREAU EXTÉRIEUR DE PARIS ET AUX SERVICES CENTRAUX À YAOUNDÉ

A L’ATTENTION DES CHEFS D'ETAT DE LA CEMAC

Visez les sommets, ils ne sont pas encombrés

UGIRT CONSULTING Ltd

36, rue de Lausanne – CH1201 Genève, Suisse

Tél : +41 22 715 20 73 . Fax +41 22 715 20 74

www.ugirt.ch

Par DOOH COLLINS Francis

EXPERT EN INTELLIGENCE ECONOMIQUE

A SON EXCELLENCE MESSIEURS LES CHEFS D’ETATS DE LA CEMAC

-      Son Excellence Monsieur Paul BIYA,  Président de La République du Cameroun ;

-      Son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO,  Président de La République du Congo ;

-      Son Excellence Monsieur Theodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO Président de La République de Guinée Equatoriale ;

-      Son Excellence Monsieur Idriss DEBY ITNO, Président de La République du Tchad ;

-      Son Excellence Monsieur François BOZIZE, Président de La République de La Centrafrique ;

-      Son Excellence Monsieur Ali BONGO ONDIMBA,  Président de La République du Gabon ;

________________________________

EXCELLENCE MESSIEURS LES CHEFS D’ETATS,

Il est de mon devoir en ma qualité d’Expert en Intelligence Economique de Vous retracer la vérité sur les Malversations au Bureau Extérieur de Paris et aux Services Centraux à Yaoundé.

La Banque des Etats de l’Afrique Centrale est depuis quelques temps fragilisée par des scandales l’ayant complètement décrédibilisée auprès des institutions financières internationales et des populations de la CEMAC. Cette situation est relative à l’enchaînement d’actes de criminalité économique qui ont abouti à une perte de fiducie.

EXCELLENCE MESSIEURS LES CHEFS D’ETATS,

Le montant des détournements établis avec certitude au 24 octobre 2009 est : 16.548.969.100 FCFA. On dénombre 858 chèques et 6 virements frauduleux au profit de 101 bénéficiaires, 1306 retraits en espèces frauduleux et 38 bénéficiaires de titres de transport aériens frauduleux.

Ces chiffres se répartissent entre les deux banques comme suit :

Compte SOCIETE GENERALE (2004-2007)

-      Chèques et Virements : 8.213.667.382 FCFA

-      Retraits Espèces : 5.807.906.565

-      Titres de Transport : 156.995.764

TOTAL : 14.178.569.711 F.CFA

Compte BNP PARIBAS (2008)

-      Chèques et Virements : 2.311.025.020 FCFA

-      Retraits Espèces : 64.611.765

-      Titres de Transport : 2.082.690

TOTAL : 2.377.719.475 FCFA

EXCELLENCE MESSIEURS LES CHEFS D’ETATS,

La Fiducie et la morale de la rectitude sont les socles d’une Banque Centrale, il faut rapidement les rétablir pour ramener la crédibilité auprès des institutions financières internationales.

FAITS : REUNION EXTRAORDINIARE DU COMITE D’AUDIT DE LA BEAC DU 19 AU 24 OCTOBRE 2009, YAOUNDE-CAMEROUN

D’après le Comité d’Audit du 19 au 24 octobre 2009 :

-      Les initiatives prises en juillet 2008 par le Gouverneur et le Directeur Général de l’Exploitation (M. ANDZEMBE et M. ABAGA NCHAMA) ont mis en lumière les malversations du Bureau Extérieur de Paris. L’audit procéder au Bureau Extérieur de Paris par le Cabinet MAZARS pour la période de 2004 à 2008, a permis de déceler des détournements d’une valeur de : 16.548.969.100 FCFA.

-      La responsabilité de M. Roger KEMADJOU, Délégué du Gouverneur, au cours des années 2006 et 2007, il a fait des demandes d’approvisionnement pour le compte bancaire du Bureau Extérieur de Paris qu’il a signées à un rythme anormal. Il s’agit d’approvisionnements injustifiés.

