Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 00:51

Gratuité des Pièces, des Soins et l’Automatisation de la Retraite

Par Ghys Fortune DOMBE BEMBA (Talassa)

tricheur.jpg En cette année 2012, les Congolais, peuple éclairé parmi tous les autres, ne méritent plus d’être manipulés, floués et intoxiqués par des paroles mielleuses et un cortège interminable de fausses promesses qui, pour une certaine opinion, ressemblent bien à une insulte envers le peuple Congolais plongé dans une misère accélérée.

A la vérité, le Congo Brazzaville d’aujourd’hui et de demain n’accordera plus de place aux grands professionnels de la démagogie et du mensonge grossier.

Déclarer la gratuité des documents administratifs au Congo Brazzaville est un acte politique qui ne peut susciter des doutes, des non-dits, des obstacles et des rigidités de tout genre car, dans notre pays, la plupart des lois de ce type n’ont jamais été appliquées.

Et souvent, entre le discours politique et la réalité, il y a toujours eu un grand fossé et des zones d’ombre qui laissent libre cours aux spéculations, aux interrogations et aux doutes cartésiens.

Depuis 2007, la plupart des mesures sociales de ce type n’ont jamais été appliquées !

Depuis la promulgation, le 29 décembre 2011, par Denis SASSOU NGUESSO, de la loi des finances 2012 qui consacre la gratuité des pièces et actes administratifs, rien de concret n’est jusqu’à ce jour observé sur le terrain où, au contraire, l’on note des surprises désagréables en raison de la non application de cette mesure édictée par le Chef de l’Etat.

De qui le gouvernement s’est-il réellement moqué depuis l’adoption de cette loi à l’issue du conseil des ministres du 7 octobre 2011 ? M. SASSOU serait-il piégé par ses propres collaborateurs qui le poussent à prendre des mesures qui, au finish, n’iront que grossir et moisir dans les grands tiroirs des archives ?

En clair, ceux qui entourent et se réclament de M. SASSOU devraient, nuit et jour, suivre ses instructions en prenant à temps et sans tergiverser des textes d’accompagnement devant permettre l’application rapide de toutes les  mesures sociales qu’il ne cesse prendre !

M. SASSOU serait-il piégé par ses propres collaborateurs qui le poussent petit à petit vers la porte de sortie ?

Si non, comment comprendre la non application effective du catalogue des mesures que le président SASSOU promulgue depuis plus de trois ans.

Il y a nécessairement anguille sous roche et volonté manifeste de noyer et faire discréditer M. SASSOU en le poussant directement vers la porte de sortie précipitée !

Cette fameuse gratuité des pièces et actes administratifs serait-elle une simple opération de charme destinée à distraire les Congolais à quelques mois des élections législatives de 2012 ?

Aussi, toutes les mesures portant la gratuité des pièces et actes administratifs seraient-elles prises dans le seul but d’émouvoir et distraire le peuple Congolais afin d’apaiser le climat social ?

Car, il est navrant de constater que ces mesures ne sont jusqu’ici que l’ombre d’elles-mêmes en ce qu’elles ne sont jamais appliquées malgré la présence de plusieurs attachés, conseillers, ministres, délégués et autres obligés qui se bousculent et se rivalisent pour, semble-t-il, accompagner le président SASSOU dans sa politique de modernisation du Congo.

Depuis plus de 4 ans, où en sommes-nous aujourd’hui avec l’automatisation annoncée avec fracas du départ à la retraite pour tous les fonctionnaires ?

Où en sommes-nous avec la gratuité des soins de paludisme pour les enfants de moins de 15 ans ? Pourquoi les choses ne bougent-elles pas malgré la bonne volonté et tous les engagements politiques pris urbi et orbi ? C’est là où le bas blesse.

La gouvernance du mensonge et de l’opportunisme politique doit laisser la place à la vérité et au pragmatisme, voilà ce que les Congolais attendent des membres du gouvernement et leurs sous traitants.

A quel jeu insolite voudrait-on entrainer les Congolais qui s’apprêtent déjà à tirer tous les avantages directs et indirects liés à cette gratuité des documents administratifs ?

Evitons de raisonner idiotement comme des jeunes Congolais nés en Suède ou en Australie et qui viennent de fouler le sol congolais ?

Sans des textes d’accompagnement et des mesures de contrôle et de suivi, quel agent de la Direction Générale de Surveillance du Territoire (DGST) et relevant des Services d’Immigration pourrait, sans un petit bakchich, délivrer gratuitement et en un laps de temps un passeport ?

