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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 00:32

Mouvement Citoyen pour le Respect de l'Ordre Constitutionnel


Monsieur Jean Nkaba



Jean NkabaMesdames et Messieurs,
Un homme à la voix chaude s’est éteint. Il s’agit de cette voix qui, dans ses éclats, nous parlait du Congo.
Lentement, une silhouette s’éloigne, laissant dans son sillage des souvenirs de combats pour la démocratie.
Le 19 janvier 2015, Jean Nkaba nous a quittés.
Pour le Mouvement Citoyen pour le respect de l’Ordre Constitutionnel dont il fut membre, il n’y a pas d’honneur plus cruel que celui qui nous porte aujourd’hui à célébrer sa mémoire.
Et pourtant, en ces heures si tristes, nous nous souvenons de ses fulgurances intellectuelles, de son perfectionnisme, de ses interventions grondantes très souvent suivies de rires éclatants.
Nous nous souvenons d’un homme qui, par l’intelligence de ses mots et la noblesse de ses idéaux, réussissait à orchestrer nos réunions.
Nous nous souvenons qu’il a souvent su s’imposer en arbitre de nos différends, se faisant ni homme du pour, ni celui du contre, mais l’homme de la Démocratie.
Son goût du débat démocratique éclairait sa passion pour l’unité nationale. Car, pensait-il, il n’y a pas un peuple du sud contre un peuple du nord, il n’y a que le peuple congolais, capable de toutes les grandeurs.
Nous voulons nous souvenir du pouvoir du verbe qui conduisait Jean Nkaba à l’action.
Respectueux de l’intelligence dont il était capable pour peu qu’elle fut sollicitée, nous cherchons à exprimer l’estime du fait politique et la dignité du débat républicain qui l’ont inspirée.
Il nous a été difficile de confondre l’intensité de ses engagements avec le mépris de l’adversaire politique. Jean Nkaba a toujours su rester digne et loyal dans la controverse.
Nous croyons, Mesdames et Messieurs, à la modernité de la pensée de cet homme qui honore notre démocratie, et plus encore, notre nation.
Nous avons en mémoire son engagement au sein du Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel pour dire avec nous « non au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 ».
L’annonce du décès de Jean Nkaba a soulevé une vague d’émotion au sein du Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel.
Toutes les forces vives de la nation membres de cette plate-forme ont été touchées.
Que ce flot d’éloges converge ainsi vers un homme à qui nous faisons la promesse de poursuivre ce combat commencé ensemble.
Le « non » au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 de Jean Nkaba est la marque d’un homme libre, c’est le destin de celui qui, comme tous les membres de ce mouvement, a pris la courageuse initiative de faire du respect de l’ordre constitutionnel le fil de sa vie.
Contre le Changement de Constitution, Jean Nkaba a appelé au respect de l’Etat de Droit ;
Contre le Changement de Constitution, Jean Nkaba a prôné la Continuité de l’Etat ;
Contre le Changement de Constitution, Jean Nkaba a exigé le respect de la limitation du nombre de mandats présidentiels.
C’est pour défendre cet idéal qu’il a mené son combat à nos côtés. A nos côtés, il a décidé le profil du citoyen souverain, conscient de son rôle et de son devoir envers son pays, il a tenu à être à la source de sa haute conception de la République et de la Démocratie.
Lui, l’enfant de Gamboma, épris de liberté, de fierté, de grandeur, a tant de fois donné sa voix au Congo.
« Puisque tout recommence toujours-écrivait le Général de Gaulle- ce que j’ai fait sera, tôt ou tard, une source d’ardeur nouvelle après que j’aurai disparu ».
Jean Nkaba fut le jaillissement de la Démocratie et la démocratie est universelle autant que les valeurs qu’elle recèle.
Jean Nkaba, la Démocratie c’est la flamme qui nous a éclairés le long du chemin parcouru ensemble, c’est la flamme de la liberté,
C’est celle de l’indépendance.
Cette flamme qui nous a inspirés, ne s’éteindra jamais.
Le combat que nous avons mené, nous oblige.
Il nous oblige au rassemblement lorsque le destin de notre nation est en jeu.


Mesdames et Messieurs,
Cette oraison funèbre vient clore une vie en la ressuscitant dans notre mémoire. Jean Nkaba nous a quittés, mais son souvenir ne nous quittera pas.
Nous adressons à sa famille un témoignage d’affection, et disons à ses enfants qu’ils peuvent être fiers de porter son nom.
Adieu Jean Nkaba ! Que ton âme repose en paix et que la terre te soit légère.

Nous vous remercions.

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 23:54

De l'Urgence d'Humaniser les lieux de détention

pour rendre la Dignité aux personnes détenues

 

 

Logo-rpdhI. Contexte et justification

 

Il est admis à l’échelle internationale que la promotion et la protection des droits de l’homme en général et des droits des détenus en particulier, incombe avant tout aux Etats.

   La République du Congo s’attache à cette conception et définit dans ses textes fondamentaux les moyens d’assurer la protection de l’individu. Ainsi, à travers la Constitution du 20 janvier 2002, le Congo proclame son attachement aux droits de l’homme, et garantit les droits et libertés fondamentaux des individus.

Les droits de l’homme sont cruciaux en matière de détention ; en effet, la privation de la liberté est l’une des pires sanctions que l’on peut infliger à un être humain, car de par sa nature, l’homme est un être libre ; cependant cette liberté doit être réglementée par la loi.
En dépit du fait que le Congo ait promulgué des textes qui protègent les droits des personnes privées de liberté, que la Constitution du 20 janvier 2002 consacre une attention aux droits et libertés fondamentaux des individus, la situation des détenus reste préoccupante.

 En effet, dans les différentes prisons et centres de détention du Congo, les mauvais traitements et la torture sont monnaie courante pour extorquer des aveux.

La Direction générale des droits humains, organe du ministère de la Justice chargé du suivi des droits humains dans les prisons, a reconnu que des détenus sont souvent maltraités, mais en a attribué la cause au manque de formation appropriée du personnel carcéral. Cet état de fait s’explique également par le mépris des autorités à l’égard des droits de l’homme.
Par ailleurs, de nombreux rapports et témoignages n’ont cessé de dénoncer les conditions de détention précaires qui prévalent dans les prisons du Congo. Elles se traduisent par la surpopulation, l’insuffisance ou l’absence du personnel médical, d’équipements sanitaires et de soins, une alimentation insuffisante et de mauvaise
qualité.
Les prisons congolaises se révèlent et sont réputées être des lieux de non-droits. Il est par conséquent, important que les règles nationales, régionales et internationalesainsi que les directives garantissant les droits des détenus soient promues et soient entièrement protégées.
Partant de ce principe, la Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH) a réalisé cette étude en vue de se prononcer sur la cruciale problématique de protection des droits des détenus en République du Congo. Une mission de la RPDH a pu visiter les lieux de détention du Congo, notamment à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Madingou, Owando, Ewo, Nkayi, Impfondo et Ouesso, lors du dernier trimestre 2014, avec l'appui du National Endowment for Democracy (NED). 

 

II. Les instruments juridiques relatifs aux droits des détenus.
Le constituant congolais a accordé une place de choix à la protection des droits de l'Homme et des libertés fondamentales. Ceci se justifie du fait que les dits droits et libertés sont portés dans les premiers titres de la loi fondamentale.

Ainsi, l’article 9 du titre II dispose : « La liberté de la personne humaine est inviolable. Nul ne peut être arbitrairement accusé, arrêté ou détenu. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d’une procédure lui garantissant les droits de la défense... ».

De même, l’article 7 dispose : « La personne humaine est sacrée et a droit à la vie. L’Etat a l’obligation absolue de la respecter et de la protéger ».

Ces dispositions de la Constitution confèrent à l’Etat des obligations de respecter et de protéger la personne humaine quelle que soit par ailleurs, sa situation. Au-delà de ce texte constitutionnel, la législation pénale édicte également des normes qui déterminent les principes fondamentaux relatifs à la protection des droits des détenus.

A ces normes s’ajoutent l’ensemble des décrets, arrêtés et textes réglementaires qui régissent le fonctionnement des établissements pénitentiaires.
Par ailleurs, d’autres mentions relatives aux droits des détenus figurent dans le droit international et sont très générales. Elles obligent à avoir recours à des instruments juridiques internationaux pour définir et interpréter les droits des détenus ; il s’agit de la déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948, et du Pacte international relatif au droits civils et politiques de 1966 ainsi que le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de la même année.

Les mentions relatives aux droits des détenus figurent aussi dans la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981. D’autre part, il y a aussi des instruments internationaux plus spécifiques de protection des droits des détenus.

C'est le cas de l’ensemble des principes pour la protection de toutes personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement de 1990, de l’ensemble des règles minima pour le traitement des détenus de 1955 et de 1977, de l’ensemble des règles....

Pour lire la suite du rapport, cliquez ci dessous :  

Note de position droits des personnes détenues janvier 2015

 

Quelques témoignages des rescapés des arrestations du 04/11/2015


     


 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

  

 


 

 


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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 11:01

Clément Mierassa répond à Sassou Nguesso

 

TRIBUNE SPÉCIALE_1

TRIBUNE SPÉCIALE_2

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 22:35

"Charles Zacharie Bowao Professeur Titulaire de Philosophie

Professeur des Universités
A
Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO

Président de la République du Congo

 

Objet : « Je récuse ! » Lettre ouverte du mardi 20 janvier 2015

 

Charles Zacharie BowaoMonsieur le Président !
En ce jour anniversaire de la Constitution du 20 janvier 2002, Le devoir de vérité et de sincérité m’interpelle.
Comme vous le savez certainement, la dernière réunion du Bureau Politique du PCT de décembre 2014, a focalisé son attention sur la problématique du changement de la Constitution du 20 janvier 2002. Une première discussion avait eu lieu au niveau de ladite Instance en novembre dernier, juste après l'insurrection populaire qui a renversé le Président Blaise Compaoré. Les "souverainistes" s’étaient récriés :
« Le Congo n'est pas le Burkina Faso. Mais, n ’agissons pas à chaud. Reculons pour mieux sauter ! »
Au cours des derniers débats, les membres du Bureau Politique du PCT ont, unanimement, fait les constats suivants :


1. Le Changement de la Constitution du 20 janvier 2002 ne peut reposer sur un quelconque fondement juridique. C'est une faute stratégique que d'avoir déclenché une telle initiative politique en la concentrant sur le maintien au pouvoir du Président Denis Sassou N’guesso au delà de 2016 ;


2. Les différentes Institutions républicaines fonctionnent régulièrement. Il n' y a pas de crise politique ou institutionnelle. La paix est effective partout. Cette paix est un acquis qu’il faut consolider, notamment par l'optimisation durable des fondamentaux de la sécurisation, de l'industrialisation et de la modernisation du pays, et en surmontant les insuffisances clairement identifiées de la gouvernance publique ;

 

3. En dépit des sommes colossales consenties pour les satisfaire, les attentes des populations sont énormes en matière d’approvisionnement en eau potable et en électricité, d’alimentation et de santé publique, d’emploi et d’éducation, d’infrastructures routières et autres. Associée aux antivaleurs ambiantes, cette situation préoccupante peut devenir explosive, si l'on n’y prend garde ;
4. D'un scrutin à l'autre, le taux de participation va decrescendo. Ce qui témoigne du scepticisme et du désenchantement des populations à l’égard de la chose politique. (Et si ce scepticisme et ce désenchantement n’étaient que le calme qui précède la tempête?)

Monsieur le Président !

Les choses ont fini par se préciser. Malgré ce tableau complexe qui incite à la lucidité prospective et la prudence politique, les camarades du Bureau Politique du PCT pensent, mais sans vraiment y croire, qu'il faut aller au changement de Constitution, à travers un dialogue avec les "autres". Dialogue d'autant plus hypothétique que l'on a du mal à en comprendre les contours conceptuels, méthodologiques et organisationnels. Pour ces camarades, le « Président » doit rester au pouvoir par l'entremise d'un coup de force tempéré par un référendum dont l’issue semble connue d'avance. Tant pis pour l'expérience malheureuse du Président Mamadou Tandja entre 2009 et 2010, parce que, pour les "souverainistes", le Niger n'est pas le Congo, pas davantage le Burkina Faso ne l’est.
Le Bureau Politique du PCT veut engager la mouvance présidentielle dans une impasse historique, à savoir le basculement du pays dans un chemin sans issue, à l’opposé du Chemin d'Avenir que Vous incarnez. Les Camarades du Bureau Politique du PCT excellent dans la caricature, eux qui vont jusqu'à soutenir que la Constitution du 20 janvier 2002 concentre tous les pouvoirs entre les mains d'un seul individu, le Président de la République.

Comble d'ambiguïté, cela est la caractéristique classique d'un régime dictatorial. Or, un tel argument n’honore pas notre « cher Président », et conforte ceux qui pensent que notre « cher Président » est un dictateur. Donc, pour eux, la démarche radicale de changement de la Constitution actuelle, ne ferait que Le faire apparaître comme tel. Ironie tragique !

Je l'ai fait vainement remarquer pendant les débats, les innovations suggérées par les « souverainistes », auraient pu être examinées sans fioritures dans le cadre légitime d'une révision constitutionnelle. À l'exception de deux d'entre elles, à savoir :

1) la remise en cause du principe de la limitation du mandat présidentiel ;

2) l'élection du Président de la République par le Parlement.

Le principe de la limitation du mandat du Président de la République est un acquis historique de la démocratie congolaise, dont l'enjeu est de prévenir la confiscation du pouvoir. D'où la clause de fermeture juridique dont il est frappé. Or, paradoxalement, c'est l’ « éternité au pouvoir » qui se profile à l’horizon proposé d'une élection du Président de la République au suffrage universel indirect. Un recul historique inouï !

Comment un Parti politique dit moderne peut-il ainsi raisonner par l'absurde, estimant avoir politiquement raison à partir d'une démarche juridiquement (donc techniquement) infondée ? A cette question et à mes autres interpellations, la réponse n’a pas varié.

Elle se résume aux propos que voici : « Nous ne sommes pas dans la spéculation académique, mais sur une question éminemment politique, celle du pouvoir à conserver non plus dans le respect de la Constitution actuelle, mais par une d é marche illégale, insolite et inhabituelle. L ’ essentiel est de ne pas perdre le pouvoir. Il ne faut pas se tromper d'arène... » Histoire de prétendre que la politique a sa logique que la logique ne connaît pas. La réalité du pouvoir est dans un machiavélisme qui ne s'accommode de l'éthique que pour la tourner en dérision. Il n’ y a pas d'éthique en politique. La messe est dite ! Derrière un pointage quantitatif, on voit où peut conduire la minorité politicienne d’un parti politique dont la refondation idéologique et organisationnelle, est un rendez-vous raté avec la modernité. Le parti politique s'enferme dans une synthèse portant non pas sur la pertinence des arguments, mais sur une conception singulièrement biaisée de la notion de majorité. Cet archaïsme procédural régule les réunions du Bureau Politique, ainsi que celles du Comité Central du PCT. Dès lors, que peut valoir dans la durée historique, une synthèse faite à partir de 46 intervenants dans une réunion de 400 participants? C'est ce qui s'est passé lors de la dernière réunion du Comité Central du PCT. Sur 46 intervenants, 02 camarades se sont exprimés contre le changement de la Constitution actuelle, 44 ont dit oui. En Conclusion, l'écrasante majorité silencieuse est en faveur d'un coup d'Etat constitutionnel. La minorité politicienne l’emporte ainsi sur la majorité politique selon cette mécanique confuse du plus grand nombre triomphant. Dans les médias, le Secrétaire Général du PCT ne fait que rendre compte d’une diversion quantitative à la mesure de la pauvreté du questionnement.

 

C’est cela, ne pas savoir se projeter dans l’avenir !
Je ne puis accepter le dévoiement des "souverainistes" pour qui le Congo n'a aucune leçon à tirer de sa propre histoire, ni à en recevoir des autres peuples. En fait, je ne cesse de plaider pour une argumentation éthique, en stigmatisant le coup d’État permanent, classique ou non classique. La République du Congo, Nation souveraine, est un membre à part entière de la Communauté internationale. Il n'y a pas d'ingérence extérieure lorsqu'il s'agit de défendre l'universalité des valeurs partagées de paix, de démocratie, de justice, d’État de droit, de compétence universelle, entre autres.

 

Il n'est de souveraineté respectable qui ne fasse signe au progrès humain ou social. Le Congo n’est pas en marge de la Communauté internationale. Aucun pays ne peut vivre en autarcie dans ce monde devenu village planétaire, où désormais la jurisprudence a instauré un droit transculturel et international de juger ou d'agir, au nom de la protection de l’humanité. Ce n’est pas pour rien que le Congo est signataire de nombreuses conventions, déclarations ou autres textes internationaux pertinents qui font partie du bloc de constitutionnalité de sa Loi fondamentale.

Le Congo ne peut, par conséquent, se prévaloir d’être un pays entièrement à part. Que peut-on reprocher à la Communauté internationale qui ne demande au Président de la République qu'une chose, celle que les Congolaises et les Congolais exigent : l’attachement à la souveraineté nationale à travers le respect d'une Constitution d'essence républicaine et démocratique ?

C’est cette même Communauté internationale qui, au regard de la dérive autoritariste du régime du Président Pascal Lissouba, avait fait preuve de compréhension et de solidarité à l'égard du Président Denis Sassou N’guesso à son retour au pouvoir en octobre 1997 !

C’est cette même Communauté internationale qui, en hommage à la diplomatie congolaise, encourage, autant que faire se peut, l’implication du Président de la République dans la prévention ou la gestion des crises en Afrique. Ce n'est pas par hasard que le Président Denis Sassou N’guesso a pu, consensuellement, bénéficier de la confiance de ses homologues africains pour assumer la présidence de l'OUA en 1986/1987, puis celle de l'UA en 2006/2007.

L’Afrique lui doit, entre autres, le Pacte de non-agression et de défense commune de l ’ UA (Abuja, 2004) et la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (Addis Abeba, 2007).

 

Monsieur le Président !

Mes prises de positions me valent d’être qualifié de revanchard, de traître, d'ingrat, d'opposant interne et minoritaire. A tort ! Certains camarades et des journalistes au service de la "bonne cause" se distinguent dans cette affabulation fébrile. Cette injustice n'étonne pas l’homme de principe. Elle n'ébranle pas le philosophe soutenu par l’universalité de la condition humaine, quel que soit l’objet de sa réflexion. Je suis constant, honnête et légaliste.

Je reste, avec bien d'autres compatriotes, à l’école de la République, celle qui, sur le plan éthique, apprend à refuser d’accepter l’inacceptable, de défendre l’indéfendable et de tolérer l’intolérable, d’expliquer l’inexplicable. Une école qui, dans un esprit d’ouverture critique, magnifie la militance politique à la noblesse républicaine, à l’alternance démocratique et à la légitimité constitutionnelle. Cette école là, je la pratique avec honneur, plaisir et responsabilité ! Vous le savez, pour m’avoir fait confiance.

 

Monsieur le Président !

J'ai dit et redit en Bureau Politique, Vous avez l'expérience de l'hypocrisie ou de l'honnêteté des cadres. Vous avez vécu le mensonge des uns et la franchise des autres. Vous savez comment le PCT se confine, à pure perte de propagande et d'énergie, dans l’incapacité d'anticipation historique. Face à la pérestroïka, la suite se passe de commentaire.

Nul ne peut oublier qu’à l’époque, le Président Pascal LISSOUBA n'avait pas respecté l'article 75 de la Constitution du 15 mars 1992. Le pays avait basculé dans l'instabilité politique avant de sombrer dans le déplaisir tragique du pouvoir en 1997. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, une situation analogue pourrait se produire si jamais Vous ne preniez acte de l'article 57 de la Constitution du 20 janvier 2002; Une Constitution dont Vous avez initiée l'élaboration consensuelle.

Une Constitution qui a été massivement adoptée par référendum voici aujourd'hui 13 ans, puis régulièrement promulguée par Vous. Une Constitution sur laquelle Vous avez prêté serment par deux fois, et dont le Premier Magistrat de la République, que Vous êtes, est le gardien vigilant et sourcilleux, en principe. Devons-nous oublier qu’en 2002, puis en 2009, plusieurs de nos compatriotes ont été écartés de la course présidentielle, en application de cette Constitution ? Ils l’ont accepté dignement. Avaient-ils tort de respecter la règle constitutionnelle ? En vérité, on veut amener le Président de la République à commettre un parjure.

J’ose croire que l'homme d'État avisé ne peut longtemps patauger dans une escroquerie historique. La démarche dite de changement de la Constitution du 20 janvier 2002, est juridiquement infondée, politiquement désastreuse et socialement explosive. Je ne me reconnais pas dans une telle attitude passéiste et hasardeuse.
Le changement de la Constitution du 20 janvier 2002 est un chemin sans avenir, que « Je récuse ! »
L'honnêteté intellectuelle ne peut s'accommoder d'une telle perversion temporelle. Il est inacceptable que le peuple soit abusé par le rapport pathologique au pouvoir dont se réclament les partisans du slogan " Touche pas à mon Président ", avec en guise de réplique d’une certaine opposition, le slogan " Touche pas à ma Constitution ".

Psychanalytiquement parlant, les deux slogans ont en partage de détruire la convivialité citoyenne et de saper les fondements de la République, en emprisonnant le sujet historique dans la tragédie du pouvoir. Certains analystes estiment que derrière ces slogans, opère la querelle des "ethnocraties" pour le pouvoir, sous la houlette des « ethnocrates », au grand bonheur de l'autocrate manipulateur que Vous seriez. Ne leur donnez pas raison. Surtout pas, Monsieur le Président !

Les larmes et le sang des "autres" ont trop coulé dans ce pays. Ç a suffit! Vous avez eu raison de le marteler lors de votre Message à la Nation d’août 2014. Votre insistance a ému la Nation et la Communauté internationale.

La bêtise humaine a fait trop de mal à notre pays, pour qu'elle se remette au goût de notre devenir commun. "Plus jamais ç a!", pour reprendre une symbolique forte de la Conférence Nationale Souveraine, désormais ancrée dans la mémoire collective et inscrite en lettres d'or sur le char qui a bombardé Votre résidence privée de Mpila le 05 juin 1997, au petit matin. Historiquement et symboliquement, personne n'a le droit de remettre en cause ce cri de cœur et cet appel de raison. En premier, notre Président de la République : "Plus jamais ça!".

 

Monsieur le Président !

Votre Adresse présidentielle du 31 décembre 2014 n’a fait qu’ajouter à la perplexité, devant ce coup d’Etat constitutionnel en préparation. Plutôt que d'enliser le pays dans une nébuleuse constitutionnelle, qu'il plaise au Président de la République, en homme d’honneur, d’engager une dynamique républicaine d’envergure pour l’éclosion d’une alternance pacifique et crédible dans le respect de la Constitution du 20 janvier 2002.

C’est là que le Message des Evêques du Congo révèle sa pertinence. Dans le même élan de ressaisissement national, il y ’ a urgence à tirer les conséquences de la toute récente Déclaration des partis politiques, des mouvements, associations de la société civile et des personnalités indépendantes opposés au changement de la Constitution du 20 janvier 2002.

 

Telle est Votre responsabilité historique, Monsieur le Président.

Vous avez le secret de votre parcours d'homme d’État. Entrez dans l’Histoire par le portique républicain !

Entrez dans l'avenir en éclaireur, protecteur et couvreur de la République !

Prenez place aux côtés des Hommes qui, à l’instar de Mandela, font la fierté de l’Humanité.

J'ai dit ! "

Très Respectueusement Votre,
Charles Zacharie Bowao

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 23:46
Entretien avec Clément Mierassa 1

 
Né en 1949, Clément Mierassa, est un homme politique de la République du Congo ; il est le Président du Parti Social-Démocrate Congolais (PSDC) depuis 1990. Il a été ministre du Commerce de 1991 à 1992 et ministre du Développement industriel de 1992 à 1993. Il a été candidat aux élections présidentielles de 1992 et 2009. 
Économiste et statisticien de profession, Clément Mierassa est aussi le Coordonateur du Mouvement Citoyen pour le Respect de l'Ordre Constitutionnel. 
De 1977 à 1984, pendant le monopartisme, il est le directeur du Centre National de la Statistique et des Etudes Economiques.
Lors du congrès du parti unique, le Parti Congolais du Travail (PCT), qui se tient du 27 au 31 juillet 1984, Clément Mierassa fait partie du secrétariat du comité central.
Il en est exclu lors d'une session pléniaire du comité central, du 24 au novembre 1986, lorsqu'il est décidé de réduire le secrétariat de onze à huit membres.
Avec trois cents autres personnalités congolaises, Clément Miérassa signe une pétition publiée le 7 juillet 1990, dans laquelle le président Denis Sassou Nguesso est appelé à réunir une conférence nationale en vue de réformes politiques.
Au cours de la semaine qui suit, le gouvernement annonce qu'un complot visant à renverser Sassou-Nguesso a été découvert ; Clément Mierassa, ainsi qu'un autre signataire de la pétition, Auguste-Célestin Gongarad Nkoua, sont arrêtés.
La tentative de coup d'État est appelée le « complot téké » en raison de l'identité des comploteurs présumés. Le gouvernement insiste dans des déclarations publiques sur le fait que ces arrestations sont liées à la tentative de coup d'État, et non à la pétition.
Clément Mierassa est libéré au bout de quelques semaines, et s'engage alors ouvertement dans l'opposition au régime de parti unique. Il fonde un nouveau parti politique, le Parti Social-Démocrate congolais (PSDC).
Aussitôt après la restauration du multipartisme, il demande au ministre de l'Administration territoriale la reconnaissance légale du PSDC le 30 septembre 1990 ; d'après lui, son parti aurait été le quatrième (PCT non compris) à s'enregistrer auprès du gouvernement.
Au terme de la Conférence nationale souveraine qui se tient de février à juin 1991, Clément Mierassa est nommé ministre du Commerce et des PME dans le gouvernement de transition du Premier ministre André Milongo ; il reste à ce poste jusqu'en 1992.


Entretien avec Clément Mierassa 2


 

 

Après l'installation de Pascal Lissouba à la présidence, le PCT qui l'avait soutenu dans un premier temps, passe dans le camp de l'opposition. L'URD et le PCT contrôlent une majorité de sièges à l'Assemblée nationale, et cherchent à faire nommer Premier ministre la principale figure de l'opposition, Bernard Kolélas. Clément Mierassa rencontre Pascal Lissouba le 9 novembre 1992 pour lui demander de nommer Bernard Kolélas, mais le président refuse, et préfère dissoudre l'Assemblée nationale quelques jours plus tard.

Cette décision provoque une crise politique, résolue par la formation le 25 décembre 1992 d'un gouvernement d'union nationale dominé par l'opposition, sous la conduite du Premier ministre Claude Da Costa. Dans ce gouvernement, Clément Mierassa est ministre du Développement industriel, de la Pêche et de l'Artisanat.

En apaisant la coalition URD-PCT, le gouvernement Da Costa est censé stabiliser la situation politique et offrir les conditions appropriées à l'organisation d'élections législatives anticipées.

Celles-ci ont lieu en mai 1993, mais leur résultat suscite des controverses : la coalition soutenant Pascal Lissouba arrive en tête au premier tour, ce qui amène la coalition URD-PCT à dénoncer des fraudes et à boycotter le second tour.

Le 10 juin 1993, quatre jours après la tenue du second tour, Clément Mierassa demande à la Cour suprême de se prononcer sur la légalité de l'élection. La Cour estime que la publication des résultats du premier tour et l'organisation du second tour sont entachées d'illégalité.

Le président Pascal Lissouba nomme néanmoins un nouveau gouvernement sur la base de sa majorité parlementaire, mais la coalition URD-PCT refuse de l'accepter. S'ensuit une longue période de violence politique ; malgré la tenue d'un nouveau second  tour le 3 octobre 1993, les troubles se poursuivent pendant l'année 1994, faisant au total environ 2 000 victimes.

 

Le 30 juin 1997, quelques jours après le déclenchemet de la guerre civile de 1997, Clément Mierassa est arrêté par des soldats fidèles au président Pascal Lissouba. D'après certains témoignages, il aurait été torturé et son exécution aurait été ordonnée puis annulée par une autorité supérieure. 

Emission : Grand Format


 

 
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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 20:00


POINT DE VUE SUR L’ACTUALITE NATIONALE

Par MOUBIE-MOUNDZARA

Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel ( M.C.R.O.C)

 


« Ayons la patience des choses avilissantes, car elles mériteront un juste oubli, le jour où sera pris le pouvoir sur lequel se sera déroulé la lutte ».

droit_justice.jpgCette citation du philosophe Français, Paul NIZAN, en rapport avec le climat politique nauséeux qui prévaut dans notre pays, nous sert d’introduction pour dire que le Congo, notre pays, est depuis quelque temps, un pays atypique où rien ne se fait selon certains standards internationaux, certains principes universellement admis par tous ; mais selon le fait du prince, c’est-à-dire selon un bricolage typiquement congolais au nom d’une prétendue « souveraineté nationale ».

Les concepts universels comme démocratie, Étatde droit, referendum ou dialogue inclusif, élections libres, etc… n’ont pas le même sens, ni la même signification sémantique selon qu’on soit au pouvoir ou à l’opposition.

On peut même dire sans risque d’être démenti par les faits ou les pratiques politiques en cours, que les mots ne sont que des mots, des idiomes phonétiques et n’ont aucun sens dans le vocabulaire des politiciens congolais, surtout ceux qui gouvernent, sinon celui de servir une cause, même abracadabrantisme.

Certes, qu’il faille se garder de porter un jugement définitif et sans appel, sur certains concepts et principes universels à l’aune des pratiques politiques congolaises et de la gouvernance politique du Congo complètement dévoyées.

1- Bref Rappel Historique.

En 1993, sous la mandature du Président PascalLISSOUBA, le combat de l’opposition de l’époque, dont faisait partie le P.C.T et son chef, Le Président DenisSASSOU-NGUESSO, était structuré, organisé autour de la défense, de la démocratie, de l’Étatde droit et surtout pour le respect et l’application, stricto sensu, de la constitution du 15 mars 1992 ; ce qui était politiquement correct, car au sortir de cette énorme catharsis nationale de 1991, il aurait été vraiment exaspérant, dommage voire lâche, de laisser s’installer au niveau de l’État, un pouvoir personnel, autoritaire, alors que les états généraux de la Nation, venaient de tracer l’épure, la voie pour la mise en chantier d’une nouvelle dynamique politique, créant ainsi dans l’opinion nationale un véritable électro choc, après une décennie de turpitude politique caractérisée par l’intolérance, la violence aveugle qui a endeuillé plus d’une famille congolaise, la gestion chaotique de la chose publique, toutes choses qui ont laissé des ravines profondes dans notre conscient collectif.

Le Président DenisSASSOU-NGUESSO dans l’opposition à l’époque, avait même pris la tête de la croisade contre le Président LISSOUBA et son régime, au motif que ce dernier manifestait des velléités de violer la constitution du 15mars 1992, s’érigeant ainsi en ardent défenseur de celle-ci et donc du processus démocratique congolais naissant.

C’est de là, que résulta la première confrontation armée dont la manipulation et l’instrumentalisation - déjà à cette époque !- de certains acteurs politiques était d’une évidence banale.

Dans son livre « le manguier, le fleuve et la souris » écrit pendant sa traversée du désert, comme lui-même aime à le répéter, il ne tarissait pas d’éloge sur cette constitution qu’il a promulguée sous la transition.

L’opposition sous sa direction, exigeait et obtenait du régime de l’époque, sur la base d’un mémorandum, les conditions politiques, très drastiques d’ailleurs, pour l’organisation de l’élection présidentielle de 1997. Malheureusement, tous ces efforts tant au plan national, qu’international, n’aboutirent qu’au coup d’état du 05 juin 1997.

Dès le 15 octobre 1997, le pronunciamiento réussi, la constitution du 15 mars 1992, pour laquelle tant de « larmes et tant de sang ont été versé ; les larmes et le sang toujours des autres », fut abrogée sans autre forme de procès.

Même s’il parait utopique d’introduire une certaine dose de morale en politique, la décence morale, commanderait une certaine retenue du Président actuel dans ce débat inutile, malsain, nauséeux, introduit, ex abrupto, à 2ans de la fin de son mandat, sur le changement de la constitution du 20janvier 2002, qu’il a promulguée, et cela coule de source, dans le seul dessein d’éliminer tous ses rivaux, après son coup de force.

Cette assertion est confirmée par les propos du Président de la République lui-même, quand il déclare le 01 août 2014 à Washington, dans une interview à R.F.I que, je cite « la constitution actuelle doit changer parce qu’elle a atteint ses limites » ; lesquelles ?

En réalité, en décryptant cette phrase, il faut comprendre aisément que la constitution actuelle devrait être changée, parce qu’elle a atteint son but : celui d’avoir mis hors-jeu ses rivaux.

En effet, les protagonistes qu’il a réussi à éliminer, en échafaudant une constitution à sa mesure, n’étant plus vivants pour certains d’une part, et les autres, en incapacité physique de se présenter d’autre part, la constitution actuelle peut maintenant changer selon sa volonté, aux fins de lui permettre de briguer, par tous les moyens, un 3èmemandat ; montrant ainsi tout le mépris qu’il éprouve de la loi fondamentale qui organise les pouvoirs publics dans tout pays civilisé.

La preuve de ce mépris est soutenue par les violations massives et répétées de cette constitution du 20 janvier 2002, dès les premiers jours qui ont suivi sa promulgation, par le Président de la République, chef de l’État, chef du gouvernement ; notamment les articles 48, 69, 72, 73 etc…, la liste n’est pas exhaustive.

Le même argument des limites atteintes par cette constitution est repris par certains constitutionnalistesdu pouvoir, sous un autre angle ou vocable selon lequel, les constitutions africaines seraient en fin de cycle et mériteraient d’être changées. Quelle hérésie!