-      La responsabilité de M. SEMBO BACKONLY, Adjoint du Délégué du Gouverneur qui dit, je le cite, confirme dans sa note "Il ne faut pas que l’on perde de vue le détournement de plus de 25 milliards de Francs CFA n’a été possible que, parce qu’au niveau du siège, au niveau du Gouvernement de la Banque, il y a eu ces approvisionnements. Ce sont ces approvisionnements inconsidérés, injustifiés et importants qui ont permis le détournement". Il continue en disant "je reste le seul témoin, à pouvoir, apporter toute la lumière sur cette affaire". (ci-joint : note de M.SEMBO BACKONLY à l’attention des membres du conseil de discipline tenu au Services Centraux, le 29 juillet sur l’affaire du Bureau Extérieur de Paris).

-      La responsabilité de Mme Marie France ROBERT, M. Armand WILLI, M. NDZAMBA, M. TIAKO, tous du Bureau Extérieur de Paris.

-      La Responsabilité de M. GATA NGOULOU, Secrétaire Général de l’époque qui a approuvé selon un rythme anormal les approvisionnements en cause.

-      La responsabilité de M. MOUTSINGA, Directeur de la Comptabilité et du Contrôle Budgétaire qui a bénéficié de manière frauduleux des chèques tirés sur le compte bancaire du Bureau extérieur de Paris. IL n’a pas transmis au conseil d’administration certaines observations des commissaires aux comptes de l’époque qui demandaient le provisionnement de suspens apparaissant dans la comptabilité du BEP. Il a exécuté, sans aucune vérification, des mises à disposition de fonds au profit du Bureau Extérieur de Paris.

-      Le Comité d’Audit BEAC confirme, le défaut de surveillance des opérations (M. MMALEPOT, M. ISSOIBEKA, M. ANDELY) et de réaction aux alertes des Commissaires aux Comptes sur les suspens (M.MAMALEPOT, M. GATA NGOULOU, M. MOUTSINGA)

-      Le Vice-Gouverneur, Monsieur Rigobert Roger ANDELY, qui est en poste depuis plusieurs années, a signé plusieurs avis d’approvisionnement. Il doit donc répondre du bien fondé de ces approvisionnements frauduleux. Pour des mesures conservatoires et de Fiducie, on doit lui retirer la signature, la déontologie bancaire l’exige.

-      Le Comité d’Audit de la BEAC du 19 au 24 octobre 2OO9 à Yaoundé confirme la liste des personnes ayant bénéficiées de manières frauduleux des chèques et virements du Bureau Extérieur de Paris et des signataires des approvisionnements injustifiés.

S’agissant de responsabilité, Monsieur Armand NDZAMBA, présenté comme le cerveau de

l’organisation, n’en est en réalité qu’un simple complice.

Rigobert-Roger AndelyLe Comité d’Audit de la BEAC vient d’établir les responsabilités de chacun des participants d’où il ressort clairement que tous les responsables de la Banque Centrale de l’époque sont coupables et doivent répondre de leurs actes. Il est aussi établi que M. DOLOGUELE, Président de la BDEAC serait complice à un degré divers de ce détournement.

Le rapport d’audit sur le Bureau Extérieur de Paris du 24 octobre 2009 et la Déclaration du Conseil d’Administration de la BEAC sur les Malversations au Bureau Extérieur de le Banque à Paris du 26 octobre 2009, confirment que le Gouvernement de la Banque de l’époque, à savoir MM. MAMALEPOT, ANDELY et GATA NGOULOU, sont des commanditaires de ces détournements

SERVICES CENTRAUX A YAOUNDE

Les Malversations aux services centraux sont d’une ampleur encore plus grave que ceux du Bureau Extérieur de Paris. Les coûts des grands projets, des projets immobiliers et des locations sont souvent  

supérieurs de plus de 50% par rapport aux normes sectorielles (normes bancaires).