Sans un contrôle sérieux et des textes d’accompagnement, quel cadre moyen, accablé par les dettes, et évoluant à la mairie de Ouenzé, Poto-Poto, Bacongo ou Talangai, par exemple, perdra tout son précieux temps pour l’enregistrement ou la signature d’une pièce administrative pour laquelle, à vrai dire, il n’a plus aucun intérêt matériel à gagner ?

Pour la petite histoire, rappelons que le fait n’est pas nouveau au Congo Brazzaville car, il est  bien connu de tous que la plupart des décisions qui ont été prises par le gouvernement n’ont pas été toujours suivies d’effets, faute de suivi, de contrôle et surtout de manque de vigilance de la part des décideurs qui, très souvent, abusent de la naïveté et de la passivité des populations incapables de revendiquer à ciel ouvert.

Pour Mme Sophie, 48 ans, que nous avons interrogée, non loin des Brasseries du Congo, à Mpila Brazzaville, la logique ne doit pas déserter notre raison car "lorsque c’était payant et plein de tracasseries, les citoyens rencontraient mille et une difficultés pour la signature d’une petite pièce administrative, maintenant, que toutes ces pièces administratives sont gratuites, croyez-vous réellement qu’il sera très facile de les avoir"?

Comme par un coup de bâton magique, tous les agents malhonnêtes qui peuplent nos administrations publiques vont-ils désormais assurer gratuitement toutes les prestations liées à la délivrance des pièces et actes administratifs ?

Soyons réalistes ! Qui pourrait oublier la corruption, la cupidité et la recherche du gain facile qui ont gagné tous les services publics ?

A cela, il faudrait ajouter le laxisme, la lourdeur administrative et la démotivation de la plupart des agents publics dont la triste réputation aurait même déjà dépasser nos frontières nationales.

Soyons en rassurés, les Congolais, habitués à entendre des catalogues de promesses interminables ont de plus en plus les regards tournés ailleurs.

Au regard de ce qui précède, il y a lieu de se poser la question de savoir à quoi bon arrêter des mesures de grande ampleur lorsqu’on sait pertinemment que, sans une batterie de textes d’accompagnement, celles-ci ne seront pas appliquées à la lettre par ceux qui animent nos services publics pourris et corrompus jusqu’à la moelle épinière ?

En plus, le plus grand danger de cette gratuité est, sans doute, la mauvaise gestion de nos registres d’Etat-civil et le risque de voir des milliers d’étrangers incontrôlés acquérir gratuitement et facilement tous les actes et pièces administratives.

A quelques mois des élections législatives, certains acteurs politiques ainsi que des milliers d’étrangers en situation irrégulière au Congo Brazzaville ne devraient pas hésiter de profiter de cette aubaine pour "bourrer et brouiller" notre corps électoral, gonfler les listes avec tout ce que cela comporte comme conséquences politiques et dérapages. 

La morale et l’histoire politiques nous enseignent toujours qu’entre le discours et la réalité, il y a toujours un grand fossé qui, dans nos sociétés en crise, fait planer une kyrielle de doutes en raison des réalités culturelles et socioprofessionnelles, des comportements désinvoltes des uns et des autres dans un pays comme le nôtre, où, l’esprit patriotique, le civisme et l’amour du travail ne sont plus que de vieux souvenirs. Qui dit mieux ?

La semaine dernière, une enquête menée par notre rédaction dans la plupart des administrations publiques a montré que jusqu’au moment où nous bouclons cette édition, rien n’a changé et les choses ne devraient pas bouger d’un seul iota en raison de nombreux obstacles et de rigidités mentales qui ont pris corps dans la plupart des administrations publiques. A la Direction générale des transports terrestres par exemple, les usagers de voitures continues à déverser d’énormes sommes pour se faire délivrer les cartes grises.

SASSOU NGUESSO qui réalise son deuxième et dernier mandat septennal à la tête du Congo Brazzaville , serait-il piégé par ses propres collaborateurs qui lui poussent à prendre des mesures irréalistes ou utopiques qui, au finish, n’iront que grossir les grands tiroirs des archives du Gouvernement du Chemin d’Avenir ?

En conclusion, l’année 2012 qui vient de commencer sera une année de vérité, de transparence, de changement de mentalité afin de mettre en exergue la pratique et la bonne gouvernance administrative et politique. Affaire à suivre.

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N’est-ce pas un signe de l’enivrement du pouvoir ?

Les agents de l’ACI injustement chassés de leur terrain au profit de la Fondation Edith Bongo

Incroyable, mais vrai, des telles choses ne peuvent que se passer au Congo Brazzaville, n’est-ce pas ? La spoliation du terrain abritant l’Agence Congolaise d’Information (ACI), décidée récemment par on ne sait quelle autorité nationale, malveillante, est vraiment arbitraire parce qu’elle ne peut se fonder sur aucun texte juridique en vigueur dans notre pays.