Le Ghana, le Botswana, la Tanzanie, le Bénin, la Namibie, la République Sud – Africaine post apartheid etc… sont aussi des pays africains dont les constitutions sont pratiquement intangibles, immuables sur les dispositions relatives à la limitation des mandats présidentiels, et pas seulement. Il sied même de signaler que dans le cas du BOTSWANA, l’économie est très prospère, la croissance est à deux chiffres et l’idée n’a jamais effleuré la conscience de ses dirigeants, pour changer leur loi fondamentale, en vue de renforcer on ne sait quelle gouvernance économique.

Dans ces pays, l’alternance se déroule pacifiquement sans violence et sans que les Présidents en exercice aient besoin de s’armer outrancièrement ou de se constituer des milices parallèles sous le nez et sous la barbe de leurs armées nationales - chose inadmissible pour les armées de ces pays - aux fins de s’imposer et de se maintenir par la force à la tête de leur pays.

La société civile affiliée au pouvoir, en l’occurrence, la FECODHO, par la voie de son Président, découvre elle aussi, ex abrupto, certaines imperfections à cette constitution du 20 janvier 2002, à deux(2) ans seulement de la fin du mandat du Président et donne de la voix, en demandant une relecture de la loi fondamentale.

Pendant près de dix ans, elle a été muette sur le sujet et a manifesté un certain activisme dans son soutien au processus électoral très vicié, dont tous les observateurs nationaux et internationaux comme la FIDH, l’OIF etc... ont toujours jugé comme injuste et anti démocratique. Cette démarche suscite des questions que nous taisons volontairement, pour éviter d’alimenter inutilement la polémique sur cet aspect du sujet, parce que « ce qui est exagéré est inutile ». On peut avoir la manie de penser que ça n’arrive qu’aux autres ; eh bien non !

L’histoire, ce juge implacable, immanent nous rattrape tous, un jour ou l’autre selon nos actes et quel que soit notre rang social. Ces actes en vertu desquels nous créons une charge karmique doivent être payés, compensés, à un moment donné de notre vie, d’une manière ou d’une autre.

Dans les lois qui gouvernent l’Univers, il est d’ailleurs écrit, en lettre d’or, que ce qui est vicieux et vil ne sauraient perdurer ; et l’homme ne peut pas soumettre toujours la nature de manière absolue, à sa volonté. Il arrive toujours un temps où la Vérité reprend le dessus sur notre narcissisme, notre orgueil humain et nous rappelle à l’ordre. Tous les dictateurs l’ont appris à leurs dépens.

Dans ce débat dénué de motivations juridiques réelles, mais qui semble s’éterniser et s‘enliser dangereusement, parce qu’il n’y a pas un homme d’Étatdoté d’une véritable conscience nationale à la manœuvre, susceptible d’arrêter les frais, la classe politique congolaise endosse une très grande part de responsabilité, par son inconstance, son immaturité, ses divisions, sa très grande propension à la corruption et à l’argent facile.

Depuis 1992, avec la destruction du monolithisme politique qui a régné sans partage sur le pays et l’instauration du multipartisme politique au Congo, la classe politique congolaise, en raison de son instabilité mentale chronique, de son inconstance et l’absence d’idées fédératrices, empêtrée dans des considérations tribalistes et régionalistes, égoïstes à souhait et dont le centre de gravité politique se situe dans son ventre, n’a pas été capable de bâtir un système politique véritablement démocratique, fondateur d’une nation où chacun se reconnaîtraitnon pas par rapport à son identité tribale ou régionale, mais par rapport à la nation, source d’unité, de cohésion et de progrès social.

Par des querelles de clochers, des considérations autres que politiques, cette classe politique immature, a favorisé le retour insidieux, mais réel du monopartisme qui ne dit pas son nom, mais qui règne en maître sur tout le pays avec tous les avatars décriés à la conférence nationale souveraine en 1991, mais très renforcés à savoir: l’exclusion et le népotisme facteur de médiocrité, la corruption vaste et profonde des élites ; le pillage des ressources financières et naturelles du pays, source de notre pauvreté, de notre misère endémique ; la violence politique sous toutes les formes visibles et insidieuses ; la confiscation des libertés individuelles ; l’émergence des dynasties économico- tribalo- maffieuses qui écument le pays en profondeur. Et, ce sont ceux-là qui sont à la manœuvre pour changer la constitution.

2- LE CONTEXTE NATIONAL ACTUEL.

Le contexte politique national est dominé par le débat sur le changement ou non de la constitution du 20 janvier 2002 ; débat très pernicieux et dangereux pour l’unité nationale, la concorde et la cohésion sociales ; débat qui n’aurait pas dû avoir lieu, parce qu’il est inutile et sans objet, à 2 ans de la fin du mandat du Président en exercice.

Tous les états-majors politiques consciemment ou inconsciemment se sont appropriés un débat- diversion, alors qu’ellesauraient dès l’éclosion de ce débat, exploré la voie judiciaire qui consistait en la mise en accusation du Président de la République pour haute trahison ; ce qui aurait eu comme avantage d’arrêter ce débat et d’aller à l’essentiel, c’est-à- dire la préparation de l’élection présidentielle de 2016.

En effet, dans la mesure où le débat a été initié et introduit dans le pays par le plus haut magistrat du pays, Président de la République, garant de la stabilité et de l’équilibre des institutions, Il y a non seulement conflit d’intérêt, mais plus grave : la haute trahison, parce que le Président a délibérément violé le serment qu’il a prêté lors de son investiture le 14 août 2009, conformément à l’article 69 de cette constitution du 20 janvier 2002 qui dispose : « Lors de son entrée en fonction, le Président de la République prête le serment suivant :

- Devant la Nation et le Peuple Congolais seul détenteur de la souveraineté : Moi, Denis SASSOU-NGUESSO, Président de la République, je jure solennellement :

- de respecter et de défendre la Constitutionet la forme républicaine de l’État.

- de remplir loyalement les hautes fonctions que la nation et le Peuple m’ont confiées ;

- de garantir le respect des droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques ;

- de protéger et respecter le bien public ;

- de consacrer l’intégralité des ressources naturelles au développement de la Nation ;

- de garantir la paix et la justice à tous ;

- de préserver l’unité nationale et l’intégrité du territoire, la souveraineté et l’indépendance nationale. »

Or, en voulant abroger cette constitution - et l’intention vaut déjà le fait - sans cause et sans raison, sur laquelle il a prêté serment et juré solennellement de défendre, il y a manifestement, violation du serment et parjure, des fautes constitutives du chef d’inculpation pour haute trahison.

En réalité, le débat pour l’opposition et la société civile congolaise devait être focalisé sur ce chef d’accusation, afin d’obliger la Cour Constitutionnelle du Congo à dire le droit. Le pays ne connaîtaucune crise politique susceptible d’empêcher le fonctionnement régulier des Institutions républicaines, devant contraindre à l’abrogation de la loi fondamentale ; mesure qui n’est prévue, nulle part dans cette constitution du 20 janvier 2002.

Le recours à des artifices non reconnus par cette constitution, comme l’initiative populaire, ou cette monstrueuse duperie de mise en place « d’un comité des sages », en vue de justifier l’abrogation de la constitution actuelle, complique et alourdit davantage le cas du Président, dans le motif de la haute trahison. Nous ne sommes pas si naïfs au point de croire que ce parlement dont les membres sont nommés par le Président SASSOU peut déclencher la procédure de mise en accusation. Mais cette initiative que nous prenons a le mérite de placer le Président devant une situation embarrassante, si notre détermination aussi est sans faille.

Quelles sont les raisons objectives d’un tel débat ?

Ce débat frénétique, introduit, ex nihilo, dans le pays et qui agite toute la classe politique congolaise, à deux (2) ans de la fin du mandat du Président, n’est pas fortuit. Il s’agit d’un calcul politicien très malicieux.

La perversité de ce débat, montre dans toute son ampleur, la perfidie, la moralité douteuse de ceux qui nous gouvernent. Et, c’est triste et regrettable pour la jeunesse congolaise dont l’horizon est bouché ; sacrifiée sur l’autel de la médiocrité de ceux qui ont en charge les rênes du pays, de leur boulimie du pouvoir pour le pouvoir, sans vision prospective réelle pour le pays, malgré la propagande démagogique sur « des projets de société », conçus, selon les thuriféraires du pouvoir, pour conduire le Congo vers l’émergence économique chimérique en 2025, mais qui ne sont en réalité qu’un chapelet d’intentions, une compilation de virtualités, incompatibles avec les pratiques politiques en cours dans le pays et qui impactent de manière très négative sur le quotidien des congolais.

Il n’est pas besoin d’être clerc ou devin, pour constater que toute cette agitation, toute cette frénésie n’est que l’œuvre d’une oligarchie tribalo- maffieuse, qui veut, à tout prix, conserver le pouvoir aux seules fins de poursuivre l’œuvre de pillage de nos biens communs, de protéger leurs intérêts personnels résultants de la rapine et du vol de nos ressources communes. Pour se faire, Il leur faut donc obtenir, par tous les moyens, un 3èmemandat au Président Dénis SASSOU-NGUESSO, qui leur garantit l’impunité ; mandat, malheureusement dont il n’a pas droit, conformément aux dispositions de la constitution du 20 janvier 2002, notamment en ses articles suivant :

  • L’article 57 qui dispose que : « Le Président de la République est élu pour sept ans au suffrage universel direct. Il est rééligible une fois ».

  • L’article 58 – 5 qui énonce : « Nul ne peut être candidat aux fonctions de Président de la République :

  • S’il n’est âgé de quarante ans au moins et soixante- dix ans au plus à la date du dépôt de sa candidature ;

  • L’article 185-3 qui de facto constitue un verrou infranchissable et qui dispose : « La forme républicaine, le caractère laïc de l’Etat, le nombre de mandats du Président de la République ainsi que les droits énoncés aux titres I et II ne peuvent faire l’objet de révision ».

Il n’est pas superflu de rappeler ces vérités afin que de proche en proche tous ceux qui doutent encore soient éclairés. Mais à la lecture de ce qui précède, eh bien ! La cause est entendue et la messe est dite. Au regard de ces dispositions précitées, il n’y a aucun moyen juridiquement et politiquement de faire autrement sauf à réaliser un 4èmecoup d’état, qui risque d’être un coup d’état de trop, pour emprunter l’expression du roi Pyrrhus.

Nulle part, en lisant cette constitution entre les lignes et à travers les lignes, il n’est fait mention du changement, c’est –à- dire de son abrogation ; ce qui serait une première dans l’histoire des constitutions des nations civilisées. Toute constitution est susceptible de révision sur des matières précises définies par le législateur. Mais, l’abrogation d’une constitution est la résultante d’une crise majeure. Il faut faire vraiment preuve d’une cécité politique et intellectuelle pour s’obstiner dans une voie complètement sans issue.

En prenant exemple sur la constitution française de 1958, pour assoir son argumentaire et abuser ainsi de l’opinion nationale, le Président SASSOU - NGUESSO introduit intentionnellement la confusion, pour les besoins de la cause, et semble oublier que cette constitution française de 1958 est la résultante de la crise d’Algérie, consécutive à l’instabilité politique chronique de la 4èmeRépublique française, qui a failli entrainer la France dans une guerre civile ; que les grandes lignes de cette constitution de 1958, ont été tracées par le général de GAULLE, dans son discours de Bayeux en 1946, suite à l’impuissance politique, à l’atonie et aux dysfonctionnements des Institutions de la 3èmeRépublique française, qui ont conduit la France à la cuisante défaite de 1940. Si le Président souhaitait rentrer dans l’histoire du Congo, comme un grand homme d’Etat, à l’instar de ceux qu’il admire mais n’en prend pas exemple, le général de GAULLE et le Président MANDELA, il lui fallait après le coup d’état du 05 juin 1997, préserver la constitution consensuelle du 15 mars 1992, quitte à l’aménager sur certaines dispositions qui posaient problème ; témoigner ainsi ses convictions de démocrate, et prouver à l’opinion nationale et internationale que le coup d’état ne se justifiait que pour défendre le processus démocratique issu de la conférence nationale souveraine. En abrogeant cette constitution consensuelle du 15 mars 1992, il a montré que le coup d’état du 05 juin 1997 n’avait pour but que de s’emparer du pouvoir pour ses intérêts propres.

Il sied, de rappeler au Président de la République, que le changement d’une constitution ne peut pas être l’œuvre de ceux qui ont failli et qui sont responsables de la crise qui a entrainé son abrogation. Le droit dispose que lorsqu’une entreprise est en faillite, un syndic de faillite ou une administration judiciaire est créé pour suppléer aux dirigeants faillis, en vue du redressement et de la poursuite de l’activité de l’entreprise ; mais à l’échelle d’un Etat il se déclenche une procédure judiciaire par le biais de la Cour Constitutionnelle qui approuve la mise en place d’une transition politique chargée de conduire les affaires de la cité. Dans le cas échéant, et pour pallier à la vacuité du pouvoir qui résulterait de cette abrogation de la constitution du 20 janvier 2002, puisque toutes les Institutions constitutionnelles tombent, il est impératif d’ouvrir une transition politique d’où seront exclus tous les responsables du pouvoir qui sont à l’origine de la crise, jusques y comprise bien entendu, l’Institution présidence de la République. C’est du droit positif constant.

Le Président de la République, pour tenter de justifier sa volonté, contre nature des choses, de se maintenir au pouvoir, semble mettre en relief, de façon maladroite, son bilan économique qui serait, selon lui-même et dans une entreprise d’auto glorification, positive. Cette vision cynique des choses prêterait à rire, n’eût été la misère endémique sous laquelle ploie notre peuple. A titre illustratif, entre autres bien sûr, le drame du 04 mars à montrer dans toute son ampleur la gouvernance anachronique, désastreuse du pays. Nous consacrerons un dossier spécial aux problèmes de notre économie, incapable de répondre aux attentes légitimes des congolais.

Dans cette optique et pour démontrer à l’opinion internationale que son peuple le réclamerait encore à la tête du pays, pour sa gestion prétendument excellente, il emprunte de manière hasardeuse, des exemples ici et là, totalement hors de propos.

En effet, en tirant des parallèles tous azimuts, le Président de la République s’en mêle les pinceaux pour justifier l’injustifiable, c’est-à-dire sa volonté, maintes fois affirmée, d’un 3èmemandat, pour préserver ses intérêts et ceux des siens uniquement ; parce que nous n’entrevoyons aucun autre motif valable, défendable, après une trentaine d’années d’une gouvernance calamiteuse sur tous les plans. La population n’a jamais été aussi pauvre que sous sa Présidence.

Tantôt, il se compare à madame MERKEL qui n’est pas Présidente de l’Allemagne, mais premier ministre, et Présidente de la CDU (sa formation politique) et de ce fait peut valablement se présenter autant de fois qu’elle le peut, si son Parti la présente aux élections et les remporte. Par contre, le Président de l’Allemagne est élu, conformément à la constitution allemande, pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois.

Tantôt, il fait référence à monsieur JUNKER, premier ministre du Duché du Luxembourg qui se trouve presque dans les mêmes dispositions constitutionnelles qu’en Allemagne.

Voilà donc près d’un an et demi déjà que, le pays est paralysé ; que les investisseurs potentiels non seulement boudent le pays,  mais ont déserté le pays le Congo; que le microcosme politique congolais est pris par cette frénésie politique typiquement congolais, où chaque acteur joue sa partition ; certains voyant déjà midi à leur porte et d’autres croyant leur heure de gloire arrivée pour rééditer leur triste exploit dans la gestion des affaires, au détriment de l’avenir du pays. Et, chacun y va de ses propositions, mêmes les plus loufoques, les plus opportunistes qui soient : dialogue national inclusif ou gouvernement de large union nationale à la KABILA, transition etc…

Les sur-liquides financières, résultant de la manne pétrolière, déterminent le pouvoir, comme à son habitude d’ailleurs, à financer des petites formations politiques à sa solde, sans base réelle, violant ainsi sa propre loi sur les partis. La constellation des partis politiques ethniques sur le paysage national, crées à la va vite, répond à une logique simple : se mettre sur le starting- bloc, pour assouvir des ambitions personnelles, sans grand dessein pour le pays.

Cette myriade de partis politiques dont la base est l’ethnie, loin de booster l’essor, la vigueur ou la vitalité de la démocratie congolaise, est plutôt le signe de sa décadence. Le pouvoir de Brazzaville, à l’approche des grands évènements de la vie politique nationale, a toujours procédé ainsi : financer de petits groupuscules politiques satellites, en vue d’obtenir une majorité factice, aux fins d’étouffer cette démocratie congolaise balbutiante, qui se cherche. Il est bien triste, pour l’avenir du pays, de voir que beaucoup de nos compatriotes sont encore englués dans une logique du pouvoir régional ; dans des considérations tribalistes avilissantes pour la consolidation de l’unité nationale. Quelques « illuminés » et aventuriers politiques de tout acabit avancent masqués, font circuler quelques brûlots dans le pays et émettent même des idées folles, utopistes, irréalistes sur la partition d’un petit pays de 342000km2. On a pourtant vu les dégâts que ces pouvoirs basés sur la région, l’ethnie ou le confessionnalisme ont eus à travers le monde.

Chaque fois que des opportunités heureuses s’offrent au pays, en vue des changements systémiques, quelques « parvenus » en mal de ban ou de reconnaissance, surfant sur l’ignorance et la faiblesse morale de quelques compatriotes, lancent dans l’opinion des idées saugrenues, ineptes comme pour attirer la lumière vers eux afin d’exister dans un pays qui est friand des phénomènes. Depuis la révolution d’août 1963, le Congo a été victime de ces aventuriers, sortis de nulle part et qui ont, par leur pratique mis le pays dans cet état plus ou moins végétatif. Et le pouvoir avec des idées passéistes, surannées,utilise ce genre de personnages, les infiltre dans certaines organisations sérieuses pour les faire imploser, aux fins d’empêcher l’éclosion d’un véritable processus démocratique qui est un véritable casse-cou pour quelques politiciens congolais.

Ces promoteurs des partis politiques ou des cartels de partis qui sont- ils en réalité ? Souvent des mythomanes qui prennent leur rêve pour des réalités, souvent des hommes à la moralité très douteuse, mangeant à plusieurs râteliers. Il faut, comme le disait le Général de Gaulle, « qu’on en arrive à savoir dans ce pays, ce que l’on pense ». Les congolais doivent être conscients de cette vérité qui a fait des preuves sous d’autres cieux :le déclin ou l’éveil d’un pays, dépend beaucoup plus de la moralité et de l’éthique des responsables politiques que de leur intelligence uniquement.

L’Afrique a connu des dirigeants non bardés de diplômes prestigieux, mais dotés d’une réelle conscience nationale, d’une éthique et d’une probité morale irréprochable, mus par des idées progressistes : A.  MASSAMBA-DEBAT ; M. NGOUABI ; TH. SANKARA ; A. AHIDJO ; J. NIERERE ; K .KAUNDA etc… qui ont investi leur énergie, leur temps, tournés vers la construction de leurs Nations, qu’ils souhaitaient prospères, sans chercher à piller systématiquement leur pays, pour enrichissement personnel. Le Congo, notre pays regorge de cadres techniques et politiques réellement réformateurs, qui ont une certaine idée de la nation et de l’Etat, capables d’impulser une réelle dynamique de renouveau pour le pays. Il est temps, que le pays sorte de ces « combinazione », ses arrangements entre politiciens, toujours les mêmes, qui ont écumé le pays et bâti des dynasties au détriment du plus grand nombre. Il est aussi temps que la moralité et l’éthique soient des critères indispensables dans la gouvernance du pays.

Mais pourquoi, alors que les institutions fonctionnent normalement, selon les déclamations intempestives du Secrétaire général du P.CT et de tous ses affidés ; que le pays n’est pas en crise, selon les caciques du pouvoir, alors pourquoi donc, le Président de la République, garant de la paix, de la cohésion sociale, de l’unité nationale, a-t-il décidé d’engager un tel débat sur un tel sujet dont il savait pertinemment les passions, les tensions sociales que cela soulèverait ?

Il apparaissait pourtant de toute évidence et clairement pour tout observateur avisé, au regard du passif très lourd de ce pouvoir, de l’imposture qui entoure ce débat, que ni les intellectuels congolais, ni la population congolaise dans toute sa diversité, quelles que soient le climat de terreur que le pouvoir impose, les peurs réelles ou supposées attribuées à cette population, et en raison d’un contexte international propice au changement, où tous les peuples à travers le monde, ont soif de liberté, secouent le joug sous lequel ils ploient et s’affranchissent ; contexte international différent de celui des premières années de ce 21èmesiècle, les congolais disions-nous, ne l’accepteraient jamais, parce que cela équivaudrait à cautionner une forfaiture, qui rejaillirait sur notre conscience collective et dont nous ne nous relèveront peut-être jamais de sitôt.

Pour un homme avisé, comme Dénis SASSOU-NGUESSO, qui a investi tant d’énergies et tant de ressources financières du pays pour être médiateur international partout, dans les différentes crises qui secouent l’Afrique, à savoir : la Côte – d’Ivoire, le Mali, La République Démocratique du Congo (R.D.C), La République Centrafricaine (R.C.A), il y a vraiment là, quelque chose d’incompréhensible, de morbide.  Comment un faiseur de paix, dans des pays en crise, peut-il vouloir entrainer son propre pays dans une escalade à l’issue imprévisible, en créant artificiellement une situation de crise majeure,  susceptible d’approfondir davantage la fracture sociale déjà trop béante dans le pays ? La réponse à tous ces questionnements est peut-être le début de solution à cette crise qui risque de basculer le pays dans une énorme tragédie.

A ce niveau de nos réflexions, il nous parait important de tirer quelques enseignements utiles, qui renforcent notre détermination à nous engager résolument, avec d’autres compatriotes dans cette dynamique de libération du pays de cette camarilla qui a fait main basse sur le Congo, notre patrimoine commun. Le discours souvent dithyrambique et démagogique déconnecté des réalités quotidiennes des congolais est la preuve que le Congo est en mal de gouvernants.

La compétence politique d’un homme d’Etat se mesure à sa capacité à prévenir les contentieux, les tensions, les conflits sociaux, qu’à celle de les résoudre ; à jouer le rôle de digue, source d’énergie et non de torrent, facteur d’érosion dans la société ; à mieux utiliser les talents et les énergies prodigieuses issues de la collectivité nationale pour mieux les canaliser et les orienter vers des objectifs essentiels de développement, qu’à créer de manière sans cesse répétée, des tensions sociales, des contentieux inutiles pourtant évitables qui perturbent l’unité nationale, l’harmonie, la concorde et la cohésion sociales.

Un homme politique dont l’énergie est toute tendue, focalisée vers la satisfaction des intérêts personnels grégaires, réduite aux avantages d’un parti, d’un groupe social restreint, délaissant les intérêts majeurs de la communauté nationale, est un homme politique en faillite et sans vision, dénué de la stature d’homme d’État.Un tel homme politique est disqualifié pour gouverner et conduire les affaires de la cité. Le devoir de tout démocrate n’est pas de composer avec un tel homme, mais de le combattre. C’est un acte de courage politique pour le salut public. Se résigner équivaut à la lâcheté.

Ce débat inopportun sur la constitution nous révèle à nous tous, tel que nous sommes, c’est-à-dire vicieux et c’est extrêmement grave pour l’avenir et le devenir de ce pays. Ceux qui veulent violer cette constitution, le font et il est clair, par des motivations dictées par la satisfaction de leurs propres intérêts et non pas parce que, son changement renforcerait l’Etat de droit ou mettrait hors-jeu les vices qui sont solidement ancrés dans le subconscient de certains compatriotes. Or, au regard de ce que la classe politique congolaise nous offre comme spectacle, on se demande s’il existe dans ce pays quelques hommes d’Etat capables de proposer d’autres alternatives. La Société civile congolaise a là, une occasion historique, de montrer toute son entregent, de jouer un rôle essentiel, en tant que force de propositions et d’actions, en vue de remettre le pays à l’endroit, de montrer la voie pour la construction d’une société juste, expurgée des démons de la corruption, de la division, de la gouvernance basée sur la tribu, l’ethnie, source de notre retard économique et social. Elle ne doit pas désespérer, ni du pays, ni de l’homme en général, car l’homme par nature est perfectible et capable du pire comme du meilleur.

La sagesse et l’intelligence des acteurs sociaux sont sollicitées, mises à dure épreuve, pour proposer des pistes de solutions, aux fins de faire au pays l’économie des épreuves supplémentaires inutiles. Mais des solutions en phase avec les dispositions constitutionnelles. Les cas de figure ne sont jamais identiques ; Il faut se garder de tout mimétisme.

Même si le fond est de portée général, les moyens de parvenir aux solutions idoines sont parfois et souvent différents. La société civile congolaise, dans sa diversité mais unie sur un but commun, s’y emploie. Il ne s’agit pas de courber l’échine jusqu’à rompre la face contre terre, ni de lâcher l’essentiel, c’est-à-dire, ce qui est essentiel et fondateur pour la nation congolaise au nom de la préservation d’une prétendue paix à ceux qui veulent nous faire violence, comme l’écrit si bien John LOCKE « … Quelle sorte de paix serait celle-là, qui consisterait uniquement dans la violence et dans la rapine, et qu’il ne serait à propos de maintenir que pour l’avantage des voleurs et ceux qui se plaisent à opprimer ! cette paix, qu’il y aurait entre les grands et les petits, entre les puissants et les faibles, serait semblable à celle qu’on prétendrait y avoir entre des loups et des agneaux, lorsque les agneaux se laisseraient déchirer et dévorer paisiblement par les loups(…) ». 

Ce serait faire preuve d’une lâcheté coupable, selon la rhétorique fanonniène, que d’abandonner le pays à la férule des vautours, de ceux qui pillent tout et ont tout privatisé à leur compte, de ceux qui nous oppriment.

Il y a des moments dans la vie des nations, où il est plus salutaire de combattre et d’éradiquer le mal à la racine, en usant des mesures de dissuasions et de rétorsions efficaces, que de se lancer dans des compromissions politiques coupables, au nom de la préservation d’une paix hypothétique et qui ne font qu’ajourner la solution d’un problème souvent récurrent.

Le disant, nous ne nous positionnons pas, évidemment dans une posture de confrontation armée, car nous n’avons moralement, ni les moyens ni même la volonté, parce que la non-violence et le pacifisme sont notre credo ; non, par opportunisme ou par peur, mais par culture et par conviction.

Cependant, quand on a le dos au mur et que la marge de manœuvre pour tout démocrate se réduit chaque jour davantage, il faut savoir prendre ses responsabilités, même les mains nues et dans l’intérêt supérieur du pays, en offrant comme seules armes, nos corps, usant pour se faire de tous nos droits constitutionnels reconnus.

Le Président SASSOU-NGUESSO, ne doit pas ignorer qu’il est à la fois le problème et la solution de la crise congolaise et doit agir en tant qu’homme d’Étatqui a, un tant soit peu , de l’amour pour son pays, pour tout mettre en œuvre aux fins de conjurer les démons de la violence consubstantielle à son régime.

Ce débat qu’il a initié porte en germe tous les éléments d’une confrontation violente parce que les congolais n’accepteront plus d’avaler des couleuvres. Les grands hommes dont il s’inspire et prend comme modèle chaque fois: le Général de GAULLE et plus près de nous, l’icône africaine voire mondiale, le Président MANDELA - il l’a déclaré lui-même en visitant la fondation de GAULLE, en 2010 à Paris - ont su quitter volontairement le pouvoir, en paix, sans vouloir s’accrocher ridiculement au pouvoir et sans chercher à faire embraser leur pays, et ont mérité, ad vitam aeternam, de la reconnaissance de leur nation.

Miser sur les peurs supposées de notre peuple ou sur cette terreur insidieusement maintenue comme une chape de plomb sur les populations, est un pari risqué. Or, quand on entend le Président et quelques faucons de son camp, et qu’on manifeste, un tant soit peu, l’amour pour ce pays, on a des motifs évidents de s’inquiéter pour son avenir.

Le Président de la République aurait tort ou commettrait une faute politique grave en suivant les conseils de ses courtisans, qui tel ce conseiller romain, alors que Rome est en feu par sa faute, continue à prodiguer des encouragements au roi.

Alors, que le ciel congolais est chargé des nuages annonciateurs d’un désastre programmé ; que le pays est au bord d’un précipice, les thuriféraires du pouvoir, les courtisans du Président au lieu de faire preuve de sagesse en éclairant le Président de sages conseils de tempérance, de dépassement de soi, d’humilité, au contraire ils (les courtisans) l’enfoncent dans l’impasse dont ils seront incapables de l’en sortir ; dans la faute dont ils ne seront plus à même d’assumer la responsabilité à l’heure du bilan. L’histoire récente de la Cote – d’Ivoire en est une illustration parfaite.

Nous en appelons donc à la sagesse et au sens du devoir du Président de la République, garant de la paix, de l’unité nationale, de la concorde et de la cohésion sociales, afin qu’il prenne ses responsabilités conformément au serment qu’il a prêté, d’être le Président de tout le peuple congolais et non d’un camp : celui du PCT et ses affidés contre l’autre, celui de l’écrasante majorité de la population.

Qu’il se prémunisse des discours va-t’en guerre des courtisans et éviter ainsi au pays des épreuves inutiles. Ces courtisans ne lui seront jamais d’aucune utilité à l’heure des comptes. En scrutant l’histoire, on se rend bien compte que depuis le moyen-âge, aucun courtisan n’a rendu service au Roi dans les moments difficiles. L’homme, fut-il roi, est toujours seul face à son destin.

Ces phrases peuvent paraîtreirrévérencieuses pour les caciques du pouvoir, et je me repentiraissincèrement, mais elles ont le méritent d’être prononcées par un homme, un compatriote qui a une certaine idée du pays, ne défend aucun intérêt partisan, autre que celui de la paix partagée, ressentie par tous comme une réalité vécue et non subie.

La détermination du pouvoir d’aller jusqu’au bout de sa logique est évidente. La radicalisation des positions est d’autant plus inquiétante que le pays est au bord du précipice. Tous les signaux qui sont émis ici et là laissent ce pouvoir indifférent. C’est vraiment désespérant pour le pays cette rigidité, cet autisme des gouvernants qui ne semblent écouter que les sirènes des caciques du pouvoir. L’obstination du pouvoir à briguer un 3èmemandat, usant en cela de tous les artifices mêmes les plus anti démocratiques est politiquement insoutenable, moralement intolérable.

C’est une situation rocambolesque et ubuesque à la fois, qui risque d’entamer et décorner pour longtemps, l’image de marque du CONGO à l’extérieur ; qui nuit et nuira profondément à la grandeur de ce pays, et risque de mettre durablement le Congo au ban de la communauté internationale.

Quand on entend les sages avertissements éclairés, les inquiétudes justifiées, les réquisitoires fermes, formulés ici et là par certaines personnalités de qualité, en l’occurrence, le Secrétaire général adjoint des Nations-Unies chargé de l’Afrique centrale  et l’ex Secrétaire général de l’OIF - tous deux originaires d’un pays africain, le SENEGAL à forte tradition démocratique - et malgré tous ces signaux de bon sens et de sagesse ; que les gouvernants s’obstinent dans une logique de confrontation, encouragée par la concentration des armes amassées ici et là, on a honte et on est piqué au vif par cet orgueil national profondément abîmé, par ceux-là mêmes qui nous gouvernent et dont l’honneur, la gloire consistait bien entendu à préserver, à défendre l’image et le rang du pays.

Le pouvoir de Brazzaville, autiste à souhait et va-t’en guerre, sûr de ses certitudes, droit dans ses bottes poursuit le but qu’il s’est fixé : demeurer au pouvoir contre vents et marées et quoi qu’il advienne au pays. Hélas !

Notre âme est submergée par la tristesse, l’exaspération. et la honte d’être dirigé, gouverné par cette coterie au pouvoir qui privilégie ses intérêts personnels au détriment des intérêts du pays et n’a de l’Étatet de la Nation qu’une idée terriblement vague.

2.1. La politique du bouc -émissaire désigné

Dans une logique mise au point par tous les régimes autoritaires, lorsqu’ils sont confrontés à des difficultés intérieures, nos gouvernants ont trouvé un exutoire, un dérivatif ou un bouc émissaire sur lequel orienté la colère de ses partisans au changement de la constitution et donc du maintien au pouvoir à vie du Président, afin que tous les commensaux profitent au mieux des ressources nationales.

Les « méchants » aujourd’hui ou les empêcheurs de tourner en rond, ce sont les anciens alliés d’hier qui trouvent que ce régime commence à trop bien faire et qui prennent leurs distances afin d’éviter de se compromettre à son contact : c’est RFI, c’est la France, ce sont les États Unis d’Amérique, l’Union Européenne, bref la terre entière.

Mais on oublie trop vite - car leur mémoire est sélective - que c’est grâce à la France de JacquesCHIRAC, grâce aux mêmes médias qui sont abhorrés aujourd’hui, que ce pouvoir a été rendu possible ; que c’est grâce à la coalition des armées étrangères, financées par la France de CHIRAC, que le coup d’état a triomphé. Les tenants du pouvoir semblent oublier que la campagne militaire dans la partie méridionale du pays, dans le sud-ouest du Congo s’est déroulée à huis clos sans médias, sans l’œil des organisations internationales grâce à la mansuétude ou au veto d’une certaine puissance étrangère qui est aujourd’hui honnie, vilipendée et jeté en pâture.