RECOMMANDATIONS

De manière pratique, seule une décision unanime, percutante et adaptée des CHEFS D’ETAT de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale est à même de donner le signal d’un redressement.

En effet, ils doivent signifier qu’ils :

-      Ordonnent la poursuite de l’audit dans les Directions Centrales pour la période 1998 à 2009 : Emission Monétaire, Informatique, Secrétariat Général, Comptabilité, Investissement et Ressources Humaines ;

-      Ordonnent la poursuite de l’audit dans le Bureau Extérieur de Paris pour la Période de 1998 à 2006 ;

-      Ordonnent qu’il y ait des confrontations entre les différents membres du Gouvernement de la BEAC, les Cadres présumés coupables ;

-      Ordonnent également que des poursuites soient engagées contre tous les présumés coupables ;

-      Ordonnent l’audit des grands projets BEAC (Vsat, SyscoBEAC, Système des Paiements); les locations d’avion : Airleasing, etc.… ; projets immobiliers pour les périodes de 1998 à 2009.

La Banque des Etats de l’Afrique Centrale est un organe central d'orientation de la politique économique de la CEMAC. Elle cristallise à cet effet tous les efforts d'intégration régionale et constitue sans aucun doute, l'organe de référence pour la convergence et le développement harmonieux des pays de l'Afrique Centrale.

Ainsi, les péripéties qu'elle traverse aujourd'hui, altèrent les efforts d'intégration déployés par les Hautes Autorités, visant à parvenir entre autres à la libre circulation des personnes et des biens et à un véritable marché commun.

Les scandales du placement financier auprès de la Société Générale et les détournements ourdis au Bureau Extérieur à Paris, ainsi que l'inadéquation des Réformes Institutionnelles implémentées à la BEAC se sont avérés préjudiciables à l'image et à l'attractivité économique de la Zone CEMAC. Les différents Audits commandités par les Hautes Autorités de la CEMAC retraceront intensivement les différentes dérives et les responsabilités subséquentes des différentes parties prenantes.

Cependant, les facteurs de déstabilisation résultent :

-      des conséquences de la mauvaise gouvernance érigée en mode de gestion ;

-      du biais introduit par la structure déséquilibrée des Réformes Institutionnelles ;

-      et, de la lutte de positionnement des représentants des Etats membres dans la Hiérarchie de la BEAC.

I.-DU SCANDALE DU PLACEMENT FINANCIER AUPRES DE LA SOCIETE GENERALE

Les différents Audits réalisés par les organes de Contrôle de la BEAC et les cabinets externes ont révélé que la perte enregistrée dans ce placement de 25 millions d'euros soit environ 16 milliards de FCFA, procède du non respect des Statuts ainsi que du manque d'expertise des agents et des responsables de la Banque Centrale.

En effet, bien que la signature de ce contrat avec cette banque française ait respecté le processus en vigueur, la BEAC n'a pas appréhendé tous les contours de ce produit financier. Elle ne disposait pas non plus de la capacité de contrôle el d'analyse des risques requis pour ce genre d'opérations.

Cet investissement financier entaché de plusieurs irrégularités, a en outre été engagé sans consultation des services juridiques de la Banque Centrale et dans le sillage de la survenance de la crise qui affectait les marchés financiers.

La décision du Gouverneur de procéder à la signature de ce contrat de placement a été prise de manière collégiale par l'Instance en charge de la définition des stratégies d'investissement de la Salle des Marchés, le 1l décembre 2007.

Ce jour-là, le Gouverneur M. MAMALEPOT (Gabonais), le Vice-gouverneur M. ANDELY (Congolais) et le Secrétaire Général M. GATA NGOULOU (Tchadien) et tous les Directeurs techniques concernés avaient participé à ce Comité, recommandant le placement de 500 millions d'Euros auprès de la Société Générale. Néanmoins, Gouverneur endosse toute la responsabilité en tant que garant de du bon fonctionnement de la BEAC. Cependant, la mauvaise gestion de l’information et l'exploitation à des desseins inavoués de cet incident ont voulu faire allusion à une malversation financière.