Cette décision aberrante et absurde ne cesse de faire réagir beaucoup de nos compatriotes qui se posent la question de savoir si une association ou une ONG quelconque, peut se targuer les pleins pouvoirs de s’approprier un terrain appartenant à l’Etat, sous le prétexte fallacieux qu’elle est la fondation d’un fils ou d’une fille d’un président de la République ? N’est-ce pas là un signe de l’ivresse du pouvoir ?

N’est-ce donc un acte qui relève des pratiques moyenâgeuses, comme au temps des royaumes  quand les hommes forts de la cour royale avaient le droit de mort et de vie sur tous les citoyens, sans exception aucune. M. SASSOU est-il étranger à ce genre de pratiques qui ne font que ternir son image de marque et augmenter son impopularité ?                     

Paix à son âme, Mme Edith Lucie BONGO ONDIMBA, qui a toujours aimé vivre dans la modestie et la simplicité, mais aussi respecter les autres, quels que soient leur âge et la couche sociale à laquelle ils appartenaient, n’aurait pas cautionné ce genre de compromission, qualifié par beaucoup de nos compatriotes de gâchis, même sous le prétexte de doter sa fondation d’un siège moderne.

La nouvelle sur la spoliation du terrain abritant le siège de l’ACI, la seule agence de presse nationale de notre pays, continue de faire frémir de nombreux intellectuels dont les chevaliers du micro et de la plume qui s’interrogent si le pays est gouverné ou non, pour que ce genre de désordre soit toléré même au plus haut sommet de l’Etat.

A cela s’ajoutent plusieurs représentations diplomatiques accréditées au Congo Brazzaville, qui voient à travers cet acte odieux et inadmissible, la négligence et le manque de considération dont est victime l’Agence Congolaise d’Information, la seule de notre pays, et d’autres mass-médias.

Où sont donc passées les démonstrations tonitruantes et spectaculaires faites sur un fond médiatique très appuyé, auxquelles nous a habitué le ministre Pierre MABIALA, en charge des affaires foncières et du domaine public ? De quel côté, se trouve le ministre de la Communication, M. Bienvenu OKIEMI, porte-parole du gouvernement, chargé des relations avec le parlement ?                   

N’est-ce pas lui, qui devait être le premier à dénoncer avec la dernière énergie les bêtises pareilles ? Est-il donc lui aussi complice de cet acte inqualifiable, qui ne pourrait que le discréditer, comme certains amblyopes du pouvoir actuel qui ne tirent pas les leçons de tout ce qui se passe ailleurs ? Où sont-ils aujourd’hui, les hommes dits forts de l’ancien guide libyen, des ex-dictateurs tunisien et égyptien ? La liste n’est pas exhaustive.

Qui, de nos compatriotes peut rester indifférent à l’affaire concernant la spoliation par la Fondation Edith Lucie Bongo du terrain abritant l’ACI ? La course sauvage et effrénée visant la spoliation des terrains relevant notamment du ministère de la Communication continue, inexorablement et sûrement, de suivre son petit chemin au su et au vu de tout le monde, même ceux qui sont habiletés à éradiquer ce phénomène. M. SASSOU ne devait-il pas peser de tout son poids pour tordre le cou à cette bêtise ?

En effet, l’annonce officielle de la spoliation du terrain de l’ACI, qui, de facto va autoriser les prétendus membres de la Fondation Edith Lucie Bongo de chasser les travailleurs de cet organe de presse, a été faite le 24 janvier 2012 Au cours d’une assemblée générale des Agents de l’ACI, par le Directeur général par intérim de l’ACI, M. Léon NKAYA. Cette unique agence de presse du Congo, créée en 1961, a été sommée de quitter les lieux avant le 15 février 2012, pour s’installer dans l’ancien site de la télévision congolaise, avant rejoindre les autres médias publics à Nkombo-Matari, dans la banlieue Nord de Brazzaville.            

Lors de cette assemblée générale, M. Léon NKAYA a notifié que cette décision ministérielle était exécutoire dans les brefs délais, pour des raisons privées et non élucidées.

Peut-on dans ce cas, parler d’une expropriation d’un domaine de l’Etat pour une utilité privée, contraire aux textes en vigueur dans le domaine des expropriations pour utilité publique ? La Cour suprême ne devrait-elle pas être interpellée pour l’aliénation par une organisation privée d’un domaine appartenant à l’Etat.

Ce terrain de l’ACI situé au centre ville, en face de la direction générale des grands travaux, qui était beaucoup convoité pour son emplacement, a fini par tomber dans la vague, dans le désordre organisé par les hommes forts du pouvoir s’agissant de la spoliation des domaines de l’Etat qui sont placés au centre-ville.