Le Président JacquesCHIRAC n’en a pas fait mystère d’ailleurs, puisqu’il l’a ouvertement avoué en 1999, en visite en Angola, pour rendre hommage au Président DO SANTOS pour son intervention militaire décisive au Congo et grâce à laquelle, le Président SASSOU a pu reconquérir le pouvoir. Les congolais contrairement aux idées reçues ne sont pas si amnésiques que cela. Ils savent très bien d’où ils viennent et qu’ils viennent de loin. Plaise à Dieu que ces épreuves cessent enfin, avec la fin d’une époque.

2.2. Le Jusqu’auboutisme dangereux pour la paix

Après Dakar où cette diplomatie congolaise en trompe-l’œil a été laminée ; et Cuba, dans une interview aux journalistes à l’aéroport Maya-Maya, le président de la République a pris une sérieuse option qu’on pourrait jugée dangereuse pour la préservation de la paix sociale dans le pays, celle d’un referendum, quand il déclare : «… quant au reste, Constitution comme on le dit à souhait, vous connaissez le point de vue du Président qui estime que s’agissant des institutions surtout la constitution, ce sera toujours le Peuple congolais qui décidera en toute souveraineté. Cela n’a pas échappé aux autres peuples ».

Et il ajoute cette phrase sibylline, mais pleine de sens comme pour appeler le peuple à prendre sa défense. Il déclare : « Le peuple ne peut plus accepter qu’il soit régi par des règles qui viennent d’ailleurs ». Comment ! et quel peuple qui ne lui a rien demandé ?

On croirait revenu en 1989 quand le PCT déclarait que la démocratisation des régimes, résultant de la chute du mur de Berlin ne concernait pas le peuple congolais ; qu’il n’y aurait jamais de multipartisme au Congo, mettant en exergue la puissance et le caractère dominateur du Parti-État.La détermination du peuple avait fait plier le gouvernement de l’époque. La suite est connue. Le dialogue national s’est transmué dans la salle en conférence nationale souveraine.

Cette interview de Maya-Maya est précédée d’ailleurs d’un article, paru dans l’hebdomadaire Jeune Afrique du 30 novembre au 6 décembre 2014, sous le n° 2812 et sous la plume de François SOUDAN, qui n’est pas n’importe qui ; mais un journaliste très en cours au Palais du Plateau, interviewer attitré du Président qui écrit : «… C’est un homme serein, étonnamment lucide et totalement déterminé qui nous reçoit pour une longue conversation,d’où il ressortque oui, il ira jusqu’au bout, le temps de mettre sur les rails une nouvelle République et d’entrer avec elle dans une nouvelle ère, avant de se retirer le moment venu sur les rives de l’Alima pour y taquiner les silures, à l’ombre d’un manguier ».

En politique comme dans un champ de bataille, l’avantage consiste non seulement à garder l’ennemi dans l’ignorance de ses intentions, mais aussi à comprendre, à imaginer les plans de l’ennemi pour mieux les parer. La politique est un art, l’art de l’anticipation ; on peut esquisser le schéma politique que le Président caresse et souhaite emprunter, dans une logique de la politique du fait accompli et de l’abus de pouvoir qu’on lui connaît.

Mais c’est un schéma à très haut risque aux conséquences insoupçonnées. Ce schéma peut se décliner comme suit :

1- Organisation du referendum dont l’issue est connue ; un referendum qui va se transformer en un véritable plébiscite dès lors que le corps électoral, vicié et critiqué par tous les observateurs est en faveur du PCT. Un tel scénario catastrophe légitimerait ce régime autoritaire et liberticide à maints égards. Le dialogue n’est qu’une tactique de diversion.

2- Mise en place d’un gouvernement d’union nationale en vue du changement de la constitution dans le cadre d’une transition dont il garderait les commandes et le pouvoir, avec un premier ministre fantoche sans pouvoir réel. Et les candidats putatifs se bousculent déjà au portillon.

3- Changement de la constitution du 20 janvier 2002.

4- Mise en place d’une constituante chargée de la rédaction d’une nouvelle constitution ou de l’examen de la mouture que le pouvoir détiendrait par devers lui.

5- Électionsprésidentielles et législatives qu’il ne peut que remporter, avec un score à la Soviétique, grâce au système électoral inique et vicié.

6- Remise du pouvoir à l’horizon 2025 à un des enfants, suivant le mode de dévolution monarchique.

C’est très probablement ce dispositif que les tenants du pouvoir souhaitent soumettre en débat à l’éventuel dialogue national inclusif. « Mais pour gagner ce combat,   il ne suffit pas seulement de savoir ce que veut l’ennemi, en l’occurrence le PCT, mais ce que l’on veut soi-même ». Que voulons-nous, société civile et opposition congolaise?

Rien de moins que l’alternance en 2016 avec un véritable changement de politique et une véritable rupture avec le système actuel. Mais il ne suffit pas de le vouloir ou de l’exprimer pour que cela en soit ainsi. Il nous faut renverser le rapport de force en notre faveur.

Le contexte national, les circonstances temporelles sont favorables. Il faut ensuite conscientiser notre peuple, lui tenir un langage de vérité et lui expliquer qu’il a tout à perdre en faisant perdurer le système PCT dont la caractéristique première est le détournement des ressources financières et naturelles du pays.

A la société civile et à l’opposition congolaise, en synergie avec tous les compatriotes qui ont un certain patriotisme chevillé au corps, de se lever et barrer la route à un tel scénario- catastrophe qui plongerait davantage le Congo dans les abîmes éternels de l’ignorance, de l’obscurantisme profond dont on sent depuis quelque temps, les effets dévastateurs avec ce régime de Brazzaville.

Si par aventure, par notre atonie et notre complicité individuelle et collective on abandonnait le champ libre à ceux qui veulent s’accrocher par tous les moyens au pouvoir, eh bien ! s’en sera fini pour le Congo. Alors nos enfants, nos petits-enfants, bref la jeunesse congolaise rêveront de la nuit éternelle.

 

2.3. Sur Le Dialogue national inclusif

Si le schéma de la politique - intention esquissée plus haut prenait corps, il est clair que le dialogue inclusif n’est pas une option souhaitable ni nécessaire. Aucune force sociale ne prendrait le risque de placer le pays dans l’incapacité de répondre aux défis de demain dans un monde complexe avec un pouvoir comme celui sous lequel ployons.

La société civile congolaise très bien organisée et déterminée à s’inscrire dans la logique d’accompagner des changements systémiques dans le pays, n’est pas prête à cautionner ces « combinazione » entre politiciens qui retarderont pour longtemps encore, le décollage économique d’un pays aux énormes potentialités humaines et économiques, mais dont l’éclosion a été bloquée par un pouvoir corrompu et kleptocrate.

Dans tous les cas de figure et en raison des contentieux énormissimes créés par ce pouvoir depuis le coup d’état du 05 juin 1997, il est impératif de résoudre les énormes contentieux dans le cadre d’une concertation politique national, quel que soit le vocable dont on affublera à une telle approche : dialogue nationale inclusif, concertation politique de toutes les forces vives de la nation, états généraux de la nation etc… Mais le pouvoir de Brazzaville se tromperait profondément en minimisant la détermination du peuple, de la société civile congolaise ou d’une certaine opposition congolaise vraiment résolue, pour espérer par la ruse ou la corruption de certaines élites, utiliser une telle opportunité pour imposer ses options, celles de perpétuer, au travers du changement de la constitution, le système PCT complètement abhorré, rejeté par la majorité de la population congolaise, nonobstant la démagogie et la propagande ambiantes digne du système soviétique.

Il est aussi clair et évident, que les questions liées à la constitution sortiront du champ des questions à l’ordre du jour de ces assises, parce que la loi fondamentale actuelle ne pose aucun problème majeur, à l’exception du système électoral, de la commission électorale véritablement indépendante à réexaminer, en vue d’une élection présidentielle libre et transparente. En effet, après une transition dite flexible de 5ans, qu’il s’arrogea par la force des armes et la terreur qu’il maintint permanente, au cours de laquelle il s’est ingénié à déconstruire minutieusement tout le processus démocratique mis en chantier pendant la conférence nationale souveraine, le Président Dénis SASSOU-NGUESSO acheva son œuvre par la mise au point d’un système électoral inique, d’une commission nationale des élections(CONEL) totalement aux ordres, dont le but fut de gagner et de faire gagner à son camp toutes les élections, transformant ainsi la victoire militaire en victoire politique. Le schéma suivant doit être l’esquisse idoine à suivre :

  1. La remise à plat du corps électoral actuel totalement vicié et qui a été une véritable rampe de lancement pour mettre tous les candidats du PCT sur orbite.

  2. Procéder à un recensement général consensuel sous l’égide de la communauté international ; le déficit de confiance entre les différents acteurs est patent et ne permet plus de laisser les opérations préélectorales à la discrétion d’une administration à la solde du pouvoir.

  3. Procéder à un découpage électoral fiable en conformité avec le poids démographique des localités.

  4. Procéder à la création d’une commission électorale véritablement indépendante et paritaire, qui aura toute la responsabilité du processus électoral, depuis le recensement de la population jusqu’à la publication des résultats.

  5. Procéder à La réorganisation de la force publique, pour la rendre véritablement républicaine, neutre en vue de garantir à tous et à chacun le minimum de sécurité. Dans la mesure où cette force publique, en l’occurrence, la police nationale et peut être bien d’autres corps aussi, ont déjà choisi leur camp : celui du changement de la constitution, en violation des articles 10 et 171 de la constitution du 20 janvier 2002, elle a perdu la confiance de la population. L’agression subite par les membres du mouvement citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel  le 4novembre 2014; mouvement à caractère pacifique et non violent, en est la preuve irréfutable de l’immixtion grossière de la force publique dans un débat à caractère politique. Il n’est donc pas question que l’opposition et la société civile congolaise fassent confiance à une telle force publique. En fait, elle n’est pas publique mais privée, puisqu’elle ne sert que les intérêts d’un homme : le Président de la République qui est leur géniteur Dès lors la relation de confiance est presque plus ou moins rompue. Cette force publique congolaise au lieu de rassurer fait plutôt peur au contribuable, qui se saigne aux quatre veines pour son entretien, l’achat des armes normalement destinées à la défense de la nation contre l’ennemi extérieur, mais qui sont hélas, pour le malheur de notre peuple, retournées contre lui-même ; l’agressant, le brutalisant, contre tout droit, au seul bénéfice et pour la préservation des intérêts privés d’un homme dont le devoir est de protéger ce peuple qui lui a confié les hautes charges politiques. Il faut donc solliciter comme en côte – d’Ivoire ou partout ailleurs, où la confiance est rompu, l’aide des Nations – Unies pour diriger les opérations relatives à l’élection présidentielle. En d’autres termes une force d’interposition est obligatoire pour la sécurité des uns et des autres. Procéder autrement équivaudrait à trahir les aspirations d’une population meurtrie et qui veut enfin se libérer. L’opposition congolaise se disqualifiera pour toujours si elle s’accommodait d’un schéma qui maintiendrait le statut ante.

2.4. Sur le Référendum

La convocation d’un referendum représentera pour la société civile et l’opposition congolaise un cassius-beli, une ligne rouge que le pouvoir actuel ne doit pas franchir, quelles que soient les conséquences que cela engendrerait au plan national.

A partir du moment où les dispositions constitutionnelles sont claires, limpides pour tous les acteurs et tous les observateurs indépendants, il ne faut pas que la société civile congolaise, l’opposition politique véritable au régime courbent l’échine où se lancent dans des compromissions politiciennes. Le recours à un referendum ne doit pas nous laisser inactifs quelle que soit la terreur et accepter impuissamment l’inacceptable.

L’accepter reviendrait à cautionner une forfaiture et courber notre dos pour que ceux qui nous font violence montent dessus. Quelle impuissance, quelle atonie seraient celles-là pour un peuple d’accepter l’esclavage à la liberté, de se complaire à suivre un lugubre couloir sombre et humide de l’oppression, de la misère vers lequel nous conduit ce régime de Brazzaville, au lieu de s’élever jusqu’aux cimes lumineuses de la montagne baignées par le soleil d’été.

Le referendum ! Pourquoi, en quelle matière et à quelle fin ? Plaçant la question dans un contexte spatio-temporel, il nous parait quand même essentiel de nous poser des questions. Le referendum est-il toujours un gage de démocratie dans des régimes autoritaires comme le nôtre ?

Nous n’avons pas le droit de nous perdre en conjecture, en épiloguant sur les prin

cipes universels de la démocratie qui voudrait que le referendum soit l’expression directe du souverain dans un système démocratique.

Mais sommes-nous, congolais dans ce cas de figure d’un régime démocratique ? Les obstructions faites à l’opposition et à la société civile congolaises pour exercer leurs droits et leurs libertés constitutionnelles, les brutalités policières empêchant les activités politiques de l’opposition etc… sont-ils des actes d’un gouvernement démocratique ?

A toutes ces questions, la réponse coule de source. Un régime autoritaire, comme celui de Brazzaville qui a monopolisé les médias d’État, empêchant à certains opposants d’y avoir accès alors qu’ils contribuent à leur fonctionnement ; qui empêche à son opposition d’aller et revenir librement, dressant d’innombrables obstacles à l’exercice des libertés individuelles, n’est pas qualifié pour organiser un referendum libre, juste, fiable, transparent et sincère sur un quelconque sujet d’intérêt national. N’est pas de GAULLE qui le veut.

Suivons plutôt ce que développe un éminent personnage, Jean - Marc Sauvé, vice-président du conseil d’Étatfrançais à propos du referendum, au cours d’un colloque sur le sujet : « …Le referendum peut constituer un instrument dans les mains d’un pouvoir autoritaire. Le referendum peut tout d’abord être manipulé dans le but d’asseoirla légitimité d’un tel pouvoir(…). De nombreux états sont hantés par le souvenir des régimes qui ont organisé des referendums pour soutenir des dictatures ou des oligarchies au pouvoir. Le plébiscite a ainsi constitué non seulement l’un des instruments de la glorification du Führer dans l’Allemagne nazie, mais également un instrument de politique étrangère, permettant de montrer au monde, à des fins stratégiques, que le peuple allemand se tenait derrière lui. L’histoire des régimes autoritaires et populistes usant de l’arme du plébiscite n’est malheureusement pas close. Le referendum reste en effet une arme de choix de tels régimes. S’il est indiscutable que la souveraineté réside dans le peuple qui peut l’exercer directement, il n’est pas moins constant que celle-ci est trop souvent invoquée pour biaiser son expression et notamment pour s’affranchir de la tutelle des parlements hostiles ou des règles constitutionnelles contraignantes, comme celles limitant le nombre des mandats quand il ne s’agit pas d’ouvrir la voie à des présidences à vie… »

Qu’avons-nous à ajouter à un tel réquisitoire parfait, impeccable et d’une luminosité évidente ?

Il serait donc criminel pour l’opposition congolaise, la société civile bref, la population congolaise en général dans toute sa diversité, de s’engager sur cette voie de referendum alors que les dés sont pipés d’avance. Ce serait ouvrir un grand boulevard pour l’établissement d’une monarchie peut-être sans le titre dans notre pays, mais réelle.

C’est pourquoi, nous lançons un appel vibrant à tous les démocrates sincères de quelque bord que ce soit, transcendant les clivages politiques et ethniques, de se joindre à la dynamique de la société civile sous les auspices du Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel (MCROC) et ensuite dans un grand ensemble fédéré de toutes les forces opposées au changement de notre loi fondamentale, pour barrer la route à la volonté manifeste du pouvoir de faire un passage en force en vue d’installer une présidence à vie et monarchique.

L’avenir de l’Afrique se joue en ce moment, ici en Afrique centrale, le ventre mou de notre continent. De la victoire des forces de progrès qui luttent pour le triomphe des idéaux de paix, d’équité et de justice sociale au Congo, dépendra la libération de cette sous-région de la dictature, de l’oppression qui retardent son développement économique et social, alors qu’elle est potentiellement la plus riche d’Afrique. Ce qui a été rendu possible ailleurs, l’est aussi possible voire même évident ici aussi au Congo.

Qui a oublié les mémorables journées des 13, 14,15 août 1963 ? La première révolution en Afrique Noire a débuté ici au Congo. La conférence nationale souveraine est un événement encore récent dans toutes les mémoires, qui démontre la capacité de ce peuple à secouer le joug et à en sortir. C’est d’ici aussi qu’est parti l’épopée de la libération des autres peuples sous oppression étrangère : Angola, Namibie etc… jusques y comprise la France en 1940.

Le Peuple congolais a une tradition de lutte contre l’oppression, contre les injustices sociales sous toutes ses formes. Les exégèses politiques qui misent sur le manque de courage du peuple congolais, sur le manque de combativité de notre jeunesse meurtrie et à qui on offre qu’un choix : l’immigration clandestine qui n’est que mirage mortel, se trompent et doivent être démentis. Les jérémiades, les complaintes dans nos maisons ne pourront pas changer l’ordre des choses. Unissons-nous pour vaincre l’oppression, la dictature.

Allons ! Chers compatriotes, le pays nous interpelle. La naissance dans un pays confère à chacun de nous des devoirs à assumer, une mission à remplir. C’est à ce prix, que la vie mérite d’être vécue. Ne renonçons pas à notre idéal commun d’homme. La résignation qui, à un moment donné a pu nous submerger, le pessimisme consécutif aux difficultés qui nous sont imposées doivent être transcendés, dépassés. L’amour de la vie et de l’homme qui est la matrice de l’amour du pays, doit devenir ce levain qui fera monter la pâte du renouveau, de la reconstruction de notre magnifique et beau pays.

Ce débat est la résultante de la volonté d’un homme qui ne veut pas quitter les choses et s’oppose à toute alternance politique, comme cela se passe partout dans le monde, même en Afrique qui serait le prototype du mal absolu et qui, hélas ! aux yeux des afro- pessimistes, cristalliserait tous les vices, tous les défauts, confortés en cela par les comportements pathologiques de certains dirigeants africains qui étalent à la face du monde leur incurie, leur médiocrité ; des hommes politiques africains dont l’éthique politique fait malheureusement défaut.

La population congolaise n’a jamais demandé, ni exigé à personne, le changement de constitution. Par quel mécanisme l’aurait-elle fait ?

La constitution congolaise ne prévoit pas d’initiative populaire dans le cadre de sa participation à l’organisation des pouvoirs publics. Par quels moyens alors, aurait- elle put demander au Président de la République de changer de constitution ? Tout ce qui est tricoté autour sur une prétendue demande de cette population n’est que manipulation politique, instrumentalisation de la population avec des menaces à peine voilées de recours à la force au cas où le changement ne passait pas. Tout le folklore qui nous est donné de voir ici et là dans nos différents départements n’est que l’œuvre machiavélique de quelques caciques du pouvoir. La population congolaise dans toute sa diversité n’est que la victime expiatoire des gouvernants en mal de légitimité.

Ce débat sur le changement de la constitution est, à des années lumières, des préoccupations des populations congolaises profondément meurtries et qui se débattent chaque jour avec des soucis comme, le manque d’eau potable jusques y compris dans les centres urbains comme Brazzaville, l’absence du courant électrique qui lui permettrait de vendre des rafraîchissements : skis, Yaourt, bissaps, gingembre afin de faire face au quotidien très difficile.

Comment une population qui trime et trinque, qui vit avec moins d’un dollar par jour, qui ne peut même pas s’offrir un seul repas garanti par jour, peut-elle demander au Président, comme l’affirment de façon péremptoire les caciques du pouvoir, de changer la constitution du 20 janvier 2002, consciente que ce changement n’impactera pas sur sa vie quotidienne.

La population congolaise sait pertinemment que, ce n’est pas la constitution qui a empêché aux gouvernants actuels, avec les flux financiers énormissimes engrangés depuis plus de dix (10 ans), d’améliorer leurs conditions de vie, d’offrir de meilleures conditions d’études à leurs enfants, de leur offrir un accès adéquat aux soins de santé.

Elle sait aussi par ailleurs, que le problème ne se pose pas en termes de changement de constitution, mais plutôt dans une logique évidente de changement de système maffieux au sommet de l’État, qui sévit lourdement dans le pays et qui a profondément obéré le développement économique et social du Congo ; tous les experts indépendants et sérieux sont unanimes sur ce constat. La crise morale qui a envahi le corpus social congolais requière d’autres solutions plus radicales, plus salutaires, que ce divertissement, ce folklore, propre aux régimes autocratiques, auxquels on veut nous astreindre. Le débat sur cette constitution est un faux débat et ne mériterait même pas une page.On aurait pu faire l’économie du temps et des énergies pour les orienter vers de véritables objectifs du développement.

Ce pouvoir doit se garder de tout triomphalisme, de toute arrogance, de ce comportement dominateur et sûr de soi, de toute confiance absolue, sur la politique de manipulation, d’intoxication, d’instrumentalisation des populations. Toute politique qui n’est pas assise sur le consentement et l’adhésion populaires, mais plutôt sur la coercition, la démagogie est une politique vouée à l’échec. Il faut se garder en outre, d’abuser de la patience d’un peuple en usant de l’arrogance et du mépris. L’histoire des peuples est faite d’une longue période d’apathie où ils sont contraints de se soumettre, et de brèves périodes d’ébullition où ils décident souvent d’affronter la soldatesque, même mains nues pour recouvrer leur liberté. Les exemples sont légions. La révolution française de 1789 qui a eu un retentissement dans le monde entier, suivie de celle de 1848 ; l’histoire du peuple roumain en1989 pour ne citer que ces révolutions emblématiques.

Un peuple opprimé, maltraité contre tout droit, ne peut laisser passer une seule occasion opportune, dans laquelle il peut se délivrer de ses misères, de cette oppression funeste, auxquelles il est soumis ; de ce colonialisme d’un clan, sur l’écrasante majorité de la population, et secouer le pesant joug qu’on lui a imposé avec tant d’injustice, tant de mépris et tant d’arrogance pour se libérer. Même si l’histoire ne fait pas de copies, le Congo vit une période exaltante à s’y méprendre avec celle qui a précédé la tenue de la Conférence Nationale Souveraine. Et c’est tant mieux pourvu que, aguerri par les échecs antérieurs, le pays ne rate pas cet ultime rendez-vous avec l’histoire.

Dans un monde interconnecté, devenu presque un grand village planétaire, où tous les peuples assistent en temps réel à ce qui se passent ailleurs, où les peuples ont soif de liberté, de toutes les libertés, secouent le joug et se libèrent, même parfois au péril de leur vie, il serait hasardeux de compter avec la terreur intentionnellement entretenue ou de surfer sur le passif peu glorieux de notre histoire commune, de ses 20 ou 30 dernières années, caractérisées par l’étalage d’une violence aveugle qui a endeuillé tant et tant de familles innocentes ; ou sur les peurs supposées du peuple congolais qui se résignerait à supporter l’insupportable, à accepter l’inacceptable, et continuer ainsi à se vautrer dans cette misère injuste, inversement proportionnelle aux richesses du pays ; alors que les opportunités de reconstruction, du redressement du pays sont réelles et évidentes ; que le statu- quo n’est plus supportable par aucun peuple ; que les dirigeants ne peuvent plus continuer à ignorer la soif de liberté de leur population.

En conclusion nous ne pouvons laisser passer certaines ignominies qui abaissent notre pays, qui ternissent le rayonnement international du Congo et affaiblissent son aura. Il y a dans l’histoire des nations, des accidents conjoncturels qui ne sont que des parenthèses, qui passent, mais les nations demeurent. Il serait intellectuellement irresponsable, humainement injuste de les prendre pour des vérités immuables, ces inepties qui sont débitées ici et là par des personnages peu sûrs. Ces contre-vérités débitées par quelques compatriotes dans un moment de perdition enfonce, encore un peu plus, le pays dans la crise morale qu’il traverse.

2.5. Une crise morale et culturelle très avilissante et pernicieuse

Ce fameux débat sur la constitution à fait éclore au niveau des cadres congolais des comportements morbides, qu’on est en droit de se poser mille et une questions et se demander où allons-nous avec ces vices. Comment avons-nous pu descendre si bas dans la déchéance morale, jusqu’à perdre nos repères historiques. Pourquoi les déviances comportementales ont-elles pu prendre des proportions énormes dans nos consciences au point d’éclipser les valeurs morales et la vertu ? Comment un pays à prédominance chrétienne, a-t-il pu basculer en si peu de temps dans le vice, où l’homme à tout perdu jusques y compris sa conscience ?

Quand des intellectuels de renom, qui auraient pu être le phare du pays pour éclairer notre horizon commun – comme on en voit sous d’autres cieux - désertent leurs idéaux pour se vendre au plus offrant pour des motifs bassement matérialistes ou pour des raisons de soutiens relevant de la solidarité primitive, on se dit que le pays court un grave péril et on est en droit de douter de l’avenir.

En effet, lorsque certains intellectuels congolais poussent la bêtise à l’extrême, en déclarant qu’en dehors du Président Dénis SASSOU-NGUESSO, il n’y a au Congo, personne capable de diriger le pays après lui, on est complètement sonné, déboussolé. C’est une grave injure à l’intelligence nationale et au Congo ; et cela démontre le niveau de dépérissement culturel du pays et on a atteint là le fond de l’abîme. En vérité, le pays va très mal. C’est vraiment le comble! Que répondre à de telles facéties ? Que notre pays, le Congo est un pays voué à la décadence après le départ du Président SASSOU  en 2016? Qu’avant lui c’était le big-bang originel ?

Et après lui, le chaos définitif? Ceux qui font passer en boucle sur Télé-Congo, qu’on pourrait appeler d’ailleurs télé –mille collines de triste mémoire, des images d’horreur empruntées à une termitière vidée par une reine, sont d’une irresponsabilité affligeante. Que Monsieur MVOUO prompte à suspendre les journaux de l’opposition, tolère et laisser passer de telles inepties qui sont des appels à la violence, est symptomatique d’un pays vraiment malade, acculturé.

Quoi ! Qu’en 32 ans de pouvoir sans partage, le Président SASSOU, seul homme semble-t-il, « exceptionnel, politiquement et intellectuellement » au Congo, selon ses thuriféraires, n’a pas été capable de former des élites politiques et intellectuelles, même au sein de son propre parti, le PCT, capables de lui succéder, alors que cette charge lui incombait ? Oui, ce pays est vraiment en danger comme le déplore, avec une certaine amertume, monsieur le Secrétaire général adjoint des Nations-Unies pour l’Afrique Centrale. Tout ceci montre, en vérité, la frilosité à l’approche du dernier et ultime mandat, comme dirait l’autre, la peur injustifiée de perdre le pouvoir et les avantages souvent indus y afférents.

Quelle que soit la valeur d’un homme, fut-il exceptionnel, la loi reste la loi et elle s’impose à tous. Et c’est justement, par rapport au respect de la loi, surtout lorsqu’on l’a conçue et promulguée soit même, qu’on apprécie, qu’on juge la grandeur d’âme, d’un homme politique dit exceptionnel. Socrate, cet homme exceptionnel, grand philosophe grec, n’a pas hésité un seul instant à avaler la ciguë, puisque telle était la loi.

De grâce, Cessons de nuire à la grandeur de ce pays  par des sorties verbales malheureuses, qui n’honorent même pas leurs auteurs, mais qui nuisent au rayonnement international du Congo. Quelle que soit l’exiguïté de son territoire, le Congo, naguère phare qui illuminait l’Afrique et le monde par le message universel de liberté, d’amour et de grandeur aussi, qu’il véhiculait, est un grand pays qui mérite respect et considérations.

 Donnons la priorité au Congo et méritons tous de son amour que nous devons lui manifester en retour.

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 09:26

Evèque

Le Message de Noël des Evèques du Congo

sur le Changement de la Constitution

croix.jpgNous attendions cette nouvelle depuis des semaines voir des mois, certains d’entre nous ne l’espéraient même plus. Le silence pour ne par dire le secret était bien gardé pour ne pas perturber la réflexion des hommes de Dieu. 

Les évêques du Congo Brazzaville ont enfin rendu public  leur position sur le NON au changement  de la constitution.

C’est une bonne nouvelle, un beau cadeau de Noël pour tous ceux qui se battent pour un autre Congo, le respect des textes, l’alternance, et surtout pour les membres du Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel. 

Lire la totalité du message : Message des Evèques Message des Evèques

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 12:26

Justel

Par : ANKOBEKE DIAKOULABANTOU

 FERNEY JUSTEL

Au sujet de la question constitutionnelle qui est au cœur de l’actualité politique au Congo, le Président de la république DENIS SASSOU NGUESSO a officiellement annoncé à l’aéroport Maya Maya dès son retour au pays le 6 Décembre 2014 de son long voyage au Sénégal et à Cuba.

Que ce soit le peuple qui se prononcera sur ce sujet constitutionnel, de la même façon que le Peuple Français s’était prononcé par référendum sur le lancement de la Vème République du Général De Gaulle. En réalité, le premier MAGISTRAT  CONGOLAIS vient d’annoncer officiellement ce 6 Décembre la tenue d’un référendum constitutionnel.  

Le chef suprême des armés a aussi déclaré que le peuple Congolais a tant lutté pour ne plus recevoir des injonctions venues de l’étranger, sans oublié au passage que lui  même était revenu au pouvoir en 1997, grâce à la bénédiction étrangère de la France par Jacques CHIRAC, et de l’Angola par DOS SANTOS.

Curieux paradoxe ou mémoire sélective du Président de la république. Nous espérons pour le Président que ceux qui l’ont installé sur ce fauteuil présidentiel, ne seront pas les mêmes qui vont le déloger de là ; ne dit-on pas que la main qui donne est supérieure à celle qui reçoit?

Ce message officiel du CHEF DE LA MAGISTRATURE SUPREME sur la tenue d’un référendum, nous emmène à faire les analyses suivante :

Primo. Sur le calendrier et le corps électoral du référendum.

Le référendum constitutionnel aura certainement lieu au premier trimestre 2015, et il sera certainement organisé sur la base du corps électoral douteux des élections locales. Ce corps électoral est tellement faussé que la victoire du OUI est garantie, il faut que le peuple et la jeunesse en particulier cherche à comprendre peut-être que cette stratégie était pré définie depuis longtemps. n’oublions pas que 2015 est une année d’organisation des Jeux Africains au Congo Brazzaville et année historique pour notre pays ou le Congo en même temps participera à la Coupe d’Afrique des Nations deux (2) événements majeurs à ne pas raté.

En plus, il est très clair que le Recensement Administratif Spécial fut une monumentale usurpation de la réalité démographique du Congo, les partis politiques qui ont validé ce RAS, ou qui l’ont validé en acceptant de participer aux élections locales, endossent une lourde responsabilité devant l’histoire, ils se sont laissés manipulés et ils auront des comptes à rendre au Peuple.

Le corps électoral de 2013 par rapport à 2007, connait en dehors de Brazzaville et Pointe-Noire les variations suivantes :

-
Une augmentation de plus 141 199 électeurs pour tous les départements du Nord du Pays qui affichent aujourd’hui 465 000 électeurs ;

- Une diminution de 97 135 électeurs pour tous les départements du Sud du Pays qui affichent aujourd’hui 375 506 électeurs ;

- Les deux départements les plus peuplés du Congo deviennent la Likouala (121 881 électeurs) et la Cuvette Centrale (121 213 électeurs).

Nous soutenons que valider ce type de résultats est historiquement irresponsable, et vise l’entretien de l’antagonisme Nord-Sud qui est la source de tous les malheurs socio politiques du Congo. Un Gouvernement qui se veut patriotique doit détruire l’antagonisme historique Nord-Sud, car le Congo du 21ème siècle doit être un Congo « UNIS INDIVISIBLE et SOLIDAIRE DU NORD AU SUD », où le Nationalisme Civique Congolais sera le ciment immuable du Peuple profond afin d’atteindre les objectifs du millénaires pour le développement et de faire du Congo un pays EMERGANT A L’HORIZON 2025.
Des responsables politiques qui se veulent démocrates doivent toujours avoir l’approbation majoritaire du peuple, ils doivent chercher à ce que le corps électoral soit le plus proche possible de la réalité démographique du pays; cette intention républicaine noble fut la base des concertations de Ewo et Dolisie. Mais malgré, les conclusions de ces concertations républicaines ont été totalement ignorées dans la nouvelle Loi électorale.

Le corps électoral actuel garantira la victoire du OUI à 55,32 % grâce aux méthodes frauduleuses habituelles. Ainsi donc le référendum constitutionnel ne sera certainement qu’une « formalité » où le premier MAGISTRAT CONGOLAIS, LE CHEF SUPREME DES ARMES  va changer de Constitution.

Secondo. Sur les impératifs des positionnements politiques

Il ya plusieurs alternative pour sauver notre pays, le peuple Congolais du Nord au Sud en a marre de voir les mêmes personnes qui dirigent le pays depuis 1968, cette désapprobation populaire s’est confirmée par le tôt d’abstention massif aux différentes élections précédentes (présidentielles, législatives et locales) à plus de 70%.

Si la jeunesse est l’avenir de demain ! Cet avenir radieux de la jeunesse congolaise dépend de son engagement, et il n’ya pas d’engagement sans ambition ni d’ambition sans engagement. C’est plutôt l’association des deux qui créent le mouvement pour bien réussir. La jeunesse doit s’organiser dès maintenant et formuler une offre politique capable de mobiliser notre peuple, et de générer la victoire politique. Il n’est plus nécessaire d’attendre un quelconque positionnement du PCT, car le Parti Congolais du Travail et ses appendices ne servent plus qu’à RIEN, c’est UNIQUEMENT leurs intérêts individuels qui compte. Nous devrons prêter attention et tiré les leçons aux différentes événements qui se sont produits dans d’autres pays d’Afrique tel que : la Tunisie, l’Egypte, le Sénégal et le Burkina Faso  plus récent. La jeunesse d’autres pays avait pris son destin en main, s’était déchainé contre les régimes en places.