La lutte de positionnement intérieure à la Banque Centrale s'est alors déportée au niveau des médias rivalisant d'ardeur dans les accusations sans fondement et la description erronée des faits. Cette cacophonie a de ce fait écorné la réputation et l'image de marque de la BEAC, alors que d'autres banques centrales ayant subi les mêmes mésaventures ont fait preuve d'une certaine sérénité dans le traitement des effets de la crise internationale dans leurs bilans.

Depuis la constatation de cette perte, la Banque Centrale s’est plutôt engluée dans les atermoiements du scandale du Bureau de Paris, omettant d'engager les voies de recours destinées à recouvrer l'investissement perdu à l'aide des cabinets spécialisés.

II.-DES RESPONSABILITES SUR L’AFFAIRE DU BUREAU DE LA BEAC A PARIS

La responsabilité des malversations financières commises à Paris relèvent de la complicité, voire de l'implication directe des Autorités Hiérarchiques de la BEAC de l'époque. Elles ont été à l'origine des approvisionnements inconsidérés des comptes du Bureau de Paris et de l'occultation des opérations adjacentes de suivi et de contrôle tant interne qu'externe.

Le Gouverneur M. MAMALEPOT, le Vice-Gouverneur M. ANDELY et le Secrétaire Général M. GATA NGOULOU ont contribué par ce fait et, à travers une participation directe ou indirecte il la mise en place de la mafia qui s'est servie des comptes de Paris pour subtiliser des ressources importantes de la Banque Centrale.

Ils se sont assurés la connivence des autres agents de la BEAC, à l'instar du Directeur de la Comptabilité M. MOUTSINGA (Gabonais), du Représentant de la BEAC à Paris (Camerounais) et de son Adjoint (Centrafricain). Pour une fluidité dans les opérations, ils ont usé de la collusion du Comptable (Gabonais) de cette structure qui deviendra rapidement la cheville ouvrière de toutes ces opérations.

Le Secrétaire Général de cette époque, M. GATA NGOULOU, dont dépendait hiérarchiquement le Bureau de Paris ne peut en aucun cas avoir ignoré les approvisionnements massifs de 200 millions F CFA chacun, qui étaient par la suite prélevés par le réseau mafiosi.

Les ponctions en liquide qui se sont situées à plus de 6 milliards F CFA, étaient destinées à camoufler la piste d'audit conduisant aux Hauts responsables de la Banque. La mission d'Audit a dénombré 91 opérations d'approvisionnements signées par M. GATA durant la période couverte par les investigations.

Face à cette situation dont les différents Rapports d'Audits édifient déjà sur les responsabilités, il reste à envisager les pistes de sortie de crise. Il faut sauver l'essentiel: l’image et la notoriété de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale en tant que principal levier de coopération et d'intégration dans la CEMAC.

De manière pratique, seule une décision unanime, percutante et adaptée des Chefs d'Etat de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale est à même de donner le signal d’un redressement.

En effet, les Chefs d’Etat de la CEMAC doivent signifier qu'ils ont pris la mesure de la gravité de la situation et décidé de prendre le taureau par les cornes pour éviter de telles dérives dans le futur. Tous ces Responsables doivent ainsi être poursuivis et sanctionnés.

III.-DE L'INADAPTATION DES REFORMES INSTITUTIONNELLES DE LA BEAC

La réforme Institutionnelle de la BEAC visait un double objectif :

-      assurer une participation équitable des Etats membres de la CEMAC dans les organes de gestion des Institutions et Organes de la CEMAC, notamment le Gouvernement de la BEAC ;

-      améliorer la gouvernance et le sens de responsabilité au sein de la BEAC.