Plusieurs exemples sont cités dans cette occupation anarchique du domaine public par des dignitaires du pouvoir de SASSOU, à Pointe-Noire, Brazzaville, Dolisie,  Owando, Ouesso où des terrains relevant des ministères sont spoliés par des tierces personnes bien connues, agissant pour des intérêts privés. Le cas de Daniel’s Club Hôtel à Owando, érigé dans l’ancien site de l’ACI dans la Cuvette, sans compensation dans la ville pour installer les bâtiments de cet organe de presse d’Etat.

A Brazzaville, les installations appartenant au ministère de la Communication, donc à l’Etat, sont en permanence aliénées. Les logements réservés aux fonctionnaires de la presse publique à savoir la radio, la télévision, l’ACI et d’autres structures sont dans la ligne de mire des dignitaires du pouvoir de M. SASSOU, sans être inquiétés. En un laps de temps, il y a deux faits qui éclaboussent le pouvoir de M. SASSOU. Les spoliations de l’espace Bernard Kolélas dont une partie servira à la construction d’une station service et la spoliation du domaine de l’ACI.        

Arrêtons nous un instant pour scruter ces faits. Que nos dirigeants soient sérieux. Comment pensez-vous que dans une zone où sur un rayon de cent mètres, il y a près de six stations service. Et puis là où sera placée cette station, n’en déplaise aux détracteurs de Talassa, avec ces voies étriquées, le trafic sera infernal à ce carrefour.

En toute vérité, ce sont là des actes qui frisent la provocation, l’incitation à la haine aux fins de soulever des populations, les mater et mettre entre parenthèses les élections à venir, ce n’est pas clair ?

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Des Mesures Impopulaires, Sans Mesures d’Accompagnement, Par Un Président Impopulaire

Où sont passés les colonels de la DGST et des extrémistes du système ?

Depuis bientôt deux mois, le gouvernement de M. SASSOU multiplie des mesures sans tenir compte, du panier de la ménagère, du SMIC et des mesures d’accompagnements. A cela s’ajoute  le manque de communication en vue de vulgariser lesdites mesures comme cela s’était fait pour la campagne réussie d’identification des abonnés de téléphone mobile. Parmi ces mesures, nous pouvons citer entre autre, l’interdiction d’importer les voitures de plus de sept ans, l’usage des sacs en plastiques...

Depuis le vendredi 20 janvier 2012, date qui a coïncidé avec le 10ème anniversaire du vote de la Constitution du 20 janvier 2002, l’importation et l’usage dans notre pays des sacs en plastique, communément appelés "sachets" sont strictement interdits au Congo Brazzaville.

Cette décision, apparemment salutaire, mais malheureusement très mal accueillie par beaucoup de nos compatriotes, a été mise en exécution sans une quelconque mesure d’accompagnement. Du coup, le mécontentement, l’indignation et la colère des commerçants utilisant ces emballages incriminés ne s’étaient pas fait attendre.

Un léger flottement avait été également ressenti sans aucun doute dans l’exercice de leurs activités commerciales. Un petit couac qui n’était donc pas prévu, n’est-ce pas ?

Les premières victimes : les vendeurs de glaces appelées "sky", de yaourt, d’eau pure, d’huile de palme, de foufou, etc.

Depuis la mise en œuvre de cette mesure, ces commerçants, très embarrassés aujourd’hui, ne savent plus à quel saint se vouer. Ils n’ont pas encore trouvé les emballages appropriés, hygiéniquement parlant, pour servir dignement leurs clients, selon les règles de l’art. N’est-ce pas les pousser à utiliser n’importe quels papiers ramassés à la sauvette dans toutes les poubelles, les rues, les avenues, les administrations publiques et privées ?

N’est-ce pas les pousser à utiliser toutes ces bouteilles vidées de leur contenu, qui sont jetées dans des endroits hautement insalubres et horribles, comme cela se passe ces derniers temps au su et au vu des responsables en charge de l’hygiène dans notre pays ? Ces phénomènes vont donc s’accentuer, mais lesquels en seront victimes, n’est-ce pas le bas peuple ? Ne nous voilons pas les yeux puisque tous ceux qui ont l’argent "ne mange pas" au marché Total, de Ouenzé, de Moungali ou de Poto-Poto. Est-ce du mensonge ?  

Le gouvernement qui a fait diffuser tardivement des messages dans les médias pour appeler les populations à ne plus utiliser des emballages en plastique, aurait pu d’abord avant l’application de cette décision, mener de grandes campagnes de sensibilisation en la matière et envisager également des mesures d’accompagnement. 