 

Au Congo Brazzaville sou le règne du PCT, depuis le président Marien NGOUABI jusqu’au président DENIS SASSOU NGUESSO plusieurs génération des jeunes ont été sacrifiés pendant plus de 40 ans ; une jeunesse sans diplômé et diplômé sont sans emplois, sans logements, et sans espoirs d’avenir etc. le pétrole et bien d’autres richesses qui devrait profiter à tous les congolais ne profite qu’a un groupe des personnes. la jeunesse congolaise doit prendre conscience à leur actuel et reprendre son autonomie pour éviter de sacrifier  les générations avenir. c’est pourquoi le peuple Congolais en général et la jeunesse en particulier, du nord au sud doivent regarder plutôt ce qui les unit que ce qui les désunit, la NATION CONGOLAISE notre BIEN COMMUN et bien indivis.

 

 Je rappelle aux jeunes qui militent dans les différents partis politiques de la Majorité présidentiel, de l’opposition :PCT-Jeunesse montante, UPADS-Jupads, MCDDI-Jmcddi, DRD-Organisation des jeunes dynamiques, RDPS-Jeunesse du RDPS,MARE-jeunesse du MARE, PSDC-Jeunesse du PSDC,UDR-MWINDA-Jeunesse d’UDRMWINDA,UPRN-Jeunesse d’UPRN,RC-jeunesse du RC, PRL-Jeunesse du PRL,CLUB 2002-Jeunesse du club 2002  de la société civile, comme les élèves, les étudiants, les ouvriers, les religieux etc. Que le destin de ce pays est entre nos main, vous qui êtes l’élite politique de demain pour ce beau pays prenons conscience de l’impératif des enjeux de l’heure.la situation est si grave que vous ne le croyez. depuis des années un virus de traumatisme, de peur, de dépendance, de fanatisme, d’égocentrisme, de tribalisme, de haine, de violence, d’intolérance, de distraction, de division, d’ivrognerie, d’attentisme et de silence entretenue de toute pièce a été lancé dans notre mémoire vive. cherchant à se réveiller pour installer un anti-virus dans notre subconscient  contre ses mots cités ci-dessus afin de reprendre notre autonomie intégrale et  la liberté de conscience et de personnalité. Ses vieux loups politiciens sont les assoiffés du pouvoir, ils seront toujours là pour nous utiliser comme marche pied au profit de leurs intérêts individuels. unissons-nous et crayons nos propres leaders ainsi  barrent la route à ceux qui sacrifie notre avenir. le projet de changement de la constitution est un véritable poison pour l’heure. Nul ne peut et ne pourra mieux prendre notre avenir en main que nous même. Car plusieurs projets de société nous ont été présentés avec des promesses. mais rien n’a été respecté. par exemple :

 

- En 2002 Nouvelle Espérance 40.000 emplois par an promirent. Emplois pour tous cela n’a été que du mensonge.

- De 2009 à nos jours .Chemin d’Avenir Industrialisation et modernisation du Congo, a deux ans de la fin du mandat du président de la république rien n’est encore clair.

 

En réalité, en ma qualité de citoyen congolais militant des droits civiques et de la démocratie, j’ai eu le privilège de participé aux différentes processus de recensement, processus pré-électoral et électoral dans mon pays. Plusieurs fois j’ai été un agent recenseur, directeur de campagne, agent de bureau de vote et observateur des élections. j’ai acquis une parfaite expérience du déroulement de processus d’une élection, actuellement je maitrise quelques points fort et points faibles du déroulement d’une élection au Congo. Pendant les élections présidentielles de juillet 2009, j’ai été le délégué du candidat de Rassemblement de la Majorité Présidentiel(RMP) Denis Soussou Nguesso. après dépouillement des résultats de vote qui rendait mon candidat favori dans le bureau de vote où je l’ai d’ailleurs représenté. Un constat a été fait par tous le tôt d’abstention élevé à plus 91% dans ce centre de vote. ce qui explique l’inattention et l’in considération  du vote par le peuple. Ce qui est très grave pour une nation qui se réclame en Etat de démocratie et de droit. Les dirigent devrait s’interroger pour savoir qu’est ce qui ne va pas ? pourquoi le peuple ne participe-t-il plus assez aux différentes élections qu’ils organisent ? et comment les stimuler à participer de manière active et massive aux différentes étapes des élections jusqu’au vote comme en 1992 après la conférence nationale souveraine?

 

 le peuple   Congolais ne compte que près de 4 millions d’habitant avec 3% de croissance, quatrième producteur de pétrole du continent Africain et il possède plusieurs réserves en matière première les quelles : de fer, de potasse, d’or et de gaz. au Congo un Habitants sur deux vivent en dessous du seuil de la pauvreté. Un (1) ménage sur trois (3) sans électricité. troisième (3ème ) pire pays du monde pour faire des affaires. Indice de perception de la corruption classé 144 sur 174 pays. Selon plusieurs sources d’informations l’anniversaire de la première Dame ANTOINNETTE SASSOU NGUSSO organisé à l’étranger à saint tropez en France aurait couté 1 millions d’euros soit 650.000.000 de Francs CFA avec l’argent sorti du trésor public congolais. alors qu’il manque de médicament dans les hôpitaux, de l’eau de l’électricité et quoi mettre sou la dent.

 

cette fameuse émergence du Congo à l’horizon 2025. Est une vision que le président de la république avait prévue à l’Horizon 2016,dans son livre parler vrai pour l’Afrique à la page 215,il est bien clair.je cite « …la continuité et la nouvelle impulsion qui caractérisent le Chemin d’Avenir convergent vers une même ambition forte : celle de faire du Congo, à l’Horizon 2016,un pays profondément transformé, un pays modernisé et attractif, devenu un important producteur de biens et des services, un pays compétitif et créateur d’emplois, un pays intégré à la sous-région et au monde. Donc pays émergent à l’horizon 2016… ». puisque l’échec du chemin d’avenir est connu. Sans faire le bilan, deux ans avant la fin du mandat en projette le Congo pays émergent à l’horizon 2025 et en lance le projet de changement de constitution pour se maintenir au pouvoir. soyons donc vigilant ne perdant aucun détail, déployons tous les moyens constitutionnels pour arriver à nos fins.

 

Le peuple congolais en général et la jeunesse en particulier ont maintenant trois (3) options :

1- Refuser le référendum et appeler le Peuple Congolais a un Mouvement populaire comme au Burkina Faso, afin d’obtenir l’Alternance politique dès maintenant ;

2- Accepter d’aller au référendum à condition que le Recensement Administratif  Spécial  soit repris et la CONEL soit dissoute et crée une commission nationale électorale indépendante ;

3- Appeler  le Peuple Congolais à « rester chez eux » le jour du référendum et à se préparer pour les élections présidentielles, afin d’y battre le Président DENIS SASSOU NGUESSO dans les urnes, de la même manière qu’Abdoulaye WADE a été battue dans les urnes après avoir changé la Constitution du Sénégal.


Nous allons à partir d’aujourd’hui connaitre qui sont les vrais politiciens patriotes du Congo et qui sont les vrais leaders républicains de la Nouvelle Génération. Le Congo est dans un tournant de son Histoire, qui va influencer les 50 prochaines années.

A vous de choisir votre option.

 

En outre, dans un pays avec plusieurs ethnie, quand une seul ethnie monopolise le pouvoir pendant plusieurs décennies et impose sa suprématie tôt ou tard ce sera la guerre civile. Le pouvoir absolu coran absolument, le président élu ne peut être élu indéfiniment. un jour ou l’autre le peuple voudra un changement et alors ce sera la guerre civile.

Le président élu une fois, élu deux fois, élu trois fois et élu quatre fois sa devient de la dictature. S’imposer démocratiquement sans un projet  convaincu par le peuple et il suffit qu’une voix s’élève pour dire que ma tribu n’est pas une marionnette et ses là que la guerre civile pourra se déclenchée.

Alors jeunesse congolaise, la force vive de la nation, l’avenir de demain interrogeant nous !post tribal et post colonial comment allons-nous faire pour la désamorcer ?si les règles de la démocratie ne sont pas respectés nous risqueront de tombé dans la guerre civile qui ne profite à personne, les dégâts sont immenses tant physiques que matériels.  

Rappeler vous que depuis son accession à l’Indépendance notre pays le Congo ne fait que navigué à une instabilité institutionnelle répétitif  il y a aujourd’hui cinquante-quatre (54) ans, notre pays a été régi par treize (13) textes fondamentaux, à savoir six constitutions et sept actes fondamentaux (dont huit (8) textes fondamentaux sous les seules égide du président de Denis Sassou-Nguesso), ce qui classe le Congo parmi les pays d’Afrique qui souffrent le plus de l’instabilité constitutionnelle.  

Le non-respect des droits et libertés fondamentaux, qui résulte de cette situation,  a engendré la culture de la violence politique qui caractérise l’histoire de notre pays, notamment depuis l’avènement de la République le 28 novembre 1958 et particulièrement, après les 13, 14 et 15 août 1963, pendant la longue période du monopartisme.

En somme cette période a été caractérisée par des privations de libertés et des violations massives des droits de l’Homme. Le pouvoir était « au bout du fusil » et « le parti dirigeait l’Etat » pour atteindre les « idéaux de la révolution ». Le parti unique présentait par conséquent des candidatures uniques aux différents postes politiques pour les faire « avaliser » par le peuple. Le critère principal pour être éligible et pouvoir accéder à une fonction publique était le « militantisme ».    

En 1990, le Congo a connu une période assez mouvementée résultant d’une forte demande de démocratie. Les profonds bouleversements au niveau international (effondrement du mur de Berlin la chute de l’URSS, discours de la Baule…) ainsi que le contexte socioéconomique interne ont suscité une série de grèves et de revendications en faveur de plus de libertés et de meilleures conditions de vie. Cette situation a abouti à la tenue de la Conférence nationale souveraine qui a créé les conditions d’une vraie ouverture à la démocratie et au pluralisme politique.

Le 15 mars 1992 une constitution a été adoptée par référendum. Elle a consacré, au terme d’élections libres, un régime semi-présidentiel avec un parlement bicaméral.

Entre le 05 juin et le 15 octobre 1997, le Congo a connu une guerre civile à l’issue de laquelle l’ancien chef d’Etat, ancien chef des armés Denis Sassou Nguesso a accédé au pouvoir. Il a alors abrogé la Constitution du 15 mars 1992 et proposé un acte fondamental le 24 octobre 1997 qui a ouvert une période transitoire de cinq (5) ans.

Pendant cette période, le texte de la nouvelle constitution  a fait l’objet de larges débats, surtout dans le camp des vainqueurs de la guerre civile de 1997, à travers deux assises dénommées   « Forum national pour la réconciliation, l’unité et la reconstruction »  en  janvier  1998   et     le   « Dialogue national sans exclusive » tenu en mars et avril 2001. L’option prise au cours de ces assises a été l’instauration du régime présidentiel en lieu et place du régime semi-présidentiel de la Constitution du 15 mars 1992 : selon les vainqueurs de cette guerre civile de 1997, l’un est censé être le garant de la paix et l’autre porterait les germes de la violence.

Le 20 janvier 2002, la Constitution est adoptée par référendum. Elle a obtenu, selon les chiffres officiels, 84,26 % des suffrages exprimés, avec un taux de participation de 77,98 % des inscrits.

La Constitution du 20 janvier 2002 consacre ainsi le régime présidentiel avec un parlement à deux chambres et institue le mandat présidentiel de sept (7) ans, renouvelable une fois, ce qui limite à deux (2) le nombre de mandats présidentiels.  En réalité, en 12 ans d’existence, la Constitution actuelle a plus été violée qu’appliquée ; ce qui n’a pas permis au peuple congolais d’en faire une expérience profonde et d’en tirer les bénéfices attendus en termes de promotion de la démocratie, de l’Etat de droit, ainsi que du développement économique et social.  La liste complète des dispositions constitutionnelles constamment violées en toute impunité serait longue, ici nous n’en citons en substance que quelques-unes :

- Nul ne peut être arbitrairement accusé, arrêté ou détenu. Est interdit tout acte de torture, tout traitement cruel, inhumain ou dégradant (article 9) ;

- Le droit d’exprimer et de diffuser librement son opinion par la parole, l’écrit, l’image ou tout autre moyen de communication ; la censure étant prohibée (article 19) ;

- La liberté d’aller et de venir, d’association, de réunion, de cortège et de manifestation (article 21) ;

- La protection des intérêts moraux et matériels de tout citoyen auteur d’œuvre scientifique,  littéraire  ou artistique. La  mise sous séquestre,  la  saisie,  la  confiscation,  l’interdiction  de  tout  ou  partie  de  toute publication, de  tout  enregistrement  ou  d’autres  moyens d’information  ou  de communication  ne  peuvent  se  faire  qu’en  vertu  d’une  décision de justice (article 29) ;

- L’obligation pour tout citoyen, élu ou nommé à une haute fonction publique, de déclarer son patrimoine, au début et à la fin de ses fonctions (article 48) ;

- L’interdiction au Président de la République et à tout ministre, dans l’exercice de leurs fonctions, d’acheter ou de prendre en bail, par eux-mêmes ou par personne interposée, un bien appartenant au domaine de l’Etat (article 73) ;

En tout état de cause, les violations des dispositions de la Constitution du 20 janvier 2002 avaient déjà fait l’objet d’une lettre interpellatrice adressée aux présidents des institutions constitutionnelles en janvier 2009 par les partis et associations politiques du Congo-Brazzaville et les organisations de la société civile congolaise.

Le contexte politique et social au Congo-Brazzaville est caractérisé par la restriction des libertés fondamentales autant individuelles que collectives. L’exercice du pouvoir dans notre pays traduit une forte propension à ignorer les normes établies, à ne pas accorder la primauté à la règle de droit. Ainsi, la Commission nationale des droits de l’homme, qui devait être le rempart contre les abus  de pouvoir et les atteintes  à la dignité des populations, ne fonctionne pas comme il se doit.

Il est évident, d’après l’analyse de la situation le constat est que ce qui intéresse le pouvoir  actuel ce n’est pas une modification de la constitution pour un meilleur fonctionnement des institutions publiques et de la société, c’est essentiellement pour maintenir le président Denis Sassou Nguesso au pouvoir afin que ses appendices reste longtemps pour gérer seul les règnes de se pays. Pour la Majorité présidentielle, changer la constitution du 20 janvier 2002, c’est exclusivement  faire sauter les articles 57 et 58, portant en substance sur la limitation du nombre de mandats et de l’âge. Or, l’article 185 dispose que « La forme républicaine, le caractère laïc de l’Etat, le nombre de mandats du Président de la République ainsi que les droits énoncés aux titres I et II ne peuvent faire l’objet de révision ».

En l’an deux mille seize (2016), le Président de la République aura donc épuisé ses deux mandats conformément à la Constitution. Il aura ainsi comptabilisé dix neufs ans consécutifs à la tête de l’Etat congolais. L’alternance démocratique exige, tel que le prévoit la constitution, qu’il ne présente plus sa candidature à ce poste.

Je pense que le président de la république, le garant de la paix chèrement acquise ,le chef de la magistrature suprême ne sera pas tenté de modifier cette constitution, j’espère qu’il va céder le témoin à la jeunesse comme il a bien su le dire dans son livre, je cite : Parler Vrai pour l’Afrique a la page 89 et 90 « … est ce que parmi, ses jeunes certains sont capable, d’assumer des responsabilités politiques ?...mais je suis persuadé que le Congo ne manque pas de jeunes capable de prendre la relève ».

les plus âgés font il la place aux plus jeunes ? réponse : « Sans doute. ceux de nos dirigeants politiques qui peuvent être considérés comme des anciens commencent à quitter la scène politique, qu’il s’agisse de Kolelas, de Yhombi, de Lissouba et d’autres. Moi-même d’ailleurs à soixante-six(66), soixante-sept(67) ans, je commence à envisager la sortie, parce que notre constitution stipule que, à plus de soixante-dix(70) ans, on ne peut plus être candidat à la présidentielle.

-        Cela veut-dire que, si vous êtes réélu en juillet 2009, ce sera votre dernier mandat ? Réponse : en tout cas, la constitution précise que le président de la république ne peut effectuer plus de de mandats.

J’espère que le premier Magistrat Congolais son excellence Dénis SASSOU NGUESSO   pourra bien aussi  observer les conseils de son conseiller Claude MELIN au cours d’une émission qui disait. le conseil que je donne au président de la république est de sortir par la grande porte, à la MANDELA en 2016 et de laisser à son successeur le soin de se préoccuper des questions de changement de constitution il sera plus respecté que jamais...

Enfin, Je crois que le SOLDAT DE LA PAIX, MEDIATEUR D’AFRQUE pourra bien respecter les conseils de son oncle, YOKA AIME EMMANUEL ; en son rang et qualité du Ministre d’Etat, des Droits Humains, de la Justice et Garde des Sceaux qui au cours de célébration de la journée de la république, le 28 Novembre 2014 au palais du peuple a adressé son message sur  l’Etat de droit, la démocratie et la république  a lu le droit pendant son discours plus d’une heure et à soumis tout le monde à une si longue exercice« debout », y compris le chef de l’Etat et les autres membres du gouvernement.

 pour aussi attirer sérieusement l’attention du président de la république et ainsi celle de ses proches collaborateurs pour ne pas céder a toute tentative de Changement de Constitution. Je cite :…la constitution ne prévoit pas le referendum d’initiative populaire … 

Et donc. J’attire l’attention des gouvernants et gouvernés prenons conscience à quoi nous sommes exposé. Nous ne voulons plus jamais vivre çà. Ça suffit il faut que ça change.

 Pour ainsi conclure. NELSON MANDELA ne disait-il pas que, «  je reconnais dans le président Denis Sassou Nguesso un homme qui n’est pas seulement l’un de nos grand dirigeants, l’un de ceux qui ont présidé aux destinées de l’Organisation de l’unité Africaine, mais également l’un de ceux qui ont soutenu, de façon inconditionnelle, les revendications de nos combattants pour la liberté, et qui ont œuvré, sans relâche, pour la liberté de leurs chaines les peuples opprimés et contribué à leur redonner dignité et espoir.

Il continu ses propos : Nous n’oublierons jamais ses efforts continuels en faveurs de la libération des peuples d’Afrique Australe. Nous n’oublierons jamais le négociateur qui a accueilli, à Brazzaville, la conférence internationale ayant conduit à l’indépendance de l’ANC par le régime de l’apartheid et à la libération de tous ses prisonniers…signé NELSON MANDELA MADIBA.

Je suis certain que le président Denis Sassou Nguesso a pu remplir sa mission en servant la nation congolaise en particulier et l’Afrique en général.si en 2016 il sort par la grande porte le peuple lui sera reconnaissant et les congolais pourra le considéré comme étant le sage d’Afrique. disait un adage africain : plus qu’en vieillit, plus qu’en acquiert la sagesse. en Afrique comme au Congo il est souvent rare d’atteindre 70 ans et plus. cet âge est considéré comme l’âge de la connaissance du bien et du mal, l’âge de la maturité et de la sagesse. Mais d’ici peu le président Denis Sassou Nguesso  serait appelé le vieux sage.

 

Pour l’amour de la patrie, la paix durable et votre attachement pour le Congo notre beau pays unis et indivisible et au nom de la jeunesse congolaise dont je fais partie.

 Je vous formule mes veux de ne pas vous  laisser tromper par quelques collaborateurs autours de vous, de changer la constitution, et laisser bien votre successeur de voir cette question plu tard.  Pour que nous et vos enfants, petit fils, des générations d’aujourd’hui et de demain puissions achever ce qui n’a pas été fait, afin que nous puissions vivre dans un pays où il ferait beau à vivre. 

 

Contact :   ingenieurjustel@gmail.com

 

 

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 17:03

Ebauche d’un projet de société pour les futurs dirigeants du Congo

 

1/ - Mesures de bonne gouvernance.

compta.jpg1/1 - Améliorer le contrôle de la dépense publique, en favorisant l’assainissement des finances publiques en créant un guichet unique pour régler toutes prestations, moraliser les agents des régies financières en s’appuyant sur la transparence, la sanction (émulation et pénalisation) ;

1/2 - Refonder la législation et la révision des contrats publics (marché public, douanes, assurances, fiscalités et toutes les concessions jugées léonins), après avoir procédés aux audits de la régie financière avec les experts étrangers, les représentants des partenaires sociaux, les parlementaires, et la société civile ;

1/3 - Assurer la liberté d’expression, de réunion et de la presse en protégeant les journalistes, les leaders d’opinion, et en sanctionnant les organes qui empêcheraient l’expression populaire ;

1/5 - Promouvoir, soutenir, protéger et accompagner l’émergence de la société civile en lui proposant des formations permettant de consolider la conscience patriotique avec les règles de patriotisme, de transparence, et de justice sociale de manière qu’elle devienne une force de proposition. Tout en œuvrant  pour son éclosion ;

1/6 - Faire place aux partenaires sociaux pour initier un dialogue social constructif visant à améliorer le pouvoir d’achat, les conditions de travail et le bien être des masses laborieuses ; c’est à dire, garantir la démocratie sociale ;

1/7 - Assainir le climat des affaires, en édictant des règles claires, connus de tous et stimuler les promoteurs de projets en apportant des exonérations fiscales, des crédits à taux bonifiés pour toutes les structures productives (matériels, participation au processus de développement) et taxer les activités ludiques.

1/8 - Etablir la tolérance zéro dans tous les services publics (police, magistrature, douanes, armée, enseignement, hôpitaux, …). Il faut préciser qu’il s’agit de fournir en grande quantité des biens et services publics au moindre cout en nous appuyant sur la concurrence, l’information et la transparence.

1/9 - Délégation de certaines missions aux entités autonomes responsabilisées (collectivités territoriales, services déconcentrés, autorités administratives indépendantes, et administration de mission) autour des objectifs identifiables.

1/10 - Contractualisation des relations entre les différentes entités autour des objectifs et des performances à atteindre.

2/ - Population et transition démographique.

Il s’agit d’aborder la politique familiale, la formation de la jeunesse, l’immigration et son insertion professionnelle.

2/1 - La politique familiale

Combattre la mortalité infantile en engageant les campagnes de vaccination, création de centres de prévention maternelle et infantile (enseignement de la diététique, fourniture des moyens contraceptifs dès l’âge de 12ans), et centres de consultation pour l’espacement des naissances. Ecole maternelle pour garantir l’épanouissement de la petite enfance.

2/2 - La formation des jeunes

Consacrer 30 % du budget national à l’accumulation du capital humain, en essaimant les structures de formation professionnelle et techniques, école de la deuxième chance, lycées agricoles et centre de rattrapage en tenant comptes des spécificités de nos départements sans omettre les formations scientifiques et pointues, en investissant dans les écoles de proximités ou garantir le transport des élèves sans grever le pouvoir d’achat des parents. Il s’agit de donner une place à la gestion prévisionnelle des ressources humaines en nous appuyant sur l’adéquation formation - emploi. En évaluant en amont les besoins réels de notre économie. Nous valoriserons aussi le travail manuel en vue d’insérer notre jeunesse dans le secteur productif.

2/3 - Immigration : il s’agit de renforcer le contrôle à la frontière, sortir ceux-ci de la clandestinité et délivrer les cartes de séjour aux étrangers après avoir payé une redevance permettant de constituer un fichier  et favoriser l’insertion des immigrés de manière qu’ils soient acteurs du développement, et leur apprendre à respecter les lois et règlements en vigueur.

2/4 - De l’insertion professionnelle.

Notre objectif est de résorber le chômage des jeunes après des formations ciblées, utiles au développement du pays. Ils doivent être outillés grâce au capital humain accumulé pour exercer une activité rémunératrice contribuant à l’émergence de notre pays. Cela passe par la promotion des entreprises et notamment par le secteur productif en revitalisant quotidiennement notre appareil productif. Ils auront droits aux stages, l’apprentissage et recyclage tout au long de la vie.

3/ - Urbanisation et politique de la ville.

Nous nous prononçons pour un plan décennal d’urbanisation pour émailler l’arrière pays des équipements utiles à l’éclosion de l’activité économique et à l’amélioration de la qualité de vie dans toutes les circonscriptions du pays. On débourserait en 10 ans, mille deux cent milliards de CFA en raison de 100 milliards versés à tous les départements en nous appuyant sur un plan régional de développement alliant l’aménagement de l’espace, l’extension, le renforcement des infrastructures physiques, sociales et surtout à la dynamisation du développement local. Une politique d’urbanisation s’organisent : par l’élaboration des normes foncières, de règles de construction, mise en œuvre  des plans directeurs d’aménagement.

On ne centrerait plus les politiques sur la capitale pour éviter des villes tentaculaires, mais on favoriserait la métropolisation, le redéploiement des services dans le cadre des villes nouvelles et la promotion des villes moyennes dotées des structures économiques susceptibles de ralentir l’exode rural. Ayant évoqué les villes nouvelles, nous donnons un contenu à notre politique de la ville.  

3/1 - La politique de la ville : elle consiste à  fournir des services essentiels, notamment les services publics non marchands ; elle favoriserait l’adduction d’eau potable, assainissement, collecte, et traitement des déchets, tout en créant des services publics industriels et commerciaux de transports en commun pour assurer la mobilité. On impliquerait les populations dans la gestion municipale et il faut bien penser à une fiscalité locale pour financer la modernisation de nos villes. On procéderait au cadastrage et de l’adressage. On ferait en sorte de rendre les villes plus durables en luttant contre la pollution on développerait des énergies propres tout en préservant et valorisant le patrimoine urbain.

3/2 - Penser aux opérations de rénovation urbaine.

Il s’agit de construire, de reconstruire et de réhabiliter les quartiers.

3/2/1 - Réhabilitation des quartiers : elle viserait à consolider l’existant (amélioration des chaussées, mise en place d’un réseau d’assainissement, installation des bornes fontaines, canaliser, reboiser, mettre en place des dispositifs antiérosifs et paver nos villes.

3/2/2 – La restructuration consisterait au redécoupage parcellaire sur la base d’un plan directeur, impliquant des recasements partiels.

4/ - Politique agricole.

Nous traitons des questions relatives à l’agriculture, l’élevage, la forêt, la pêche et la gestion durable de l’espace. Nous préconisons que l’on crée des mesures incitatives pour conduire les filles et fils du Congo Brazzaville à s’enrichir par le travail de la terre. Pour plus d’efficacité, on soutiendrait la recherche agronomique, l’octroi des crédits (non par le numéraire, mais en équipements, conseils et accompagnement jusqu’à la consolidation des exploitations agricoles) au lieu des organismes génétiquement modifiés, on agirait en faveur de l’intensification agro écologique. Vu la fragilité de nos sols, nous nous prononçons pour la sylviculture dans certaines régions en vue de protéger le paysan Congolais de l’érosion et autres intempéries qui démotivent le promoteur. On reboiserait nos forêts avec les espèces adaptés et penserons à promouvoir l’écotourisme avec la participation des riverains. Aménagement durable de la forêt en développant une industrie de transformation du bois au niveau national. Cette politique combinerait quelques exigences : valorisation de la ressource, renouvellement du capital naturel, préservation de la biodiversité et développement local. Certification forestière.

S’agissant de la pêche et des ressources halieutiques : nous tenons à préciser qu’elle représente un gisement primordial d’emplois et de revenus. Elle contribue à l’autosuffisance alimentaire. Ainsi, il serait crée une structure répondant au partenariat public privé en vue de conditionner le poisson que d’importer la sardine du Maroc. Il serait intéressant que l’on dynamise la chaine du froid, qu’on soutienne le fumage et le séchage de ce produit. On ferait cohabiter la pêche artisanale et industrielle en lui apportant du financement, des équipements modernes et même la formation de manière que les pêcheurs artisanaux, les mariniers et marins pêcheurs bénéficient des crédits et assurances pour soutenir leur activité. D’ailleurs, il y a lieu d’envisager une concertation avec tous les partenaires concernées par ce secteur.

On introduirait des mesures visant à éviter tout conflit entre pêcheurs artisanaux (nationaux) et industriels en séparant l’utilisation des divers équipements. En vue d’une gestion durable de la pêche nous disposerons d’un dispositif scientifique (système d’information géographique, télédétection, cartographie) afin de définir les règles de l’aménagement marin côtier, de préciser les normes d’allocation des quotas et éventuellement de créer des aires protégées pour la pêche. Adopter la législation en tenant compte des pratiques traditionnelles et des spécificités locales. Conduire des actions sur les filières de la prise à la commercialisation, avec un accent particulier accordé à la chaine de froid. On réviserait les accords avec nos partenaires de l’union européenne et autres firmes étrangères en matière de pêche.

L’élevage participerait à accroître notre production alimentaire. En amont et même en aval, il permet de créer des emplois et d’économiser nos devises qui pourront être consacrées à d’autres activités. La production de viande, de lait et des œufs contribuent à notre alimentation. Voilà pourquoi en dehors du pastoralisme extensif nous prônons de dynamiser d’autres systèmes d’élevage en associant les petits exploitants dans cette démarche. On n’ignorerait pas le ranching quitte à créer les fermes d’Etat, pour répondre aux besoins d’emplois et aussi à l’autosuffisance alimentaire, tout en sachant que l’élevage permettrait de monter les tanneries, les crèmeries, les industries agro alimentaires et même les fertilisants. Il faut  se lancer dans l’expérimentation en matière d’élevage de certaines espèces, notamment encourager l’élevage du petit gibier (notamment porc épic,  crocodiles, biche, lièvres et même lapins, produits forestiers non ligneux…).

5/ - Environnement, biodiversité, et  l’écotourisme.

5/1 - Environnement et biodiversité

Notre pays est menacé par l’érosion, les inondations, la perte de la fertilité des sols, et la disparition de certaines espèces. Pour faire face à toutes ces situations, on créerait les aires protégées qui délimite un espace valorisé pour sa richesse en matière de biodiversité biologique et y interdire la présence des populations. Cela suscite des polémiques, qui peuvent trouver une solution dans l’écotourisme pour que les riverains ne se sentent pas rejeter.

 5/2 - L’éco tourisme a l’avantage de préserver le milieu naturel et le bien être des populations en créant des emplois et en formant les résidents locaux en matière d’accueil, stimuler l’économie locale de manière directe par l’apport des recettes touristiques (l’apport doit avoir des effets multiplicateurs en donnant l’impulsion aux activités secondaires tels que l’approvisionnement alimentaire, le transport, le logement et les activités traditionnelles), notamment l’artisanat, l’éco tourisme bénéficierait avant tout aux collectivités territoriales. On organiserait les chasses sportives récréatives, les safaris ; pour cela, on favoriserait l’architecture traditionnelle pour la construction d’hébergement différant avec l’architecture occidentale.

Aménagement et utilisation efficiente de nombreux fleuves et cours d’eau pour développer les circuits touristiques propres à une navigation de plaisance. Le tourisme nécessite des investissements importants ; il apporte au pays des devises et créer des emplois, l’essentiel est que nous sachions promouvoir nos sites. Le tourisme implique la participation active de tous les acteurs concernés en fondant cette politique sur l’équité dans la répartition des retombés économiques. Ayant une biodiversité de premier plan, nous pourrons bénéficier d’une forte croissance tout en protégeant l’environnement, faire profiter les populations locales grâce au travail et promouvoir le pays.

6/ - Industrie, technologie, pétrole, mines et terres.

Le développement industriel serait fortement influencé par la politique et l’action du gouvernement. Le gouvernement assumerait la fourniture des transports qui comprennent l’aviation, les routes, les chemins de fer, les aménagements fluviaux, l’électrification, la gazéification, l’adduction d’eau, et la fabrication des machines outils. Les biens de consommation manufacturés seront du domaine privé. Le gouvernement veillerait que les services publics (transport urbain…) fonctionnent de manière permanente de même certaines industries (eau, électricité, téléphonie…) pour soutenir l’activité économique, puisque celle-ci dépend de ces activités vitales. La politique industrielle s’organiserait par l’adoption des mesures sur l’organisation des marchés, de l’environnement de l’entreprise, de l’innovation technologique, du rôle de l’Etat comme investisseur dans les infrastructures, comme producteur de règles et comme régulateur. L’Etat doit être le moteur de notre développement économique en définissant le terrain qu’occuperait l’initiative privée, en facilitant son implantation par un code incitant à l’éclosion de l’activité.

6/1 - Des mines et pétrole. Sortir de la maladie hollandaise par le biais des placements financiers à long terme, l’investissement dans les entreprises ou dans la création d’un fonds souverain… se doter d’un code minier, réengager l’Etat par sa prise de participation et optimiser les liaisons amont aval, soutenir, et établir des règles claires dans les concessions des terres aux multinationales, d’ailleurs les investissements étrangers doivent être réglementes et ne pas dépasser la barre de 49%;

 6/2 - De la place des agro industries. La transformation des produits agricoles viserait à l’accroissement soutenu du revenu national par : la relance de l’agriculture vivrière en vue de parvenir à l’autosuffisance alimentaire, tout en consolidant celle-ci d’une part et une politique industrielle et sélective ayant pour objectifs, la transformation locale des matières premières, la mise sur pied d’un tissu dense de petites et moyennes entreprises / industries pour créer les emplois durables, et s’armer pour la compétitivité internationale par la maitrise des couts. Il est impérieux que l’Etat accompagne et soutienne l’artisanat minier national par l’octroi des crédits, la garantie des débouchés et permette son développement.

6/3 - La substitution des importations est un processus d’industrialisation entrainant une transformation progressive de la structure des importations et réduit la propension à importer des biens et services au produit intérieur brut. Elle s’accompagnerait d’un certain nombre de mesures protectionnistes et permet d’accélérer les exportations. Ainsi nous devons élargir nos débouchés en diversifiant nos partenaires. Nous orienterons notre politique sur la petite industrie capable de produire à grande échelle des outils d’équipements industriels (pioches, pelles, machines à décortiquer, pressoirs, moulins à écraser, pièces de rechanges …). L’Etat participerait en milieu rural à l’implantation de ces petites et moyennes industries.