Dans ces grandes lignes, le principe de la Rotation a été quasiment adopté, dans le but de permettre à tous les Etats d'assumer tour à tour, la Direction de tous les Institutions et Organes de la CEMAC. La mise en oeuvre de ce principe exige au niveau de la CEMAC et de la BEAC, l'approfondissement des Réformes de structure et la définition du protocole de Rotation.

De plus au niveau de la BEAC, le bilan des mesures prises est aujourd'hui loin de correspondre aux attentes des Hautes Autorités de la CEMAC. En réalité, les Réformes institutionnelles ont plutôt, introduits un biais dans la structure fonctionnelle de la Banque Centrale. Elles ont poussé à une quasi-paralysie du fonctionnement de la Banque Centrale.

Certains membres du nouveau gouvernement de la BEAC ne respectent pas la discipline du groupe et agissent comme les Ambassadeurs de leurs pays.

Ces Réformes ont par ailleurs contribué au dépouillement quasi-complet du champ de compétences du Secrétariat Général de la BEAC, dont le poste revient au Tchad. Ce dénuement du Secrétariat Général qui s'est traduit par une concentration abusive d'activités au niveau de la Direction Générale de l’Exploitation, constitue aujourd'hui un goulet d'étranglement pour le fonctionnement efficient des services de la Banque.

Cette Direction Générale rassemble sous son autorité, tous les éléments nécessaires au fonctionnement de la BEAC au mépris des standards internationaux sur la bonne gouvernance d'une Banque Centrale. Elle agit et influe à sa guise sur toute la chaîne de dépenses de la BEAC, en l'absence d'un véritable contrôle.

Cette situation découle du bafouage de la règle de séparation d'activité prônée au niveau international.

En outre, les Réformes de 2007 ont abouti à un bicéphalisme à la tête de la BEAC. Elles ont concédé la compétence générale en matière de gestion aussi bien au Gouverneur qu'au Vice-Gouverneur. Ce faisant, elles ont établi les ingrédients d'un conflit de compétences permanent.

Ainsi, lors de la Conférence extraordinaire du 30 janvier 2009 à Libreville, les Hautes Autorités de la CEMAC ont exigé la revue des Statuts de la BEAC, afin de parfaire certaines dispositions et d'éviter la cristallisation de l'inertie et des frustrations au sein de la BEAC.

Cette réfection de l'équilibre fonctionnel pourrait induire entre autres :

-      la décision claire des chefs d'Etat pour l'instauration de la Rotation intégrale, en donnant mandat au Comité chargé des Réformes de définir un protocole et les modalités de mise en oeuvre;

-      L'extension des pouvoirs du Secrétaire Général de la BEAC à tous les métiers transversaux, en sus des dispositions actuelles portant sur 1a programmation et le Contrôle des moyens budgétaires. Cette rectification devrait se traduire par l'extension de ses compétences sur des fonctions relatives à la Formation, la gestion du personnel et l'informatique;

-      la circonscription de la compétence générale en matière de gestion uniquement au niveau du Gouverneur, afin d’empêcher l'apparition des conflits de compétences ainsi que le cloisonnement nationaliste au sein de la BEAC;

-      l’instauration du contrôle annuel de la BEAC par la Chambre des Comptes de la Cour Régionale de Justice, après son renforcement par des inspecteurs chevronnés provenant par exemple de la BEAC ou de la COBAC.

PROPOSITION DE RESTRUCTURATION DE LA BEAC

Il est de mon devoir en ma qualité d’Expert en Intelligence Economique de Vous retracer la vérité sur l’organisation actuelle de la BEAC qui recèle de nombreuses défaillances, qui ont conduit à des actes anormaux de gestion, à des détournements de fonds de la communauté.

En effet, La Banque des Etats de l’Afrique Centrale est depuis quelques temps fragilisée par des scandales financiers l’ayant complètement décrédibilisée auprès des institutions

financières internationales et des populations de la CEMAC. Cette situation est relative à

l’enchaînement d’actes de criminalité économique qui ont abouti à une perte de fiducie.