Ce qui accélère la pollution dans notre pays, ce ne sont pas seulement les sacs en plastique, il y a aussi les déchets issus des feuilles de manioc, du papier et les autres emballages utilisés pour le  ciment et les bouteilles en verre, vidées de leur contenu, qui sont abandonnés ça et là.

On aurait pu commencer, avant d’interdire l’importation des sachets et leur utilisation, par réunir toutes les conditions nécessaires dont l’importation des emballages véritablement biodégradables ou la création des usines devant produire des emballages recommandables, appropriés et n’ayant aucun risque sur l’environnement et la santé de l’homme, conformément aux normes édictées par  l’OMS.

Faute d’emballages appropriés et hygiénique, chacun en fait à se tête

S’agissant des vendeuses de beignets, par exemple, celles-ci font recours aux vieux journaux pour servir leurs clients. Or, les spécialistes en santé déconseillent ce papier parce qu’ils contiennent des écrits à l’encre noire, considéré comme toxique, donc très dangereux pour la santé. Il faut loger dans le même registre les vendeuses de farine de manioc, appelé communément "foufou". Celles-ci font recours au papier utilisé comme emballage pour le ciment. Là aussi, on n’est sans ignorer que le ciment est aussi toxique. Comme pour dire qu’un aliment comestible comme le foufou ne peut pas faire bon ménage avec le ciment. 

Le pouvoir de Brazzaville n’est-il pas  allé trop vite en besogne dans ce cadre, en mettant la charrue devant les bœufs ? Il fallait donc commencer par informer sérieusement les populations sur toute l’étendue du territoire national, comme l’avait fait l’Agence de Régulation des Postes et Communication Electronique (ARPCE) pour l’identification des abonnés des sociétés de téléphonie mobile opérant dans notre pays. A cet effet, on avait pris tout le temps pour organiser des compagnes de sensibilisation à tous les niveaux.

Qu’envisage-t-on pour la fabrication de nouveaux emballages conformes aux normes de l’OMS ? Si dans les jours à venir, des emballages biodégradables étaient importés ou fabriqués dans des usines locales qui seront, peut-être créées, qu’est-ce qui va garantir que  ces emballages seront biodégradables puisqu’on n’a pas de spécialistes formés en la matière ?

En adéquation avec "Le Chemin d’Avenir", ce programme gouvernemental qui repose sur deux piliers, à savoir la modernisation et l’industrialisation, il est impérieux que des efforts soient pris par le pouvoir actuel pour ne pas plonger la population dans le désarroi. On ne peut pas prôner la modernité et permettre aux populations de vivre dans des conditions moyenâgeuses, n’est-ce pas ? Les maires des grandes agglomérations qui sont surtout concernés par l’affaire des sachets, dont le député-maire de Brazzaville, M. Hugues NGOUELONDELE, sont interpellés au premier chef.

Vouloir d’une chose et de son contraire

Comme quoi, en voulant résoudre la question de l’insalubrité et de l’infiltration des eaux par l’interdiction des emballages en sachet, le gouvernement laisse libre cours à l’utilisation des emballages incontrôlés, qui ne sont pas forcement hygiéniques, pour prétendre mettre le peuple à l’abri des microbes.

N’est-ce pas donc alors vouloir d’une chose et de son contraire ? Il y a aussi péril en la demeure parce que l’utilisation des papiers incontrôlés de toutes sortes, expose également les populations à des nombreux risques et conséquences incalculables. Si les sachets sont nocifs pour la santé, les emballages incontrôlés le sont tout autant.

2012, déclarée comme année de la santé et de l’assainissement, notamment n’est-elle pas mal partie ? Connaissant l’importance de la question, M. SASSOU aurait pu en parler avec les mots qu’il faut, avant d’attendre des véritables mesures d’accompagnement, visant à préserver son peuple des maladies qui pourraient être transmises par des emballages malpropres.

Prélude de passer au décret n° 2011-489 du 29 juillet 2011 portant réglementation de l’importation et la réception technique des véhicules automobiles d’occasion, il faut le dire haut et fort par ailleurs, que  les matières plastiques, dérivés du pétrole sont un danger permanent pour les terres agricoles et autres.

Les matières plastiques, un danger permanent pour les terres agricoles 

Au fait, comment allons-nous vivre en paix et espérer faire du Congo un pays émergent à l’horizon 2025, si nous ne protégeons pas, efficacement notre environnement qui se détériore au fil des mois, au vu et au su des pouvoirs publics ?

La gestion des emballages en  plastique devient une préoccupation eu égard aux désastres incalculables que ces matériaux nuisibles et toxiques provoquent en détruisant l’environnement du fait de  l’accumulation qui bouchent les canaux d’évacuation des eaux usées et pluviales. A cela, il sied de noter l’imperméabilité du sol, la formation d’une couche imperméable et la réduction du taux d’infiltration des eaux de pluie.