7/ - Eau, énergie et transports : politiques transversales

Une grande partie des habitants du Congo Brazzaville manquent d’eau salubre, ressource indispensable à la croissance économique, à la santé, à la sécurité alimentaire. Sa gestion a des dimensions économiques, sociales et environnementales. Il s’agirait de consacrer pendant une décennie 20 milliards de francs CFA à cette denrée, on redéployerait les 4,5 milliards qu’on gaspille dans FESPAM dans l’adduction d’eau potable en milieu rural ;

Pour diversifier nos moyens de communications, on procéderait aux aménagements fluviaux et des cours d’eau, en construisant des ports et, grâce aux énergies renouvelable favoriser l’accès de tous à l’électricité (éoliennes, géothermie, solaires, hydrauliques et hydroélectricité);

8/ - Commerce, protection, investissement étranger directs et intégration.

Par notre politique économique, nous ferions en sorte de dé marginaliser notre pays en enclenchant un processus de développement endogène, en créant un marché solvable et d’accroitre nos parts de marché à l’international.

8/1 - Commerce

Ce qui signifie, que nous devons revitaliser le secteur productif en produisant des biens qualitatifs à moindre couts par la maîtrise de couts de production. On mènerait une politique visant à accélérer notre intégration régionale pour insérer notre économie à la globalisation.

8/2 - Des investissements.

Il est indispensable d’engager une bonne politique macroéconomique, une démocratie apaisée et une stabilité politique pour attirer les investissements locaux et réglementer les investissements directs étrangers dans les activités visant à diversifier la production, les exportations pour ne plus dépendre des matières premières.

8/3 - Intégration

Il s’agit donc de promouvoir dans tous les pays de l’Afrique centrale des économies puissantes et véritablement nationales. Notre commerce serait subordonné à nos besoins nationaux. Créer de zones franches industrielles et favoriser l’intégration par la production et par le marché. Relancer le commerce intra africain, réglementer et orienter l’investissement direct étranger de manière à ce qu’il ne dépasse pas 49%. Nous aurons à accélérer l’intégration par le marché ainsi que par la production pour favoriser les échanges intra communautaires (CEMAC), la création des emplois et revitaliser l’appareil productif national en visant les économies d’échelle.

9/ - Secteur privé et secteur public

Facteur déterminant pour favoriser le développement de l’entrepreneuriat est la liberté économique qui est laissée, c'est-à-dire l’existence sur le terrain d’un cadre offrant les conditions d’interventions équitables pour les entreprises en concurrence sur le marché. On prendrait des mesures adéquates, fiables, et stables pour créer un climat favorable à l’éclosion de l’activité économique. Il nous faut mettre le paquet sur les infrastructures viables, faciliter après étude l’octroi des crédits, protéger les investisseurs et accorder de manière sélective les exonérations.

9/ 1 - L’entreprise privée nationale.

Aider celle-ci en lui attribuant des  marchés publics (commandes publiques), crédit et exonération selon les objectifs escomptés. Il est nécessaire d’ouvrir la formation professionnelle en faveur des entrepreneurs nationaux en vue leur permettre de s’adapter aux évolutions technologiques et d’améliorer les pratiques de management pour conduire les entreprises à la performance.

9/2 - Entreprise publique.

Après audits de ces entreprises, la bonne gouvernance des entreprises publiques constituerait un enjeu décisif en rétablissant les équilibres financiers, développer les capacités managériales et mettre en place des mesures des performances. Ouvrir le capital en disposant d’une minorité de blocage (dotation étatique en période de vache à lait et rachat d’une partie du capital aux salariés). Force est de constater que les entreprises publiques relèvent des industries de réseau (distribution de l’eau, du gaz, de l’électricité chemin de fer et de téléphonie mobile…) présentant un caractère d’indivisibilité. Ces activités se rapprochent des monopoles naturels, de très fortes économies d’échelle associées aboutissent à une structure de marché, où une seule entreprise est nécessaire pour être efficace. Dès lors l’efficacité économique et technique justifie un monopole public. L’Etat garderait le contrôle des décisions qui sont de caractère politique, notamment fixation des prix et bien être collectifs.

9/3 - Partenariat privé public.

Dans certains cas, l’Etat coopérerait avec le secteur privé. Ce partenariat public privé concernerait les grands projets d’infrastructures. Il y a plusieurs instruments qui vont de la délégation de service public, en passant par l’affermage et en tenant compte du Build Operate Transfer qui est un contrat de concession qui confie à l’opérateur privé le soin de concevoir, construire et exploiter les installation d’un service public. La concession est d’une longue durée de manière à permettre à l’opérateur de recouvrer les couts des investissements et de l’exploitation qu’il porte. Les installations construites reviennent à l’Etat à l’expiration de la concession, soit généralement après 25 ou 30ans.

10/ - Capital humain, santé, hôpital et médicaments.

Nous admettons que le capital humain exerce une influence sur l’efficacité économique, la préservation de l’environnement, comme la couverture sanitaire, sur la nutrition et l’hygiène. Le capital humain est l’ensemble des aptitudes personnelles, des connaissances et les savoir faire. Il est accumulé, grâce à l’éducation, l’expérience professionnelle, la formation continue, selon un processus cumulatif. Au plan individuel, son amélioration augmente la productivité du travail et donc du revenu.

10/1 - Du capital Humain. Assurer à tous une scolarité digne de ce nom dans les classes de 35 élèves ; marquer un effort en faveur de l’enseignement fondamental, technique et professionnel ; revaloriser à 30% les rémunérations du personnel enseignant, favoriser pendant les grandes vacances le recyclage, améliorer l’adéquation formation emploi en mettant le paquet sur l’enseignement techniques de court, moyen et long cycle, en favorisant l’insertion des jeunes dans la vie professionnelle en octroyant des crédits en équipement pour la création des entreprises.

10/2 - Santé et Hôpital. Avec un taux de mortalité qui ne cesse d’augmenter, l’Etat favoriserait l’équité de tous face aux soins par la gratuité des soins. En amont, on prendrait en considération dans la planification sanitaire l’hygiène publique, l’assainissement, veiller que les populations soient équipées des systèmes d’évacuation d’eau pour éviter les sites de reproduction des moustiques comme les flaques d’eau et les eaux stagnantes dans les déchets, assurer le ramassage régulier des ordures, avant de distribuer les moustiquaires imprégnées d’insecticides. Elargir notre carte médicale ; mettre en place un système d’information fiable ; organiser une offre multiforme de diagnostics et soins curatifs ; mise en place d’un dispositif de formation initiale et permanente, ainsi qu’un système efficace d’approvisionnement, de distribution de médicaments et consommables médicaux. Médecine préventive et curative.

10/3 - Dépenses, mutuelle de sante et politique du médicament. Lutter contre les médicaments contrefaits et les ventes à la sauvette dans les étales des rues de nos villes, en proposant après formation de préparateurs en pharmacie des postes dans nos pharmacies ; 95 % des Congolaises et Congolais ne bénéficient d’aucune assurance maladie. Pour pallier cette faille, on porterait les efforts sur la diffusion des systèmes de mutualisation et de protection sociale. Une dotation de 20 milliards par année et compléter par des cotisations salariales les fonds d’assurance maladie à créer. Certaines entreprises prennent en charge les frais d’hospitalisation de leurs travailleurs, il s’agit d’élargir cette assurance maladie à la collectivité entière. Promouvoir le serment d’HIPPOCRATE et sanctionner tous les professionnels contrevenants.

10/4 - Politique du médicament et place de la pharmacopée traditionnelle.  Faire travailler en bonne intelligence les pharmaciens, chimistes, biologistes et tradipraticiens ensemble pour élaborer grâce aux  savoir faire traditionnel les médicaments susceptibles de soutenir une industrie pharmaceutique locale ;

Produire grâce aux licences certains médicaments génériques avec les pays de la sous région de manière à réduire notre dépendance en matière d’importation des médicaments tout en résorbant le chômage des jeunes.

Distribuer certains médicaments et vitamines dans les écoles, les entreprises et autres structures hospitalières à titre gratuit, penser à éduquer par les programmes de diététiques pour prévenir certaines maladies comme le diabète.

11/ - Finances, politiques monétaires et de change.

11/1 - Finances. Notre système financier formel ne couvre qu’une fraction des transactions financières et une bonne partie de l’épargne lui échappe. Face à cette situation, on pense développer le microcrédit et la micro finance pour que les agents économiques puissent accéder à des prêts pour investir dans les activités rémunératrices de revenus, et par ce biais, sortir de la pauvreté, tel est le principe du microcrédit. Il est le moyen d’inclusion financière des acteurs non bancarisés. L’Etat pourrait pallier au déficit permanent des organismes de microcrédits, il est nécessaire de créer une banque nationale de petites et moyennes entreprises ayant les guichets dans tous les chefs lieux de nos régions pour soutenir l’initiative économique ;

Bancarisation.  Au lieu de consacrer les fonds sans rentabilité à l’organisation des évènements  de type FESPAM, Biecal, tous les deux ans, l’Etat peut faire une dotation à une banque nationale des PME qui aurait pour mission de conduire les entreprises aux succès. Ouvrir et faire appel à l’épargne privée avec le soutien de la puissance publique.

Effectuer tous les paiements de salaires, traitements et transactions financières par le système bancaires.

 Avec la baisse des prix du baril de pétrole, les recettes publiques vont baisser au Congo Brazzaville, d’où il nous faut assainir nos finances publiques en élargissant la base interne de l’imposition. Moraliser les pratiques des agents des régies financières pour qu’ils collectent mieux les impôts et les versent réellement dans les caisses et on peut pour toute transaction passer par un seul guichet, qui serait le trésor public. Réduire les dépenses de prestiges, notamment en procédant à la réduction des voyages, en récupérant les fonds que certaines autorités ont placés à l’extérieur. Combattre la fuite des capitaux.

11/2 - Politique de change

Si la politique monétaire consiste à fournir les liquidités nécessaires au bon fonctionnement de l’économie. La politique monétaire est indissociable de la politique de change. Grace à notre coopération avec le trésor Français, nous avons un système de change fixe. Cette parité peut être modifiée de manière exceptionnelle afin de restaurer l’équilibre de la balance de paiement. Nous devons faire en sorte, que le trésor français nous verse au moins 70% de nos réserves en devise pour investir dans la revitalisation de notre appareil productif. Permettre aux producteurs locaux de conquérir des marchés étrangers par la maitrise des nos couts de productions.

Face à la  baisse drastique des recettes publiques qui nous guette, il est temps, que nous puissions promouvoir des politiques sélectives à même d’impacter positivement le bien être des populations en jouant la carte du patriotisme, de la transparence et de la justice sociale en donnant la priorité à la formation des jeunes, l’insertion professionnelle, l’équité territoriale (décentralisation, urbanisation), la santé et l’autosuffisance alimentaire.

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Published by PatrickEric - dans Politique
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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 16:56

Ebauche d’un projet de société pour les futurs dirigeants du Congo


la_congolaise.jpgLe Congo Brazzaville se doit chaque jour par des politiques que nous aurons à conduire de consolider son indépendance économique, sociale, géostratégique et politique en œuvrant dans un cadre qui privilégie le patriotisme, la transparence et la justice sociale pour inclure chaque fille et fils du Congo dans l’œuvre de refondation, réconciliation, et de revitalisation de notre tissu socio économique en nous appuyant sur la programmation, la prospective et la planification.

S’agissant du patriotisme, qui est le dévouement d’un individu envers son pays comme étant sa patrie, consisterait à favoriser en bonne intelligence une répartition équitable du revenu national en faisant en sorte de mettre sur pied des mesures renforçant l’égalité des chances où que ce soit sur l’étendu du territoire à chaque fille et fils au Congo Brazzaville, tout en essaimant à travers l’ensemble du territoire national les unités de production, les centres de formation, les infrastructures et les écoles. C’est grâce au travail de chacun que nous pourrons mobiliser les revenus que nous repartirons équitablement pour éviter d’exclure nos compatriotes pour des raisons tribales. Le patriotisme nous pousse à aimer notre pays, le construire et donner le meilleur de nous pour que réussisse notre pays.

La transparence à notre niveau va dans le sens de la transparence de la vie publique ; il s’agirait d’associer toutes les forces vives, les experts internationaux, la société civile et les autorités locales dans la réalisation des audits qui seront mis à la disposition du public en vue de l’en informer sur la situation réelle de nos finances publiques, en soulignant grâce à la prospective nos forces et faiblesses de manière à créer toutes les conditions susceptibles de renforcer nos libertés, nos solidarités et notre indépendance dans une société qui s’appuient sur le dialogue fécond.

On mettrait sur pied une autorité administrative indépendante composée des jeunes juristes qui veillerait à l’éthique, la bonne application des règles édictées et surtout la protection des droits de L’homme en sanctionnant les gestionnaires de faits. La sanction n’est pas la pénalisation, elle est un outil de contrôle qui permet d’encourager les femmes et hommes honnêtes, sérieux et professionnels et en pénalisant sévèrement ceux qui pillent, volent et détruisent leur outil de travail. Ainsi nous devons avoir des règles claires, connues de tous et s’appuyant sur la déontologie, l’éthique et le respect des normes adoptées par le parlement.

Dans tous les cas, la refondation de notre pays passe par l’inclusion de toutes les filles et fils du pays dans l’édification de notre pays, c’est ainsi que nous devons favoriser la justice sociale, qui est elle-même est un principe politique et moral qui a pour objectif une égalité de droits, et une solidarité collective qui permettent une redistribution juste et équitable des richesses, qu’elles soient matérielles, symboliques et morales entre les différents membres de la société.

Au niveau de la puissance publique, on se doit de compenser certaines inégalités qui apparaissent dans le fonctionnement de la société en faisant en sorte que les composantes de celle-ci puissent se développer tant sur le plan économique, social et culturel. Si nous faisons le choix du modèle libéral, la justice sociale serait favorisée par la protection des opportunités et des initiatives privées. Par contre, si nous nous engageons dans une option sociale démocrate, c’est L’Etat qui interviendrait pour tempérer par le moyen de la fiscalité les profits démesurés en redistribuant aux plus démunis ces surplus. En ce qui nous concerne, nous nous prononçons pour la sociale démocratie qui est si proche de nos valeurs.

Ayant dégagé les principes fondateurs qui conduiront toutes nos actions en nous appuyant sur le patriotisme, la transparence, et la justice sociale. Nous plancherons sur les mesures concrètes qui doivent être traduites quotidiennement dans la vie des filles et fils de notre pays sans nous écarter de ces trois principes qui fondent le cœur de notre politique.

Pour conduire notre pays vers l’émergence, pour consolider l’indépendance nationale, nous nous référerons toujours sur le triptyque Patriotisme, transparence et justice sociale en commençant par  développer nos forces productives, la productivité du travail et l’amélioration des conditions de vie matérielles des populations rurales et urbaines en consacrant une part substantielle de revenu dans l’ensemble du territoire national à la construction des sources d’énergie, des infrastructures physiques et d’un cadre réglementaire et juridiques claire incitant à investir dans le secteur productif, et en soutenant l’initiative privé nationale pour la conduire au succès et résorber le chômage massif des jeunes.

On ne peut concevoir une politique sans penser au financement des projets utiles, que nous souhaitons réaliser, cela suppose, que nous puissions avant tout compter sur nos propres ressources, en tenant compte des évolutions des produits qui nous procurent les recettes utiles.

Bien que l’on constate une certaine baisse des prix des cours du pétrole dû aux nouvelles technologies qui permettent l’exploitation du gaz de schistes, la promotion des moteurs hybrides consommant de moins en moins de pétrole et la montée des énergies alternatives, qui sont autant de facteurs qui contribuent à la baisse du cours de pétrole. Notons que sans engager des efforts pour assainir les finances publiques, nous avons depuis au moins une décennie un budget excédentaire.

Notre démarche consisterait à transformer la rente tirée de l’exportation du pétrole, de l’or vert et des mines en forces productives en injectant les ressources requises de manière à tirer profit du secteur primaire.

Le secteur primaire inclut : l’agriculture, l’exploitation forestière, la sylviculture, la pêche, l’élevage, et les industries extractives font partie du secteur productif. Au-delà, nous avons à développer le secteur secondaire qui consiste en la transformation des produits issus du secteur primaire ;  on peut inclure les industries de conservation, l’agro alimentaire, l’agro industrie, la chaine du froid, la construction mécanique, électronique, la pharmacopée et les biotechnologies peuvent être considérées comme secteur secondaire, enfin, nous avons le secteur tertiaire qui concerne l’administration elle-même, le commerce, la banque, le transport, la santé et l’éducation etc… jusqu’ici elle est dominante dans notre économie.

Une économie digne de ce nom fait fonctionner tous les secteurs, étant donné que l’économie n’est pas seulement l’administration des ressources rares, mais elle est aussi cette activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l’échange et la consommation ; d’ailleurs le président Congolais Denis SASSOU N’GUESSO  disait lui-même « un peuple qui ne consomme pas, ce qu’il produit, n’est pas un peuple libre » ; il y a donc lieu de favoriser la revitalisation de notre secteur productif en vue d’insérer toutes les congolaises et congolais dans l’appareil productif.

Pour permettre cette insertion dans l’appareil productif, il y a des préalables, que nous avons décrits dans le triptyque patriotisme, transparence et justice sociale. En somme nous prônons la bonne gouvernance, la solidarité et la dynamisation de notre économie pour mieux repartir les fruits de la croissance grâce à l’implication de tous dans l’œuvre de refondation de notre pays.

L’émergence du Congo suppose, que nous initions sans plus attendre une démarche visant à consolider, à étendre et développer les forces productives, la productivité du travail, l’innovation et l’excellence. En attendant nous pensons qu’il faut déjà favoriser l’adduction d’eau potable,  l’électrification du pays et la gazéification.

Pour tout pays qui souhaite se lancer dans l’industrialisation, il s’engage dans la voie garantissant l’indépendance énergétique, c’est pourquoi, il est utile de mettre en place tous les vecteurs qui nous permettent de maitriser nos couts de production (compétitivité prix), tout en contribuant par l’accession de tous à l’électricité à l’amélioration de la qualité de vie de nos populations, en ce sens qu’elle permet de conserver l’énergie humaine et multiplie exponentiellement la productivité de l’économie.

Nous avons pour cela les réserves de charbon, d’uranium, des vents, le soleil, du gaz et de avec la possibilité de développer des centres hydrauliques et mêmes hydroélectriques pour réussir. D’ailleurs le développement des sources d’énergie (eau, courant électrique et gazéification) est un  gisement d’emploi qui pourrait nous permettre de réduire le chômage des jeunes.

L’autorité publique prendrait en main aussi le logement, l’aménagement du territoire, l’urbanisation et la construction des villes nouvelles en s’appuyant sur un plan décennal d’urbanisation permettant à chaque fille et fils de disposer d’un logement décent, organiser les villes pour y vivre et les transports en commun, faire cela, c’est assurer de main de maitre la libération des Congolaises et Congolais.

Il s’agit de lancer avec l’appui de l’Etat, des entreprises parapubliques (sociétés immobilières construction pour le financement et la mise en œuvre  des projets de construction, le crédit foncier pour l’achat des terrains et crédit mobilier pour financer l’industrie de transformation et les équipements de maison), des promoteurs privés, des banques et des habitants de créer au niveau local des industries de matériaux de construction en faisant usage de la terre qui est source inépuisable et qui demeure un matériau de construction accessible à tous. La technologie de fabrication est facile à maitriser, on concevrait briques, carreaux, tuiles et sanitaires). Voilà un gisement d’emploi porteur, puisqu’on construira logement, fabriquerait les matériaux de construction.

Conformément à sa mission qui consiste à construire les routes, former les ressources humaines, veiller à l’accès de soins, il se doit de contribuer à l’habitation sociale pour permettre aux  concitoyens des revenus modestes d’être propriétaires d’un logement. L’urbanisation, le transport, le logement et une industrie de matériaux de construction sont des gisements d’emploi. La sic, le crédit foncier et le crédit mobilier peuvent bénéficier d’une dotation de 12 milliards sur trois ans en raison de 4 milliards chaque année, étant donné que nous jetons tous les deux ans pour le fespam 4 milliards qui auraient pu servir à résorber le chômage, consolider l’indépendance nationale et permettre de fructifier cet argent grâce à la location ou la vente des logements sociaux.

Après le logement, nous devons consacrer au moins 20% des recettes publiques pour conduire notre pays à l’autosuffisance alimentaire, il ne s’agirait pas de céder les terres sur cent ans aux intérêts étrangers, mais de redistribuer équitablement à travers le pays le foncier à ceux de nos compatriotes qui souhaitent se lancer dans la sphère agricole. On créerait une institution bancaire qui accorderait des crédits en nature (équipements, intrants, semences, débouchés) et un salaire aux exploitants jusqu’à la consolidation de l’activité. Les taux d’intérêt en matière agricole ne doivent pas dépasser 5%, à coté de cela, on devrait promouvoir les silos, les industries de conservations, de transformation, ainsi qu’une industrie mécanique tournée vers les équipements agricoles en coopération avec nos partenaires de la CEMAC, les pays Francophones et émergents (tracteurs, camions et autres équipements agricoles…). On pourrait grâce à un partenariat privé public relancer des huileries, savonneries et distilleries en vue de favoriser la résorption du chômage et de mieux redistribuer le revenu national.

L’Homme ne vit pas seulement de pain. Le développement suppose aussi que nous puissions disposer des femmes et des hommes capables d’accompagner, de soutenir et d’amplifier le processus de développement en s’appuyant sur l’imagination, la créativité et l’inventivité.

Cela nous impose de mettre les grands moyens dans l’accumulation du capital humain (ensemble des aptitudes, talents, qualifications, expérience accumulés par un individu qui détermine en partie sa capacité de travailler ou de produire pour lui-même et pour la société). Ce capital humain s’acquiert par l’éducation ou même l’apprentissage.

Comme nous l’avons déjà dit, notre  démarche est basée sur le patriotisme, la transparence et la justice sociale pour répondre aux besoins de nos filles et fils en matière d’éducation, il s’agit dès lors d’assurer l’égalité des chances, de redéfinir la carte scolaire, encourager le mérite et essaimer dans toutes nos capitales départementales : centres de formation professionnel, lycées technologiques, professionnels et agricoles, cycle de rattrapage, centre de recyclage et de réadaptation ainsi que les lycées d’enseignement général.

On penserait à octroyer les bourses aux plus démunis, aux plus méritants et  quiconque ferait les études supérieures hors du territoire national doit bénéficier de la bourse. On peut exclure de la politique éducative l’enseignant, il s’agit d’améliorer et revaloriser le traitement de son revenu, ses conditions de travail et même envisager d’améliorer sa condition d’existence matérielle. Dans le même temps, on penserait au recyclage du corps enseignants. Tous les enseignants qui  seront passibles de corruption doivent être sanctionnés de manière exemplaire. Il s’agit de réduire la corruption, le droit de cuissage et tous les vices qui minent ce système.

Comme nous avons examiné le capital humain, nous pensons qu’il est du devoir de l’Etat de veiller à la santé du peuple en favorisant l’accès de tous aux soins de santé. On privilégierait la prévention sans négliger le curatif. On réhabiliterait le  serment d’Hippocrate, l’éthique et la déontologie du médecin. On va mettre le paquet sur l’hygiène, l’éducation alimentaire (diététique) et combattre la corruption du personnel médical. 

Les médecins ayant leurs cabinets privés ne pourront exercer dans les hôpitaux publics, cependant l’Etat leur octroierait les moyens pour que ces cliniques répondent aux normes en vigueur. Il ne s’agirait plus de payer en numéraire les actes médicaux. On va créer une couverture maladie universelle. En somme, nous devons dans tous nos actes agir en intégrant notre référence patriotisme, transparence et justice sociale.

Ces trois principes guideront toutes nos actions pour sortir le pays de sa torpeur, du tribalisme et du sous développement. Ainsi pour se donner les chances de réussite, nous envisageons d’arrimer le pays dans la bonne gouvernance en assurant à tous la liberté d’expression, y compris aux adversaires, et donner un statut à l’opposition, nous favoriserons la montée en flèche de la société civile en lui proposant une formation sur les droits et devoirs du peuple, nous garantirons les libertés syndicales, de presse sans inquiéter les leaders d’opinions et les médias, on pourrait évoquer tous les sujets, sauf ceux qui menacent la cohésion nationale et le vivre ensemble. Notamment tout propos incitant à la haine tribale serait sévèrement sanctionné.

Pour asseoir la démocratie, il faut sans cesse éduquer le peuple pour libérer l’esprit et qu’il ait les instruments utiles au contrôle des élus, qui rendraient compte de la gestion des deniers publics, c’est dans ce sens, que l’école serait gratuite de la maternelle en troisième en rendant aux parents leur pouvoir d’achat, et agissant sur l’égalité des chances.

Force est de constater qu’au Congo Brazzaville, la démocratie a souvent été détournée, escamotée et confisquée par la classe dirigeante, surtout que tous les partis au Congo Brazzaville n’ont aucune référence idéologique et quand ils arrivent aux affaires, ils se contentent de prendre les ordres des firmes multinationales, des institutions financières internationales (IFI), et de gérer leurs intérêts, alliances et intrigues au lieu de prendre à bras le corps le quotidien du peuple.

Les positions d’autorités légalisées au lendemain des élections truquées permettent à ceux qui occupent celles-ci d’extraire, d’extorquer et de redistribuer les ressources (la politique du nguiri et des "enveloppes"). L’institutionnalisation de l’Etat de droit est pervertie par la personnalisation du pouvoir et la stratégie d’accumulation redistribution qui préside à chaque niveau de la hiérarchie, du sommet à la base en passant par les intermédiaires.

Bien que l’Etat existe, les institutions Etatiques sont moins importantes parce que si affaiblies par l’excès de personnalisation du pouvoir. La démocratie ne progresserait que si un contrôle de la circulation des richesses conduit à limiter les prébendes en faisant en sorte, que par le biais d’une information transparente, accessible et ouverte à tous, que nous parvenions à répartir équitablement grâce à l’équité territoriale, la justice sociale, le patriotisme, et l’égalité des chances, inclure chaque fille et fils dans son rôle de citoyens à jouir des fruits de la croissance.

Au moment, où la violence d’Etat s’amplifie avec les enlèvements, les interdictions de réunions, les arrestations arbitraires, l’étouffement des libertés,  l’interdiction sinon la suspension des hebdomadaires proches de l’opposition et autres menaces proférées vis-à-vis des organisations de droits de l’Homme viennent affaiblir l’émergence de la société civile. Dans des telles conditions, les Congolaises et les Congolais demeurent les sujets du régime en place et non les citoyens.

Nous souhaitons, dans la transparence, le patriotisme et la justice sociale conduire nos sœurs et frères à devenir les acteurs premiers de la vie politique, donc des citoyens qui voteront, participeront et contribueront à construire un pays moderne, dynamique et heureux, réconcilié avec lui-même, parce que nous pourrons donner notre point de vue sans être inquiéter, travailler par rapport à nos compétences et proposer ce qui est bien pour le pays, où que l’on soit.

A ce niveau, nous dégageons les mesures à prendre pour consolider la démocratie en vue de reconstruire notre pays en lui permettant de passer d’une économie rentière à une économie productive dynamique alliant efficacité de marché, la planification, la prospective et la performance.

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 18:02

Conférence de presse des victimes de la brutalité policière du 04 Novembre 2014

 

Mot liminaire 

 

Par Les victimes de la brutalité policière du 04 Novembre 2014

 

Mesdames et Messieurs de la presse,

Après six (6) jourMvt. Citoyen-3s d’incarcération pour les uns et sept (7) jours pour les autres, dans les locaux de la DGST, nous, les victimes de la brutalité policière du 04 novembre 2014, tenons à apporter la clarification nécessaire des faits à l’attention de l’opinion nationale et internationale.

Avant de vous plonger dans le cœur de ce film, nous voudrions d’abord vous témoigner notre gratitude pour tout ce que vous avez fait pour restituer la véracité et la réalité des faits.

Nos remerciements s’adressent également aux responsables des partis politiques et associations, aux chefs des missions diplomatiques et aux représentants des organisations internationales ainsi qu’à tous ceux qui ont opéré dans l’ombre pour obtenir notre libération.

1.    Restitution des faits

A l’appel du Mouvement Citoyen pour le Respect de l’ordre Constitutionnel, Plate-forme citoyenne regroupant les parties politiques, les organisations de la société civile et les individualités opposées au projet de changement de la constitution du 20 janvier 2002, un certain nombre de personnes se sont retrouvées le mardi 04 Novembre 2014 au domicile du Coordonnateur dudit Mouvement, Mr Clément Mierassa, pour une assemblée générale ordinaire.

La réunion a débuté par l’information de l’audience sur les cotisations, et le recours en annulation introduit auprès de la Cour constitutionnelle par le Mouvement Citoyen relatif aux dernières élections locales et sénatoriales au Congo, lorsque des agents de la police fortement armés ont fait irruption dans l’enceinte de la cour de Mr Clément Mierassa, écartant violemment et brutalisant sans ménagement le gardien chargé de recevoir les participants à la réunion et d’assurer le caractère privé des lieux, lançant des grenades lacrymogènes, tirant en l’air, molestant et bastonnant avec une brutalité indescriptible, toute personne rencontrée sur leur passage.

Il s’en est suivi une grande bousculade, chacun cherchant à échapper à cette  agression sauvage et barbare qui, de toute évidence, était minutieusement préparée.  

Dans cette panique, plusieurs personnes ont escaladé le mur d’enceinte pour se retrouver à l’extérieur de la parcelle où, malheureusement pour elles, un dispositif avait été mis en place pour les cueillir à coups de crosse, de matraques et de poings, avant de les jeter sans ménagement dans les véhicules de marque Toyota BJ  de la force publique.  Il en a été de même pour ceux qui avaient réussi à passer par le portail.

Il faut noter que tout au long de cette agression tout aussi sauvage qu’inattendue, les victimes ont été systématiquement dépouillées de tout ce qu’elles avaient par devers elles (sacs, téléphones, ordinateurs, tablettes, argent et même quelques vélos moteurs). 

Il convient de signaler que la maison de Mr. Clément Mierassa a été mise à sac par les mêmes éléments de la force publique qui, dans la parcelle et jusque dans la rue, ont procédé à la destruction systématique de plusieurs de ses biens, parmi lesquels on peut noter des appareils électroménagers, des postes téléviseurs ou ordinateurs, un  vélo de sport, des ventilateurs, des vitres de véhicules etc.

 

Mesdames et Messieurs de la presse,  Mvt. Citoyen-2

Après ces moments cauchemardesques au domicile de Mr. Clément Mierassa et dans les environs, tous ceux qui avaient été appréhendés ont été conduits au commissariat central de Brazzaville.

De là, et sur ordre du général Jacques Antoine Bouity, Commissaire central, ils ont été transférés à la DGST auxenvirons de 18H.

A la DGST, un tri a été opéré pour séparer les étudiants de ce qu’on a appelé personnalités et responsables politiques. Si les premiers ont été placés dans une salle vide habituellement utilisée comme salle de réunion, les autres, au nombre de douze (12)  ont été placés dans une cellule de moins de 8 m2, avec à leur disposition trois (3) vieux matelas en éponge et un coin pour douche et toilette utilisées aussi par neuf (9) autres détenus trouvés sur les lieux et occupant une cellule contigüe.

Les détenus sont restés dans cette cellule jusqu’à leur libération intervenue le lundi 10 novembre pour les uns et le mardi 11 novembre pour les autres, sans qu’aucun motif de leur arrestation ne leur ait été signifié explicitement.

2.    Appréciation des propos du Ministre de la Communication, Bienvenu Okiémy

Mesdames et Messieurs,

En plus de l’humiliation qMvt. Citoyen-1ue nous avons subie, le gouvernement a cru bon de poursuivre son œuvre de harcèlement psychologique en publiant de bout en bout des inexactitudes par la voix de son porte-parole, le Ministre Bienvenu Okiémy.

En effet, lors d’une conférence de presse organisée le vendredi 7 novembre 2014 à Brazzaville, Monsieur Bienvenu Okiémy déclarait avec un incroyable cynisme, ce qui suit :

« Au moment où cette réunion qui a commencé dans la sérénité avec la participation d’environ 30 personnes, sous la protection des forces de l’ordre, devait connaître son épilogue, une bande de jeunes gens arborant les mêmes tee-shirts que ceux distribués aux partisans de Clément Mierassa, a fait irruption dans la parcelle, forçant tous ceux qui y étaient à relever comme eux, les inscriptions portées sur leurs tee-shirts et à se rendre dans la rue. Dans cette confusion générale et face à l’opposition de certains des membres de cette organisation à se rendre dans la rue, une bagarre s’est déclenchée dans l’enceinte de la propriété de monsieur Clément Miérassa où ne se trouvait aucun policier. Surprise et alertée par le désordre et la confusion qui régnaient dans cette parcelle et aux alentours, la police a dû intervenir pour rétablir l’ordre, interpellant au passage 32 personnes qui se trouvaient sur les lieux ».

Plusieurs questions se posent en écoutant ce récit :

1)   Au moment de l’irruption des jeunes portant les fameux tee-shirts, où étaient donc les éléments de la force publique chargés, comme l’a prétendu le Ministre Okiemy, de sécuriser la parcelle où se tenait la réunion ?

2)   Où sont donc passés, au moment de l’intervention de la police, ces fameux jeunes portant des tee-shirts, lorsqu’on sait que parmi les 32 personnes interpellées, aucune n’avait sur lui de tee-shirt portant les inscriptions mentionnées par le Ministre Bienvenu Okiemy ?

3)   Par qui étaient lancées les grenades lacrymogènes et qui tirait en l’air au moment même de l’intervention des fameux jeunes, puisque selon le Ministre Bienvenu Okiemy, la police n’était intervenue que plus tard pour rétablir l’ordre ?