Bien qu’il soit établi que l’indépendance d’une Banque Centrale est nécessaire pour l’efficacité de ses actions, la responsabilité d’une bonne gestion monétaire et au-delà celle d’une Banque Centrale, relève exclusivement des Hautes Autorités. Elle recouvre une gouvernance sans faille, requérant un processus adapté de choix des dirigeants pour prendre en mains la destinée d’une institution aussi importante pour le développement économique des Etats de l’Afrique Centrale.

Il faut vite revenir au standard de gestion, d’organisation et de procédures d’une Banque  

Centrale, comme la Banque de France ou la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de

l’Ouest.

EXCELLENCE MESSIEURS LES CHEFS D’ETATS,

Les causes des déconvenues de la BEAC proviennent de la suppression intentionnelle des procédures fondamentales de contrôle interne et de gestion d’une Banque Centrale.

I - CAUSES DES DECONVENUES DE LA BEAC.

On peut dater de 1998 le véritable règne, sans partage, de M. MAMALEPOT qui jusque-là s’était concentré à la consolidation de la BEAC. A partir de cette année, il introduisit une réforme des structures qui lui donna tous les pouvoirs et amena à ses côtés, pour le servir, dans tous les sens du terme : M. GATA NGOULOU à qui il octroya la régence de l’institution et M. Maurice MOUTSINGA dont il donna des prérogatives et rôles assimilables à ceux d’un trésorier payeur général.

Il faut rappeler que M. GATA NGOULOU, était Secrétaire Général et M. MOUTSINGA, était Directeur de la Comptabilité et du Contrôle Budgétaire.

Le Gouverneur M. MAMALEPOT, en donnant la régence de la BEAC au Secrétaire Général et des prérogatives de trésorier payeur général au Directeur de la Compatibilité et du Contrôle Budgétaire; a crée par cette décision une grave incompatibilité dans la Déontologie Bancaire.

M. MOUTSINGA, engageait des opérations de trésorerie et en même temps avait la responsabilité de les comptabiliser: Ce dénie de procédures bancaires, on ne le trouve dans aucune Banque qui respecte la Déontologie Bancaire.

On constate que la manoeuvre frauduleuse du Gouverneur et ses deux complices était intentionnelle : il s’agit de Crime économique.

Dans le même temps, M. Rigobert Roger ANDELY devint Vice-gouverneur et certains cadres-maison accédèrent aux postes de direction, à l’image de M. Rufin MALIKO à l’Emission monétaire et M. Grégoire BODEMAN aux Ressources Humaines. Avec ce groupe, M. MAMALEPOT construisent, de manière certaine, les acteurs majeurs de ce qui produira la catastrophe actuelle. Le second geste de rupture se manifesta par l’élimination de l’apport d’un cabinet spécialisé dans le processus de recrutement des cadres de la Banque Centrale. Dès lors, l’étude des profils des candidats à l’entrée à la BEAC fut délaissée. Pourtant, elle était seule à permettre de procurer un personnel adapté aux exigences et à l’état d’esprit nécessaire pour la prise en charge des domaines d’activité spécifiques d’une banque centrale. Les conséquences d’une telle dérive furent terribles: indiscipline, comportement frauduleux, délaissement des procédures et corruption.  

EXCELLENCE MESSIEURS LES CHEFS D’ETATS,

Vous devez entrevoir rapidement les pistes de sortie de crise. Il Vous faut sauver l’essentiel: l’image et la notoriété de la BEAC en tant que principal levier de coopération et d’intégration dans la CEMAC.

En ma qualité d’Expert en Intelligence Economique, je vous propose l’ébauche de solution suivante.

II - EBAUCHES DE SOLUTION

De manière pratique, seule une décision unanime, percutante et adaptée des CHEFS D’ETAT de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale est à même de donner le signal d’un redressement.