En outre, la fermentation de ces résidus accumulés favorise, à long terme, l’émergence d’un gaz cancérigène notamment dans la plupart des grands centres urbains de notre pays qui, sur le plan environnemental, présentent un tableau très sombre et hideux.

Plus qu’hier, il est temps que les autres formes d’emballage dégradables ou recyclables soit vulgarisées et valorisées dans les meilleurs délais afin de lutter efficacement contre la prolifération des matières plastiques.

Le Décret Qui Fâche

Le décret n° 2011-489 du 29 juillet 2011, portant réglementation de l’importation et la réception technique des véhicules automobiles d’occasion, jugé perfide par beaucoup de nos compatriotes serait-il la solution aux questions ayant motivé la prise de cette décision ? Les Congolais pauvres ne sont-ils pas une fois de plus lésés ? Que cache donc ce décret ?

En son article 5 du Chapitre 2, sur l’Importation, il est stipulé: "Les véhicules automobiles d’occasion importés ne doivent, en aucun cas, dépasser après la date de la première mise en circulation, sept ans d’âge, pour les véhicules de tourisme et de transport de personnes ; dix ans d’âge, pour les véhicules de transport de marchandise".

Le peuple congolais n’est-il pas dans son droit de se poser les questions sur les vraies motivations des autorités à promulguer un tel décret à la place d’une loi émanant du Parlement, qui est par définition la voix du peuple ? 

Une république démocratique ne doit pas se gouverner à coups de décrets présidentiels. Les élus du peuple doivent être l’expression de son peuple. En optant de décréter la réglementation de l’importation et la réception technique des véhicules d’occasion, le gouvernement n’a-t-il pas évité, comme il est de coutume, un débat démocratique au Parlement pour expliquer les bienfaits de cette réglementation ?

Notre approche se veut génératrice d’idées et de pistes de solutions, loin de toute polémique stérile ou de récupération politique. Il nous semble particulièrement utile de replacer d’abord la problématique de la pollution dans le contexte plus vaste de la lutte contre le réchauffement climatique et ensuite revenir sur les pistes de solutions.

En l’absence d’un débat démocratique sur les vraies motivations, le très patriotique journal Talassa  ausculte les motifs qui ont poussé nos dirigeants à une telle décision. Pour ce faire, quelques hypothèses en guise d’analyse ont été décryptées.

Le Prétexte de l’Environnement et de la Pollution Brandi par les Autorités Cloche-t-il ?

Le  gouvernement spécule que les véhicules de tourisme et transport de personnes de plus de sept ans et les véhicules de transport de marchandises de plus 10 ans, sont plus polluants. Il s’agirait donc de réduire le dioxyde de carbone (CO2), n’est-ce pas ?

Le dioxyde de carbone est un des gaz à effet de serre contenu dans l’atmosphère, il est de bon aloi d’encourager le gouvernement de lutter contre le réchauffement climatique. Les politiques de lutte contre le réchauffement climatique qui ne doivent pas être circonscrites, devraient tenir compte des dimensions régionales et sous régionales.  

L’impact d’une telle politique se limitant aux seuls véhicules de sept ans et 10 ans est négligeable. Cela n’est-il pas une tempête dans un verre d’eau ?  N’est-ce pas une aberration quand on sait que l’âge de la grande majorité des véhicules circulant sur le territoire national est de plus de sept ans au moins ? 

Aujourd’hui, le Congo Brazzaville est-il en mesure de publier des données météorologiques ou climatiques de pollution de l’air dans son espace ? Dans l’affirmative, quel est donc le taux de pollution de l’air acceptable ?

En plus, si par ricochet ce décret qui vise aussi à interdire l’importation des moteurs d’occasion et  les pièces de rechange, est l’ultime solution pour éradiquer certaines questions liées à l’émission des gaz à effet de serre, quelle politique de lutte contre la pollution au CO2 le gouvernement a-t-il déjà envisagé pour les véhicules en provenance des pays frontaliers, et pour les gros engins de travaux publics ?

D’énormes quantités de carbone sont séquestrées dans le permafrost

Les scientifiques appréhendent aujourd’hui le pire concernant une hausse rapide des températures dans l’Arctique dont les sols gelés représentent 18,8 millions de kilomètres carrés.  Ils craignent que le dégel du sous-sol du Grand Nord, appelé permafrost, risque de "larguer dans l’atmosphère des quantités de gaz à effet de serre bien supérieures à ce que prévoient les modèles actuels". 