4)   Comment donc expliquer que les personnes interpellées ne portaient pas sur elles les fameux tee-shirts, ni au moment de leur interpellation ni pendant leur incarcération, alors que selon le Ministre Bienvenu Okiemy, les jeunes portant des tee-shirtsseraient venus dans la parcelle pour contraindre « ceux qui y étaient à relever comme eux, les inscriptions portées sur leurs tee-shirts et à se rendre dans la rue » ?

5)   Pourquoi, au lieu de celui qui avait été saisi par le commissaire central et par le maire de Moungali pour ne pas tenir la réunion (c’est-à-dire M. Clément Mierassa), ce sont les participants à la réunion qui ont été interpelés et incarcérés alors qu’ils n’étaient pas là au moment où se prenait la décision d’interdire la réunion ?

6)   Pourquoi donc, au lieu des fameux jeunes portant des tee-shirts et que le Ministre Bienvenu Okiémy présente comme les agresseurs, ce sont les agressés qui ont été interpelés, battus sauvagement et incarcérés dans des conditions inhumaines pendant toute une longue semaine ?

Mesdames et Messieurs,

Les nombreuses questions sans réponse qui se dégagent des propos du Ministre Bienvenu Okiémy montrent de façon claire que ce dernier a choisi volontairement d’abuser l’opinion nationale et internationale.

L’enchainement des faits au cours de ce funeste après-midi du 04 novembre 2014 montre de façon claire que les fameux jeunes qui seraient à l’origine des événements survenus au domicile de Mr Clément Miérassa, et ceux qui seraient intervenus pour rétablir l’ordre et organiser le pillage constituent une seule et même entité structurée pour faire ce qui est arrivé ce jour-là. L’agression du 04 novembre 2014 au domicile de Mr Clément Miérassa était donc minutieusement préparée et visait un but précis. Mais lequel ?

3.    Appréciation de la situation sur le plan juridique

Mvt. Citoyen-4Au regard des lois qui régissent notre pays et des textes internationaux sur les droits de l’homme, les arrestations opérées dans l’après-midi du 04 novembre 2014 au domicile de Mr. Clément Miérassa sont non seulement abusives, mais aussi tout à fait illégales.

Il y a eu en effet de façon nette :

1)   une violation grave de domicile privé, acte prohibé par l’article 14 de la constitution du 20 janvier 2002 qui dispose, à l’alinéa 1 : « Le domicile est inviolable ».

2)   un déni flagrant du droit à la parole et à la communication pour certains citoyens, alors que la constitution du 20 janvier 2002 dispose, en son article 19 : « Tout citoyen a le droit d’exprimer et de diffuser librement son opinion par la parole, l’écrit, l’image ou tout autre moyen de communication ».

3)   un refus du droit de réunion pour certains citoyens, alors que la  constitution du 20 janvier 2002 dispose, en son article 21 : « l’Etat reconnaît et garantit, dans les conditions fixées par la loi, la liberté d’aller et de venir, d’association, de réunion, de cortège et de manifestation».

4)   des arrestations arbitraires, pourtant prohibées par l’article 9, alinéa 2, de la constitution du 20 janvier 2002 qui dispose : « Nul ne peut être arbitrairement accusé, arrêté ou détenu ».

5)   l’humiliation et le non-respect de la dignité humaine prohibés par l’article 9, alinéa 4, de la constitution du 20 janvier 2002 qui dispose : «Tout acte de torture, tout traitement cruel, inhumain ou dégradant est interdit ».

En outre, il convient de souligner que les arrestations du 04 novembre ont été opérées en violation flagrante du droit international en matière des droits de l’homme, en dépit de la reconduction du Congo comme membre du conseil des Nations Unies pour les Droits de l’Homme.

4.    Principaux préjudices subis

Mvt. Citoyen-5Les préjudices subis par les victimes de l’agression sauvage du 04 novembre sont, on s’en doute, multiformes :

a)    Préjudices physiques occasionnés par les coups et blessures reçus au moment des arrestations au domicile de M. Mierassa.

b)   Préjudices moraux liés au traitement cruel, inhumain et/ou dégradant, aux souffrances morales et psychologiques éprouvées pendant près d’une semaine non seulement par les victimes elles-mêmes, mais aussi par leurs familles, leurs proches.

c)    Préjudices sociaux et économiques occasionnés par la perte de certains objets de valeur et les perturbations sur les activités professionnelles.

Conclusion

De tout ce qui précède, on peut retenir que les arrestations du 04 nombre 2014 ont été effectuées en violation flagrante des droits humains les plus élémentaires.

Les allégations de Mr. Bienvenu Okiemy, Ministre de la Communication, selon lesquelles les institutions de la République étaient menacées du fait d’une réunion politique dans un lieu privé, ne sont ni fondées, ni sérieuses.

Comment en effet imaginer qu’une trentaine de personnes, assises et assistant à une réunion dans une parcelle privée et sur qui la police n’a trouvé aucune arme, même blanche, aucun mégaphone, aucune pancarte ou même un simple tee-shirt portant des écrits séditieux, peuvent-elles menacer les institutions de la République ?

Ceci est d’autant plus étonnant que Mr. Bienvenu Okiemy, qui vit au Congo, sait que de telles réunions, au cours desquelles des citoyens de tous les bords politiques, discutent toujours avec une grande responsabilité de la situation de notre pays, se tiennent par dizaines chaque jour à Brazzaville et dans les autres localités du pays.

La déformation des faits qui se dégage des propos surprenants du Ministre Bienvenu Okiemy vise assurément un but, but que nous ne pouvons appréhender mais qui, en dernière instance, n’honore pas notre pays au moment où, plus que jamais, il a besoin de cohésion réelle et de solidarité entre tous ses fils. 

 

Fait à Brazzaville, le 27 Novembre 2014.

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 09:58

lagriffeSanctionné par erreur pour une durée indéterminée par le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, le directeur du journal LA GRIFFE attend la levée de la sanction en vain. Ce, malgré sa requête déposée au cabinet de Philippe Mvouo, Président de ce conseil.

 

Pour avoir publié « un article séditieux » en décembre 2013, LA GRIFFE, le journal satirique paraissant à Brazzaville, avait écopé d’une interdiction de parution. Cette sanction infligée par le Conseil supérieur de la liberté de communication, au sortir d’une réunion extraordinaire a fait monter au créneau Monsieur Sébastien Patrick DZEBA directeur de publication de ce journal.

Ce dernier estime que, son journal est injustement sanctionné et le titre pour lequel le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication tire la légitimité de sa sanction n’avait jamais été publié par son journal.

Le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (CSLC) avait tripatouillé le titre de son journal. Monsieur Sébastien Patrick DZEBA a déposé une requête sur demande du président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, mais la réponse ne vient pas, voici plus d’un mois.

Nous l’avons rencontré pour en savoir un peu plus

 

 Propos recueillis Patrick Eric Mampouya


Question : Nous avons entendu parler de votre sanction écopée par erreur. Qu’en est-il exactement.

Sébastien Patrick DZEBA : Effectivement, notre journal LA GRIFFE fut sanctionné le 5 décembre 2013 par le Conseil Supérieur de la Liberté de communication. A cette date, trois journaux furent interdits de parution au Congo Brazzaville pour publication d’articles séditieux.

En ce qui nous concerne, le collège des membres du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication réunie en session extraordinaire nous avait accusés d’avoir publié un titre sur lequel nous traitions, d’après lui, quatre chefs d’Etat africains de dictateurs et tortionnaires.

Pour nous, nous plaçons cette sanction dans le cadre d’une erreur commise par le Conseil supérieur de la liberté de communication et nous attendons que LA GRIFFE soit rétablie dans ses droits.

Question : Comment ces éminents conseillers sont-ils arrivés à cette erreur sans le savoir et vous avez laissez-faire ?

Sébastien Patrick DZEBA : Ce sont des humains. On peut être Chef de l’Etat, ministre, magistrat, docteur, journaliste, étudiant, élève, cultivateur, menuisier, maçon et qui sais-je encore, pour moi l’erreur est humaine. Le Conseil supérieur de la liberté de communication a commis une erreur. Un point c’est tout.

Question : Parlez-nous de cette erreur. Que s’est-il réellement passé ?

Sébastien Patrick DZEBA : Dans sa délibération du 5 décembre 2013, le collège des membres du Conseil supérieur de la liberté de communication, siégeant en session extraordinaire avait, à cet effet, interdit de parution trois journaux dont LA GRIFFE notre journal pour avoir publié, semble-t-il, dans notre édition n° 193, un article séditieux intitulé : « Les dictateurs et tortionnaires africains (Robert Mugabe, Paul Biya, Denis Sassou Nguesso et Idriss Deby,)  sont-ils sauvés ? »

Seulement, force est de constater que le numéro 193 dans lequel se trouverait ce titre n’existe pas dans la série des éditions publiées par mon journal d’autant plus que la dernière parution des éditions du journal LA GRIFFE est le numéro 192.

Plus grave encore, ce titre pour lequel nous avions été sanctionnés n’avait jamais été publié dans nos éditions. Nous avions publié dans notre édition n°192 un texte sur la nouvelle procédure de la Cour Pénale Internationale (PCI) à l’endroit des autorités africaines jouissant de l’immunité de hautes fonctions. Cette nouvelle procédure de la CPI faisait état de l’usage désormais de la visioconférence… Ce qui veut dire, les autorités africaines, jouissant de l’immunité présidentielle, ministérielle etc., devraient désormais être entendues sur vidéo.

Sur la base donc de ce texte de la CPI, nous avons fait un article intitulé : « Les dictateurs et tortionnaires africains sont-ils sauvés ? » le Conseil a ajouté les noms des chefs d'Etat sur ce titre.

Le comble est que ni notre titre, ni le corps de notre article ne citent les noms des chefs d’Etat tels qu’ils ont été ajoutés par le Conseils supérieur de la liberté de communication dans sa délibération proclamant la sanction.

Je suis allé personnellement chercher la délibération dans lequel était mentionné ce titre. J’ai repris mon journal et je me suis rendu compte que le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication avait fauté en ajoutant les noms de ces chefs d’Etat sur notre titre. Ce qui est très grave pour une institution qui se respecte. Mais, j’ai classé cette appréciation dans le cadre de l’erreur parce que, traiter des éminents chefs d’Etat de dictateurs et tortionnaires ne relève pas de la culture des journalistes de mon organe.

J’en ai parlé aux militants des droits de l’homme, à bien des confrères et à certains amis exerçant au secrétariat du Conseil supérieur de la liberté de communication dans l’espoir de voir les membres de ce Conseil annuler cette sanction prise par erreur.

Seulement l’attente a été vaine. J’ai pris un exemplaire du n° 192 qui justifie notre dernière édition et la copie de la délibération du conseil, je suis allé voir monsieur Philippe MVOUO, le Président du Conseil supérieur de la liberté de communication, qui est aussi l’un des signataires de cette délibération pour lui signifier l’erreur commise par le collège des membres de l’institution dont il a la charge de diriger les destinées.

Ce dernier constatant, sans doute l’erreur, m’a demandé de vive voix de déposer une requête dans lequel je devais tout expliquer afin que le Conseil statue dans un bref délai sur cette sanction. Mais, voici plus d’un mois, cette requête est restée sans suite.

Question : Le Conseil supérieur de la Liberté de Communication respecte-t-il une durée préétablie pour statuer sur une requête ?

Sébastien Patrick DZEBA : Je ne pense pas puisque le Président Philippe Mvouo avait parlé d’un bref délai. Il n’avait pas parlé d’«un bref délai d’une durée indéterminée. »

Question : Que compteriez-vous faire au cas où le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication ne levait pas la sanction ?

Sébastien Patrick DZEBA : Nous ne parlons pas dans ces termes. Notre requête avec le journal a été déposée de façon officielle au secrétariat du président du Conseil avec accusé de réception. Nous n’avons jamais publié un tel titre. La preuve matérielle de notre dernière publication est là.

Le Conseil supérieur de la Liberté de Communication possède, sans doute, une commission juridique en dehors des éminents journalistes qui y évoluent. Il revient donc aux membres du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication de dire si ces chefs d’Etat africains sont des dictateurs et tortionnaires. A eux de se justifier à propos.

Pour nous, nous sommes sur la thèse de l’erreur. Le Conseil doit lever sa sanction. Un point, c’est tout. Nous tenons compte des sages conseils du Président MVOUO qui m’avait demandé de déposer la requête.

Si et seulement si le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication refusait de lever sa sanction, je pense que nul n’est au-dessus de la loi dans notre pays. Il aura, à cet effet, l’obligation judiciaire de nous présenter l’exemplaire du journal LA GRIFFE n° 193 dans lequel il tire la légitimité de cette sanction. Une fois l’exemplaire présenté, nous poursuivrons les auteurs pour piraterie, tripatouillage et falsification d’un titre publié officiellement dans notre journal. Ces motifs nous conduiront ipso facto à la diffamation, à la fausse accusation et que sais-je encore.

N’oubliez pas qu’au 5 décembre 2014, nous totaliserons une année d’interdiction de parution. C’est une lourde sanction que nous subissons par erreur.

Question : La clameur publique indique que les autorités congolaises ne veulent pas voir paraitre les journaux dit de l’opposition. Confirmez ou infirmez-vous cette information ?

Sébastien Patrick DZEBA : D’emblée, je vous dis LA GRIFFE n’est pas un journal de l’opposition. Je suis désolé si notre ligne éditoriale fait trémousser des hommes du pouvoir ou ragaillardie ceux de l’opposition. 

Nous accompagnons notre jeune démocratie à l’apogée de gloire en respect de l’article 19 de notre constitution du 20 janvier 2002 qui donne le droit à tout citoyen d’exprimer et de diffuser librement son opinion par la parole, l’écrit, l’image ou tout autre moyen de communication.

Si s’exprimer en toute indépendance par écrits ou dénoncer les mauvaises pratiques courantes c’est collaborer avec l’opposition, je vous réponds tout de suite que cette définition, à mon entendement, n’émane que de ceux qui ont peur de la vérité, c’est-à-dire des flibustiers politiques.

Quant à la question de confirmer ou d’infirmer si les autorités de congolaises ne veulent pas voir des journaux dit de l’opposition. J’ignore s’il y a des journaux subventionnés par des opposants ou appartenant aux opposants au Congo.

En ce qui me concerne, LA GRIFFE n’est pas de l’opposition.

Question : La clameur publique indique que les journaux suspendus et interdits de parution par le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication depuis l’arrivée de l’actuel président à la tête de ce Conseil sont ceux dirigés par des ressortissants du sud. On peut, entre autres, citer les journaux comme LA GRIFFE votre journal, LA VOIX DU PEUPLE, LA VERITE, TALASSA, LE GLAIVE, LE TROTTOIR, SEL-PIMENT, LE NOUVEAU REGARD, ECHO NEWS etc. Que dites-vous à propos ?

Sébastien Patrick DZEBA : Votre constat peut-être fondé puisque tous ces journaux ont effectivement été suspendus et d’autres interdits de parution en moins d’une année.

Bien que tous ces journaux aient pour promoteurs des ressortissants du sud, il y a quand même d’autres journaux qui sont revenus sur la place publique sans changer leurs lignes éditoriales après leurs sanctions.

Question : Quel terme aimeriez-vous s’il vous était demandé si Votre journal était sanctionné de façon arbitraire, dictatoriale ou tribale?

Sébastien Patrick DZEBA : Pour l’heure, nous parlons d’une erreur occasionnée suite à une mauvaise lecture de notre journal. Ce titre qui cite les présidents Robert Mugabe, Paul Biya, Denis Sassou Nguesso et Idriss Deby comme dictateurs et tortionnaires africains est le fruit du conseil supérieur de la liberté de communication.

Nous n’avons jamais écrit cela dans notre journal et nous n’avons jamais publié le numéro 193 dans lequel se trouverait ce titre. Connaissant notre métier, les rédacteurs du journal LA GRIFFE ne peuvent en aucun cas plonger dans ces adjectifs contre ces chefs d’Etat  

Ce qui veut dire, nous ne sommes pas sur la théorie de l’arbitraire, de la dictature ou du tribalisme. Nous parlons d’une erreur que le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication doit déparer.

Question : Dans quelques jours vous totaliserez une année d’interdiction de parution. Comment vivez-vous cette sanction ?

Sébastien Patrick DZEBA : C’est très difficile de devenir brutalement chômeur quand vous êtes père de famille. Et, c’est très dur d’être chômeur imposé au 21e siècle où tout est à acheter et où tout est réglé avec l’argent.

Vous avez en face les frais du loyer, les frais de scolarité des enfants, la famine au quotidien, sans oublier les problèmes de santé… Je ne sais pas si les membres du Conseil supérieur de la liberté de communication qui avaient pris cette sanction contre nous, ont déjà vécu cet épisode. Moi, je suis rempli de dettes et je frôle le suicide. Arrêtons d’en parler.

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 15:40

LE CONTRAT REPUBLICAIN

la_congolaise.jpgC’est un cadre consensuel qui engage toutes les forces vives à la construction de la chose publique dans un climat de conciliation, de responsabilisation, de décrispation et de construction permanente de notre vie commune en vue de léguer à nos petits enfants un pays où règne la paix, la sécurité, la prospérité et le bonheur.

L’objectif est d’aboutir à une patrie libérée de la violence, de l’ignorance, de l’obscurantisme, de la pauvreté, de l’inégalité et de l’insécurité. Cela suppose qu’on se donne les moyens grâce au sérieux des uns et des autres à favoriser l’alternance dans une atmosphère de confiance, d’apaisement et de patriotisme, de manière à ce que les conflits politiques ne trouvent pas leurs solutions dans l’usage de la force, mais dans le dialogue.

Nous sommes certain qu’il est possible de parvenir à un tel dessein, si nous nous engageons  avec intelligence, responsabilité, probité et honnêteté à respecter les règles qui régissent l’exercice du pouvoir, nous parviendrons à promouvoir l’Etat de droit et surtout faire fonctionner la démocratie en créant un espace de dialogue permanent dans le pays.

En un mot, on doit créer toutes les conditions susceptible d'accéder à la bonne gouvernance pour notre bien être collectif. Ainsi comme nous examinons le contrat (engagement) républicain, nous sommes amenés à donner notre vision, sinon notre conception de la République, qui doit elle-même être l’œuvre des citoyens.  

La République est avant tout un Etat régit par des lois. En République même le chef de l’Etat est soumis à la loi commune. Sa personne n’est pas sacrée, il peut être traduit devant les tribunaux. Son pouvoir vient d’en bas, il émane du peuple qui l’a élu.

Il s’agirait donc de passer du tribalisme au patriotisme en faisant respecter les droits humains, le règne de la justice, l’égalité des chances et la neutralité de l’administration en mettant en place un environnement crédible qui inspire confiance à tous les enfants du Congo Brazzaville.

Les leaders d’opinion, les grandes âmes et personnes ressources doivent donc exhorter toutes les forces vives à promouvoir et à signer un engagement de concorde nationale qui favoriserait la participation inclusive de tous dans l’œuvre de reconstruction de nos infrastructures, superstructures et structures.

Dans les pays avancés, on constate que la règle édictée est au dessus de tous, notamment des chefs ; le chef n’est pas un homme en chair et en os, mais la loi. La loi est la seule référence ; ainsi les forces vives qui doivent souscrire à cet engagement Républicain doivent éduquer, intégrer et propager l’idée selon laquelle, seule la loi doit nous gouverner.

La loi comme dans les pays qui nous inspirent doit être la même pour tous. C'est-à-dire, qu'il s’agit d’imposer la même norme sur tout le territoire national, c’est le principe même de l’égalité. Cela nous conduit à créer les conditions qui permettraient d’instituer une justice pour tous, sans distinction de région, de religion, de couleur ou de tribu. 

Chaque circonscription a son député, mais ce député Congolais représente la Nation tout entière et non sa circonscription. Seule son élection fait sa légitimité et non son origine.

En classe le petit Batéké, M’bochi, Vili, ou Lumbu suit les mêmes programmes, que  le M’béti dans la cuvette ouest, le Kamba de la Bouenza. Le recrutement dans la haute fonction publique doit se faire par concours national et non par cooptation, en faisant subir à tous, les mêmes épreuves. La force publique doit refléter l’unité nationale, l’amour de la patrie et le recrutement en son sein doit se faire par quota égal pour tous les départements ; ensuite, ces jeunes seront cantonnés, formés, et éduquer dans un esprit de respect des valeurs Républicaine, patriotique et Nationale obéissant au pouvoir civil, l’armée sera soumise.

La première caractéristique de la République, qui vient heureusement de toutes les constitutions qui ont régis notre pays ; c’est l’indivisibilité de la République. Bien que la République soit indivisible ; elle reconnaît en son sein la diversité des couleurs locales, mais dans l’unité supérieure d’une Nation, des langues vernaculaires (kongo, lingala), administrative, d’un même code civil, pénal et familial.

Nous devons dénoncer, condamner et fustiger avec force tout ce qui tend à morceler, séparer, démanteler la communauté civique, que nous sommes appelés à bâtir en permanence et sans relâche.

Celle-ci respecterait les folklores, les cultures et usages mais, elle sera soumise à la loi commune que nous devons tous scrupuleusement respecter. Le Congo Brazzaville, que nous voulons bâtir sera composée de citoyens.

Quand la puissance publique s’affaiblit, les roitelets reviennent à la périphérie. Seul un Etat impartial, neutre et juste peut surmonter les milles et un intérêt privé, en faisant appliquer par les magistrats honnêtes, intègres, neutre et pleine de probité les lois sur toute l’étendue du territoire National : aux célèbres, aux anonymes, aux pauvres, aux riches, aux puissants et aux faibles.

Hélas, jusqu’à maintenant, notre pays n’a connu que des gouvernements trop forts qui étouffent les affaires, et font tout pour annihiler, pervertir et même détruire l’Etat de droit. Nous avons besoin des juges capables de veiller au respect des lois, non pour les interpréter à leur guise. Les Ministres, les hauts fonctionnaires, les officiers et les élus doivent avoir l’obligation de rendre des comptes à la justice ordinaire comme l’exige la République.

La République que nous voulons, c’est celle qui accorde à la loi toute sa place, et qui fait en sorte que nous puissions par une forte volonté politique sortir de l’arbitraire en faisant émerger une entité abstraite, érigé comme support permanent du pouvoir derrière laquelle s’effacent les gouvernants.

Les gouvernants, qui ne seront plus que des organes de l’Etat, exerçant le pouvoir en son nom ; la subordination à la norme juridique, la puissance des gouvernants se déployant sur la base des règles générales, impersonnelles, objective ; la transformation du pouvoir à l’autorité ne s’appuyant pas seulement sur la contrainte mais aussi par le consentement des gouvernés. Il s’agit là d’un appareil structuré et cohérent de domination légitime pour le bien collectif.

Notre système administratif doit faire en sorte que l’Etat central arbitre les conflits privés et assure la cohésion sociale du pays en consacrant les fonds à l’éducation, à l’ordre public, aux infrastructures, à la justice et aux nouvelles technologies.

Nous sommes favorables que le bien commun puisse l’emporter sur les intérêts privés, que l’Etat ait la responsabilité d’assurer la répartition équitable des richesses disponibles, tout en renforçant quotidiennement l’égalité des chances.

Cela n’exclut pas que l’on cultive l’individualisme économique, la libre initiative et la réussite personnelle. Soulignons que le défi consiste de transformer un pays tribaliste, avec un pouvoir plus ou moins clanique en une patrie moderne et démocratique. On devrait assurer la liberté d’expression à ses adversaires et donner un statut à l’opposition.

Cette république, que nous appelons de toutes nos forces doit :

1 - Consolider le processus démocratique et la réconciliation nationale en jouant sur la justice sociale, la transparence, l’équité territoriale de manière à ce que cela impacte le cadre de vie  de nos populations rurales et urbaines.

La démocratie, c’est garantir et protéger les libertés d’expression, de la presse et les libertés publiques dès lors que celle-ci ne viennent pas troubler la cohésion nationale ; la loi châtierait tout propos consistant à saper l’unité nationale ou faisant place au tribalisme. Libérer la parole en usant des outils de la démocratie participative, à coté de la démocratie représentative ; il faut noter que la démocratie n’est pas le règne de la majorité. C’est plutôt la capacité qui consiste à faire que la minorité garde tous ses droits d’expression et d’organisation.

Quand aucune fraction du peuple, même la majoritaire, aucun groupe, aucun individu ne peuvent imposer leur loi aux autres. Quand aucun parti, clan, famille, église ou ethnie ne peuvent confisquer la souveraineté.

2 - Mettre en place des gardes fous pour éviter que le gagnant sinon le détenteur du pouvoir soit omnipotent. La tradition a promu la séparation des pouvoirs.

On en distingue trois : il y a le pouvoir de faire exécuter les lois qui appartient au gouvernement, c’est l’exécutif. Il y a le pouvoir de faire les lois, qui apparient à une ou deux assemblées (sénat et assemblée nationale), c’est le législatif. Il y a le pouvoir de rendre justice, qui appartient aux magistrats, c’est le judiciaire.

Au Congo Brazzaville, nous rencontrons tous ces pouvoirs. Sauf qu’ils dépendent tous d’un seul Homme, qui agit selon son propre bon plaisir et pour défendre ses privilèges. On n’est pas des citoyens, mais nous sommes en fait des sujets, sans souveraineté aucune.

Afin de corriger tout ces abus et de ne pas réitérer les erreurs du passé, il vaut mieux diviser ce pouvoir, d’ailleurs MONTESQUIEU lui-même disait « seul le pouvoir peut arrêter le pouvoir ».

Il s’agit donc d’assurer réellement l’indépendance de la justice, que le parlement ait la maitrise de son ordre du jour et que l’exécutif mette en œuvre sa politique sous le contrôle du peuple qui est représenté par ses élus au parlement.

3 - Faire de nos compatriotes des citoyens en leur permettant de participer de leur plein gré à la vie de la patrie. Le citoyen est celui qui gagne le droit de faire partie du souverain. Il a le pouvoir d’élire et d’être élu.

Ainsi l’on doit élargir le champ référendaire en créant un large cadre de débats pour que les citoyens donnent leur avis en toute connaissance de cause.

4 - Favoriser la décentralisation et la déconcentration en déplaçant le pouvoir du centre vers la périphérie de manière à rapprocher l’administration vers les administrés.

Il faut donc transférer certaines prérogatives de l’Etat central aux collectivités territoriales en leur apportant les moyens de leurs politiques.

On peut envisager de raffermir l’autonomie locale ; en confiant des compétences élargies dans les domaines économique, social ou culturel, puisque les autorités disposent de la faculté de libre détermination. Ces relations entre le centre et la périphérie doivent être fondées sur la coopération.

5 - Promouvoir la justice sociale en mettant en place les fondements solides pour la prospérité des générations présente et future, en étant conscient que l’économie, la sécurité, la bonne gouvernance et la démocratie sont les piliers d’un développement harmonieux, heureux et radieux entretenu par une croissance durable.

On a donc besoin d’investir massivement en matière d’infrastructures de qualité, d’éducation, de santé et de culture, puisqu’il faut sans cesse élever le niveau de compétences tant dans nos entreprises que dans l’administration, qu’il est important que nous accumulons le capital humain  pour faire fonctionner l’Etat, promouvoir l’excellence et une administration efficace, probe, honnête et neutre.

6 - Dynamiser le capital humain par la formation des jeunes pour élargir les capacités de manière à accroitre les compétences pour transformer et valoriser les ressources naturelles.

Tout en développant les entreprises créatrices de richesses ; tout en garantissant à notre jeunesse les lendemains meilleurs par son insertion dans l’appareil productif, et à la vie professionnelle.

7 -  Engager à l’échelle nationale des politiques redistributives pour accompagner le développement, intégrer les plus démunis dans le processus de production, à l’insertion professionnelle et l’accès à la santé ; en œuvrant pour le progrès social, en facilitant l’accès des tous à l’éducation, à la  santé, à l’électricité, à l’eau, la sécurité alimentaire, à l emploi, en livrant une lutte sans commune mesure contre la pauvreté.

8 - Organiser la société civile en vue que celle-ci devienne une force de proposition, d’alerte et de protection des démunis ;  agissant en faveur  des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, de la stabilité macroéconomique, et de l’innovation.

9 - Sortir des égoïsmes tribaux, en multipliant nos projets communs, renforcer les échanges au niveau national (le Congo échange avec lui-même moins de 6% des biens et services).

Sans parler de l’assainissement des finances publiques, nous aurons besoin d’une forte croissance pour créer les emplois, garantir la paix sociale et consolider la démocratie. Ainsi le pacte républicain doit favoriser la réconciliation de toutes les forces vives, filles et fils du Congo Brazzaville en s’appuyant sur le développement économique, des institutions fortes parce qu’inspirant la confiance, des entreprises dynamiques susceptibles d’accroître la productivité du travail, en influençant le pouvoir d’achat, l’amélioration de la qualité de vie et la préservation de l’environnement dans un cadre qui permet de perfectionner quotidiennement le progrès social, la démocratie et l’Etat de droit.

Il nous faut promouvoir alors une société où la loi va primer sur toutes les autres considérations, en permettant d’introduire plus d’équité dans nos territoires  pour impacter positivement le cadre de vie de nos concitoyens.

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 12:44

Le président du Rassemblement des Jeunes Patriotes  et Coordonnateur de la Plateforme Citoyenne SAUVONS LE CONGO, en l’occurrence monsieur Paul Marie M'POUELE, interdit d'embarquer pour le Mali le 24 octobre 2014, où le Congrès ordinaire du MIRIA l'attendait ; le MIRA est une grande structure politique implantée en Afrique de l'Ouest. 
Son discours musclé, sera lu, à l'ouverture dudit congrès le 25 octobre 2014.

Mpouélé

MESSAGE DE LA PLATEFORME CITOYENNE SAUVONS LE CONGO AU CONGRES ORDINAIRE DU MIRIA


BAMAKO 2014


Monsieur le président du congrès ;
Mesdames et Messieurs les responsables du MIRIA
Distingués invités ;
Chers frères et sœurs en vos divers grades et qualités ;


Je voudrais avant tout vous transmettre les chaleureuses salutations, les sincères félicitations pour la tenue de votre congrès et surtout, les remerciements profonds des membres et dirigeants de notre plateforme pour cette invitation à laquelle personne ne s’attendait.
Permettez aussi que j’ai une pensée profonde pour un des dignes fils d’Afrique, celui-là même qui perçu la nécessité de la décolonisation ou plutôt la liberté tout court et qui s’est battu au prix de sa vie pour que soient reconnues les civilisations africaines avec leurs spécificités, j’ai cité Soundiata Keita, roi des Malinké. Ce sont des pas de ces géants, de ces illustres personnages qui doivent illuminer nos combats politiques d’aujourd’hui car l’Afrique a besoin de liberté et de démocratie.


Mesdames et Messieurs ;
Liberté et démocratie, ai-je dis, deux concepts qui sous-entendent la lutte du peuple congolais pour son développement.
En effet, après la chute du mur de Berlin en 1989 et à la faveur du vent de la perestroïka, les Congolais avaient organisé une Conférence Nationale voulue Souveraine pour tracer la voie du vivre-ensemble et établir la démocratie et le multipartisme comme système politique. Malheureusement, notre expérience n’aura duré que cinq ans, le Général Denis Sassou Nguesso appuyé par des multinationales et des forces militaires étrangères s’empara du pouvoir au terme d’un coup d’Etat sanglant ayant occasionné des milliers des morts.
Aujourd’hui, après 17 ans de navigation à vue et malgré les revenus colossaux engrangés par l’Etat, le Congo traverse une des crises multidimensionnelles des plus graves de son histoire.
En effet, la politique a cessé d’être un sacerdoce dans mon pays ; elle est devenue le raccourci que prennent tous les adeptes de l’argent facile.

Vous avez dû apprendre que le Congo est désormais un distributeur automatique des prêts sans autorisation de l’Assemblée Nationale. Mais plus grave, il s’est installé dans mon pays un climat où il ne fait pas bon d’être opposant.

Traquée, bâillonnée, suspectée du complot permanent, l’opposition congolaise lutte à armes inégales avec un pouvoir policier dont les caractéristiques sont : la mauvaise gouvernance, la fraude organisée par le dysfonctionnement du système électoral, la torture, une justice aux ordres, etc. et par-dessus tout, une misère sociale indescriptible.

Les exemples sont légion en la matière qui ont fini par discréditer notre pays qui, pourtant était un creuset d’intellectuels en Afrique centrale : disparus du beach de Brazzaville en 1999, disparus des couloirs humanitaires, biens mal acquis, catastrophe du 04 mars 2012, détentions illégales et persécutions des opposants : Mathias Dzon, Jean Martin MBEMBA, Paul Marie MPOUELE, etc.

A ce tableau sombre est venu s’ajouter aujourd’hui la volonté du Général Denis Sassou Nguesso de modifier la Constitution du janvier 2002 qui en son article 185, verrouille la limitation des mandats présidentiels, la laïcité et la forme républicaine de l’Etat.


Mesdames ; Messieurs, chers amis
C’est dans ce contexte qu’est née notre plateforme Sauvons le Congo. Comme l’indique son appellation, cette plateforme que je coordonne est née pour lutter contre la réécriture de notre histoire faite de sang et de larmes ; elle est née pour dénoncer et lutter contre le changement de la Constitution congolaise de 2002 qui renferme quelques acquis de la Conférence Nationale Souveraine dont la limitation à deux des mandats présidentiels.

Elle est née pour préparer l’alternance démocratique qui est la levure même de la démocratie. Ce combat interpelle aujourd’hui toute l’Afrique et tous les démocrates du monde entier pour faire mentir tous ceux qui croient que la démocratie n’est qu’un luxe pour l’Afrique.