En effet, ils doivent signifier qu’ils :

-      prennent l’engagement de changer le mode de recrutement des cadres en faisant appel à un cabinet extérieur comme par le passé ;

-      adoptent un organigramme respectant les procédures d’une Banque Centrale, d’ailleurs la Banque de France, la BCEAO sont organisées de la sorte. UGIRT, Vous joins une proposition d’organigramme du Gouvernement de la BEAC ;

-      décident de changer certains membres du Gouvernement de la BEAC, à savoir : le Gouverneur, le Vice Gouverneur, les trois Directeurs Généraux et de choisir désormais les dirigeants sur les critères objectifs basés sur la compétence en matière économique et financière, de préférence parmi le personnel de la BEAC ;

-      décident de la création d’un poste de Vice Gouverneur attribué à la Guinée Equatoriale, de la sorte l’organigramme de la BEAC comportera au niveau de son Gouvernement: un Gouverneur à compétence Générale ;

-      un Vice Gouverneur, chargé des relations financières internationales, des études et de la recherche ;

-      un Vice Gouverneur, chargé de l’exploitation, du patrimoine, de la comptabilité du contrôle budgétaire et de l’informatique ;

-      un Secrétariat Général, chargé du personnel, de l’élaboration budgétaire et de la gestion ;

-      un Directeur Général, chargé des relations financières, des études et de la recherche ;

-      un Directeur Général, chargé de l’exploitation, du patrimoine, de la comptabilité, du contrôle budgétaire et de l’informatique.

Ces deux Directeurs Généraux seront chacun sous l’autorité respective du Vice Gouverneur compétent.

-      Un Directeur Général, chargé du contrôle général, rattaché directement au Gouverneur, ce Directeur Général sera assisté d’un Directeur Général Adjoint et deux Inspecteurs Généraux, chargés de la restructuration du contrôle général et de la formation des inspecteurs de la BEAC.

Le Directeur Général Adjoint et les deux Inspecteurs Généraux viendront de la Banque de France.

-      Créent les postes ci-dessous pour renforcer les capacités techniques et de contrôle de la BEAC, le personnel qui sera affecté à ces postes viendra de la Banque de France ;

-      Directeur Général Adjoint, chargé du contrôle Général ;

-      Deux Inspecteurs Généraux, chargé de la Restructuration du contrôle Général et de la Formation des Inspecteurs ;

-      Adjoint au Directeur de l’Emission Monétaire ;

-      Adjoint au Directeur du Personnel ;

-      Adjoint au Directeur Informatique ;

-      Adjoint au Directeur de l’Investissement.

RECOMMANDATIONS

EXCELLENCE MESSIEURS LES CHEFS D’ETATS,

En ma qualité d’Expert en Intelligence Economique, Je voudrais, Excellence les CHEFS D’ETAT, afin de respecter les équilibres au sein de la BEAC, vous proposer la répartition du Gouvernement de la BEAC, ci-dessous :

-      un Gouverneur à compétence Générale : GABON

-      un Vice Gouverneur, chargé des relations financières internationales, des études et de la recherche : CONGO

-      un Vice Gouverneur, chargé de l’exploitation, du patrimoine, de la comptabilité, du contrôle budgétaire et de l’informatique : GUINEE EQUATORIALE

-      un Secrétariat Général, chargé du personnel, de l’élaboration budgétaire et de la gestion : TCHAD

-      un Directeur Général, chargé des relations financières, des études et de la recherche : CAMEROUN

-      un Directeur Général, chargé de l’exploitation, du patrimoine, de la comptabilité, du contrôle budgétaire et de l’informatique : RCA

-      un Directeur Général, chargé du contrôle général : GUINEE EQUATORIALE

-      un Directeur Général Adjoint, chargé du contrôle : FRANÇAIS

-      deux Inspecteurs Généraux, chargés de la restructuration du contrôle général et de la formation des inspecteurs de la BEAC : FRANCAIS.

Relire sur ce site l’article : http://www.mampouya.com/article-la-republique-est-en-danger-92009778.html

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Published by PatrickEric - dans Politique
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