Selon une quarantaine de scientifiques de plusieurs pays réunis en réseau (Permafrost Carbon Network), "on a calculé que le dégel du permafrost pourrait rejeter des quantités de gaz à effet de serre équivalentes à ce que produit la déforestation, savoir 15 et 20% des émissions mondiales". Mais dans la  mesure où ces rejets incluraient du méthane, l’effet global sur le climat pourrait être, d’après ces scientifiques, 2,5 fois plus important.

L’attention doit être tout autant portée sur la quantité de biomasse renfermée dans les sous-gelés du Grand Nord, sous forme de restes d’animaux et de plantes accumulés au cours des millénaires qui est évaluée à 1700 milliards de tonnes de carbone. Un document du Magazine Nature rappelle que "Cela représente quatre fois plus que tout le carbone, émis par l’activité humaine au cours de la période industrielle et le double de ce que l’on peut trouver dans l’atmosphère aujourd’hui".

Pour les scientifiques la grande inconnue se porte sur la quantité de méthane qui pourrait être relâchée par rapport au dioxyde de carbone. Le groupe valide l’idée selon laquelle il s’agirait très majoritairement du CO2, le "méthane ne devant représenter que 2 % des émissions quelque soit le scénario de réchauffement".

Mais cela reste une estimation très incertaine, comme le reconnait Gerhard KRINNER.  Il serait bien de ne pas la dépasser. "En effet, le méthane dispose d’un potentiel de réchauffement évalué à 25 fois, plus puissant, par rapport au CO2. Les effets seraient dramatiques et risqueraient d’emballer le cercle infernal puisque les gaz à effet de serre existant déjà dans l’atmosphère causent le réchauffement climatique, qui, lui-même, favorise la fonte du permafrost responsable à son tour d’un relargage supplémentaire de gaz à effet de serre".

Le dioxyde de carbone n’est donc pas le seul en cause. L’Organisation Météorologique Mondiale pointe également deux autres gaz à effet de serre, le méthane et le protoxyde d’azote. "Les émissions du protoxyde d’azote qui sont essentiellement dues à la combustion de la biomasse, à  divers procédés industriels et à l’épandage d’azote, ont également un effet destructeur sur la couche d’ozone".

Tout en maintenant l’effort indispensable sur le dioxyde de carbone (CO2), il est judicieux de ne pas négliger l’impact des autres gaz à effet de serre comme le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (NO2), ou l’ozone (O3), si on veut que les politiques de lutte contre le réchauffement climatique soient plus efficientes, donc ne tournent pas au fiasco.

Le Méthane (CH4) est tout Aussi Nuisible que le Dioxyde de Carbone (CO2)

La décomposition des ordures dégage d’importantes quantités de méthane. Ce gaz dégagé a une forte teneur en méthane, soit 25 fois plus polluant que le dioxyde de carbone (CO2). Selon l’Organisation Météorologique Mondiale "les concentrations de gaz à effet de serre, dioxyde de carbone (CO2), méthane (CH4), protoxyde d’azote (NO2) dans l’atmosphère responsables du réchauffement climatique, n’ont jamais été aussi élevées. Malgré tous les discours et les mesures prises par les Etats, elles continuent donc d’augmenter".  

Le dioxyde de carbone n’est pas le seul en cause. L’Organisation Météorologique Mondiale  pointe également deux autres gaz à effet de serre, le méthane et le protoxyde d’azote. Les émissions du protoxyde d’azote qui sont essentiellement dues à la combustion de la biomasse, à  divers procédés industriels et à l’épandage d’azote ont également un effet destructeur sur la couche d’ozone. Une étude française démontre également que "l’impact du gaz libéré par les ruminants, les déjections animales ou les décharges d’ordures ménagères, sont beaucoup trop sous-estimé aujourd’hui".

La Déforestation et les Biocarburants

La déforestation est le phénomène de régression des surfaces couvertes de forêts. Elle résulte des actions de déboisement, puis de défrichement liées à l’extension des terres agricoles ; d’une exploitation excessive ou anarchique de certaines essences forestières et de l’urbanisme.  La déforestation concerne actuellement les forêts tropicales. Elle serait responsable de 18 à 20% des émissions de gaz à effet de serre.

Les biocarburants ne sont pas aussi la solution effective au problème de l’effet de serre, comme l’affirment de nombreux experts en la matière. Il est impératif de noter que cultiver la terre pour en faire du carburant qui alimente les machines alors que le reste du monde meurt de faim et de surcroît détruire les forêts avec leur potentiel de la biodiversité, est un non sens.