Associons-nous, rassemblons-nous pour défendre la liberté pour laquelle nos ancêtres ont donné leur vie ; combattons ensemble cette tyrannie qui renforce l’afro-pessimisme alors que notre génération, la mienne en tout cas, a des raisons d’espérer, de croire en ses talents et en ces multiples atouts que nous offre aujourd’hui le monde moderne.

Cessons de croire que les temps sont malsains en essayant de comparer les années de monopartisme avec notre ambition actuelle de faire de l’Afrique le grenier du monde.
Cet optimisme motive notre plateforme composée d’ailleurs d’imminences grises
- Paul Marie MPOUELE, journaliste et directeur de publication de l’hebdomadaire Evolution ;
- Mme Dorothée MOBONDA, universitaire et ancienne secrétaire académique à l’université Marien Ngouabi de Brazzaville ;
Des membres d’honneur dont :
- Me Jean Martin MBEMBA, avocat au barreau de Paris et de Brazzaville, président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Congo ;
- Professeur Marion MANZIMBA EWOUANGO, constitutionnaliste ;
- Me Ambroise Hervé MALONGA, avocat au barreau de Brazzaville ;
- Me BOUBOUTOU-MBEMBA, notaire et ancien secrétaire général de la chambre nationale des notaires du Congo.


Mesdames et Messieurs
Chers camarades,
Je ne saurais terminer mon propos sans exprimer toute ma compassion à toutes ces victimes de la fièvre hémorragiques Ebola qui endeuille encore une fois une Afrique qui se veut progressiste ; de même que je ne saurais oublié d’exprimer ma solidarité avec Madame SADJO-Kanté Morel qui a été sauvagement expulsée de son pays au moment même où elle rendait à celui-ci sa reconnaissance en menant des combats multiformes sur le front des droits et libertés et de la communication, trouves ici, chère sœur la solidarité et l’amitié de Sauvons le Congo.

A tous les peuples épris de paix et de justice, aux palestiniens et à ces jeunes filles nigérianes enlevées par Boko Haram, trouvez par mes propos le juste réconfort de notre solidarité.


Vive le Mali,
Vive la liberté
Je vous remercie.

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 11:09

prisonnierMilles mercis à toutes les personnes qui se sont inquiétées pour ma petite personne.

Rien de grave, je suis en vie, en bonne santé et libre de mes mouvements, d’ailleurs dans quelques semaines je prévois un petit voyage en France pour aller reprendre un peu de force.

J’ai été victime d’un journaliste alimentaire que je croyais être des nôtres, un crève-la-faim qui écume les rassemblements de ceux qui veulent d’un autre Congo pour soutirer de quoi aller monnayer quelques billets de banque chez ceux qui veulent abattre les opposants.

Après avoir désigner mon domicile et mon bureau à ses maitres, cette vermine que j’ai malheureusement nourrit avec mon argent, avait monté avec son officier traitant une véritable cabale contre ma personne.

Jeudi 16 octobre 2014, 5H00 du matin, des grands coups sont frappés à la porte de mon domicile, encore abruti par le sommeil je me retrouve nez à nez avec 4 gaillards en civil lourdement armé qui se disent être de la police et qui me tendent un ordre de mission pour perquisitionner mon domicile d’abord puis mon bureau.

J’essaye de déchiffrer le nom du signataire de l’ordre de mission sans succès, ce qui est certain c’est que ce n’est pas un juge qui a ordonné les perquisitions (dans ce pays pas comme les autres, un officier de police peut demander une perquisition, juger et faire exécuter la peine qui lui semble bonne sans que la hiérarchie ne soit choquée).

A la recherche de je ne sais quoi, mon domicile est mis dans tous les sens, mes documents sont retournés, mes pochettes de cartes de visite sont emportés c’est vraiment le bordel, j’ai juste le temps d’enfiler un jeans, de mettre des sandales et nous voilà partis vers mon bureau qu’on perquisitionne rapidement, direction le commissariat central de Brazzaville.

Au commissariat on me prend mon téléphone portable, ma ceinture et on me confie à la garde de la principale geôle du commissariat, jusque là je ne sais rien de ce qu’on me reproche.

Mauvaise odeur, cri, bruit, saleté, c’est assis par terre dans la salle commune de la geôle que j’attends qu’on vienne enfin me dire ce qu’on me reproche.

Il faut attendre 11H00 pour qu’un inspecteur puisse enfin me dire qu’on me reprochait de ne pas avoir restituer un colis qu’on m’avait confié lors de mon séjour en France à destination de la vermine affamée qui leur sert d’indicateur auprès des opposants.

Je suis abasourdi et j’éclate de rire.

Pour ne pas avoir restituer à leur indicateur un colis contenant un vieux costume taille 36 d’une valeur de 29 euros et d’un élargisseur de pénis, l’officier traitant de notre indicateur de service qui se fait passer pour le journaliste le plus craint de la république à ordonner une perquisition à mon domicile et à mon bureau (nous sommes vraiment dans un pays pas comme les autres).

Je suis triste et malheureux de m’être fait avoir par un minable assoiffé d’argent que j’ai soutenu financièrement dans le passé au nom de la cause. Pendant que j’étais dans la geôle du commissariat central de Brazzaville, notre vermine jouait l’intéressant en se pavanant dans les bureaux des inspecteurs et du commissaire tout en distribuant ça et là le fruit de vente des titres des journaux qui ne lui appartiennent même pas. C’était son heure de gloire, le torse bombé, la tête haute, il buvait du petit lait en répétant  à qui voulait l’entendre qu’il avait pu terrassé Patrick Eric Mampouya.

De mon coté, j’étais déterminé à passé tout le temps qu’il fallait en prison et ne pas restituer le colis à cette enflure première classe, mais c’était sans compter avec la peur de mon petit frère.

Sous la pression des inspecteurs, pris de panique, mon petit frère part chez moi, prend le costume élimé et l’élargisseur de pénis pour le ramener chez les inspecteurs.

Je suis libéré à 17H30.

Un grand merci à Ghys Fortuné Ndombé du Journal Talassa qui a perdu toute la journée du 16 octobre 2014 pour me sortir encore une fois de ce piège.

 

Que d’émotion, que d’émotion....

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 02:02

COLLECTIF DES PARTIS DE L’OPPOSITION CONGOLAISE, CONFERENCE DE PRESSE DU 09.08.2014 CONFERENCE DE PRESSE DU 09.08.2014

SIGNATAIRES DE LA DECLARATION DU 17 AOÜT SUR LES ELECTIONS LEGISLATIVES DE 2012

 

CONFERENCE DE PRESSE DU 09 août 2014 A POINTE-NOIRE

 

 

Propos liminaire

 

non.jpg

Mesdames et messieurs les journalistes,

 

Militantes, militants et sympathisants des partis membres du Collectif de l’Opposition

Congolaise,

 

Le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise est heureux de tenir ce jour cet

échange avec la presse de Pointe-Noire, devant vous militants et sympathisants des Partis de l’Opposition Congolaise, échange portant sur l’actualité de la situation politique, économique et sociale de notre pays.

 

Mesdames et messieurs,

 

Depuis le 1er août dernier, les masques sont enfin tombés !

 

En effet, le Président de la République vient enfin de révéler au peuple congolais et ce, en pays étranger, précisément à Washington, ses réelles intentions qu’il a sciemment occultées dans un faux débat sur la Constitution du 20 janvier 2002, débat qu’il a fait animer par des supplétifs de tous ordres et de toutes natures, comme ces « sages » d’un autre temps, comme ce ministre Pierre MABIALA prompt

à user de l’invective et de la menace milicienne, comme tous ces préparatifs d’un véritable coup d’Etat constitutionnel que notre Collectif a dénoncé une fois encore le

12 juillet dernier à Brazzaville, à savoir :

- l’accumulation d’armes et munitions de guerre ;

- le renforcement et la multiplication des milices ;

- les  atteintes aux droits et libertés publiques ;

- l’appropriation privative de l’Etat ;

- l’instrumentalisation des compatriotes débaptisés « sages » et l’exploitation de leur naïveté, de leur misère et de leur ignorance pour le soutien au coup d’Etat constitutionnel ;

- l’affectation des fonds publics à des cadres pour le lobbying et des basses besognes à l’intérieur du pays ;

- le lobbying à coups de dollars à travers le monde, notamment auprès des organisations internationales et les autres pays occidentaux, pour tenter de se maintenir au pouvoir ;

- les graves menaces et autres propos d’intimidation ;

 - le recensement administratif spécial nul et maffieux ;

etc.

Tout ceci a été organisé dans le seul but inavoué de donner, grâce à un système

électoral mafieux basé sur la tricherie, un 3ème mandat en 2016 à Denis Sassou- Nguesso.

 

Le Collectif  des  Partis  de  l’Opposition  Congolaise,  en  organisant  la  présente rencontre avec la presse, a tenu à revenir en détails sur toutes ces questions, auxquelles s’ajoutent les points ci-après :

- les conséquences d’un changement de Constitution ;

- la réactivation de milices privées ;

- le crime social.

- Les conséquences d’un changement de constitution

Depuis le 31 décembre 2013, le pouvoir a imposé au pays un débat, d’abord sur la révision constitutionnelle et, actuellement, sur le changement de Constitution. Ce débat que d’aucuns estimaient être la préoccupation du peuple profond, s’est finalement révélé une supercherie conforme aux us et coutumes d’un pouvoir qui a assis son règne sur le mensonge, la tricherie et l’outrance de son insolence. En effet ce faux débat est dangereux pour la préservation de la paix, parce que les tenants du changement de constitution n’ont ni la maîtrise des conséquences d’un tel acte, ni la légitimité d’une telle opération d’essence nationale et consensuelle. 

En effet, il est clair dans l’esprit des tous les Congolais que la Constitution du 20 janvier 2002 est révisable sauf en ses dispositions verrouillées par l’article 185 alinéa 3, notamment celles ayant trait à la forme républicaine et le caractère laïc de l’Etat et, le nombre de mandats du président de la République limité à deux. 

Le pouvoir a bel et bien connaissance du dispositif prévu pour opérer d’éventuelles révisions et/ou insertions des questions prétendument non abordées jusque-là, en s’appuyant par exemple sur l’article  86 qui en fixe la matière. Par contre, en invoquant la question du changement de Constitution «conformément aux mécanismes prévus au TITRE XVIII de l'actuelle Constitution, en ses articles 185,

186 et 187» selon la conclusion de la Commission de la Majorité Présidentielle pour le changement de Constitution, le pouvoir s’expose à une nouvelle et flagrante violation de la Constitution car les articles pris en référence ne font allusion qu’à la révision de la Constitution et non à son changement.

Bien plus, le pouvoir se heurte à la reconnaissance de la faillite générale de l’Etat et à la déchéance de toutes les institutions. 

En effet, changer la Constitution du 20 janvier 2002, c’est d’abord prononcer son abrogation, ensuite constater la déchéance des institutions « Présidence de la République »,  « Sénat »,  « Assemblée     Nationale »,  « Cour Constitutionnelle », « Conseil Economique et Social », « Commission Nationale des    Droits de l’Homme », « Conseil Supérieur de la Liberté de Communication » et tous les Conseils  départementaux et municipaux  déjà frappés d’illégalité depuis le 31 juillet 2013.

C’est enfin mettre en place une Constituante pour l’installation des institutions provisoires, l’élaboration d’une nouvelle Constitution, l’organisation d’un véritable recensement administratif spécial en vue d’obtenir un corps électoral fiable qui servirait de base d’organisation d’un référendum constitutionnel.

Aucun juriste digne de ce nom ne saurait nous en dire le contraire. Et, dans tout cela, le pouvoir en place ne peut ni se prévaloir de se constituer Constituante, ni le faire tout seul.

En voulant procéder ainsi, le pouvoir ne percevait pas qu’il conduisait ainsi le pays à une crise dont personne n’avait besoin, pour un pays prétendument bien gouverné. 

Voilà quelqu’un qui se dit visionnaire, qui a changé huit (8) fois de Constitution et qui pense que la neuvième (9ème) fois serait la bonne pour lui permettre d’atteindre des performances inédites pour arrimer le Congo à la pseudo émergence proclamée pour 2025 !

Voilà quelqu’un qui se dit efficace et bâtisseur infatigable dans sa gouvernance alors que tout autour de lui sévit une crise multidimensionnelle qu’aucun Congolais digne de ce nom ne peut contredire.

Pourquoi ne prête-t-il pas attention aux appels répétés du Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise à un dialogue entre toutes les forces vives de la Nation ? 

La question du changement de Constitution ramène visiblement le pays à la pensée unique et totalitaire, jadis illustrée par les slogans du genre « Votez rouge », conçue pour aiguiller tout un peuple vers une et une seule option, à savoir : le règlement de l’avenir politique de la seule personne du président de la République actuel et des membres de son clan par la voie de la «  monarchisation » du pouvoir.

Le pouvoir qui exploite la naïveté des pauvres paysans pompeusement dénommés « sages »,  demande  à  ceux-ci  d’exiger  l’organisation  d’un  référendum  sur  un changement de constitution sans leur dire pourquoi un changement de constitution.

Mais nous savons bien que le président Denis Sassou-Nguesso nous cachait une entourloupe, c’est-à-dire un troisième mandat à la tête du pays alors que la Constitution le lui interdit.

Poussé dans ses retranchements, Denis Sassou-Nguesso vient d’avouer publiquement à Washington, ses intentions de demeurer au pouvoir et d’organiser le vacarme sur le changement de la Constitution dans un pays où le peuple qu’il invoque à tour de bras s’interroge plutôt sur :

- la dégradation de la situation sociale :

- le chômage endémique des jeunes ;

- la pauvreté généralisée ;

- l’absence d’eau potable, d’électricité et autres services sociaux de base ;

- le  déficit  de  démocratie illustré par l’organisation sempiternelle d’élections chaotiques et truquées ;

- l’organisation mafieuse d’opérations de recensement électoral depuis 2001, illustrée aujourd’hui par le faux recensement administratif spécial actuel sur lequel le pouvoir veut s’appuyer pour imposer un faux corps électoral à un éventuel référendum constitutionnel.

On peut se poser la question de savoir pourquoi Denis Sassou-Nguesso est allé dévoiler, dans un pays étranger, des intentions qu’il a longuement cachées dans son propre pays. Il croyait placer l’administration américaine devant un fait accompli.

Erreur ! John KERRY est sur ce dossier depuis longtemps et il insiste sur le respect des limites des mandats, en déclarant ce qui suit au cours d’une communication au niveau du sommet : « Nous continuerons à défendre les limites de mandats imposées par les constitutions et nous inciterons les responsables à ne pas modifier les constitutions nationales pour un profit personnel ou politique. »

A la réalité, le président Denis Sassou-Nguesso veut organiser un passage en force. Pour cela,  il pense  y parvenir soit par l’imposition d’un  référendum, soit par la création d’une crise sociopolitique qui justifierait un état d’urgence. 

Mais si d’aventure, Denis Sassou Nguesso n’écoutait ou n’acceptait pas la sage recommandation de John KERRY, le Collectif lui suggère d’écouter les propos de Linda T Greefield , Vice-secrétaire d’Etat chargée des affaires africaines dans son interview à RFI du 05 août 2014 où elle déclare en substance : « …nous allons encourager les dirigeants à respecter leur constitution ; nous n’avons pas le pouvoir d’imposer notre vision, mais notre voix est forte, elle porte et elle est respectée et nous ferons connaître notre point de vue. S’il n’est pas accepté, nous allons continuer à soutenir les opportunités qui permettront de trouver les moyens pour que les populations de ces pays puissent s’exprimer et pour que leurs droits soient respectés. »

A bon entendeur ! Salut !

La réactivation des milices privées 

Le pouvoir, n’entrevoyant d’issue ni pour la révision de l’article 185, ni pour le changement de toute la Constitution, c’est-à-dire son abrogation, n’a pour option salvatrice que la création de troubles socio-politiques, cette vieille recette du monopartisme, pour lui permettre de recourir non pas à la Force Publique, mais aux milices privées qui lui sont inféodées !

C’est dans ce cadre que le pouvoir a entrepris de remettre à flot :

- la milice « Cocoye » par l’entremise du ministre Pierre MABIALA, dans les pays du Niari ;

- la  milice  « GRB »  par  le  Général  Jean-François  NDENGUET, qui s’est illustrée dans l’opération « Mbata ya Bakolo » dans le département autonome de Brazzaville ;

- les milices « SASPN » à Mpila par l’entremise du tout jeune Général OBOA de la Garde Républicaine.

Dans la même veine, il est organisé depuis un certain temps des recrutements et des formations militaires, de façon expresse et spécifiquement, à Obouya et à Oyo.

Pour la remise à flot et le renforcement de ces anciennes milices, le président Denis Sassou-Nguesso a fait débloquer du Trésor Public des sommes faramineuses.

Il n’est pas étonnant de recourir à de tels agendas dès lors que le pouvoir sait pertinemment que la Force publique ne peut pas être utilisée pour le soutien à un désordre découlant de l’abrogation volontaire, par une fraction d’un peuple, de la loi fondamentale de notre pays. 

Surabondamment, le pouvoir est véritablement orienté sur l’option de conflit sociopolitique, la dernière trouvaille de Denis Sassou-Nguesso étant la prise du décret n° 2014-241 du 28 mai 2014 portant suppression des contrôles des marchandises en circulation sur le territoire national.

Paradoxe ! Comment est-il possible que dans un pays qui, prétendument pour des questions de sécurité, d’ordre et de paix, est en pleine opération de contrôle des étrangers en situation irrégulière, dénommée Mbata Ya bakolo, comment, disions-nous, est-il possible que le pouvoir ose laisser circuler, sur l’ensemble du territoire national, des marchandises en containers sous prétexte de lutter contre la cherté de la vie alors que, au sujet des containers, non seulement le Congo a vécu l’expérience malheureuse d’importation de déchets toxiques et d’aliments avariés, mais encore et surtout, l’entrée aux frontières des containers remplis d’armes et de munitions de guerre au nom de la présidence de la République ? 

Comment cela est-il possible lorsqu’un certain colonel MBANGO croupit encore à la maison d’arrêt de Brazzaville, motif pris d’avoir dépoté un container rempli d’armes en libre circulation dans le Département du Pool ?

Non ! Le peuple congolais doit savoir que Denis Sassou-Nguesso nous mène à la guerre, l’option qui lui réussit le plus car ne c’est que comme cela qu’il peut, après avoir organisé une guerre pour son retour aux affaires en octobre 1997, réussir de se maintenir au pouvoir au-delà de 2016.

Le crime social

Le 13 août 2012, dans son message sur l’état de la Nation, le président Denis Sassou-Nguesso avouait que la question sociale était le maillon le plus faible de sa gouvernance. Aujourd’hui, force est de constater qu’il s’agit plutôt d’un crime social généralisé. 

A titre d’illustration, le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise constate que le pouvoir a décidé d’abandonner, complètement et sans émotion, les étudiants congolais boursiers à l’étranger. Comment peut-on imaginer que depuis un an nos étudiants au Sénégal, en Roumanie, etc., soient jusqu’à ce jour sans bourse, avec à la clé des frais d’études non payés depuis plusieurs années. 

Quant à ceux de Brazzaville, ils ont dû recourir à un mouvement de grève pour obtenir le paiement du dernier semestre de l’année 2013. Et que dire du drame que vivent nos étudiants qui viennent d’être rapatriés de Kinshasa du fait de l’opération Mbata ya Bakolo ! Pendant ce temps, des centaines de millions sont débloqués par le Trésor Public au profit des campagnes d’animation des réunions en faveur du changement de la Constitution pour obtenir un troisième mandat présidentiel qui lui est pourtant interdit par la Constitution. Quel culot ! Quel cynisme ! 

S’agissant toujours du crime social qui pourrait être étendu au crime environnemental particulièrement dans cette localité-ci, comment comprendre que Pointe-Noire, la capitale économique, ville pétrolière de réputation internationale, baigne de tous temps dans une insalubrité insoutenable et singulièrement pendant les saisons pluvieuses, ceci, après avoir connu une soi-disant municipalisation accélérée ? 

Mesdames et messieurs les journalistes,

Militantes, militants et sympathisants des Partis de l’Opposition congolaise, 

Le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise, soucieux de la préservation de la paix chèrement recouvrée par notre peuple au prix de son sang, met en garde le pouvoir dans ses manœuvres de manipulation de la jeunesse congolaise en vue d’une nouvelle « milicialisation » visant à verser le sang des paisibles populations congolaises.

En effet, comment comprendre le scénario qui consiste à jouer au médiateur entre des milices semant la terreur en Centrafrique, d’une part et, s’aventurer à remettre en mouvement des milices congolaises prétendument dissoutes ?

Comme il l’a déjà dit que le pays courait et court des graves dangers, le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise attire l’attention de la Communauté Internationale devant l’imminence de nouveaux drames sur le sol congolais.

Face aux risques graves que court le pays, le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise estime que le pouvoir, plutôt que de chercher à créer des troubles afin de passer en force, a intérêt à choisir la voie de la raison que nous n’avons jamais cessé de lui proposer, à savoir : la convocation et la tenue des Etats Généraux de la Nation, c’est-à-dire le dialogue national sans exclusive des forces vives de la Nation, le seul qui permette au pays d’éviter des graves déchirements, de réaliser l’alternance dans la paix et une sortie sans à-coups de Denis SASSOU-NGUESSO en 2016.

Le Collectif rappelle aux amis du Congo le danger qui guette ce pays si le pouvoir venait à imposer son changement de Constitution. 

Le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise appelle les militants et sympathisants à redoubler de vigilance et à ne pas céder aux actes de provocations de quelque nature que ce soit.

- Non au changement de la Constitution !

- Non à un 3ème mandat de Denis Sassou Nguesso !

- Non aux résultats du recensement administratif spécial !

- Non aux  élections locales programmées !

- Oui aux Etats Généraux de la Nation !

- Oui à l’alternance démocratique en 2016 !

Vive le Congo ! 

Fait à Brazzaville, le 09 août 2014 

Le Collège des Présidents 

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Published by PatrickEric - dans Politique
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 13:04

Michel NGakala le tricheur stalinien élevé et éduqué aux complots permanents

michel-ngakala

Par Grégoire LEFOUOBA

Membre du Comité Central du PCT

Au

Camarade NGAKALA Michel,

Secrétaire Permanent du Comité Central du PCT 

Camarade NGAKALA,

Je vous accuse pour intrigue, effronterie, arrogance, trafic d’influence et accusation gratuite.

En vous écrivant cette lettre, j'ai décidé de ne point subir plusieurs interprétations  sur notre différend au regard des injures qui m'ont été proférées par vous, me considérant comme un frein pour la réussite du candidat du PCT aux législatives dans la circonscription unique de Kellé, ce qui est à vos yeux inquisiteurs, un acte de trahison en plus.

La sagesse des Anciens  dit : "L'arbre qui, un jour vous avait sauvé la vie contre la furie d’un buffle dans la forêt ou la savane, on ne l'utilise point pour réchauffer le corps en temps de grand froid".

 L'humilité comme sagesse des manières et politesse de l'esprit

L'humilité grandissante est le pouvoir de "ne pas savoir" et qui permet aux autres d'être eux-mêmes autour de nous. Sans notre jugement ou sans faire leur inventaire, ils se sentent en sécurité. Notre humilité permet différentes interprétations du même évènement. Elle nous permet de reformuler notre point de vue.

N'étant pas attachés à avoir "raison" ou "tort", nous incluons davantage les autres et nous ne sommes pas en compétition avec la réalité. Nous cultivons ainsi un sentiment "d'unité dans la diversité", plutôt un besoin d'être en compétition ou de nous comparer. Quand nous explorons ce que "nous ne savons pas" nous attirons des expériences de nos vies que notre égo n'a pas projetées, attendues ou imaginées.

Nous faisons une place pour le mystère, le champ des possibilités et la paix dans nos vies  et de cette façon nous déployons la confiance en étant honnêtes avec nous-mêmes et avec les autres en ce qui concerne notre vie intérieure. Pendant vingt ans, j'ai appliqué cet enseignement  et tout le monde  sait et observe que sur certaines questions de notre vie commune, je suis une carpe du fleuve,  donc muet.

J'évoquerai ici en quinze points : la nature des problèmes que je vous reproche tout  en évitant, l'injure, la seule arme de dissuasion politique en votre possession, en stigmatisant votre caractère intrigant et hypocrite, en soulignant les travers et l'odeur  de la corruption dans le traitement des questions importantes du Parti, comme l'investiture aux élections, en essayant de comprendre la notion de trahison afin que les lecteurs, de préférence, membres du PCT, prennent objectivement position, en montrant votre acharnement contre ma personne, votre menterie récurrente autour de la célèbre phrase, "le Président m'a dit" afin de vous signifier la plainte que je formulerai officiellement contre vous auprès  des instances habilitées à régler les litiges au sein du Parti.

Tout se passe comme si l'élection à Kellé oppose Grégoire Lefouoba du Pct à un autre candidat du Pct que le Parti soutiendrait. Alors qu'il s'agit d'un citoyen libre de son action et qui se présente à une élection démocratique à Kellé.

Aujourd'hui encore, se dégage l'idée que si le candidat investi par le Parti trébuche, ce serait la victoire de Lefouoba et que sa victoire, serait celle de l'ensemble de ceux qui le soutiennent contre moi, donc mon échec, telle la figure renversée de votre piteuse dialectique. Quelle hérésie!

Si le ton de ma lettre peut paraître quelque fois rugueux, ce n'est qu'une faiblesse de ma part, la non maitrise de la langue de travail en est la cause, car loin de moi, le sentiment d'utiliser votre méthode qui sublime l'invective et l'injure, et vous voudriez  bien me disculper  en toute fraternité et camaraderie de mon accablant déficit.

J'ai attendu sept jours pour mesurer si vous étiez capable d'humilité afin de régler le linge sale, en vain. Votre puissance ne vous autorisant à vous abaisser, la voie que j'emprunte est la meilleure pour un débat public.

La grave erreur du dernier Congrès réside dans votre maintien au Secrétariat Permanent et le PCT paiera très cher.

L'analyse et l'examen de la situation du Parti me donnent l'occasion de comprendre que l'une des graves erreurs du dernier Congrès du Parti aura été votre maintien au même poste car le rapport audit Congrès extraordinaire avait insisté sur l'insuffisance des résultats du Secrétariat Permanent auquel vous apparteniez.

1. Le décor et les faits.

Le mercredi 05 décembre 2012, je passe au siège du Parti dans le but de m'informer sur les modalités de paiement des cotisations statutaires avant de me rendre à l'étranger. Le camarade et collègue Jean Marie Ata me reçoit poliment et me fixe rendez-vous pour le lendemain. 

Au moment de repartir, le Protocole m'aborde pour me demander de passer saluer le Secrétaire Général du Parti qui se trouvait dans un bureau. N'ayant aucun sujet précis à traiter, j'ai exprimé ma gêne  à l'agent du protocole de voir le Secrétaire Général et ce dernier m'a convaincu de saluer ne fut-ce que l’ami, qu'il est.

Je résolus donc par amitié d'aller le saluer. La rencontre était chaleureuse et amicale jusqu'à votre irruption dans le bureau du Secrétaire Général, accompagné de Mme Esther Gayama, elle aussi, membre du Secrétariat Permanent du PCT, certainement pour lui prouver combien vous êtes  puissant, capable de ridiculiser une personne qu'elle respecte. Peine perdue!

D'un ton acéré et sûr, à la limite de l'injure, et n'ayant pas eu la maîtrise auditive de l'articulation irrégulière de votre phrase, j'ai cru comprendre ceci : tu vas de trahison en trahison..., avant de poursuivre, "je le dis devant votre ami".  J'ai immédiatement pensé aux résultats de l élection législative partielle dans la circonscription unique de Kellé.

D'un ton ferme, je vous ai interdit de me parler en ces termes, vous enjoignant de me dire l'objet de  votre assaut en présence du Secrétaire Général.

J'ai pensé à une mise en scène, puisque le Camarade Ngolo n'a pas interrompu votre acharnement et en plus, tous les trois vous veniez de Kellé soutenir le candidat du Parti qui n'a pu passer au premier tour. Enfin ce n'est qu'une cogitation de ma part.

Votre passé récent d'officier supérieur des Forces Armées Congolaises, de Premier Secrétaire de l’Union de la Jeunesse Socialiste Congolaise aurait pu vous dissuader de parler de manière si bruyante devant un supérieur hiérarchique qui, d’ailleurs n'a osé dire mot.

Serait-il habitué à vos brusqueries ? Comment peut-on parler de cette manière dans le bureau de travail d'un supérieur ? Quel est cet art de banaliser le commandement ?

2. Pourquoi cette correspondance ?

Sachant comment se trament les complots et les condamnations en politique, je préfère ce support pour vous obliger à déposer en temps opportun devant la commission des litiges du Parti, c'est-à-dire la Commission de Contrôle, le but de votre agression verbale, par écrit.

J'ai attendu sept jours pour voir si vous étiez capable de rattraper votre malveillante attitude. Hélas, il me semble que vous avez droit de vie, de promotion des membres du Parti en échange de leur allégeance envers vous. Quelle belle illusion d'en faire une formule applicable en tout lieu et à tout le monde !

3. L'art de penser le pouvoir acquis par la gesticulation psychologique.

Votre attitude d'effronterie est un message adressé à l'ensemble du personnel politique du PCT pour qu'il comprenne que le véritable Secrétaire Général du PCT c'est bien vous et non celui qui est officiellement investi car un homme normal n'aurait jamais agi ainsi.

Un officier supérieur de votre rang, (même à la retraite), devrait à ce niveau connaître les hommes et leur psychologie pour éviter de penser que tout le monde peut et doit obéir à votre puissance.

A travers l'allégeance et/ou la servilité de certains intellectuels en proie à la recherche d'un emploi politique mieux rémunéré, vous aviez imaginé que tous les oiseaux de la terre avaient le même plumage. Je pense être assez lucide pour me permettre une telle hallucination, au point de me jeter dans vos bras comme protecteur pour un emploi.

Toute cette méprise  de votre part m'inspire un sentiment de pitié pour vous et pour moi-même. Comment peut-on imaginer que moi, je puisse vous faire allégeance puisque  tous vos gestes et faits le prouvent ; le diable étant dans le détail, je m’abstiens volontiers d’en parler.

Je fais partie de la race de ceux qui n'obéissent qu’à leur conscience ou alors à une conscience éclairée.

4. Comment expliquez-vous votre agression ? Pourquoi dois-je être le bouc-émissaire ?

Votre activisme sur le cas de Kellé dégage une impression qui a bien l'air de cacher quelque chose. « De l'or ! De l'or jaune, étincelant, précieux ! Non, dieux du ciel, je ne suis pas un soupirant frivole... Ce peu d'or suffirait à rendre blanc le noir, beau le laid, juste l'injuste, noble l’infâme, jeune le vieux, vaillant le lâche... Cet or écartera de vos autels vos prêtres et vos serviteurs ; il arrachera l'oreiller de dessous la tête des mourants ; cet esclave jaune garantira et rompra les serments, bénira les maudits, fera adorer la lèpre livide, donnera aux voleurs place, titre, hommage et louange sur le banc des sénateurs ; .....Allons, métal maudit, putain commune à toute l'humanité, toi qui mets la discorde parmi la foule des nations... »

Vos responsabilités dans cette occurrence permettent un bon refuge derrière le devoir militant. La réponse ne m'est pas précise mais, permettez que l'on s'interroge sur ce cas et la violence de votre verbe et je suis loin d'imaginer la présence du précieux métal.

Il est donc  beau de trouver un bouc-émissaire de luxe  pour justifier  un demi-échec...

5. Une position de principe et non un refus de respecter les "directives"

Tout porte à croire et à penser que le camarade Ngakala Michel a un autre problème qu'il n'arrive pas à exprimer de manière claire et précise.

Le camarade Ngakala Michel a-t-il oublié la teneur du message livré par les sages à la délégation du Secrétaire Général du PCT à la veille de la dite élection législative partielle à Kellé ? Je ne me permettrai pas de gloser sur ce candidat qui fut mon collaborateur, décence oblige.

Que vous ont dit les "sages"  lors de votre entretien avant les dernières partielles ?

Ils vous ont bien parlé des injures proférées à l'endroit des  plus hauts dirigeants actuels, en prétextant que le virus Ebola était une pandémie orchestrée par le Président actuel.

Je n'invente rien car je vous ai dit publiquement en réunion de concertation à la Permanence devant le collège des élus de la Cuvette de l'Ouest, ma position de principe.

Enfin, l'humilité sauve.

Depuis 1992, candidat à Kellé, j'ai toujours été premier ou second ; sauf en 2007 analysant les rapports de force qui n'étaient pas fluides, j'ai décidé d'aller soutenir le candidat du PCT pour qu'un deuxième tour soit possible

Le Secrétaire Général, feu Ambroise Noumazalaye était bel et bien informé de ma démarche qui était aussi une position de principe. Je n'avais en retour  présenté aucune facture à qui que ce soit,  pour services rendus.

Malheureusement, le deuxième tour était entaché de fraudes en faveur du candidat actuel et le candidat du Pct avait été vaincu, non sans mérite. Bien au contraire!

J'avais observé une attitude d'un homme de gauche, républicain, qui barre la route à une idéologie funeste, comme on s'entendrait en France contre le Front National.

Les témoins de cette prise de position existent, et sont prêts à authentifier ou infirmer mes propos.

 6. Les critères de choix des candidats et le respect de la discipline du mouvement.

N'ayant pu remplir les critères de compétence, d'expérience et de popularité (sic!), j'ai été éliminé. En militant discipliné, je ne me suis pas présenté en indépendant pour battre campagne contre le candidat officiel du Parti.

Ma candidature a été motivée par les cadres de la Fédération de la Cuvette de l'Ouest pour semble-t-il, éviter une bipolarisation ou un affrontement, convaincus qu'ils étaient, que ma position ferait l'équilibre attendu.

Les cadres de la Fédération de la Cuvette de l'Ouest peuvent témoigner. Mais la pression arrogante et massive au moyen de l'argent facile est intervenue.

7. Une préparation psychologique pour trouver un coupable.

L'art de mentir trouve des astuces dans la préparation du mensonge afin de suggérer au Prince une attitude pour contre attaquer. De cette manière, on conclura, qu'on ne pouvait rien, le Camarade LEFOUOBA est un opposant, il n'a pas soutenu notre candidat, c'est un rebelle.

En conséquence, et de toute évidence,  "pour gratifier le candidat harcelé, afin de punir LEFOUOBA qui ne serait pas humble, il faut, diriez-vous, comme à l'accoutumée, camarade Président, il faut promouvoir notre candidat à Kellé pour que LEFOUOBA comprenne son entêtement".

Et le tour est joué, on a une promotion non parce qu'on la mérite mais pour faire mal et plier le supposé dissident. Quel entêtement, car personne ne m'a demandé de manière sereine et respectueuse de m'impliquer dans quoi que ce soit! Tout se passe comme dans une mafia organisée. Les preuves des concertations où je ne suis pas convié sont nombreuses.

Beaucoup ont utilisé mon nom comme épouvantail pour se maintenir ou monter en puissance, tant mieux. Pendant combien de temps va durer cette chanson à mélodie envoutante?

Aujourd'hui, le refrain prend de l'envol pour arroser toutes les oreilles.

Chacun de nous est face à son destin, lequel destin part du néant vers l'existence accomplie et assumée, pour se dissoudre dans le néant.

Le mouvement de la vie n'est qu'un jeu subtil dont les joies et malheurs ne sont pas déterminés, de manière précise d'avance, d'où l'impossibilité de croire que l'échec serait absolu ou la réussite serait quasi définitive et acquise une fois pour toute.

Tout étant relatif car dans un monde en mouvement, prendre du recul c'est aussi prendre l'avance. 

8. L’intrigue, le trafic d’influence et l’arrogance en politique sont un poison.

Qui au Parti n’a jamais été victime de vos intrigues ce, depuis l'ère du monopartisme ?  Les victimes de vos intrigues se comptent par centaines et se reconnaîtront, inutile de citer la longue liste. Ma position antérieure dans ce Parti m'a permis de connaître la nature des hommes.

Le trafic d’influence est votre arme de prédilection, la délation la marque de votre munition préférée, le mensonge par calcul, le meilleur art de votre existence. Pour ma part, je n'ai jamais émargé auprès de votre supposée influence pour une promotion quelconque, hier et aujourd'hui,  car mon éducation ne me l'autorise  point.

Votre arrogance sans fondement ne peut m’être exhibée.., je ne tremble jamais devant des lumières obscures.

9. Le Président m’a dit : 

"Le Président m'a dit" une phrase dont la musicalité exprime la puissance, le respect et certainement l'admiration et c'est votre leitmotiv.

La vocation du Président est de transmettre des Instructions, mais pas des "On m'a dit".

J'ai entretenu un commerce fort fructueux avec feu, le Ministre Antoine Ndinga-Oba dans une période difficile de la vie du pays et du Pct mais jamais, de sa bouche est sortie cette phrase. A ma connaissance, ce fut un proche parent aussi.

Il répétait à l'un ou à l'autre, ceci : on vous transmet les Instructions du Camarade Président. Jamais en officiel ou en privé, il ne s'exprimait comme vous le faites. Jusqu'à sa finitude, nous sommes restés en grande estime l'un pour l'autre. Son humilité et sa grande correction, ont fait de lui, un homme de qualité et d'une politesse d'esprit rare.

En France sous Mitterrand c’était Papa m’a dit, aimait répéter le fils aîné du Président Mitterrand d'après certains biographes.

Le Président ne peut que donner des instructions pour ceci :

- travailler pour que le Congo prospère, organiser le Parti de manière efficace pour le bien de l’organisation, rassembler les meilleures têtes et les personnes engagées pour faire face au défi de la mondialisation et de ses conséquences.

Le Président n’a pas dit :

D’injurier en son nom des gens qu’il respecte par ailleurs, de dire aux cadres que vous êtes le canal approprié pour leur élévation, de se passer pour la personne unique capable de régenter la carrière des uns et des autres, de vouloir se placer comme l’équivalent du Président, donc au-dessus de tout le monde ni de prendre de l’argent des gens pour faire miroiter des nominations d’Etat, au Gouvernement ou dans les Entreprises.

Vous donnez des garanties à certaines personnes qui vous sollicitent, en leur signifiant  que votre participation aux différentes nominations aux hautes fonctions politiques et administratives est une réalité, et qu’en retour: la manifestation sans faille de leur allégeance accommodante à votre importante personne, différents présents et autres accessoires de commodité, doivent accompagner cet arrangement.

Il vous arrive souvent d'être surpris car le Président possède une connaissance assez précise des cadres porteurs d'anti valeurs. Même quand vous pensez avoir réussi un tour de passe, rien n'est définitivement acquis.

Ainsi donc, l'échec d'une promesse vous met dans un embarras qui se manifeste par la multiplication des maladresses et autres brusqueries inappropriées d'où la manifestation de votre agression à mon égard.

10. La trahison en question car l'Histoire ne retient que ceux qui disent Non.

Pour ne pas devoir m'expliquer devant votre immense pouvoir, il est préférable de ne point déroger à l'esprit de mon engagement en politique.

Je n'ai ni trahi mon pays, ni une cause encore moins manqué à une promesse ou à un engagement.

Le mouvement de votre courte phrase "Tu vas de Trahison en trahison" qui exprime une dynamique de l'action d'essence historique, allant d'un point de départ  vers une chute précise, retrace donc une historicité qui renforce le fondement de votre agression à mon endroit. Il est d'une rare pauvreté argumentative.

Le point de départ serait de toute évidence, la Conférence Nationale Souveraine,  point culminant de ma prétendue trahison envers le PCT.

J'avais dit Non aux manœuvres de conspiration des forces hostiles au Parti, j'avais ainsi agi en conscience, accomplissant au delà du devoir de militant, un engagement idéologique, un devoir moral.

J'ignorais que cette forme d'action se lisait trahison dans votre office d'inventer le fondement éthique de l'action politique.

Avais-je donc certainement trahi aussi le Peuple et le Parti à la Conférence Nationale Souveraine?

Et vous, mon Colonel que faisiez-vous au temps chaud dans cette galère ? Repondez donc et sans injure, ni acrimonie.

Votre excellent souvenir doit vous réactualiser ma position de cette longue nuit du 10 au 11 Septembre 1992 à Moukondo où j'avais exprimé ma vision, disserté dialectiquement sur mon attitude devant  plusieurs camarades et en toute amitié. Que me voulez-vous encore ?

J'ai toujours dit ce que je fais et je fais ce que je dis, le plus souvent.

Peut-être qu'un ouvrage serait mieux placé pour éclairer pour longtemps, les zones d'ombre de cette affaire.

11. L’histoire est le récit d’événements dignes de mémoire : la motion de censure contre le Gouvernement Bongho-Nouarra en 1992.

L'histoire retiendra malgré tout, qu'un jour  en 1992, Maurice Stéphane Bongho-Nouarra, Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Pascal Lissouba a été renversé par les quatre élus de la Cuvette de l’Ouest (Ewo, Kellé,  Mbomo, et Okoyo), région d'origine de Bongho-Nouarra et qui n'étaient pas inscrits dans les partis de l'opposition au pouvoir établi.  

Mon sentiment est que le Parti vainqueur des élections générales de Juillet 1992 avait accusé une faiblesse dans la gestion de sa victoire. Le cafouillage pour l'élection de Monsieur André Mouélé au poste de Président de l'Assemblée, issu du Pct aura été le déclencheur de la motion de censure.

L'histoire retiendra que ce sont les originaires du Nord Congo alliés à d'autres forces qui  l'ont descendu de son poste de Chef du Gouvernement.

L'histoire retiendra que pendant la transition démocratique, Bongho-Nouarra  avait avec le concours du PCT, tout fait au sein de l’Alliance Nationale pour la Démocratie pour obtenir la libération des prisonniers proches du PCT abusivement condamnés sous Milongo au moyen d'un travail politique méthodique et productif.

L'histoire retiendra aussi que le lynchage de Maurice Stéphane Bongho-Nouarra du poste de chef de gouvernement représentera et symbolisera l'une des grandes fractures politiques du pays, alors que rien ne pouvait autoriser une telle violence contre un frère.

Mes frères comprennent-ils aujourd'hui pourquoi avaient-ils agi ainsi?

Ils doivent avoir une conscience pleine de chagrin.

Les mêmes frères qui hier, ont chargé le Pct et son chef, pendant et après la Conférence Nationale Souveraine et qui croient  aujourd’hui soutenir bec et ongles le Président actuel aujourd'hui, vos héros actuels, que ne feront-ils pas de vous autres demain ?

Votre problème c'est ma  seule présence au Parti qui vous dérange comme si cela  ne dépendait que de votre bon vouloir.

Les vrais "traitres" se comptent parmi vous dont vous-mêmes. Parlons-en ! Je sais de quoi, je parle car beaucoup de choses peuvent être dites à votre sujet pendant la transition démocratique de 1991-1992.

Votre mémoire est si sélective au point où l'on imaginera que vous avez une aversion gratuite pour ma personne. Et, croyez-moi, je n'en souffre pas du tout.

En réalité,  la vraie question est d'avoir participé au Gouvernement Bongho-Nouarra et c'est ici le vrai problème car l'esclave s'était affranchi et il faut trouver le moyen de le passer à la pendaison, à la guillotine.

Je n'attends plus rien de mon frère Bongho-Nouarra qui s'en est allé avec une grave et profonde blessure

Les fragiles équilibres acquis au sein du Parti et de la Nation ne m'autorisent nullement d'aborder avec légèreté cette question. Chez vous, la frontière entre l'effronterie et les choses sérieuses n'existe pas et ne m'entrainez pas dans la boue.

Maintenant, laissez-moi tranquille, personne n'avait démissionné  du Gouvernement et sachez donc dans ce cas que tout le monde est traître et votre rôle désormais, est de les dénoncer ainsi la liste sera longue.

Je n'ai pas le destin d'une feuille morte.

12. Vingt ans après, je vous invite à un débat public sur la question.

Je pensais qu'une partie de  votre vie passée au village vous prédisposait à une certaine retenue car dans ce dossier beaucoup de personnes qui en ont fait leur fonds de commerce risqueraient de perdre des plumes et leur superbe.

Un débat public au sein du Parti aiderait les jeunes et je me délecte d'avance à l'idée que grâce à votre position centrale à l'organisation du Parti, il sera convoqué pour raviver la mémoire et lutter contre l'oubli. Et je me délierai, en interne dans le Parti, de mon obligation de réserve et l'on analysera le rôle de chacun de nous dans cette période de notre histoire. Et le vôtre pendant la transition et après.

Pour anéantir mon crédit politique, vous croyez effacer l'histoire par coup de décret malveillant, d'intrigue et de manigance.

Je sais que tout va bourdonner, rien ne changera les faits.

Je suis obligé de parler ainsi avec vous autres: car lorsqu'on est sur la même piste qu'un aveugle, il faut marcher sur ses pieds pour qu'il sache qu'il n'est pas seul en danse.

Alors, allons au débat comme on le fait dans les partis modernes sans haine, ni rancune, ni armes et munitions. L'avenir de l'humanité est dans l'échange et non dans la violence et l'injure.

13. Mon retour au PCT n'est ni une reddition ni un cauchemar.

En organisant une telle campagne de dénigrement contre ma personne, le but à atteindre est que je démissionne du Parti pour vous laisser faire prospérer l'esprit d'arrogance et d'intrigue, de concussion et de la manie du beau rôle et surtout d'usurpation de titre, de se passer pour un indispensable.

Souvenez-vous, de ce que je vous avais dit le 16 Juillet 2011  au sujet de ma réintégration au PCT en présence du Président de la Commission Préparatoire au Congrès, le Camarade Jean-Pierre Nonault ? Je vous avais posé les questions suivantes: Pourquoi l'ouverture maintenant en dehors de celle de 1979 et non hier ? Et si le Pct  n'était pas au pouvoir combien seraient venus à lui et sur quelle base ?

J'avais aimé la franchise habituelle de l'Ambassadeur Nonault qui m'a reposé les mêmes questions et j'avais demandé que ma réponse soit régulièrement transmise au  Camarade Président du Parti qui était en voyage.

Comme, je connaissais l'esprit de vous autres, ma réponse a dû vous raidir car elle était inattendue pour quelqu'un que vous croyiez en reddition. Quelle erreur!   

Une simple photo de moi, à la Une d’un journal de la place vous a laissé le tournis comme à beaucoup d’autres, reprochant à cette rédaction de faire la promotion de LEFOUOBA un jour avant le  dernier Congrès extraordinaire.

Votre attitude est indigne de celui qui brandit à chaque instant le véto du droit d'aînesse, qui n'est pas qu'un simple droit et avantage mais aussi  exige droiture et justice et non des petites plaisanteries de mauvais gout, de pouvoir jalouser les cadets.

Croyez  moi, mon retour ne  vous ferait de l’ombre  que si votre rendement est en deçà des espérances du Parti et du pays, mon passé n'est une menace pour personne.

14. Votre attitude ruine les efforts de rassemblement et d’ouverture.

Que le PCT, sous l'impulsion de son Président ait cherché à s'ouvrir à d'autres forces politiques pour sa dynamisation effective, ne devrait nullement donner l'occasion à certains camarades de trouver l’opportunité de  manquer de la considération pour les autres dirigeants du Parti.

Au lieu de m'injurier, il est plus facile de proposer une sanction contre moi ou convoquer un autre congrès, cette fois-ci non d'ouverture mais de fermeture pour régler nos comptes au lieu de gérer les non-dits

15. Je vous traduirais à la Commission de Contrôle pour dénigrement et intrigue.

Ce courrier que je vous adresse respectueusement et en toute camaraderie constitue pour moi, le fondement de la plainte qui sera examinée par les instances supérieures du Parti, instances habilitées à régler ce genre de litiges, c'est-à-dire la Commission de Contrôle et d'Evaluation, afin que ma religion soit éclairée.

Les statuts adoptés au dernier congrès du Parti n'étant pas encore mis en circulation et ne pouvant clairement m'y référer, mes vagues connaissances en la matière me suggèrent de considérer votre attitude comme un dénigrement d'un camarade, ce qui me semble-t-il, constitue une faute grave pouvant entrainer une sanction.

Il me plaît de vous signaler que le Camarade Secrétaire Général, recevra  respectueusement une copie authentique de ce courrier ainsi que les autres dirigeants le tout pour éviter que mon nom ne serve de fonds de commerce pour des mensonges gratuits.

Je suis un soldat qui a toujours gagné ses galons au combat comme le disait Voltaire et les injures ne m’ébranlent nullement.

Il est temps de conclure. Vous vous trompez d'adversaire et de combat.

Rien ne justifie votre acharnement. Je n'ai qu'une seule passion, celle de la vérité et de la reconnaissance des talents, de la lumière pour le Congo, du débat axé sur l'échange respectueux.

Je voue une aversion pour les intrigants car leur victoire n'est jamais solide, vraie.

J'ai soutenu dans ma prime jeunesse les valeurs de vérité pour que triomphent les meilleurs, j'étais loin d'imaginer que dans le renversement anormal des choses, à travers des personnes de moralité et d'éthique douteuses,  comme vous,  on oserait sur ce terrain qui exige de moi une candide  retenue, une si affreuse attaque de manière gratuite et impertinente.

Ma correspondance n'est que le cri de mon cœur attaqué par l'abjection ambiante d'une élite qui a perdu le sens de l'objectivité et celui de la reconnaissance.

Même vous aussi, osez me parler ainsi !

Je vous accuse non d'avoir dit ce que vous avez osé dire, ce qui n'a aucune importance pour moi, mais d'avoir manqué la gratitude devant notre histoire commune.

N'ayant pas le destin d'une feuille morte, je continuerai à combattre vos intrigues et votre arrogance, votre trafic d'influence car « le talent s’épanouit mieux dans la solitude ; le caractère se forme surtout dans les tourmentes du monde. » comme l'écrivait Goethe.

Et si vous pouviez me reconnaitre un petit talent, ce serait ma grande désolation!

        Avec camaraderie, veuillez recevoir les salutations de ma militance assurée/.

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 14:37

  Contribution au débat sur le changement ou non de Constitution et de régime politique en  République du Congo

Contribution Contribution

YENGAEn octobre 2013, les Editions Universitaires Européennes avaient publié mon livre intitulé : plaidoyer pour la fin du présidentialisme en République du Congo. Il peut être commandé en ligne sur les sites internet suivants : www.editions-ue.com et www.morebooks.de

Ce livre, qui compte de 241 pages et coûte 69,90 euros, aborde un thème dont l’actualité se passe de commentaires. L’édition de ce livre est encore -hélas- inconnue du large public. Pourtant son acquisition lui permettra d’approfondir la réflexion sur ce thème et d’alimenter ainsi, de manière positive et constructive, le débat démocratique y relatif.  

Mais, dans un pays où -les rapports des organisations internationales de défense des droits humains le relèvent régulièrement- plus de soixante dix pour cent (70%) de la population vit avec moins d’un euro par jour, l’acquisition de ce livre est impossible pour nombre de congolais qui sont en butte, quotidiennement, à de très sérieuses difficultés pécuniaires et la précarité. Je ne pouvais donc pas faire abstraction de cette dure voire douloureuse réalité sociale de notre pays.

C’est en pensant à ces compatriotes dont le pouvoir d’achat est on ne peut plus bas -c’est un euphémisme- mais aussi pour faire connaître la publication de mon livre, que j’ai pris l’initiative de réaliser cette modeste publication et de la mettre gracieusement en ligne.

Il me paraît néanmoins utile de préciser que cette publication, sur bien de ses aspects, est une version expurgée de certaines parties du fichier originel de mon livre. Ne font pas partie de la présente publication les développements portant sur les différents pouvoirs constitutionnels du Président de la République, sa prééminence sur le Parlement, la subordination de la justice au pouvoir exécutif, la moralisation de la vie publique, l’inefficacité des institution d’appui à la démocratie, les préoccupations fondamentales et d’autres à prendre en compte dans la rédaction de la future Constitution, les textes des Constitutions du 15 mars 1992 et du 20 janvier 2002 qui sont en annexe de mon livre.

L’exclusion de toutes ces parties s’explique d’autant mieux qu’il me fallait concilier deux nécessités d’égale importance, à savoir, permettre à ceux et celles qui ne peuvent pas acquérir mon livre d’en avoir, au moins, une version reprenant l’essentiel, d’une part, donner une idée du contenu du livre et susciter l’intérêt de son acquisition auprès de ceux et celles qui en sont financièrement capables, d’autre part.

Hormis l’exclusion de ces différentes parties, cette modeste publication, qui n’a pas vocation à se substituer au livre lui-même, n’a pas aussi développé plusieurs autres aspects et idées. J’ai préféré renvoyer les lecteurs, non sans raison, aux articles de la Constitution du 20 janvier 2002 qui traitent de ces aspects.

En effet, on ne le sait que fort bien, la démocratie ne fait pas bon ménage avec l’ignorance, par les citoyens, de leur loi fondamentale mais aussi de l’organisation et du fonctionnement des institutions censées appuyer ou consolider le processus démocratique. Malheureusement, c’est déplorable, s’il est un texte dont le contenu est encore superbement ignoré, par plusieurs de nos compatriotes, c’est bien celui de la Constitution actuellement en vigueur dans notre pays.

Le moins que l’on puisse dire est qu’une telle ignorance, qui perdure, demeure une entrave à l’émergence d’une vraie culture démocratique en République du Congo. Cette  ignorance permet surtout aux acteurs politiques, qui exercent le pouvoir d’Etat, de prendre des libertés à l’égard de la Constitution, qu’ils n’hésitent d’ailleurs pas à transgresser ou bafouer parfois.

Or ces renvois aux articles concernés de la Constitution du 20 janvier 2002 ont ceci d’intéressant qu’ils  encourageront ceux qui n’ont pas ce texte à l’acquérir et à l’exploiter, afin d’avoir des éclairages sur plusieurs articles, à défaut d’une connaissance approfondie.

Pour ceux qui l’ont déjà acquis mais ne l’ont presque jamais consulté, ces renvois sont une opportunité pour s’imprégner enfin de son contenu.

Autrement dit, ces renvois sont, à n’en point douter, une invite à un nécessaire effort personnel d’exploitation de la Constitution du 20 janvier 2002, en vue de la connaissance du régime politique prévu par ce texte.

Cette connaissance est d’autant plus importante que, pour reprendre le Professeur Guy Carcassonne : « Si nul n’est censé ignorer la loi, chacun doit connaître à plus forte raison la loi fondamentale, la Constitution ». (Guy Carcassonne. La Constitution.

Puisse cette modeste publication permettre aux congolais, spécialement les acteurs politiques de tous bords, de comprendre le régime politique actuel mais aussi la nécessité d’en adopter un autre, qui permettra à notre pays de réaliser une grande avancée, dans la voie de l’instauration progressive d’une véritable démocratie pluraliste et d’un Etat de droit fiable.

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 09:57

ENFIN.....
Après plusieurs tractations et réunions à la Présidence de la République pendant plusieurs semaines, le Président de la CNDH Jean Martin Mbemba à enfin obtenu l'autorisation de sortir du territoire pour aller se faire soigner en France.
En photo l'ancien ministre et président de la CNDH Maître Jean Martin Mbemba en compagnie de ses médecins à quelques heures de son départ vers l'aéroport Maya-Maya.
Contrairement aux affirmations d'un "journaliste alimentaire" bien connu à Brazzaville parcequ'il fait régulièrement la ronde de toutes les autorités pour leur soutiré quelques argents et qui répond (pour l'instant) sous le pseudonyme de JEFF KITOTO, Le Pdt de la CNDH n'a pas reçu de Nguiri. 
En photo la note de frais acquitté par la Présidence pour l'évacuation du Président de la CNDH.
Maitre Jean Martin Mbemba à été évacué par le vol régulier de Air France Brazzaville - Paris le vendredi 27 juin 2014 en compagnie de son épouse, de son aide de camp et d'un médecin.
Pour ceux qui veulent joindre Maître Jean Martin Mbemba, Tél : 0033 6 73 48 50 01

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 18:03

TRANSCRITION DUDISCOURS DE GUY BRICE PARFAIT KOLELAS

Dans le cadre des rencontres avec les militants du « MCDDI », Parfait kolélas, (fils du Feu Bernard kolélas, fondateur du « MCDDI ») évoque les raisons de sa rupture avec le « PCT » de Sassou et donne son avis sur le changement de la constitution.
(...)
Je suis heureux du plus profond de mon cœur d'être parmi eux. je suis venu ici vous présenter la vérité du défunt Bernard Kolélas.
Mesdames, Messieurs,
Nous sommes ici parce que nous avons accepté de faire de la politique pour notre pays, le Congo. La politique au Congo demande beaucoup de courage et ça entraîne parfois la mort. 
Lorsque je suis né des entrailles de ma mère (porteuse des jumeaux) et de mon père Kolélas, nous avons scellé une alliance pour s'intéresser à la politique du Congo. Nous ne pouvons pas vendre notre âme pour trahir le Congo. 
Il y en a qui ont la mémoire courte, il y' en a qui sont morts brûlés. Malgré tout cela, nous avons tout pardonné, puisqu'on nous a demandé de mettre de l'amour entre toutes ses forfaitures. 
Et depuis, nous fléchissons nos genoux pour demander pardon en les suggérant de bien construire le Congo.
Le Congo doit être construit dans toute l’honnêteté possible. Les difficultés politiques viennent de loin, ceux qui ont signé les alliances avec le « PCT » sont morts, sans dire ce qu'ils en savaient et ne nous n'ont pas léguer les bases ou les secrets de cette alliance. Nous qui avons cet héritage, nous 'allons pas vendre notre âme.
Ce n'est pas parce que je suis au gouvernement de monsieur Sassou, que je dois me taire : C'est la vérité de notre culture Kongo. Nous ne pouvons pas accepter n’importe quoi ! C'est moi le président du « MCDDI » qui vous parle, c'est pas la peur qui doit vous guider, on vous intimide au cas où vous diriez « NON », Sassou va vous tuer, pourquoi devra-t-il vous tuer ? Nous sommes en démocratie et la démocratie c'est la liberté de parole. 
Le président Kolélas qui avait crée ce parti avait dit, la graine du communisme ne germera jamais au Congo dans le combat pour la démocratie.
Il y a des hommes qui ont pris des faux habits de démocrate, maintenant que le peuple veut s'exprimer, on menace de frapper le peuple, mais pourquoi les frapper soit-disant vous êtes des démocrates. N'ayez point crainte.
Il y a quelques temps, j'ai voyagé, je suis allé en mission dans la terre où a vécu seigneur Jésus-christ (Tel-Aviv, Jérusalem, Golgotha, aux jardins des oliviers ...) j'ai prié partout où je suis passé, j'ai également prié devant le tombeau du roi David. Mais qu'est ce qui ne va pas au Congo, quel est le problème au Congo. 
Dieu parle-moi, pourquoi veut-on détruire le mouvement laissé par Bernard kolélas ?
Alors, là, où il n'y a pas d'amour, qu'est ce qui se passe ?, C'est l’ennemi qui s'infiltre pour semer le désordre, le divertissement et on nous accuse, les enfants de Bernard Kolélas sont partis au gouvernement pour s'enrichir. Nous continuons à clamer haut et fort, « que nous ne nous sommes pas enrichis, nous n'avons pas une fortune illicite. Bernard Kolélas est parti et nous qui sommes restés, pourquoi devrons-nous nous enrichir de l'argent sale ? Mais c'est de l'argent du diable ».
Je vous informe ceci : Lorsque le sage kolélas est mort, Sassou était présent. Et c'est Sassou qui va donner l'argent, est ce que les enfants de Bernard Kolélas ont volé cet argent ? Et quand les enfants de Bernard Kolélas acceptent de suivre Sassou sans demander de l'argent, car ils le le considèrent comme un nouveau père, mais ce nouveau père, curieusement, est très très dur envers nous, difficile pour lui de respecter les valeurs de la Bible.
Voici ce que je vous révèle : Lorsque nous avons scelle une alliance avec Sassou, de nombreuses promesses nous ont été faîtes, ceci fait maintenant 5 ans que ces promesses ne sont pas tenues, nous avons signé des accords et qui n'ont jamais été respecté par la partie adverse. C'est des gros menteurs, sont des manipulateurs.
Ils ne sont pas sincères dans leur alliance, l'alliance est scellée sur le sang de nos martyrs. Là où, on vient, il y a eu que des morts, aujourd'hui qu'ils ont le pouvoir, ça devient le leur uniquement, ils nous ont oublié, ils nous ont tourné le dos. 
Quand je veux un RDV, c'est difficile, quand je me présente au rendez-vous, Sassou esquive pendant que je l'attend. 
On a signé des accords, mais respectez-les ! Jusqu'ici rien a été respecté. Ce comportement est digne de mensonge et de malhonnêteté.
- Combien de préfet avez vous (sud) ?
- Combien d'ambassadeur avez vos (sud) ?
- Et combien de maire avez vos (sud) ?
C'est difficile mes chers amis, c'est très difficile. On avait signé des accords de gouverner ensemble, mais au gouvernement, nous ne sommes que deux représentants du « MCDDI ». Et pourtant, dès que tu revendiques ou tu parles, ils t’intimident et te somme de ne pas en parler au risque qu'ils te tuent.
Mais avant d'aller à la dernière élection présidentielle, notre coordination nationale de notre « Comité nationale » était d'accord dans le cadre de l'alliance de gouverner ensemble avec le « PCT », c'est pourquoi, nous avons sceller la stratégie d'un candidat unique, représenter par Sassou.
Mais aujourd'hui, le « PCT » nous accuse de ne pas prendre une position claire, suite au débat sur le changement de la constitution. Le « PCT » nous a-t-il contacté pour nous proposer leur volonté sur « le changement de la constitution ». 
Lorsque le « PCT » demandera notre avis : Ce jour là ; Nous poserons la question suivante : « Nous avons signé un accord de gouvernance avant l'élection présidentielle passée, où est passé cet accord ? ».
Quand vous me voyez au gouvernement, sachez le, que c'est difficile pour moi. Par exemple, le « PCT » nous avait demander de proposer un membre du « MCDDI » pour le sénat pour le poste du « président du sénat à la commission de l'éducation ». Ensuite, j'ai donné le nom de monsieur Mouanga Nkéoua, un grand militant du « MCDDI ». Mais arrivé à la présidence pour ce poste, le sieur Mouanga Nkéoua a préféré suivre le milliardaire qui distribue de l'argent. 
Et, quand on continu de revendiquer à monsieur Sassou, ce poste de sénat, il nous promet des lendemains sans suite. Est ce un comportement digne de vérité ?
Un jour j'ai dit à Sassou, Tu es le père de la nation, pouvez-vous m'expliquer, nous avons proposez au gouvernement un grand militant du « MCDDI (Hellot Mampouya) » qui est devenu milliardaire, comment cela se fait-il ? Lui et moi, sommes arrivés au gouvernement avec de petites sandales, mais où a-t-il eu les milliards qu'il distribue ? Je vous ai livré la vérité.
Lorsque le « PCT » nous posera des question concernant le changement de la constitution, nous allons au préalable nous consentir au comité national autour d'un congrès extraordinaire avant de donner notre réponse, et c'est vous le peuple sympathisant du « MCDDI » qui nous indiquera la ligne à suivre.
C'est vous qui aurez la dernière parole à suivre, puisque cette constitution a été édifiée pour empêcher le président fondateur de ce parti (MCDDI), le défunt Bernard Kolélas et le président fondateur du « RDPS », le défunt Thistère Tchicaya de ne pas pouvoir être des candidats. Mais aujourd’hui Sassou est pris au piège de sa propre constitution taillée sur mesure, et veux maintenant la réviser ? 
De qui se moque t-on ? Si on vous demande votre avis, n'en donnez pas un ! Répondez que nous allons siégé autour d'un « Comité national » ou d'un « Congrès extraordinaire » pour avoir une position commune concernant le débat sur la « constitution ».

DE LA FALSIFICATION DES RÉSULTATS DU RECENSEMENT NATIONAL :
Nous avons fait le recensement ensemble, mais à la fin les données ont été falsifiées : Nous avons reconnu, que le recensement est falsifié et certains de mes camarades ont proposé d'opposer notre refus, mais après mûre réflexion, nous avons dit ceci :
« Quand nous avons accepté le recensement national, nous avons participé au recensement afin de vérifier et de prouver la fiabilité du recensement. Le recensement fini, nous avons apposé notre signature sur les résultats. Mais à notre surprise, les résultats du recensement publiés n'étaient plus les mêmes que ceux que nous avons signés. 
Nous étions désolés de comprendre qu'ils nous ont bien eu, qu'ils nous ont bien piégé. Trop tard, ils ont utilisé notre signature pour des faux résultats, que devons-nous faire maintenant ? ».
Au regard du gonflement des listes du nord et de l'affaiblissement des listes du sud, nous avons déposé, pour la prochaine élection, une proposition de loi à l'Assemblée pour un bulletin unique dans les bureaux de vote, sur lesquels chaque électeurs mettra ses empruntes au moyen de l'encre indélébile, pour éviter des fraudes, pour confirmer des résultats : Le processus doit être crédible et transparent.
Je l'ai vu ici à Bacongo et un peu partout dans la république, des personnes ayant des caisses d'argent sur eux pour l'achat des consciences, on te dit tu vas voter, mais arrange-toi de sortir avec le bulletin de « MCCDI ». On a donc, instituer la tricherie avec les billets de 10.000 Fcfa.
C'est pourquoi, j'ai proposé, puisque actuellement, les gens ont plus d'argent qu'avant, le montant de la corruption sera plus grande qu'avant, par exemple 1.000.000 Fcfa et de nombreuses personnes succomberont à la corruption pour sortir avec des bulletins du MCDDI.
J'ai dit ceci au « PCT », s'il n'y pas de garde-fous, moi Kolélas, je ne vais pas participé à l'élection. qu'est ce qu'ils veulent faire ? Ils vont mettre beaucoup d'argent pour acheter les bulletins du « MCDDI », j'ai écrit et j'ai donné à ce qui de droit ma proposition. 
Cette proposition se trouve à L'Assemblée nationale, elle a été jugée recevable. Je l'ai déposée pour défendre notre parti contre les tricheries, et nous attendons la réponse. 
S'ils n'acceptent pas ma proposition, c'est qu'ils veulent tricher, c'est qu'il y a une tricherie programmée.
Maintenant pour vous embrouiller les esprits, ils nous parlent du changement de la constitution, alors qu'il y a un véritable débat qui doit intéressé le pays : C'est le débat sur « la fiabilité et la crédibilité » de l'élection présidentielle et non le débat sur « la constitution »
Le débat de la constitution est un leurre pour détourner votre esprit, le véritable débat c'est celui de la crédibilité et de la transparence des élections au Congo, ça c'est le vrai débat qu'on devrait mettre sur la scène politique.
Dans ce faux débat, on a même créer des sages par ci par là, même dans le pool, on nous dit qu'il y a des sages, les vrais sages dans le Pool sont déjà morts, mais le gouvernement veut créer des sages dans le pool pour faire dire certaines choses. 
Le vrai débat c'est celui de la crédibilité et de la transparence des élections au Congo, qu'on aille sur le débat de l’organisation des élections, on va s'entendre. 
N'ayez pas peur, s'il faut mourir, je suis prêt à mourir pour vous, je ne fuirai jamais mon pays ...
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