Au Congo Brazzaville, tout comme dans la plupart des autres pays africains, on privilégie encore le choix de décharges d’ordures ménagères. Le tri n’a pas encore fait son apparition dans les grandes villes congolaises. Des montagnes de détritus qui ont existé depuis belle lurette, devraient être gérées et exploitées, à condition qu’une volonté politique s’exprime pour réellement lutter contre le réchauffement climatique.

Voilà pourquoi, le régime actuel ne devrait pas mettre la charrue avant les bœufs, en prenant des décisions injustes qui ne résolvent que partiellement les questions liées aux gaz à effet de serre, tout en occultant celles touchant aux conflits d’intérêts.

Le gouvernement serait-il poussé dans ce cadre par des lobbies économiques et financiers qui veulent le prendre en otage ? Sinon comment expliquer que la précipitation due à la prise de ce décret, alors que le petit commerce de voiture d’occasion occupe aujourd’hui un bon nombre de jeunes congolais, soustraits du chômage chronique qui s’élève de 34 %, selon les chiffres rendus publics par l’Office national de l’emploi et de la main-d’œuvre.

Car, il est sans ignorer que cette défaillance est susceptible d’enclencher des mouvements de contestation, comme on l’a vu récemment dans les pays arabes de l’Afrique. Le gouvernement n’a-t-il pas intérêt à subjuguer les effets néfastes d’un printemps congolais ? Avant de revenir sur ce dossier, nous apprenons que le gouvernement semblerait se ressaisir mais pas clairement en suspendant jusqu’à nouvel ordre cette mesure.

Des Mesures Impopulaires, par un Président Impopulaire

C’est ce qu’affirment beaucoup de nos compatriotes qui pensent que chez nous de nombreuses mesures qui devraient être longuement muries d’abord, sont appliquées à la hâte pour plusieurs causes. On agit aussi comme on le fait, depuis fort longtemps, au plan politique. Pour des cas pareils, le dialogue citoyen n’est-il pas parfois utile ?

La preuve, en 2002, M. SASSOU s’était fait élire par un hold-up électoral, comme beaucoup de nos compatriotes ne cessent de le dire, après avoir écarté de la courses les grosses légumes de l’opposition de l’époque qu’il avait condamné à l’exil depuis la fin de la guerre du 5 juin 1997, dont Bernard KOLELAS, Jacques Joachim YHOMBY-OPANGO, Pascal LISSOUBA,…

C’est autant dire que son plébiscité de plus de 90% de voix à la présidentielle de 2002, n’était pas l’émanation du peuple. Si ces élections étaient régulières et transparentes, M. SASSOU ne les aurait pas remportée. Le peuple l’avait du reste désavoué depuis l’année 2002,  où il était sorti troisième après Pascal LISSOUBA et Bernard KOLELAS.

En 2009, M. SASSOU s’est aussi fait élire par un hold-up électoral, avec un taux d’abstention record. Mais il avait été donné vainqueur avec près de 70 %, sans oublier le fait qu’il avait fortement limité les chances des candidats de l’opposition parmi lesquels Mathias DZON ; ils étaient interdits de mener à bien leurs campagnes électorales. Ce n’est donc pas le peuple qui l’avait réélu en 2009.

Le chef de l’Etat congolais aurait pu, avant d’interdire l’importation des sachets, s’inspirer du modèle des pays voisins qui ont expérimenté le remplacement du sachet par des emballages biodégradables. C’est le cas du Rwanda, où des emballages recommandables sont systématiquement offert à qui le désire, dès la descente d’avion à l’aéroport de Kigali. Comme quoi, dans notre pays on est plus apte à copier des mauvais exemples que les bonnes.

Hélas ! Pour n’avoir pas mesuré l’embarras dans lequel sa décision devait plonger la population, on est devant une évidence, comme l’avait dit Saint-Juste : "Le peuple n’a qu’un ennemi. C’est son gouvernement".

Le gouvernement s’est empressé dans la foulée sans mesures d’accompagnement, à installer des poubelles publiques dans les coins et recoins des quartiers et sur la voie publique pour éviter que les Congolais ne jettent pas, n’importe où les nouveaux emballages. Les emballages même biodégradables jetés n’importe où, salissent-ils aussi la ville ?

Il sied de dire haut et fort, que la mesure d’interdiction des sachets n’est pas mal en soit puisque, les matières plastiques, dérivés du pétrole, sont un danger permanent pour les terres agricoles et autres. Mais il faut faire les choses selon les règles de l’art.

Que font nos officiers supérieurs de la DGST et autres afin de prévenir des soulèvements populaires pour les mesures impopulaires ? Au lieu de rivaliser dans la répression ces officiers devraient aussi peser  de leur poids pour infléchir les politiques dans la prise des décisions impopulaires.

Par PatrickEric - Publié dans : Politique - Communauté : Les Amis du Congo Brazza
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